L’actu des GAFAM #8

Vous trouverez dans ce huitième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

L’actualité du mois écoulé à également été chargé (et pas que dans le domaine abordé dans ce blog)… et j’ai découvert de nouvelles sources libres en lien avec les logiciels libres (NUMETOPIA & LE CRABE INFO, que vous découvrirez dans certains des extraits ci-après)…

Le Parlement européen valide la censure de masse (Règlement antiterroriste)

La Commission LIBE (pour « Libertés civiles ») vient d’adopter le rapport sur le règlement de censure antiterroriste. Ce rapport sera le texte discuté dans quelques jours par l’ensemble du Parlement européen.

Exploitation des données personnelles par Facebook : l’usager est-il complice ?

En terme de protection des données personnelles des usagers des applications mobiles, Facebook n’a pas la meilleure réputation. Ainsi, le fait que certaines applications (utilisées sous Android) partagent les données privées des individus avec ce réseau social sans un consentement clair de leur part n’est pas surprenant. Ce fut le résultat une étude récente réalisée par Privacy International. MyFitnessPal, Indeed, Shazam ou TripAdvisor ne sont que quelques-unes des nombreuses applications Android qui envoient des données sensibles à Facebook.
Privacy International a réalisé une analyse détaillée de chacune de ces applications incriminées.

Comment j’ai choisi mon système d’exploitation

Le Moyen Âge et la Renaissance avaient leurs guerres de religion, où l’on avait tout loisir de partir en croisade pour fracasser allègrement le crâne de tous les incroyants et, plus généralement, de tous ceux qui avaient le malheur de ne pas souscrire à la même religion. De nos jours, les guerres saintes et autres contrariétés ne s’organisent plus que de façon épisodique et sporadique. Le phénomène semble plutôt s’être déplacé vers les forums d’utilisateurs de systèmes d’exploitation, à en juger par le ton qui règne parfois entre individus de croyances différentes ou, pire encore, entre individus de chapelles voisines, mais dont les obédiences divergent un tant soit peu.

Peut-on dire qu’Apple est une marque de luxe ?

La question du statut de marque de luxe d’Apple est régulièrement posée. Il est vrai que la firme de Cupertino a marqué ses clients, dont certains lui vouent un quasi-culte, de son audace créative permanente, source de produits aussi esthétiques, ergonomiques et élégants que faciles à utiliser, créant à travers eux un écosystème exclusif, un accès à un monde à part, à une autre façon de vivre.

Mon Chromebook est libre, mais la route fut longue

Lors de ma vidéo de démontage du Chromebook, il était dans un mauvais état : mes tentatives pour me débarrasser de ChromeOS s’étaient soldées par des échecs cuisants, je m’étais donc tourné vers un professionnel de la libération de matériel, Denis alias GNUtoo. Mais ses premiers essais avaient mis la machine en PLS. Rien n’était cependant définitif, et j’ai donc laissé le patient dans les mains du toubib, qui a mis du temps, mais il y est arrivé.
Ce qu’il faut savoir, c’est que les Chromebook sont des machines qui exploitent un « firmware » basé sur Coreboot. Coreboot c’est bien, c’est censé être ouvert, mais dans le cas précis présent, tout a été fait pour détourner la philosophie première de l’outil pour verrouiller le plus possible la machine afin que seul ChromeOS démarre, depuis le stockage interne uniquement. Mais vraiment, si certains Chromebook laissent facilement les développeurs et bidouilleurs dégommer ChromeOS (commandes logicielles ou switch matériel), dans mon cas rien n’y a fait.

Avec le RGPD, la fin des dérives et des scandales ?

Depuis quelques années, l’actualité est régulièrement secouée par des scandales liés à l’utilisation illicite ou abusive de données numériques. Le cas Facebook-Cambridge Analytica a particulièrement marqué les esprits. Plus que les précédentes affaires, il a mis en avant la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des données qu’elle détient. En effet, ce ne sont pas tant les pratiques de Cambridge Analytica qui ont été dénoncées, mais bien l’incapacité du célèbre réseau social à protéger ses utilisateurs. Convoqué par les hautes instances américaines et européennes, Mark Zuckerberg a reconnu sa responsabilité dans cette affaire et s’est publiquement excusé.

«Le mobile, je l’appelle le rêve de Staline»

De passage en Suisse pour des conférences, Richard Stallman, le pape du logiciel libre, encourage à se détourner progressivement des «logiciels privateurs».

Intelligence artificielle : des limites de l’éthique aux promesses de la régulation

L’Union européenne vient de publier un ensemble de recommandations et de règles (voir le rapport) pour développer des applications d’intelligence artificielle éthiques et responsables. Ce travail réalisé par un groupe d’une cinquantaine d’experts se révèle assez convenu, rappelant de grands principes éthiques pour orienter le secteur. Comme ironise The Verge, la plupart des propositions sont finalement un peu abstraites et en restent à des principes un peu flous et généraux.

Sortie de Firefox Send, un service sécurisé et gratuit de transfert de fichiers

Deux ans après avoir commencé à le tester, la fondation Mozilla vient de sortir pour le grand public Firefox Send, un service gratuit de transfert de fichiers chiffrés.

Firefox Send se veut comme une alternative à Wetransfert, Dropbox et autre… Et comme beaucoup de services et applications proposés par Mozilla, le respect de la vie privée et la sécurité est au centre de Firefox Send.

OnlyOffice une suite bureautique libre et gratuite

Vous cherchez une alternative Open-Source à Microsoft Office autre que LibreOffice ? Voici OnlyOffice une suite bureautique libre, gratuite, simple et multi-plateforme.

À la base, OnlyOffice est une suite bureautique collaborative en ligne. Elle se veut une alternative à Google Docs ou Microsoft Office Online.
Mais OnlyOffice existe aussi en client de bureau. Ainsi, la suite peut s’installer sous Windows, Linux ou mac. Alors, il n’est plus nécessaire d’avoir une connexion internet pour l’utiliser…
Aussi, son code est disponible sous licence open-source sur Github.

Tchap, la messagerie sécurisée française officiellement lancée

Il y a un an, je vous parlais de la volonté du gouvernement d’avoir sa propre messagerie sécurisée. Ainsi, il ne dépendrait plus de solutions étrangères comme WhatsApp ou Telegram et regagnerait la souveraineté sur ses communications. C’est chose faite. Aujourd’hui, l’application Tchap sort officiellement et est disponible sur Google Play ou l’App Store.

L’Open Source comme levier de souveraineté numérique – Table ronde – POSS 2018

Titre : Table ronde : l’Open Source comme levier de souveraineté numérique
Intervenants : Paula Forteza – Véronique Torner – Bernard Duverneuil – Vincent Strubel – Henri Verdier – Jean-Noël de Galzain – Frédéric Simottel
Lieu : Paris Open Source Summit
Date : décembre 2018
Durée : 49 min
Visionner la table ronde
Licence de la transcription : Verbatim

Google accusé d’avoir mis des bâtons dans les pattes de Firefox

Titre : Décryptualité du 22 avril 2019 – Google accusé d’avoir mis des bâtons dans les pattes de Firefox
Intervenants : Mag – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 22 avril 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger l’enregistrement
Revue de presse pour la semaine 16 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Mon nouveau smartphone Android dégooglisé

Voilà plusieurs mois que j’ai pour projet de changer mon portable vieillissant. Après avoir lu plusieurs articles sur LinuxFR, je fais un retour sur la solution que j’ai choisi. Le journal est assez long, si vous êtes pressés, mes conclusions sont en bas de page.

“Big Data” et intelligence artificielle : comprendre sans expliquer (et réciproquement).

La conférence d’Hubert Krivine autour de son livre “Comprendre sans prévoir, prévoir sans comprendre“, suivie d’un débat fort instructif et très bien informé sur les questions des “Big data” , des “réseaux de neurones artificiels et des problèmes posés par la dérive actuelle des techniques désormais désignées comme relevant de l’Intelligence Artificielle…

Règlement terroriste : premier bilan et prochaines étapes

Mercredi 17 avril, l’ensemble du Parlement européen a adopté en première lecture le règlement de censure des « contenus terroristes » en ligne. Par une très faible majorité, il a refusé de nous défendre contre la censure politique ou de protéger le Web libre et ouvert européen.
Le texte prévoit toujours qu’un juge ou que la police puisse demander à n’importe quelle plateforme de supprimer un contenu en une heure, ce qu’aucune plateforme ne pourra faire sans utiliser les outils de filtrage automatisé développés par Google et Facebook.
Heureusement, la lutte n’est pas finie : le texte pourra encore être modifié en seconde lecture par le nouveau Parlement qui sera élu lors des prochaines élections européennes. Ce sera la décision de ces futurs députés qui marquera la fin de la guerre. Et nous ne manquons pas de raisons d’espérer qu’au final, ce sont nos libertés qui l’emporteront.
Pour préparer cette dernière bataille, faisons d’abord le bilan de celle qui s’est achevée.

vouloir faire « cavalier seul », maladie du logiciel libre ?

Attention, « article vieux con qui pensait que c’était mieux il y a une quinzaine d’années » à suivre. Maintenant que l’annonce a été faite, attaquons le coeur du problème.
Depuis une grosse quinzaine d’années, j’ai pu constater la montée en puissance d’un individualisme qui est contraire à un des fondements du monde libre : la coopération, remplacée par la concurrence à tout crin.
En clair, tout l’opposé qui avait permis au noyau Linux de connaitre sa première version en moins de trois ans après le lancement du projet. J’ai déjà eu l’occasion de parler ad-nauseam des forks compulsifs qui donneront naissance à des projets qui ne vivront parfois que quelques semaines ou quelques mois.

Faire installer /e/ sur votre smartphone, ce sera bientôt possible.

Installer un système d’exploitation alternatif sur un smartphone n’est pas à la portée de tout le monde. La dernière idée du projet /e/ ? Le faire à votre place, par courrier, à l’ancienne. Un sondage est lancé.

Des Framapads plus beaux, grâce à une belle contribution

Framapad, c’est un de nos plus anciens services. C’est une page d’écriture, en ligne, ou vos ami·e·s peuvent venir collaborer en direct à la rédaction d’un texte. Un « Google docs », mais sans Google, sans pistage et même sans inscription !

Quel système d’exploitation je recommanderais ?

En fait, cette question n’est qu’une partie d’un message reçu récemment sur Twitter, celle qui de plus me semble la plus compliquée à traiter. Parce que si le choix est une des forces qui anime le monde de l’open-source et du libre, c’est aussi une de ses plus grandes faiblesses pour les nouveaux arrivants.
Pour rentre à César ce qui lui appartient, voici le tweet en question :
Pour le système d’exploitation que j’utilise moi-même, j’évacue tout de suite, c’est Manjaro Linux, avec le bureau Cinnamon sur mon laptop principal, et XFCE sur le Chromebook récemment ressuscité ainsi que dans la machine virtuelle que j’utilise sur mon installation Windows pour gérer mes connexions SSH sans avoir à changer de machine. Mais c’est un système d’exploitation basé sur ArchLinux, qui demande quand même de solides connaissances au quotidien, surtout lorsqu’il s’agit de sortir des clous. Et pour les visiteurs les plus récents sur le blog, j’avais relaté tout le parcours initiatique qui m’a mené à la découverte de cette distribution dont je suis tombé amoureux.

