L’actu des GAFAM #6

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon sixième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Comme vous vous en doutez, la sélection des articles que je vous propose n’est pas facile a établir (et chronophage).

Par le passé, j’utilisais mon « shaarli » pour ce type de billets @ sweetux.org. Désormais, j’utilisemon compte wallabag !

Urgent, mobilisez-vous, contactez les député⋅e⋅s pour la priorité au logiciel libre dans l’éducation

L’examen en séance publique du projet de loi pour une école de la confiance va démarrer lundi 11 février 2019 à partir de 16h. Deux amendements déposés par les membres du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) proposent que les logiciels mis à disposition des élèves dans le cadre du service public de l’enseignement soient en priorité des logiciels libres. L’April appelle chacun et chacune à contacter dès maintenant les député⋅e⋅s pour soutenir ces propositions. L’examen de ces amendements pourrait avoir lieu dès lundi 11 février ou mardi 12 février.

Legal by design : des icônes pour rendre le droit lisible par les humains et les machines ?

Le constat est ancien. Personne ne lit les Conditions générales d’utilisation (CGU) des services en ligne, ces contrats unilatéraux que nous devons accepter pour les utiliser. Mais si personne ne les lit, pourquoi continuent-ils à être la colonne vertébrale légale d’internet ?, s’interroge un éditorial du New York Times. Il faut approximativement 9 heures pour lire les conditions d’utilisation d’Amazon… Et ce n’est pas mieux de tous les autres services que nous utilisons. Pour le New York Times, nous sommes dans une « fiction juridique » du consentement (cf. « Du consentement en ses limites »). Les gens acceptent les conditions sans se rendre compte de ce à quoi ils donnent accès : l’utilisation de leurs données certes, mais aussi leurs observation et interprétation comportementales, c’est-à-dire leur traitement.
Devons-nous vivre dans un monde régi par les termes et conditions des plateformes ?

Les « contes de fée » sur les réseaux sociaux peuvent miner votre confiance, mais vous pouvez aussi en rire!

Si les réseaux sociaux étaient une personne, vous l’éviteriez probablement.
Facebook, Twitter et Instagram débordent de photos de personnes voyageant vers des destinations exotiques, paraissant comme si elles allaient figurer à la une de Vogue, et semblant vivre une existence de conte de fées. Et, comme tous les contes de fées, ces histoires ont toutes les allures de la fiction.
Quand vous comparez la « réalité projetée » à votre expérience vécue, il est facile de conclure que vous ne faites pas le poids. La recherche démontre que les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables face à ce phénomène.
Nous avons également examiné cette tendance chez les étudiants diplômés, notre prochaine génération d’universitaires : eux aussi se comparent implicitement à leurs pairs, parfois automatiquement. Nous sommes socialement formés à faire cela tel que démontré par une litanie d’études de recherche explorant nos relations avec les images projetées des autres .
Ces comparaisons implicites peuvent menacer vos besoins psychologiques innés : autonomie, compétence et appartenance. Pas seulement l’une d’entre elles. Chacune d’entre elles.. Et de telles comparaisons ont aiguillé la vie en ligne vers une compétition perdue d’avance.
Nous sommes dépassés par les autres et leurs messages, et cela peut nous rendre nettement malheureux si nous laissons faire. Il n’a jamais été plus facile de douter de nous-mêmes et de nos réalisations en raison du torrent omniprésent de « nouvelles » affichées par des gens généralement bien intentionnés en quête de communication et d’approbation.

Glyn Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi

La directive sur Copyright de l’Union Européenne est maintenant en phase d’achèvement au sein du système législatif européen. Étant donné la nature avancée des discussions, il est déjà très surprenant que le comité des affaires juridiques (JURI), responsable de son pilotage à travers le Parlement Européen, ait récemment publié une session de « Questions et Réponses » sur la proposition de « Directive au sujet du Copyright numérique ». Mais il n’est pas difficile de deviner pourquoi ce document a été publié maintenant. De plus en plus de personnes prennent conscience que la directive sur le Copyright en général, et l’Article 13 en particulier, vont faire beaucoup de tort à l’Internet en Europe. Cette session de Q & R tente de contrer les objections relevées et d’étouffer le nombre grandissant d’appels à l’abandon de l’Article 13.

Glyn Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés

Le feuilleton à suspense de l’article 13 se poursuit. Les désaccords entre la France et l’Allemagne sur les exemptions à l’obligation d’utiliser des filtres de téléchargement ont stoppé la progression vers la mise au point de la nouvelle législation et permis d’espérer que les graves dommages causés par l’article 13 à Internet pourraient être évités à la dernière minute.