Gafam : et si la concurrence était le problème plutôt que la solution ?

Pour atténuer les nombreux effets néfastes des grandes plateformes technologiques, certains gouvernements cherchent les moyens pour réintroduire de la concurrence dans les monopoles qu’imposent les plateformes. Nombreux sont ceux qui cherchent ainsi les moyens pour démanteler les Gafa, comme si la concurrence était le « mécanisme magique qui apprivoisera les géants, libérera l’innovation et réparera notre monde numérique », explique le philosophe Nick Srnicek (@n_srnck) dans une tribune pour le Guardian. L’auteur du Manifeste accélérationniste (2013) et du Capitalisme de plateforme (2018) (voir « Des plateformes en leurs limites ») nous questionne : et si « la concurrence était le problème plutôt que la solution ? »

Nouveaux détails sur Fenix, le futur de Firefox sur Android

Les jours de Firefox Mobile sont comptés. Fenix, son successeur, est en plein développement et des détails sont livrés peu à peu sur la feuille de route. Objectif 2020.

Facebook m’a rendu injoignable

Ne pas être sur Facebook ou le quitter est souvent sujet au débat : « Mais comment vont faire les gens pour te contacter ? Comment vas-tu rester en contact ? ». Tout semble se réduire au choix cornélien : préserver sa vie privée ou bien être joignable par le commun des mortels.
Je viens de me rendre compte qu’il s’agit d’un faux débat. Tout comme Facebook offre l’illusion de popularité et d’audience à travers les likes, la disponibilité en ligne est illusoire. Pire ! J’ai découvert qu’être sur Facebook m’avait rendu moins joignable pour toute une catégorie de lecteurs de mon blog !

Fedora 30

En ce mardi 30 avril 2019, les utilisateurs du projet Fedora seront ravis d’apprendre la disponibilité de la version 30 de Fedora.
Fedora est une distribution GNU/Linux communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour cette multinationale, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Une entrée en bourse est toujours prévue pour Canonical (Ubuntu)

Si le chiffre d’affaires de Canonical est dopé par l’IoT et le cloud, la distribution Ubuntu Linux de bureau génère des revenus de plus en plus importants. D’ailleurs, l’IPO est toujours sur la table pour Shuttleworth.

Google propose la suppression automatique de l’historique

Google chercherait-il à rassurer ses utilisateurs sur la manière dont-il gère les données personnelles ? Quoi qu’il en soit, Google va proposer très prochainement une nouvelle fonctionnalité pour supprimer automatiquement votre historique d’activité.

Amazon, des robots avec des êtres humains

Peur des robots qui nous remplacent ? Pas forcément, mais comment vivre et travailler avec les robots ?Une des craintes fort répandues à propos de la robotisation consiste à envisager qu’un grand nombre de professions, et pas seulement parmi les moins qualifiées, pourraient être à court ou moyen terme remplacées par des robots, du moins des systèmes automatisés que les progrès relatifs de l’intelligence artificielle rendraient plus performants que les humains dans l’accomplissement de leurs tâches.
Nul n’ignore pour l’instant ce qui va survenir effectivement mais une chose est d’ores et déjà établie : les systèmes robotisés sont déjà là, et plutôt qu’être remplacés, pour l’instant les travailleurs les côtoient, entrent avec eux dans des interactions déjà problématiques. On lira par exemple ce témoignage sur la gestion des livreurs à vélo où le donneur d’ordres et donc de travail est un système informatique qui piste « ses » employés autant que les clients.
À une tout autre échelle, le géant Amazon impose déjà la présence de robots dans ses immenses entrepôts au sein du travail humain, et comme le développe le texte ci-dessous, ce sont les êtres humains qui y travaillent qui doivent s’efforcer de s’adapter à leur présence ! L’anthropologue qui signe l’article que nous avons traduit pour vous analyse ce que représente pour les humains la perte de leur latitude d’action, voire de leur liberté d’initiative, dans une environnement où les robots sont omniprésents.
Les pratiques de l’entreprise Amazon, détestables pour les conditions de travail, sont par ailleurs assez révélatrices d’une dérive qui nous mène peut-être à renoncer peu à peu à notre liberté, pour nous en remettre aux systèmes automatisés dans tous les instants de notre quotidien.
Article original : How much are we sacrificing for automation ?
Traduction Framalang : salelodenouye, goofy

BONUS :

Collectif des Hebergeurs Alternatifs Transparents Ouverts Neutres et Solidaires

CHATONS est un collectif initié par l’association Framasoft suite au succès de sa campagne « Dégooglisons Internet » . Le projet vise à rassembler des acteurs proposant des services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires afin de permettre aux utilisateurs de trouver rapidement des alternatives aux produits des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) mais respectueux de leurs données et de leur vie privée.
Vous connaissez le principe des AMAP ? Ces associations qui proposent aux habitants des villes des paniers de légumes (ou autres denrées) issus de la production agricole locale (et souvent biologique) ? Eh bien vous pouvez voir CHATONS comme « un réseau d’AMAP du service en ligne ». Là où les GAFAM représenteraient l’industrie agro-alimentaire, les membres de CHATONS seraient des « paysans informatiques » proposant des services en ligne « bio ».
Lien officiel
Langue: 
Français, English

Le World Wide Web, il y a trente ans…

Le Web est né en 1989. Il a fêté ses 30 ans. Seulement 30 ans et il a déjà véritablement transformé nos vies. On peut faire partie des fans de la première heure comme nous, continuer à croire à toutes ses promesses mais en même temps s’inquiéter de ses dérives. Quand ses plus grands pionniers comme Tim Berners-Lee lancent des alertes, on peut légitimement se poser des questions. Le Web que nous avons connu, celui que nous avons rêvé, n’existe plus. Que va t-il advenir du Web ? Une collection de plaques contrôlées par des États ? Des silos gérés par des oligopoles ? Nous voulons croire qu’il sera autre, qu’il sera ce que, collectivement, nous choisirons. Pour y voir plus clair, nous avons demandé à Jean-François Abramatic, un pionnier de cette belle histoire, ancien Président du World Wide Web Consortium (W3C), de nous parler du Web. Dans un premier article, il nous parle du passé. Dans un second, il nous fera partager sa vision du futur. Serge Abiteboul & Pascal Guitton.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #7

Vous trouverez dans ce septième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Ce mois-ci, j’ai l’impression que l’actualité est un peu plus chargée qu’à l’ordinaire… la sélection du jour est donc un peu plus complexe…

Google s’insère de manière violente et douce à la fois

Titre : Google s’insère de manière violente et douce à la fois
Intervenants : Xavier Coadic – Antoine Gouritin
Lieu : Rencontres Désinspirantes de Disruption protestante
Date : février 2019
Durée : 43 min
Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim

Désabonnez-moi !

Bonjour,
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
Bien à vous,

Le Web a 30 ans

Il y a 30 ans aujourd’hui, naissait le Web. Je ne l’ai découvert que quelques années plus tard, et j’ai été ébahi par son potentiel. Soudain, l’Internet devenait utilisable par beaucoup plus de gens : il suffisait d’avoir un navigateur et de cliquer sur les liens bleus soulignés. C’était à la portée de tous !

Jusqu’où sommes-nous épiés ?

Toutes les opérations que nous effectuons sur nos écrans sont méticuleusement analysées par les entreprises à l’initiative des plates-formes que nous consultons ou que nous utilisons pour effectuer nos achats.
Suivis, traqués, surveillés… comment rester sereins ?
L’un des principaux acteurs de la société de l’information dans laquelle nous évoluons est bien sûr Google.

Les données personnelles

Titre : Décryptualité du 10 mars 2019 – Les données personnelles
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 10 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 10 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Libre peut-il faire le poids ?

Dans un article assez lucide de son blog que nous reproduisons ici, Dada remue un peu le fer dans la plaie.
Faiblesse économique du Libre, faiblesse encore des communautés actives dans le développement et la maintenance des logiciels et systèmes, manque de visibilité hors du champ de perception de beaucoup de DSI. En face, les forces redoutables de l’argent investi à perte pour tuer la concurrence, les forces tout aussi redoutables des entreprises-léviathans qui phagocytent lentement mais sûrement les fleurons du Libre et de l’open source…
Lucide donc, mais aussi tout à fait convaincu depuis longtemps de l’intérêt des valeurs du Libre, Dada appelle de ses vœux l’émergence d’entreprises éthiques qui permettraient d’y travailler sans honte et d’y gagner sa vie décemment. Elles sont bien trop rares semble-t-il.
D’où ses interrogations, qu’il nous a paru pertinent de vous faire partager. Que cette question cruciale soit l’occasion d’un libre débat : faites-nous part de vos réactions, observations, témoignages dans les commentaires qui comme toujours sont ouverts et modérés. Et pourquoi pas dans les colonnes de ce blog si vous désirez plus longuement exposer vos réflexions.
L’économie du numérique et du Libre
par Dada
Republication de l’article original publié sur son blog

Faut-il menacer les GAFA de bloquer leurs services en Europe ?

C’est un passage qui a été peu relevé dans la tribune d’Emmanuel Macron à destination des Européens, qui me paraît pourtant très important. Le Président de la République y énonce la possibilité que l’Union européenne, non seulement « sanctionne », mais carrément « interdise » des services qui violeraient allègrement le RGPD :
« Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. « 
Une telle position est, je crois, un discours nouveau dans une Europe qui n’a jamais osé brandir aussi explicitement cette menace, sans doute d’abord parce que sa culture libérale (au bon sens du terme) l’empêche de la formuler, et ensuite par crainte légitime d’être assimilée à la Chine et au côté obscur des régimes autoritaires.

Des alternatives pour éviter les GAFAM

Voici un petit billet pour présenter, rapidement, quelques alternatives aux GAFAM, c’est géants du numérique, américains (il y a aussi les BATX Chinois) qui centralisent aujourd’hui internet dans leurs silos propriétaires. Tout passe par eux, qu’on le veuille ou non, et même sans avoir de compte chez eux.

Podcast : Avec Stadia, Google va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Google a annoncé, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars, le lancement de sa plate-forme de jeux, Stadia, courant 2019. Sur celle-ci, les jeux sont 100 % dématérialisés et accessibles en streaming via abonnement. Comme Deezer pour la musique, ou Netflix pour les films et les séries. En créant une forme de récurrence de revenu, ou encore en économisant sur le coût de production des consoles, la firme de Mountain View opte pour une stratégie qui la démarque clairement de ses concurrents sur ce marché gigantesque. Au point de provoquer une révolution dans le monde du jeu vidéo ?

Le Parlement européen se soumet aux lobbys des ayants droit

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la Directive sur le droit d’auteur. Cédant au lobbying intense et fallacieux des industries de la presse et de la culture, ainsi qu’à la pression de plusieurs gouvernements européens (avec la France en première ligne) l’Union européenne vient d’institutionnaliser la censure automatisée et la surveillance de masse pratiquées par les géants du Web.
Aujourd’hui, en quelques minutes à peine, le Parlement européen a adopté le texte de la Directive Copyright (par 348 voix contre 274). Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire (comme nous le dénonçons depuis plusieurs mois) de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. Les manifestations de ce week-end, les pétitions, les tribunes et autres campagnes organisées par des associations de défense des libertés à travers toute l’Europe n’auront donc eu que peu de poids face à la campagne frénétique et mensongère menée par les promoteurs de ce texte …

Les 30 ans du Web

Titre : Décryptualité du 18 Mars 2019 – Les 30 ans du Web
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 18 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 11 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Parlement européen valide la généralisation de la censure automatisée

Mardi 26 mars 2019, journée noire pour les libertés sur Internet et pour tous ceux et celles qui agissent au quotidien pour promouvoir un Internet libre et ouvert, neutre et acentré, donc contre l’emprise technologique des GAFAM. 348 parlementaires européens (contre 274) ont adopté la généralisation du filtrage automatisé des contenus mis en ligne. Le coup est dur mais l’April restera mobilisée pour la transposition future du texte en droit national et pour la probable révision à venir de la directive E-commerce, dont les principes structurants ont été profondément mis à mal par la directive droit d’auteur.

Google France et l’évasion fiscale

Il ne vous aura pas échappé que Google est passé à l’offensive médiatique pour envahir la France.
Google a construit des espaces de promotion partout en France (ateliers Google) et s’assure le soutien de l’Etat dans cette démarche en apportant de l’argent et de l’activité là où l’Etat peine faute de moyen à prendre place.
Google à quand même réussi à diffuser son discours en monologue depuis le compte Twitter officiel de l’Elysée. Du jamais vu.
Pourtant, si Google participait à la société en payant ses impôts, l’Etat ne ferait pas la manche.

Comment les réseaux sociaux font commerce de la nostalgie

La nostalgie est étymologiquement une maladie. Ce terme vient des deux mots grecs nostos et algia, qui signifient le retour et la maladie. La nostalgie est alors l’ennui créé par le désir du retour au passé ou dans son pays. La plus ancienne description connue de cette maladie est celle du médecin Gerbois le 29 prairial, an 11.

Règlement terroriste : derniers jours pour s’opposer à la censure d’Internet

Lundi 8 avril, le projet de règlement sur la censure antiterroriste sera voté en commission LIBE au Parlement européen. Après déjà plusieurs reports du vote, les députés, toujours sous la pression de la Commission européenne et de certains États membres, devraient cette fois adopter ce texte. Il ne reste donc que quelques jours pour les appeler et leur demander de le rejeter.

Elle veut casser les GAFAM… vraiment ?

Le rejet des GAFAM fait son chemin y compris dans leur fief, aux U.S.A, pourrait-on se réjouir en constatant par exemple que Google est mis à nu (article en anglais) par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis.
Il est même question à la fin de cet article de protéger par des lois et d’encadrer plus strictement les usages numériques des mineurs. Quelque chose serait-il en train de changer au pays de la libre-entreprise ?
On pourrait de même se réjouir de voir Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidence et farouche opposante de Trump, publier un appel récent au titre ravageur et programmatique : « Voici comment nous pouvons briser les Big tech ».
Cependant, comme va l’exposer de façon documentée Christophe Masutti ci-dessous, il y a loin de la critique des GAFAM qu’elle articule à la remise en question du système libéral qui pourrait en être la conséquence logique…

L’intelligence artificielle dans nos vies, au travail: s’adapter ou périr?

À l’ère de la quatrième révolution industrielle, entreprises et travailleurs courent le même risque d’extinction. Pour y faire face, ils doivent faire preuve d’initiative et savoir s’adapter.
À la suite de mes recherches sur le passage de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement, j’avance qu’une formation permettant de développer nos connaissances et notre savoir-faire est nécessaire à l’adaptation à l’âge de l’intelligence artificielle (IA).
Mais elle ne suffira pas. Un milieu empathique et empreint de soutien ainsi qu’un apprentissage de soi sont également cruciaux.

Au nom de la lutte anti-terroriste, l’Europe menace de censurer Internet

Depuis les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme est devenue un sujet majeur dans le jeu de la politique. Dans un pays où les élites se plaignent d’une défiance de plus en plus grande du peuple à l’égard des dirigeants et des médias, « 
le terroriste »
représente l’ennemi commun idéal contre lequel se serrer les coudes. Du Parti socialiste au Rassemblement national, une grande partie du spectre politique surfe sur cette vague de peur, entretenue par certains médias généralistes, proposant coup sur coup : déchéance de nationalité, inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, fermeture des frontières, interdictions de manifestation, assignations à résidence…
En mai prochain auront lieu les élections européennes, occasion pour ces « 
antiterroristes »
de tous bords de se réveiller et de faire la démonstration de leur capacité à lutter farouchement contre l’insécurité. Emmanuel Macron n’est pas en reste, en poussant une loi européenne de censure de contenus terroristes sur Internet. À la suite de cet appel du pied, la Commission européenne a donc publié en septembre dernier une proposition de règlement — c’est-à-dire une loi directement applicable dans les États membres de l’union — « 
relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste »
. Le texte est actuellement en discussion au Parlement, le vote décisif aura lieu le 1er avril.
Il n’a pas échappé aux Gafam qu’un gigantesque marché de la modération s’ouvrait

BONUS 1 :

Désinformation, le rapport – 1

La traduction suivante est la brève présentation initiale du long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation.
Ce rapport interpelle les plus hauts responsables politiques du Royaume-Uni sur de nombreux sujets d’actualité qu’il aborde sans concessions :
Le profilage et l’utilisation des données d’utilisateur de service
La non-régulation des géants d’Internet dont Facebook
Les scandales liés au Brexit, Aggregate IQ, SCL et Cambridge Analytica
Les publicités politiques et la manipulation d’élections
La campagne de désinformation de la Russie
Les lacunes des citoyens dans leurs pratiques et compétences numériques, voire leur illectronisme.
Le groupe Framalang a entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo) : https://publications.parliament.uk/pa/cm201719/cmselect/cmcumeds/1791/1791.pdf

La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui qui veulent bien participer : Penguin, Lumibd, goofy, maximefolschette, Maestox, Mika, Khrys, serici, Barbara, Cyrilus, simon

Désinformation, le rapport – 2

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport  » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.

Il s’agit cette fois de poser le décor. Participants, méthodes de travail, acteurs audités. Une bonne mise en bouche qui vous rendra impatient⋅e de lire les articles suivants.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Lumibd, maximefolschette, Alio, wazabyl, Khrys, serici, Barbara + 1 anonyme

Désinformation, le rapport – 3

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.
Maintenant que le décor est posé, on aborde les questions réglementaires. Après avoir clairement défini ce qu’est une fake news, que nous avons traduit par « infox » et que les auteurs regroupent sous le terme plus précis de « désinformation », il est question de définir une nouvelle catégorie de fournisseurs de service pour caractériser leur responsabilité dans les préjudices faits à la société ainsi que des solutions pour protéger le public et financer l’action des structures de contrôle.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Traducteurs : Khrys, Lumibd, Maestox, simon, Fabrice, serici, Barbara, Angie, Fabrice, simon

BONUS 2 :

Se passer de Google, Facebook et autres big brothers 2.0 #1 — Les moteurs de recherche

Merci aux participants de cette dépêche collective, c.-à-d. ack, Adrien Dorsaz, alendroi, Anthony Jaguenaud, BAud, baud123, Bruce Le Nain, deor, etbim, fabienwang, Florent Zara, frayd, gUI, HLFH, j, jcr83, jeberger, Jiehong, Laurent Pointecouteau, lenod, M5oul, Mildred, Nicolive, nullard3d, Nÿco, olivierweb, palm123, SidStyler, SKy, tetraf, Thom, titiii, tux-tn, ver2terre, Viish, Vincent Gay, vlamy, Xinfe et Yves Bourguignon
Aujourd’hui, le net est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette série décrit (et critique) des alternatives soit utilisables en auto-hébergement, soit via des services basés sur des logiciels libres. Dans cette première dépêche, nous allons nous intéresser aux moteurs de recherche. Les commentaires sont là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

Se passer de Google, Facebook et autres Big Brothers 2.0 #2 — Le courriel

Aujourd’hui, Internet est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette dépêche fait suite à celle sur les moteurs de recherche. Cette série décrit (et critique) des solutions de remplacement qui sont soit utilisables en auto‐hébergement, soit via des services établis sur des logiciels libres. Dans cette deuxième dépêche, nous allons nous intéresser au courrier électronique, donc à ce qui est lié aux protocoles IMAP, POP et SMTP. Les commentaires sont aussi là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

BONUS 3 :

Khrys’presso, une revue des actualités

Des revues de presse / lettres de veille et autres podcasts ou vlogs sur les thématiques intéressant le(s) public(s) de LinuxFr.org, il en existe de nombreux : on peut citer la revue de presse de l’April, ainsi que l’émission radio/podcast Libre à Vous !, le Courrier du Hacker, le podcast No Limit Secu, le podcast CPU, le En Vrac du lundi du Standblog, la Lettre d’actualité XMPP, l’EDRI‐gram (en anglais), les revues de presse de La Quadrature du Net (par exemple, sur les données personnelles), etc.
Toutes ces revues/lettres ont déjà été mentionnées et/ou fait l’objet de dépêches. J’en oublie sûrement, et il en existe sûrement plein d’autres (que vous ne manquerez pas de mentionner en commentaires), mais il en est une que je trouve particulièrement notable et qui n’a pas été citée jusqu’ici : le Khrys’presso publié sur le Framablog (par exemple : le 1er avril).
C’est une revue régulière, pérenne, longue, riche, illustrée, variée, et elle fait même le café.
Régulière : elle est publiée chaque lundi, régulière comme une tâche cron.
Pérenne : la revue a commencé sur le blog de Khrys en novembre 2017, puis a rejoint le blog Framasoft en juin 2018.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #6

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon sixième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Comme vous vous en doutez, la sélection des articles que je vous propose n’est pas facile a établir (et chronophage).

Par le passé, j’utilisais mon « shaarli » pour ce type de billets @ sweetux.org. Désormais, j’utilisemon compte wallabag !

Urgent, mobilisez-vous, contactez les député⋅e⋅s pour la priorité au logiciel libre dans l’éducation

L’examen en séance publique du projet de loi pour une école de la confiance va démarrer lundi 11 février 2019 à partir de 16h. Deux amendements déposés par les membres du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) proposent que les logiciels mis à disposition des élèves dans le cadre du service public de l’enseignement soient en priorité des logiciels libres. L’April appelle chacun et chacune à contacter dès maintenant les député⋅e⋅s pour soutenir ces propositions. L’examen de ces amendements pourrait avoir lieu dès lundi 11 février ou mardi 12 février.

Legal by design : des icônes pour rendre le droit lisible par les humains et les machines ?