[LesDecrypteurs] Qu’est-ce qui arrêtera Facebook ?

Lucie Ronfaut (Le Figaro Tech), Alexandre des Isnards (observateur des réseaux sociaux) et Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) décryptent le phénomène Facebook, 15 ans après sa création.
NDLRP – L’intervention de Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) :

[embedded content]
NDLRP : L’émission complète avec le débat de 2e partie est à suvire sur le lien original.
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/qu-est-ce-qui-arretera-facebook/5998653409001/

Médias sociaux au travail: quel type d’utilisateurs êtes-vous?

Les relations avec les collègues, superviseurs et autres contacts professionnels sur des réseaux sociaux en ligne prennent de l’ampleur à mesure que le monde devient de plus en plus connecté.
On estime ainsi que 58% des employés sont connectés sur Facebook avec leurs collègues, et 40% avec leurs superviseurs.
Certains de ces réseaux en ligne, tels que Facebook ou Twitter, sont des espaces sociaux où les relations peuvent être à la fois personnelles et professionnelles. Il en résulte une collision potentielle des sphères privées et professionnelles qui peut être source d’opportunités mais également de difficultés.

Une lettre ouverte adressée à… Facebook

Mozilla, Access Now, Reporters Sans Frontières et plus de 30 associations viennent de signer une lettre ouverte à Facebook demandant des actes forts pour « protéger les utilisateurs lors des élections européennes. »

L’initiative entend marquer les esprits à la veille de la tenue des prochaines élections européennes. Dans le cahier des doléances, on trouve notamment la disponibilité d’une « API d’archivage des publicités fonctionnelle et ouverte qui permet une recherche avancée et le développement d’outils d’analyse des publicités politiques diffusées aux utilisateurs européens de Facebook ».

Faire tomber l’anonymat : une bonne idée ?

Cela fait de nombreuses années que le législateur s’interroge sur la légitimité de l’anonymat en ligne. Internet a pris de l’ampleur : tous les citoyens s’expriment en ligne, profitant de ce nouvel espace de liberté.
La liberté d’expression sur le net a été une révolution pour l’ensemble des sphères politiques, médiatiques, économiques et sociales.
Là, un blogueur parle avec passion de ses hobbies, mieux qu’un journal spécialisé. Là, un professionnel parle de son métier avec un angle différent et amène de nouvelles perspectives. Là, une personne révèle des faits cachés et prend involontairement la posture de lanceur d’alertes et aide les acteurs publiques à prendre conscience d’un problème. Là, une pétition par son ampleur fait émerger une question importante au sein de la société. Et là, un individu mal intentionné insulte des personnes ou un groupe de journalistes, de graphistes et de publicitaires parisiens organise un harcèlement  systématique envers des cibles identifiées.
Les plateformes de médias sociaux comme Twitter et Facebook sont un terrain de jeu mondial. Chacun s’inscrit et s’exprime en postant ce qu’il veut : sa vie, son avis, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sans filtre, ni censure (ni réflexion ?) et à regrets quelques fois par la suite. Le pire étant atteint quand des utilisateurs se regroupent pour poster volontairement des mensonges, des fausses nouvelles, des contre-vérités et des insultes à caractère discriminatoire (sexiste, homophobe, raciste).
C’est à ce moment là que la plateforme doit agir : elle est responsable du contenu posté chez elle, dans le respect des lois du pays concerné.
Malgré les moyens technologiques et financiers disponibles, Twitter et Facebook semblent ne pas agir assez rapidement (certains diraient « semblent ne pas agir du tout ») pour suspendre les comptes coupables d’un propos tombant sous le coup de la loi.

Glyn Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire

Dans un éditorial précédent, j’ai souligné qu’il existe un gros mensonge au cœur de l’Article 13 de la proposition de directive européenne au sujet du droit d’auteur : il est possible de vérifier les téléversements de matériels non-autorisés sans pouvoir inspecter chaque fichier. L’UE s’est retrouvée dans cette position absurde car elle sait que de nombreux parlementaires européens rejetteraient l’idée d’imposer une obligation de suivi général sur les services en ligne, ne serait-ce que parce que la directive sur le commerce en ligne l’interdit de manière explicite. Au lieu de cela, le texte de l’article 13 prétend simplement que des alternatives techniques peuvent être trouvées, sans les préciser. La session parue récemment de « Q & R sur la proposition de directive au sujet du Copyright numérique » par le Parlement Européen explique encore que si les services ne sont pas assez intelligents pour trouver des solutions et utiliser des filtres sur les téléversements de contenu, c’est forcément de leur faute.