Le constat est ancien. Personne ne lit les Conditions générales d’utilisation (CGU) des services en ligne, ces contrats unilatéraux que nous devons accepter pour les utiliser. Mais si personne ne les lit, pourquoi continuent-ils à être la colonne vertébrale légale d’internet ?, s’interroge un éditorial du New York Times. Il faut approximativement 9 heures pour lire les conditions d’utilisation d’Amazon… Et ce n’est pas mieux de tous les autres services que nous utilisons. Pour le New York Times, nous sommes dans une « fiction juridique » du consentement (cf. « Du consentement en ses limites »). Les gens acceptent les conditions sans se rendre compte de ce à quoi ils donnent accès : l’utilisation de leurs données certes, mais aussi leurs observation et interprétation comportementales, c’est-à-dire leur traitement.
Devons-nous vivre dans un monde régi par les termes et conditions des plateformes ?

Les « contes de fée » sur les réseaux sociaux peuvent miner votre confiance, mais vous pouvez aussi en rire!

Si les réseaux sociaux étaient une personne, vous l’éviteriez probablement.
Facebook, Twitter et Instagram débordent de photos de personnes voyageant vers des destinations exotiques, paraissant comme si elles allaient figurer à la une de Vogue, et semblant vivre une existence de conte de fées. Et, comme tous les contes de fées, ces histoires ont toutes les allures de la fiction.
Quand vous comparez la « réalité projetée » à votre expérience vécue, il est facile de conclure que vous ne faites pas le poids. La recherche démontre que les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables face à ce phénomène.
Nous avons également examiné cette tendance chez les étudiants diplômés, notre prochaine génération d’universitaires : eux aussi se comparent implicitement à leurs pairs, parfois automatiquement. Nous sommes socialement formés à faire cela tel que démontré par une litanie d’études de recherche explorant nos relations avec les images projetées des autres .
Ces comparaisons implicites peuvent menacer vos besoins psychologiques innés : autonomie, compétence et appartenance. Pas seulement l’une d’entre elles. Chacune d’entre elles.. Et de telles comparaisons ont aiguillé la vie en ligne vers une compétition perdue d’avance.
Nous sommes dépassés par les autres et leurs messages, et cela peut nous rendre nettement malheureux si nous laissons faire. Il n’a jamais été plus facile de douter de nous-mêmes et de nos réalisations en raison du torrent omniprésent de « nouvelles » affichées par des gens généralement bien intentionnés en quête de communication et d’approbation.

Glyn Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi

La directive sur Copyright de l’Union Européenne est maintenant en phase d’achèvement au sein du système législatif européen. Étant donné la nature avancée des discussions, il est déjà très surprenant que le comité des affaires juridiques (JURI), responsable de son pilotage à travers le Parlement Européen, ait récemment publié une session de « Questions et Réponses » sur la proposition de « Directive au sujet du Copyright numérique ». Mais il n’est pas difficile de deviner pourquoi ce document a été publié maintenant. De plus en plus de personnes prennent conscience que la directive sur le Copyright en général, et l’Article 13 en particulier, vont faire beaucoup de tort à l’Internet en Europe. Cette session de Q & R tente de contrer les objections relevées et d’étouffer le nombre grandissant d’appels à l’abandon de l’Article 13.

Glyn Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés

Le feuilleton à suspense de l’article 13 se poursuit. Les désaccords entre la France et l’Allemagne sur les exemptions à l’obligation d’utiliser des filtres de téléchargement ont stoppé la progression vers la mise au point de la nouvelle législation et permis d’espérer que les graves dommages causés par l’article 13 à Internet pourraient être évités à la dernière minute.

[LesDecrypteurs] Qu’est-ce qui arrêtera Facebook ?

Lucie Ronfaut (Le Figaro Tech), Alexandre des Isnards (observateur des réseaux sociaux) et Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) décryptent le phénomène Facebook, 15 ans après sa création.
NDLRP – L’intervention de Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) :

[embedded content]
NDLRP : L’émission complète avec le débat de 2e partie est à suvire sur le lien original.
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/qu-est-ce-qui-arretera-facebook/5998653409001/

Médias sociaux au travail: quel type d’utilisateurs êtes-vous?

Les relations avec les collègues, superviseurs et autres contacts professionnels sur des réseaux sociaux en ligne prennent de l’ampleur à mesure que le monde devient de plus en plus connecté.
On estime ainsi que 58% des employés sont connectés sur Facebook avec leurs collègues, et 40% avec leurs superviseurs.
Certains de ces réseaux en ligne, tels que Facebook ou Twitter, sont des espaces sociaux où les relations peuvent être à la fois personnelles et professionnelles. Il en résulte une collision potentielle des sphères privées et professionnelles qui peut être source d’opportunités mais également de difficultés.

Une lettre ouverte adressée à… Facebook

Mozilla, Access Now, Reporters Sans Frontières et plus de 30 associations viennent de signer une lettre ouverte à Facebook demandant des actes forts pour « protéger les utilisateurs lors des élections européennes. »

L’initiative entend marquer les esprits à la veille de la tenue des prochaines élections européennes. Dans le cahier des doléances, on trouve notamment la disponibilité d’une « API d’archivage des publicités fonctionnelle et ouverte qui permet une recherche avancée et le développement d’outils d’analyse des publicités politiques diffusées aux utilisateurs européens de Facebook ».

Faire tomber l’anonymat : une bonne idée ?

Cela fait de nombreuses années que le législateur s’interroge sur la légitimité de l’anonymat en ligne. Internet a pris de l’ampleur : tous les citoyens s’expriment en ligne, profitant de ce nouvel espace de liberté.
La liberté d’expression sur le net a été une révolution pour l’ensemble des sphères politiques, médiatiques, économiques et sociales.
Là, un blogueur parle avec passion de ses hobbies, mieux qu’un journal spécialisé. Là, un professionnel parle de son métier avec un angle différent et amène de nouvelles perspectives. Là, une personne révèle des faits cachés et prend involontairement la posture de lanceur d’alertes et aide les acteurs publiques à prendre conscience d’un problème. Là, une pétition par son ampleur fait émerger une question importante au sein de la société. Et là, un individu mal intentionné insulte des personnes ou un groupe de journalistes, de graphistes et de publicitaires parisiens organise un harcèlement  systématique envers des cibles identifiées.
Les plateformes de médias sociaux comme Twitter et Facebook sont un terrain de jeu mondial. Chacun s’inscrit et s’exprime en postant ce qu’il veut : sa vie, son avis, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sans filtre, ni censure (ni réflexion ?) et à regrets quelques fois par la suite. Le pire étant atteint quand des utilisateurs se regroupent pour poster volontairement des mensonges, des fausses nouvelles, des contre-vérités et des insultes à caractère discriminatoire (sexiste, homophobe, raciste).
C’est à ce moment là que la plateforme doit agir : elle est responsable du contenu posté chez elle, dans le respect des lois du pays concerné.
Malgré les moyens technologiques et financiers disponibles, Twitter et Facebook semblent ne pas agir assez rapidement (certains diraient « semblent ne pas agir du tout ») pour suspendre les comptes coupables d’un propos tombant sous le coup de la loi.

Glyn Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire

Dans un éditorial précédent, j’ai souligné qu’il existe un gros mensonge au cœur de l’Article 13 de la proposition de directive européenne au sujet du droit d’auteur : il est possible de vérifier les téléversements de matériels non-autorisés sans pouvoir inspecter chaque fichier. L’UE s’est retrouvée dans cette position absurde car elle sait que de nombreux parlementaires européens rejetteraient l’idée d’imposer une obligation de suivi général sur les services en ligne, ne serait-ce que parce que la directive sur le commerce en ligne l’interdit de manière explicite. Au lieu de cela, le texte de l’article 13 prétend simplement que des alternatives techniques peuvent être trouvées, sans les préciser. La session parue récemment de « Q & R sur la proposition de directive au sujet du Copyright numérique » par le Parlement Européen explique encore que si les services ne sont pas assez intelligents pour trouver des solutions et utiliser des filtres sur les téléversements de contenu, c’est forcément de leur faute.

L’Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.
Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’Internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

Windows 10 : plongée en eaux troubles

Vous avez sans doute remarqué que lorsque les médias grand public évoquent les entreprises dominantes du numérique on entend « les GAFA » et on a tendance à oublier le M de Microsoft. Et pourtant…

On sait depuis longtemps à quel point Microsoft piste ses utilisateurs, mais des mesures précises faisaient défaut. Le bref article que Framalang vous propose évoque les données d’une analyse approfondie de tout ce que Windows 10 envoie vers ses serveurs pratiquement à l’insu de ses utilisateurs…


Article original : 534 Ways that Windows 10 Tracks You – From German Cyber Intelligence
Traduction Framalang : Khrys, goofy, draenog, Sphinx.

Règlement terroriste

En septembre 2018, sous l’influence de la France et de l’Allemagne, la Commission européenne a proposé un règlement « relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste ».
Ce nouveau règlement imposera à tout acteur du Web (hébergeurs de blog ou de vidéos, sites de presse, petits forums ou grands réseaux sociaux) de :
Bloquer en une heure n’importe quel contenu signalé comme « terroriste » par la police (sans l’autorisation préalable d’un juge), et donc se tenir à sa disposition 24h/24 et 7j/7.
– Devancer les demandes de la police en détectant lui-même les contenus illicites à l’aide d’outils de filtrage automatisé.
Si un site ne respecte pas ces règles, il risque une amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires.
Délégation de la censure aux géants du Web

Déclaration commune : se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias

La Quadrature du Net partage la déclaration ci-dessous avec une dizaine d’associations et une trentaine de média. La méfiance envers les « média dominants » (presse, TV, radio) a toujours été une opportunité de réappropriation de nos moyens de communication, où Internet joue tout son rôle. Ainsi, en plus d’interroger la place de ces média, il faut lutter pour qu’Internet reste entre nos mains.
Repoussons sa mise sous tutelle par la police et par l’alliance de nos gouvernements aux Facebook et Google de ce monde. Repoussons urgemment le règlement terroriste (notre site de campagne) ainsi que les ambitions du gouvernement dans sa future loi prétendument « anti-haine » (notre analyse).

Pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux – Décryptualité du 11 février 2019

Titre : Décryptualité du 11 février 2019 – La pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 11 février 2019
Durée : 15 min 50
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 6 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Soporte Técnico Informatico. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
En réaction à un article de la semaine dernière où un chirurgien américain critique les effets d’une solution logiciel de gestion d’hôpital sur la pratique de la médecine1, Décryptualité évoque toute l’étendue de la nécessité de maîtriser son informatique, notamment dans un milieu professionnel.

Voici comment faire du téléphone intelligent son allié, en classe !

Dans les salles de classe, nombre d’enseignants considèrent le téléphone intelligent comme une arme de distraction massive et en sont venus à la conclusion que téléphone intelligent et école ne font pas bon ménage.
En effet, avec un téléphone intelligent, les élèves peuvent échanger avec tous leurs amis et avec des millions d’étrangers dans un vaste monde virtuel d’applications monopolisatrices d’attention.
Or, bien que certaines préoccupations sur l’usage du téléphone intelligent en classe soient légitimes, il reste que ces appareils font partie intégrante de la vie des jeunes d’aujourd’hui.
Dans un tel contexte, préconiser une utilisation éclairée des téléphones intelligents dans les salles de classe pourrait se révéler une stratégie plus efficace que l’interdiction pure et simple de ce type d’appareil dans les écoles.
Je crois que les enseignants peuvent exercer une influence positive sur le comportement quotidien des jeunes en intégrant les téléphones intelligents de manière réfléchie et créative dans leurs activités à l’intérieur comme à l’extérieur des salles de cours.
Je fais partie d’une équipe de recherche dont les travaux portent sur l’utilisation en classe des appareils mobiles, tels que les téléphones intelligents et les tablettes, comme outils d’enseignement et d’apprentissage des arts.
Chercheur, mais aussi artiste, j’ai entrevu les possibilités d’apprentissage qu’ouvrent les téléphones intelligents à la suite de mes propres explorations sonores.

Si un logiciel est financé avec des fonds publics, son code source devrait être ouvert

C’est peut-être parce que beaucoup de développeurs de logiciels libres ont été des marginaux et des rebelles qu’on leur accorde moins d’attention dans les administrations publiques que dans d’autres contextes. Mais c’est un combat important, notamment parce qu’il y a une dynamique particulière en jeu et de nombreuses bonnes raisons d’exiger des logiciels libres. Il est malheureux que la tentative la plus célèbre de convertir un système informatique public du code propriétaire à l’open source – la ville de Munich – ait été une expérience si difficile. Bien que l’année dernière il ait été décidé de revenir à Windows, il semble que ce soit plutôt un échec de la gestion informatique, que du code lui-même. Par ailleurs, il faut rappeler que le projet de Munich a débuté en 2003, alors qu’il était pionnier.

Vers l’automatisation de la censure politique

Pour vous opposer à l’automatisation de la censure imposée par le règlement terroriste, rendez-vous sur notre page de campagne et contactez les députés européens jusqu’au 21 mars
Nous sommes à un tournant de la longue histoire de la censure. Ce tournant, c’est celui de la censure privée et automatisée. Il acte une rupture radicale avec les garanties associées à la liberté d’expression que les luttes démocratiques du XIXème siècle nous avaient léguées en héritage.

Lobbying

La corruption c’est quand tu donnes de la tune. Le lobbying c’est quand t’en dépenses. Un commentaire sur Next INpact.
Les dépenses en lobbying des GAFAM en millions d’euros à Bruxelles.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 19 février 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 19 février 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Stéphane Bortzmeyer, Cyberstructure. Internet, un espace politique – Aliette Lacroix, Pacte pour la Transition – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 19 février 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

En attendant les robots – Antonio Casilli – Arts et métiers

Titre : En attendant les robots
Intervenants : Antonio Casilli – Thomas Baumgartner
Lieu : Conférences et débats – Paroles d’auteurs – Musée des arts et métiers
Date : janvier 2019
Durée : 1 h 30 min 34
Visionner la conférence sur le site du musée ou ici
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Antonio Casilli, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
Qu’est-ce que le
digital labor?
Comment « ce travail tâcheronnisé et datafié qui sert à entraîner les systèmes automatiques » s’oppose-t-il à l’idée de progrès induite par l’intelligence artificielle ? Le livre d’Antonio A. Casilli explore la face cachée de l’innovation numérique dans laquelle l’homme est mis au service de la machine. De Uber à Amazon en passant par Google et Airbnb, les différentes plateformes numériques commercialisent les données avec l’aide de leurs usagers et des travailleurs du clic. Antonio A. Casilli nous offre une vue d’ensemble, analytique et critique, d’un dispositif opaque auquel nous participons à notre insu.

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse

Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

Jusqu’où peut aller la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

Cet article est tiré de l’article de recherche : Pereira, B (2017), « Entreprise, loyauté et liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux numériques », Gérer et Comprendre, no. 130, décembre, pp.67-75.

La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et fait l’objet d’une consécration internationale et nationale (Déclaration universelle des droits de l’homme, ONU, 1948 ; Convention européenne des droits de l’homme, 1950 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). Elle s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

Vivre ensemble dans un monde transformé par les technologies

Le livre Future Politics : Living Together in a World Transformed by Tech de Jamie Susskind, ou comment aborder la vie dans un mode transformé par la technique. Un livre passionnant qui pose un nombre certain de questions. Parmi celles-ci :
Comment la technologie, digitale ou intelligence artificielle (AI) transforme-t-elle notre vie quotidienne ?
Comment cette technologie peut-elle être utilisée par les grands groupes (les GAFA chez nous ou les BATX en Chine) ?
Quels sont les implications sur les notions de démocratie, de répartition des ressources et richesses, sur le pouvoir en général ?
Comment la pensée politique passée peut-elle nous renseigner sur celle du futur ?

Permaculture et logiciels libres ?

Vous ne voyez pas le rapport ? Eh bien eux, si. La petite association allemande qui anime le projet Permaculture Commons a de modestes ambitions :  changer le monde.

Voici les objectifs que se donnent ses membres :
 » Nous voulons soutenir la transformation de la société vers une culture plus durable.
En collaboration avec une vaste communauté, nous aimerions rendre les modes de vie durables et la permaculture aussi accessibles que possible.
Nous croyons que la permaculture est la voie à suivre et que les outils numériques, les licences libres et la collaboration mondiale sont la voie à suivre pour diffuser le message. »

Oui c’est rafraîchissant et un poil utopique diront les plus sceptiques. Mais après tout, chez Framasoft, nous voulons aussi changer le monde un octet à la fois et nous aimons présenter les CHATONS que nous sommes comme « des AMAP du logiciel libre ». De sorte qu’au-delà de l’analogie, ce rapprochement entre les militants écologistes et la culture libre a éveillé l’attention du groupe Framalang.
Ah et puis, vous avez vu le thème des Journées du Logiciel Libre cette année ? Oui, vous y verrez pas mal de membres de Framasoft — et la conférence de Pyg : Numérique et effondrement : est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ? (non)

Sous les réseaux sociaux, un monde post-déconnexion

Où je poursuis ma déconnexion en explorant les deux grands types de réseaux sociaux, la manière dont ils nous rendent dépendants et comment ils corrompent les plus grands esprits de ce siècle.
Dans l’étude de mon addiction aux réseaux sociaux, je me suis rendu compte qu’il en existait deux types : les réseaux symétriques et ceux qui sont asymétriques.
Dans les réseaux symétriques, comme Facebook ou Linkedin, une connexion est toujours partagée d’un commun accord. Une des personnes doit faire une demande, l’autre doit l’accepter. Le résultat est que chacun voit ce que poste l’autre. Même s’il existe des mécanismes pour « cacher » certains de vos amis ou « voir moins de posts de cette personne », il est implicitement acquis que « Si je vois ce qu’il poste, il voit ce que je poste ». Ce fallacieux postulat donne l’impression d’un lien social. Le fait de recevoir une demande de connexion est donc source d’une décharge de dopamine. « Youpie ! Quelqu’un veut être en relation avec moi ! ». Mais également source de surcharge cognitive : dois-je accepter cette personne ? Où tracer la frontière entre ceux que j’accepte et les autres ? Que va-t-elle penser si je ne l’accepte pas ? Je l’aime bien, mais pas au point de l’accepter, etc.

Solidarité avec les profs de Paris 13 remplacés par Google

Lundi matin, La Quadrature du Net est intervenue aux côtés d’enseignant·es de l’université de Paris 13 pour interrompre une dizaine de minutes la formation de 4 jours donnée par Google à une centaine d’étudiant·es.
Cette formation de Google est un exemple de plus où l’État désinvestit le service public pour le déléguer à des acteurs privés, faisant directement écho à nos principaux dossiers en cours – où l’État délègue la censure du Net aux GAFAM dans le règlement de censure terroriste et où certaines villes confient leur politique sécuritaire à des technologies privées.
Le cas de Paris 13 est criant : alors que l’université manque considérablement de moyens pour fournir des cours à ses étudiant·es, elle accueille à bras ouvert Google, qui vient gratuitement expliquer aux élèves comment devenir complices de sa surveillance économique de masse (récemment reconnue illégale par la CNIL suite à l’une de nos plaintes collectives).
Nous reproduisons ci-dessous et nous nous associons au communiqué des membres du personnel de Paris 13 luttant contre cette privatisation de l’enseignement public.

BONUS :

GNU/Linux : après plus de 25 ans d’existence, retour sur l’histoire mouvementée de l’OS libre

Linux est, au sens restreint, le noyau de système d’exploitation Linux, et au sens large, tout système d’exploitation fondé sur le noyau Linux. Créé en 1991 par Linus Torvalds, c’est un logiciel libre destiné en premier lieu pour les ordinateurs personnels compatibles PC, qui avec des logiciels GNU devait constituer un système d’exploitation à part entière.

Autour du 20 mars, découvrez le Logiciel Libre partout en France !

Libre en fête

Initiée et coordonnée par l’April, l’initiative Libre en Fête est relancée pour la dix-huitième année consécutive : pour accompagner l’arrivée du printemps, des événements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposés partout en France autour du 20 mars, dans une dynamique conviviale et festive. Les dates retenues pour Libre en Fête 2019 sont du samedi 2 mars au dimanche 7 avril inclus.
Au travers de ces événements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.
Pour cette édition 2019, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle « la priorité au logiciel libre au quotidien ».https://libre-en-fete.net/2019/

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L’actu des GAFAM #5

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon cinquième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Les GAFAM ont gagné, que faire ?

Petite réflexion personnelle. Je vois partout cette tribune de Tarik Krim. Elle fait causer. Je suis, en grande partie, d’accord avec ce qu’il dit. Les GAFAM sont partout, depuis longtemps. Depuis les administrations jusqu’aux particuliers. Malgré de belles paroles de nos politiques, le libre est bien peu utilisé et les contrats avec les géants américains sont encore très présents (éducation notamment). Malgré des associations qui se bougent (Framasoft pour ne pas la citer, malgré mes divers désaccords avec eux), des projets vraiment bien comme Qwant, Net-C ou encore /e/ dont je vous parle régulièrement, le commun des mortels, les citoyens, sont sur fessebouc et utilisent les services de Google à toutes les sauces. Et les administrations qui envoient des documents via Google Doc. Consternant…
La faute en revient à qui ?

Les données que récolte Google, document complet

Ces dernières semaines nous avons publié par chapitres successifs notre traduction de Google Data Collection, l’étude élaborée par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt.
Vous trouverez ci-dessous en un seul document sous deux formats (.odt et .pdf) non seulement l’ensemble des chapitres publiés précédemment mais aussi les copieuses annexes qui référencent les recherches menées par l’équipe ainsi que les éléments qui ne pouvaient être détaillés dans les chapitres précédents.
Traduction Framalang pour l’ensemble du document :
Alain, Barbara, Bullcheat, Côme, David_m, fab, Fabrice, FranBAG, Goofy, jums, Khrys, Mika, Obny, Penguin, Piup, Serici. Remerciements particuliers à Cyrille.
Nous avons fait de notre mieux, mais des imperfections de divers ordres peuvent subsister, n’hésitez pas à vous emparer de la version en .odt pour opérer les rectifications que vous jugerez nécessaires.