L’Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.
Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’Internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

Windows 10 : plongée en eaux troubles

Vous avez sans doute remarqué que lorsque les médias grand public évoquent les entreprises dominantes du numérique on entend « les GAFA » et on a tendance à oublier le M de Microsoft. Et pourtant…

On sait depuis longtemps à quel point Microsoft piste ses utilisateurs, mais des mesures précises faisaient défaut. Le bref article que Framalang vous propose évoque les données d’une analyse approfondie de tout ce que Windows 10 envoie vers ses serveurs pratiquement à l’insu de ses utilisateurs…


Article original : 534 Ways that Windows 10 Tracks You – From German Cyber Intelligence
Traduction Framalang : Khrys, goofy, draenog, Sphinx.

Règlement terroriste

En septembre 2018, sous l’influence de la France et de l’Allemagne, la Commission européenne a proposé un règlement « relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste ».
Ce nouveau règlement imposera à tout acteur du Web (hébergeurs de blog ou de vidéos, sites de presse, petits forums ou grands réseaux sociaux) de :
Bloquer en une heure n’importe quel contenu signalé comme « terroriste » par la police (sans l’autorisation préalable d’un juge), et donc se tenir à sa disposition 24h/24 et 7j/7.
– Devancer les demandes de la police en détectant lui-même les contenus illicites à l’aide d’outils de filtrage automatisé.
Si un site ne respecte pas ces règles, il risque une amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires.
Délégation de la censure aux géants du Web

Déclaration commune : se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias

La Quadrature du Net partage la déclaration ci-dessous avec une dizaine d’associations et une trentaine de média. La méfiance envers les « média dominants » (presse, TV, radio) a toujours été une opportunité de réappropriation de nos moyens de communication, où Internet joue tout son rôle. Ainsi, en plus d’interroger la place de ces média, il faut lutter pour qu’Internet reste entre nos mains.
Repoussons sa mise sous tutelle par la police et par l’alliance de nos gouvernements aux Facebook et Google de ce monde. Repoussons urgemment le règlement terroriste (notre site de campagne) ainsi que les ambitions du gouvernement dans sa future loi prétendument « anti-haine » (notre analyse).

Pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux – Décryptualité du 11 février 2019

Titre : Décryptualité du 11 février 2019 – La pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 11 février 2019
Durée : 15 min 50
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 6 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Soporte Técnico Informatico. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
En réaction à un article de la semaine dernière où un chirurgien américain critique les effets d’une solution logiciel de gestion d’hôpital sur la pratique de la médecine1, Décryptualité évoque toute l’étendue de la nécessité de maîtriser son informatique, notamment dans un milieu professionnel.

Voici comment faire du téléphone intelligent son allié, en classe !

Dans les salles de classe, nombre d’enseignants considèrent le téléphone intelligent comme une arme de distraction massive et en sont venus à la conclusion que téléphone intelligent et école ne font pas bon ménage.
En effet, avec un téléphone intelligent, les élèves peuvent échanger avec tous leurs amis et avec des millions d’étrangers dans un vaste monde virtuel d’applications monopolisatrices d’attention.
Or, bien que certaines préoccupations sur l’usage du téléphone intelligent en classe soient légitimes, il reste que ces appareils font partie intégrante de la vie des jeunes d’aujourd’hui.
Dans un tel contexte, préconiser une utilisation éclairée des téléphones intelligents dans les salles de classe pourrait se révéler une stratégie plus efficace que l’interdiction pure et simple de ce type d’appareil dans les écoles.
Je crois que les enseignants peuvent exercer une influence positive sur le comportement quotidien des jeunes en intégrant les téléphones intelligents de manière réfléchie et créative dans leurs activités à l’intérieur comme à l’extérieur des salles de cours.
Je fais partie d’une équipe de recherche dont les travaux portent sur l’utilisation en classe des appareils mobiles, tels que les téléphones intelligents et les tablettes, comme outils d’enseignement et d’apprentissage des arts.
Chercheur, mais aussi artiste, j’ai entrevu les possibilités d’apprentissage qu’ouvrent les téléphones intelligents à la suite de mes propres explorations sonores.

Si un logiciel est financé avec des fonds publics, son code source devrait être ouvert

C’est peut-être parce que beaucoup de développeurs de logiciels libres ont été des marginaux et des rebelles qu’on leur accorde moins d’attention dans les administrations publiques que dans d’autres contextes. Mais c’est un combat important, notamment parce qu’il y a une dynamique particulière en jeu et de nombreuses bonnes raisons d’exiger des logiciels libres. Il est malheureux que la tentative la plus célèbre de convertir un système informatique public du code propriétaire à l’open source – la ville de Munich – ait été une expérience si difficile. Bien que l’année dernière il ait été décidé de revenir à Windows, il semble que ce soit plutôt un échec de la gestion informatique, que du code lui-même. Par ailleurs, il faut rappeler que le projet de Munich a débuté en 2003, alors qu’il était pionnier.