.PDF Version 3.2 (2,6 Mo)
.ODT Version 3.2 (3,3 Mo)

GAFAM : Logiciels libres et éducation

À l’occasion du vote en juillet 2013 de la loi dite d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, les partisanes et partisans des logiciels libres ont vu leurs espoirs s’évanouir. Heureusement, ici et ailleurs, des résistances s’organisent.

Le Web d’aujourd’hui serait-il le même sans Google ?

On a beau dire que Google est devenu le mal à cause de son fonctionnement basé sur le profilage de la population à des fins mercantiles (et aussi d’espionnage, les USA s’étant doté des lois pour pomper toutes les données collectées), je pense que personne ne se rend vraiment compte à quel point il est devenu incontournable pour le Web actuel. J’aimerai donc mettre en lumière quelques points pas très visibles mais essentiels je pense pour comprendre comment on est arrivé là.
Le Web a existé avant Google. Huit ans sans lui pour être exact. Et c’était…

Comment la France s’est vendue aux Gafam

Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise.

Facebook, le début de la fin ?

Quelque 2,27 milliards d’utilisateurs actifs (donc) contributeurs chaque mois, dont 1,49 milliard au quotidien, et un bénéfice net encore confortable, ne mettent absolument pas à l’abri des menaces, ni endogènes ni exogènes. Pour le leader des réseaux sociaux, Facebook, les nuages semblent en effet s’amonceler aussi bien à court terme (moins d’un an) qu’à moyen (moins de cinq ans) et long terme. C’est l’objet de l’article, certes plutôt alarmiste, qui va suivre.

Surveillance à domicile avec les assistants personnels

Titre : Décryptualité du 14 janvier 2019 – Surveillance à domicile avec les assistants personnels
Intervenants : Christian – Magali – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 14 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 2 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Setreset, Silhouette or caricature of a 50’s spy, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Description :
Les assistants personnels sont le nouveau produit que les GAFAM tentent d’imposer. Outils de surveillance, faille de sécurité potentielle pour la vie privée, il est comme toujours important de maîtriser son informatique plutôt que d’être maîtrisé par elle.

Microsoft intègre un “Décodex” dans son navigateur Internet

Sans surprise, on voit que les GAFAM sont un des grands dangers de ce siècle…
Rappelons aussi que le problème de base de ces Décodex est bien de créer des listes “officielles” de sites proscrits a priori – peu importe si peu de gens utilisent l’extension.
Cela vise en effet clairement à détruire la réputation de ces sites dans les grands médias, chez les éditeurs, sur Wikipédia, etc. – et souvent leur financement. Alors que se prononcer sur une information précise est déjà plus défendable – mais ce n’est évidemment pas le but recherché.

Résistons à la pub sur Internet #bloquelapubnet

Aujourd’hui Framasoft (parmi d’autres) montre son soutien à l’association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) ainsi qu’à la Quadrature du Net qui lancent une campagne de sensibilisation et d’action pour lutter contre les nuisances publicitaires non-consenties sur Internet.

#BloquelapubNet : un site pour expliquer comment se protéger
Les lectrices et lecteurs de ce blog sont probablement déjà équipé⋅e⋅s de bloqueurs de pub et autres dispositifs de filtrage. Il faut dire que le tracking publicitaire est un des outils essentiels aux  géants du web, à tel point qu’ils nous créent une dystopie histoire que des gens cliquent sur des pubs, et ce malgré des initiatives se voulant respectueuses comme celle de NextINpact ou trollesques comme notre Framadsense.

http://bloquelapub.net/

Si vous, vous savez comment vous prémunir de cette pollution informationnelle… avez-vous déjà songé à aider vos proches, collègues et connaissances ? C’est compliqué de tout bien expliquer avec des mots simples, hein ? C’est justement à ça que sert le site bloquelapub.net  : un tutoriel à suivre qui permet, en quelques clics, d’apprendre quelques gestes essentiels pour notre hygiène numérique. Voilà un site utile, à partager et communiquer autour de soi avec enthousiasme, sans modération et accompagné du mot clé #bloquelapubnet !

Opération « Bloque la pub sur Internet »

À l’occasion de la journée européenne de protection des données, ce lundi 28 janvier 2019, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et La Quadrature du Net, soutenues par d’autres associations, lancent une opération Bloque la pub sur Internet et passe le bloqueur à tes voisin·es.
Cette opération continue de mettre en évidence les effets négatifs de la publicité en ligne et les outils pour s’en prémunir !

“Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde” par France 2

Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ? La question est posée dans Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde, le documentaire réalisé par Yannick Adam de Villiers et proposé par Laurent Delahousse.
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.

Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur

Titre : Décryptualité du 28 janvier 2019 – Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 28 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 4 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Giandrea, Wikimedia Commmons, Logo non officiel de l’Union européenne. Public domain.


Description :
Après l’échec des négociations du texte final de la directive sur la réforme du droit d’auteur, la bataille contre les articles 11 et 13 semble gagnée. Retour sur une tentative des ayants droit de mettre la main sur l’argent de Google en piétinant les libertés de tous.

Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ?

Titre : Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ? Le rendez-vous avec Pouhiou
Intervenants : Pouhiou – Éric Ferrari – Marie-Jo Arrighi Landini – Célia Petroni
Lieu : France 3 Corse . Via Stella
Date : septembre 2018
Durée : 26 min
Visionner l’émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : L.L. de Mars, Flypenguin. Licence Art Libre.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 29 janvier 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Vincent Calame, April – Anne-Catherine Lorrain, Parlement européen – Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia France – Patrick Creusot, April – Étienne Gonnu, April – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 29 janvier 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco.


Bonus :

Première sanction contre Google suite à nos plaintes collectives

Le 28 mai dernier, La Quadrature du Net déposait devant la CNIL, au nom de 12 000 personnes, cinq plaintes contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Depuis, la CNIL a décidé de traiter elle-même la plainte contre Google, alors que les autres sont parties devant les autorités irlandaise et luxembourgeoise (lire notre explication). À cela s’ajoutait une autre plainte déposée elle aussi devant la CNIL par nos amis de l’association autrichienne NOYB contre Android.
Aujourd’hui, la CNIL vient de sanctionner Google à hauteur de 50 millions d’euros, considérant que le ciblage publicitaire qu’il réalise sur son système d’exploitation Android n’est pas conforme au règlement général pour la protection des données (RGPD), la nouvelle loi européenne entrée en application le 25 mai 2018. Cependant, cette sanction n’est qu’une toute première partie de la réponse à notre plainte contre Google, qui dénonçait surtout le ciblage publicitaire imposé sur Youtube, Gmail et Google Search en violation de notre consentement.

La France frappe Google d’une amende de 50 millions d’euros

La CNIL vient d’adopter une amende record de 50 millions d’euros contre Google pour violation du droit à la protection des données. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) rapporte ainsi plus que la « taxe GAFA » préconisée par la France !
Une amende historique
Si vous pensez qu’il y a un zéro de trop, ce n’est pas le cas. C’est la première fois au monde qu’une autorité de contrôle des données inflige une sanction d’une telle ampleur. Le RGPD permet en effet d’adopter de lourdes amendes et la CNIL a décidé d’imposer une sanction pécuniaire de 4 % du chiffre d’affaires de Google. Ce texte de droit européen dont l’application est mondiale garantit que les GAFA et autres BATX (acronyme qui désigne les géants du Web chinois : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) respectent leurs usagers.
En l’occurrence la CNIL reproche à Google d’imposer à ses utilisateurs un manque de transparence sur les finalités de collecte de leurs données, leur durée de conservation, les catégories de données utilisées pour la personnalisation de la publicité. En effet, toutes ces informations sont disséminées dans plusieurs documents et il faudrait que chaque utilisateur clique sur cinq ou six liens pour enfin les découvrir, ce qui n’est naturellement presque jamais le cas !
La preuve est donc faite de l’efficacité de la protection offerte par le droit européen en dehors de son territoire et à l’encontre d’un acteur majeur du monde numérique.
Quel bilan tirer de l’application du RGPD huit mois après ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


Me soutenir

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L’actu des GAFAM #4

Pour débuter la nouvelle année, vous trouverez ici mon quatrième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ? – Pierre-Yves Gosset – RMLL2018

Titre : Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ?
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 29 min 40
Visualiser la vidéo sur PeerTube
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : David Revoy Contributopia – Accueil – Licence  Creative Commons By 4.0

Le naufrage moral de Facebook

C’est le nouveau scandale Facebook : comment les patrons du réseau social ont tout fait pour ne pas porter le chapeau suite aux multiples scandales dans lesquels la firme était impliquée. Le New York Times balance, et ça fait mal !

  • Nier puis cacher l’utilisation par la Russie de Facebook en vue d’influencer la présidentielle américaine de 2016 avant de la minimiser ;
  • Refuser d’adresser la situation au Myanmar qui a mené au génocide des Rohingyas (l’ONU parle de “dizaines de milliers d’individus tués, violés ou agressés”) ;
  • Tenter de minimiser l’affaire Cambridge Analytica (ça n’a pas marché !) ;
  • Embaucher une agence de communication aux pratiques douteuses, Definers, en vue de dire du mal des concurrents pour dévier l’attention de Facebook, quitte à publier des mensonges. Definers a aussi accusé George Soros d’attaquer Facebook ;
  • Faire du lobbying de façon à ce que les concurrents Google et Twitter soient aussi entendus au Sénat de façon à ce que Facebook soit plus noyé dans la masse.

Parallèlement à cela, je tombe sur un article dont le titre est Facebook propose aux publicitaires de cibler les utilisateurs croyant au « génocide blanc ». Ca me rappelle quelque chose, je fais des recherches (dans Qwant !) et je retombe sur cet article de ProPublica de septembre 2017 : Facebook a permis à des annonceurs publicitaires de cibler des gens détestant les juifs (et aussi des gens voulant savoir “comment bruler des juifs”, entre autres). Très embarrassés par ces faits, les dirigeants de Facebook ont “promis de mieux surveiller la chose”. Tu parles Charles ! 14 mois après avoir fait des promesses, ils recommencent la même erreur et continuent à s’enrichir en vendant de la pub aux gens ciblant des racistes. Les mots me manquent.

Gafams : et si la révolution venait de l’intérieur ?

Présenter de vraies excuses nécessite d’apporter une modification réelle à ce qui a provoqué le problème à l’origine de son remords. Mais pour les entreprises de technologie, présenter des excuses tient plutôt du stratagème pour ne rien faire. C’est ce que dit en substance Josh Constine (@joshconstine) sur TechCrunch, qui n’est pas vraiment la publication la plus critique de l’innovation.

Les modèles commerciaux des entreprises sont souvent en conflit avec la façon dont nous souhaitons qu’elles agissent, explique Constine. Nous voulons plus de confidentialité, mais elles tirent leurs revenus de la revente de nos données personnelles. Nous voulons contrôler notre attention, mais elles gagnent de l’argent en nous accaparant notre temps libre et en le monétisant par la publicité. Nous voulons des appareils plus sûrs, construits d’une manière responsable, mais elles font leurs marges d’une fabrication bon marché… « Même si leurs dirigeants souhaitaient sincèrement apporter des changements significatifs pour réparer leurs torts, leurs mains sont liées par des modèles d’affaires à court terme qui objectivent les résultats trimestriels ».

Voilà des années que Mark Zuckerberg n’a de cesse de s’excuser, comme le soulignait une infographie du Washington Post : ça n’empêche pas Facebook de continuer à enchaîner problème après problème.

Quand Magali boycotte Facebook

Titre : Décryptualité du 26 novembre 2018 – Quand Magali boycotte Facebook
Intervenants : Luc – Mag – Manu – Christian – Lucile
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : novembre 2018
Durée : 13 min 25
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 47 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Magali Garnero Trombinoscope de l’April – Licence LAL version 1.3 ou ultérieure, CC-BY-SA version 2.0 ou ultérieure et GNU FDL version 1.3 ou ultérieure, en savoir plus.

Au nom de la lutte anti-terroriste, un projet de règlement européen pourrait tuer l’internet indépendant

Un texte déposé par la Commission européenne en septembre, sur demande de la France et de l’Allemagne au nom de la « lutte antiterroriste », pourrait être adopté rapidement. Peu médiatisé, ce projet fait pourtant peser une lourde menace sur la liberté d’expression et les outils internet indépendants de Google, Facebook, Twitter et consorts. Sous prétexte de bloquer les contenus considérés comme terroristes, un pouvoir de censure sera confié au secteur privé et aux États, même les plus arbitraires. Certains défenseurs des libertés jugent que la survie des messageries chiffrées est également en jeu.

Reprendre le pouvoir sur ce qui nous rassemble

Nous voulons façonner les outils que les géants du Web ne peuvent ni ne veulent créer. Pour y parvenir, nous avons besoin de votre soutien.

Concevoir le logiciel MobiliZon (car ce sera son nom), c’est reprendre le pouvoir qui a été capté par les plateformes centralisatrices des géants du Web. Prendre le pouvoir aux GAFAM pour le remettre entre les mains de… de nous, des gens, des humains, quoi. Nous allons nous inspirer de l’aventure PeerTube, et penser un logiciel réellement émancipateur…

Pour une école libérée des Gafam

En novembre 2015, le ministère de l’Éducation nationale signait une convention de dix-huit mois avec Microsoft afin de « développer le plan numérique à l’école ». Deux ans plus tard, on apprenait qu’Apple organisait des visites scolaires dans ses Apple Stores. Dans la logique capitaliste, tout est marché, même et surtout les enfants.

Le prix du numérique

Tout est gratuit avec le numérique ! Ou pas.  Nous savons bien que « quand c’est gratuit, c’est nous le produit ». Mais au delà de ce constat, prenons le temps de lire ces quelques lignes pour comprendre plus profondément quel est le prix de ce numérique qui envahit notre quotidien, grâce à Serge Abiteboul.

Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres

Titre : Décryptualité du 10 décembre 2018 – Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres
Intervenants : Nolwenn – Christian – Nico – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : décembre 2018
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 49 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Logo Chromium Wikipédia – Licence Creative Commons Attribution 2.5 Generic license.

Bientôt une v1 pour le système libre /e/

Les choses avancent bien pour le système d’exploitation pour smartphone libre initié par Gael Duval, /e/, dont je vous avais déjà parlé. La beta évolue et une version 1.0 devrait normalement voir le jour en début d’année 😉

Le magasin d’applications va être un peu modifier, et il y aura un score de vie privée pour les applications. De plus, les applications par défaut devraient pouvoir être désinstallées. De nouveaux appareils sont régulièrement supportés, c’est évidemment important pour rendre ce système accessible au plus grand nombre.

Et ce n’est que la v1. D’autres projets sont en cours. Vraiment bien pour une initiative qui n’a qu’un an environ.

Beaucoup de travail a été accomplit, c’est une bonne chose pour ce projet utile qui vise à redonner la maîtrise de son outils et de ses données aux utilisateurs, sans dépendre des GAFAM.

Vox Machines (1/2) : « Si les assistants vocaux sont la solution, quel est le problème ? »

Les interfaces vocales sont en plein boom, mais leurs modalités s’imposent souvent à nous sans que nous, utilisateurs, ayons beaucoup d’espaces pour les interroger. Dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le Master Design transdisciplinaire, cultures et territoires de l’université de Toulouse, designers et chercheurs ont exploré des voies pour remettre la voix en contexte, pour interroger le rapport entre la parole et sa transcription, tels que les proposent les nouvelles modalités d’interaction des assistants vocaux. Retour sur cette journée de séminaire pour mieux saisir les promesses et limites des interactions vocales à l’heure où elles se préparent à envahir nos relations…

Vox Machines (2/2) : À qui les interfaces vocales s’adaptent-elles ?

Estelle Hary (@EstelleHary) est cofondatrice du studio Design Friction et designer au Linc, le laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (qui a d’ailleurs réalisé un très riche dossier sur la question des assistants vocaux). Après nous avoir fait un rappel historique du rôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et des grands principes de régulation qui encadre son action, Estelle Hary précise que la voix est plus qu’une donnée personnelle, c’est une donnée biométrique, c’est-à-dire qu’elle permet de reconnaître un individu. Les données biométriques sont uniques et permanentes et la voix est une donnée biologique et comportementale. Au regard de la loi informatique et libertés, la voix appartient à une catégorie particulière de données personnelles, dont le traitement est interdit par défaut, sauf dans certains cas, notamment parce que la voix permet d’inférer beaucoup de choses d’une personne : comme l’identité, l’âge, le sexe, l’origine géographique, la classe sociale, l’état de santé…

Contre le pouvoir des plateformes, établir une portabilité sociale des données

L’année 2018 aura été marquée par une longue litanie de scandales impliquant le réseau social Facebook, à tel point que le Guardian en a tiré un Best Of (ou Worst Of…) assez croustillant.

Cette semaine encore, le New York Time a révélé sur la base de documents confidentiels que la plateforme de Mark Zuckerberg avait conclu des accords secrets pour donner accès aux données de ses utilisateurs à des firmes comme Apple, Microsoft, Yahoo ou Amazon, autorisant même Netflix et Spotify à lire des messages privés…

Bonnes résolutions : et si nous assumions notre empreinte numérique ?

On le sait, le numérique a un coût énergétique et environnemental : l’ADEME y consacre d’ailleurs un petit guide très complet. Mais avez-vous déjà pensé à l’empreinte que vous exerciez sur l’environnement numérique lui-même ? Sans doute pas : les universités elles-mêmes tardent à prendre leur responsabilité en la matière. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur pour la résilience de nos sociétés, tant elles dépendent des dispositifs numériques pour s’informer et communiquer.

 


Bonus :

  1. Ce que récolte Google : revue de détail
  2. Les données que récolte Google – Ch.2
  3. Les données que récolte Google – Ch.3
  4. Les données que récolte Google – Ch.4
  5. Les données que récolte Google – Ch.5
  6. Les données que récolte Google – Ch.6
  7. Les données que récolte Google – Ch.7 et conclusion

Merci à l’équipe de traduction du Framablog … et à l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt pour cette belle série d’articles & pour le dossier « Google Data Collection« .

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


L’actu des GAFAM #1

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon premier billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Définition : GAFAM

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (fondées entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ». Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Bien que dans certains secteurs une partie des cinq entreprises peuvent être en concurrence directe, elles offrent globalement des produits ou services différents tout en présentant quelques caractéristiques en commun qui méritent de les réunir sous un même acronyme : de part leur taille, elles sont particulièrement influentes sur le Web américain et européen tant au niveau économique, politique et social et sont régulièrement l’objet de critiques ou de poursuites sur le plan fiscal, d’abus de position dominante et pour malmener la vie privée des internautes.

D’autres régions du monde possèdent leurs propres géants locaux, comme la Russie avec Yandex et VKontakte ou la Chine avec les BATX, acronyme faisant références à Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

L’usage bien réel de la position dominante des GAFAM – Transcription Décryptualité du 28 mai 2018

Titre : Décryptualité du 28 mai 2018 – De l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM
Intervenants : Mag – Nico – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : mai 2018
Durée : 13 min 30
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 21 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Golden lion Wikimedia Commons ; Licence Creative Commons BY-SA 3.0.
NB : transcription réalisée par nos soins. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

Augmentation de tarifs, report de responsabilité sur le RGPD sur des plus petits, l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM

Le standard européen des libertés, un bouclier juridique

Évoquer un « standard européen » des libertés revient à s’interroger sur l’existence et le développement d’un système normatif commun à l’ensemble des États de l’espace concerné.

On se plaît souvent à saluer l’émergence d’un droit que l’on pourrait qualifier de « continental », dont l’une des caractéristiques essentielles est de promouvoir un haut niveau d’exigence en matière de libertés, d’autant qu’il se caractérise par son évolution constante.

Cette satisfaction ne doit, cependant, pas cacher de réels motifs d’inquiétude, car l’émergence de ce standard européen se heurte à des oppositions actives, aussi bien extérieures qu’intérieures.

De la démocratie aux médiarchies

Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre rapport aux médias, à la manière d’une archéologie, qui déplierait, comme on le fait d’un oignon, les différentes strates qui composent ce régime qui nous gouverne, celui des médias.

RGPD : l’Union européenne entre de plain-pied dans l’ère du numérique

RGPD : ces quatre lettres désignent le règlement général sur la protection des données entré en application le 25 mai 2018. Volumineux texte de 87 pages, il crée un cadre réglementaire global et unifié au niveau européen pour la protection des données à caractère personnel, qu’il définit comme « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». En dépit des nombreuses obligations qu’il impose, à la suite du scandale Cambridge Analytica, il a été qualifié de « très positif » par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.

Le RGPD participe de la volonté de la Commission européenne de créer un marché unique numérique et, plus largement, « une économie européenne fondée sur les données », parce que les technologies et les communications numériques sont devenues omniprésentes dans l’ensemble des aspects de la vie humaine. Les données personnelles sont, par conséquent, dorénavant essentielles pour la croissance économique, la création d’emplois ou encore le progrès sociétal.

Cette économie fondée sur les données – celles-ci apparaissant comme la monnaie de l’économie numérique – pourrait, selon la Commission, représenter 643 milliards d’euros d’ici 2020, soit 3,17 % du PIB global de l’UE. Ce chiffre permet de mieux mesurer les enjeux qui s’attachent à la protection des données à caractère personnel, pour les citoyens, les entreprises, mais également pour l’Union européenne et son fonctionnement.

Les Communs numériques sont-il condamnés à devenir des « Communs du capital » ?

La semaine dernière, Katherine Maher, la directrice exécutive de la Wikimedia Foundation, a publié sur le site Wired un article assez surprenant, intitulé : «Facebook et Google devraient faire plus pour soutenir Wikipédia». Le point de départ de son raisonnement est de faire remarquer que les contenus de Wikipédia sont de plus en plus utilisés par les géants du numérique, comme Facebook ou Google :

Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés

Le journal Libération m’a demandé une tribune à propos du rejet par le Parlement européen du projet de directive sur le droit d’auteur qui a eu lieu la semaine dernière. En voici le texte ci-dessous, qui revient sur les raisons ayant conduit à cette issue, ainsi que sur les perspectives qui se dessinent pour le nouvel examen du texte qui doit avoir lieu en septembre prochain.

Google : une amende record… mais un problème concurrentiel (très) loin d’être résolu

L’amende infligée à Google par la Commission européenne a beau avoir atteint le montant record de plus de 4,3 milliards d’euros, elle nous apparaît comme un cautère appliqué sur une jambe de bois tant elle semble dérisoire au regard des effets anticoncurrentiels des pratiques visées par la décision. Pour bien en saisir toute la portée, il nous faut revenir sur les trois fondements de la décision.

Pass Culture : cet obscur objet (d’administration) du désir…

500 euros pour tous les jeunes de 18 ans à dépenser pour des biens et services culturels : c’était une des promesses de campagne du candidat Macron qui va commencer à se concrétiser en septembre avec une première expérimentation lancée dans quatre départements. Si un certain flou entoure encore la réalisation de ce projet, on sait déjà que c’est par le biais d’une application mobile présentée comme un « GPS culturel » que les jeunes accéderont à l’offre du Pass Culture.

Entretien avec Kévin Boucaud-Victoire sur Orwell

George Orwell est mort en 1950, dans une Europe hantée par le fascisme et le stalinisme. En quoi peut-il nous aider à comprendre l’époque présente ?

L’époque présente n’a en effet que peu à voir avec celle d’Orwell, malgré la focalisation, parfois hystérique, sur les années 1930. La mondialisation, la société de consommation, les GAFAM, l’emprise technologique, le djihadisme, l’effondrement du marxisme et la victoire du néolibéralisme rendent notre époque unique. De toute manière, l’histoire se caricature parfois – comme l’a remarqué Karl Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte –, mais ne se répète jamais. Alors pourquoi lire Orwell ?

Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ?

Le vrai titre de l’article est : Colonisation numérique de l’Europe et de l’Afrique : peut-on contourner les GAFAMA ? Entretien avec le président de MEZA | lab.

Publié notamment sur un site de géostratégie, il évoque tout autant les problèmes du GAFAM VS Libre, mais aussi les problèmes du Libre, ainsi que les problèmes matériels de l’Afrique et bien sur les opportunités de s’y prendre autrement autant en Afrique qu’en Europe !

A vous de lire, et vous faire votre avis !

Mais déjà je voudrais faire quelques remarques :

Étonnamment peu de retour, et même quasiment aucun du monde libriste, ce qui est bien dommage.

Agir avant le 12 septembre pour sauver Internet du filtrage généralisé des contenus

Mercredi 12 septembre 2018 se tiendra un vote déterminant pour la défense d’un Internet libre et ouvert, neutre et acentré : le Parlement européen réuni en formation plénière va amender et voter la proposition de révision de la directive droit d’auteur de la Commission européenne dont l’article 13 imposerait aux plates‐formes de partage le filtrage des contenus mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices. Une mesure liberticide que les parlementaires doivent absolument rejeter. Il est donc fondamental de se mobiliser pour garantir ce vote de rejet.

Technologie : l’âge sombre

L’artiste et essayiste James Bridle (@jamesbridle) s’intéresse depuis longtemps aux dysfonctionnements de notre monde moderne. Il observe ce qui ne fonctionne pas : les bugs, les glitchs, les ratés de notre développement technologique… Longtemps, il a regardé les espaces de friction entre technologie et société comme le lieu d’expression et de production de nouvelles formes culturelles. C’était ce qu’il appelait « la nouvelle esthétique », celle produite au croisement de la technologie et de la réalité, ces « irruptions visuelles du monde numérique dans le monde physique ». Il en a joué plus que tout autre, en produisant des dispositifs pour interroger la manière même dont nous produisons notre monde moderne. L’un des exemples les plus célèbres – parmi d’autres – étant certainement le piège à voiture autonome qu’il imagina, comme une mise en abîme des limites de la soi-disant intelligence artificielle qu’on pouvait prendre au piège comme un enfant… On avait évoqué rapidement, au printemps, la sortie de son dernier livre Le nouvel âge sombre : la technologie et la fin du futur (Verso Books, 2018, en anglais)… Il est temps d’y revenir.

Europe : des robocopyrights et des droits voisins pour la presse | Reflets.info

L’essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d’auteur dans le marché unique ». L’article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d’auteur. L’article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l’industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n’hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d’être à l’origine d’un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l’Internet, l’artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel

Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public. En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre.

Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, Facebook et consorts) recourent à des outils de ­filtrage automatisés. Le but ? Repérer les ­contenus ­publiés par les internautes et bloquer ceux ­incluant des œuvres couvertes par le droit d’auteur. Une forme de censure préalable, automatisée et privatisée.

Rien de bien nouveau, donc. En effet, depuis le milieu des années 1990, les industries culturelles (musique, cinéma, édition…) n’ont eu de cesse d’exiger des législateurs et des tribunaux la « collaboration » forcée des fournisseurs ­d’accès à Internet et des hébergeurs pour lutter ­contre l’échange gratuit d’œuvres culturelles sur les réseaux.

Directive sur le droit d’auteur

Vous ne le savez peut-être pas mais le Parlement européen a finalement adopté (après un premier rejet en juin dernier), mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Et c’est grave ! D’autre en parle bien mieux que moi mais je souhaite néanmoins évacuer cette colère.

Cette directive comporte notamment deux articles (le 11 et le 13) qui vont profondément changer la face d’Internet.

La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert !

Qu’est-ce  qu’une victoire et qu’est-ce qu’une défaite ?  En un peu plus de 10 ans de militantisme pour les libertés dans  l’environnement numérique, j’ai souvent eu l’occasion  de me poser cette question. Et elle surgit à nouveau de la plus cruelle des manières, suite au vote du Parlement européen en faveur de la directive sur le Copyright, alors même que le précédent scrutin en juillet avait fait naître l’espoir d’une issue différente.

dWeb : vers un web (à nouveau) décentralisé ?

La journaliste Zoë Corbyn, pour le Guardian est revenue sur le Sommet pour un web décentralisé (vidéos), qui se tenait début août à San Francisco.

Les partisans du web décentralisé, explique Corbyn, souhaitent promouvoir et développer un web qui ne dépendrait plus des grandes entreprises qui amassent nos données pour en tirer profit. Pour ses promoteurs (parmi lesquels on trouve Tim Berners-Lee, Brewster Kahle ou Ted Nelson…), l’enjeu est de revenir à un web originel, avant qu’il ne soit perverti par les grandes plateformes qui ont émergé avec le web 2.0. Redistribuer le web afin que les utilisateurs gardent le contrôle de leurs données, interagissent et échangent des messages directement avec les autres membres du réseau sans passer par des services centralisés : tel est l’enjeu du dWeb.

dApps : le boom des alternatives décentralisées ?

Réguler Internet par la décentralisation

27 septembre 2018 – La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

Qwant, on ne l’arrête plus !

Qwant, ce « petit » moteur de recherche alternatif ne cesse plus de grandir. Il multiplie les annonces, partenariats et initiatives. Même si, évidemment, 8%, c’est encore bien peu, il ne cesse de grandir et de s’affirmer comme un moteur crédible, une possible alternative à Google. On peut voir que les annonces s’accumulent depuis quelques mois, et c’est vraiment bien. Depuis France Télévisions, Vivaldi ou encore Brave, Qwant se retrouve partout. Même, prochainement, à l’Assemblée nationale. Et sa Charte éthique trouve de plus en plus d’écho, avec plus d’une trentaine de signataires (dont Net-c, le fournisseur européen d’email/calendrier/contacts respectueux de la vie privée).

Il est même cité par le gouvernement comme une alternative aux services des GAFAM (avec Mastodon également, le réseau libre et décentralisé, ou encore certains outils de Framasoft).

Champion européen du numérique

Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherches développé en France, dans le but déclaré d’offrir une solution alternative à Google. Une solution européenne pour réduire la dépendance des internautes au géant américain. Une alternative qui offre un avantage comparatif : contrairement à Google, Qwant n’enregistre pas nos données personnelles ou les traces de nos requêtes sur l’Internet – et ne les transmet pas aux services secrets d’une grande puissance étrangère. Qwant est donc un instrument à la fois de concurrence et de souveraineté.

Rappelons au passage que Google jouit en Europe d’une position encore plus dominante (environ 90 %) qu’aux États-Unis (78 %), tandis qu’elle n’a que des parts mineures de marché en Chine et en Russie, où dominent respectivement Baidu et Yandex. Google est hégémonique en Inde (94 % des requêtes).

 

Vous l’aurez constaté, pour ce premier numéros, certains articles ne datent pas du mois écoulé … mais ça devrais être le cas pour les suivants !

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


La création de Google

« INSURGE INTELLIGENCE », un nouveau projet de journalisme d’investigation financé par le public, vous livre le récit de la façon dont la communauté US du renseignement a participé au financement, nourri et mis en incubation Google comme élément d’un effort visant à dominer le monde par le contrôle de l’information. Financé indirectement par la NSA et la CIA, Google n’a été que la première d’une pléthore de start-ups du secteur privé cooptée par le renseignement US pour conserver la « supériorité du renseignement ».

Les origines de cette ingénieuse stratégie remontent à un groupe sponsorisé par le Pentagone, qui au cours des deux dernières décennies a fonctionné comme un pont entre le gouvernement US et les élites des secteurs des affaires et de la finance, corporatistes et médiatiques. Le groupe a permis à certains des intérêts particuliers des USA corporatistes de passer systématiquement outre la responsabilité démocratique et la règle du droit pour influencer les politiques gouvernementales, ainsi que l’opinion publique aux USA comme autour du monde. Les résultats ont été catastrophiques: surveillance de masse par la NSA, un état de guerre globale permanent, et une initiative novatrice pour transformer le corps militaire US en « Skynet ».

SOURCE & SUITE @ https://www.les-crises.fr/la-creation-de-google-par-nafeez-ahmed/

+ Seconde partie @ https://www.les-crises.fr/google-et-la-nsa-par-nafeez-ahmed/

Article original en date du 22/01/2015, par Nafeez Ahmed @

INSURGE intelligence

Un article pour susciter le débat – à prendre comme d’habitude avec prudence et recul.

Travailler ensemble pour la défense des libertés

Quels enjeux pour les libertés sur Internet ? Quel chemin avons-nous déjà accompli ?

Plus qu’un bilan, la Fédération FDN, Framasoft et La Quadrature du Net vous parleront de travail collaboratif et du futur.

Chaque association a ses compétences, ses capacités et ses réseaux mais toutes les trois travaillent pour un Internet plus libre et plus collaboratif, que ça soit sur les questions de réseau, logicielles ou législatives, nous allons tous dans la même direction.

Face aux lois sécuritaires et autres défis qui se présentent devant nous, il est essentiel de se serrer les coudes et de se rappeler pourquoi nous sommes là et pour quoi nous nous battons.

Cette conférence a pour but de revenir à l’essentiel de nos combats, à la fibre première du logiciel libre, celle qui précède toutes les ramifications.

Nous parlerons de travail collaboratif, de logiciel libre, de neutralité du Net, de décentralisation, de lol et de chatons.


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