Vers l’automatisation de la censure politique

Pour vous opposer à l’automatisation de la censure imposée par le règlement terroriste, rendez-vous sur notre page de campagne et contactez les députés européens jusqu’au 21 mars
Nous sommes à un tournant de la longue histoire de la censure. Ce tournant, c’est celui de la censure privée et automatisée. Il acte une rupture radicale avec les garanties associées à la liberté d’expression que les luttes démocratiques du XIXème siècle nous avaient léguées en héritage.

Lobbying

La corruption c’est quand tu donnes de la tune. Le lobbying c’est quand t’en dépenses. Un commentaire sur Next INpact.
Les dépenses en lobbying des GAFAM en millions d’euros à Bruxelles.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 19 février 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 19 février 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Stéphane Bortzmeyer, Cyberstructure. Internet, un espace politique – Aliette Lacroix, Pacte pour la Transition – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 19 février 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

En attendant les robots – Antonio Casilli – Arts et métiers

Titre : En attendant les robots
Intervenants : Antonio Casilli – Thomas Baumgartner
Lieu : Conférences et débats – Paroles d’auteurs – Musée des arts et métiers
Date : janvier 2019
Durée : 1 h 30 min 34
Visionner la conférence sur le site du musée ou ici
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Antonio Casilli, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
Qu’est-ce que le
digital labor?
Comment « ce travail tâcheronnisé et datafié qui sert à entraîner les systèmes automatiques » s’oppose-t-il à l’idée de progrès induite par l’intelligence artificielle ? Le livre d’Antonio A. Casilli explore la face cachée de l’innovation numérique dans laquelle l’homme est mis au service de la machine. De Uber à Amazon en passant par Google et Airbnb, les différentes plateformes numériques commercialisent les données avec l’aide de leurs usagers et des travailleurs du clic. Antonio A. Casilli nous offre une vue d’ensemble, analytique et critique, d’un dispositif opaque auquel nous participons à notre insu.

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse

Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

Jusqu’où peut aller la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

Cet article est tiré de l’article de recherche : Pereira, B (2017), « Entreprise, loyauté et liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux numériques », Gérer et Comprendre, no. 130, décembre, pp.67-75.

La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et fait l’objet d’une consécration internationale et nationale (Déclaration universelle des droits de l’homme, ONU, 1948 ; Convention européenne des droits de l’homme, 1950 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). Elle s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

Vivre ensemble dans un monde transformé par les technologies

Le livre Future Politics : Living Together in a World Transformed by Tech de Jamie Susskind, ou comment aborder la vie dans un mode transformé par la technique. Un livre passionnant qui pose un nombre certain de questions. Parmi celles-ci :
Comment la technologie, digitale ou intelligence artificielle (AI) transforme-t-elle notre vie quotidienne ?
Comment cette technologie peut-elle être utilisée par les grands groupes (les GAFA chez nous ou les BATX en Chine) ?
Quels sont les implications sur les notions de démocratie, de répartition des ressources et richesses, sur le pouvoir en général ?
Comment la pensée politique passée peut-elle nous renseigner sur celle du futur ?

Permaculture et logiciels libres ?

Vous ne voyez pas le rapport ? Eh bien eux, si. La petite association allemande qui anime le projet Permaculture Commons a de modestes ambitions :  changer le monde.

Voici les objectifs que se donnent ses membres :
 » Nous voulons soutenir la transformation de la société vers une culture plus durable.
En collaboration avec une vaste communauté, nous aimerions rendre les modes de vie durables et la permaculture aussi accessibles que possible.
Nous croyons que la permaculture est la voie à suivre et que les outils numériques, les licences libres et la collaboration mondiale sont la voie à suivre pour diffuser le message. »

Oui c’est rafraîchissant et un poil utopique diront les plus sceptiques. Mais après tout, chez Framasoft, nous voulons aussi changer le monde un octet à la fois et nous aimons présenter les CHATONS que nous sommes comme « des AMAP du logiciel libre ». De sorte qu’au-delà de l’analogie, ce rapprochement entre les militants écologistes et la culture libre a éveillé l’attention du groupe Framalang.
Ah et puis, vous avez vu le thème des Journées du Logiciel Libre cette année ? Oui, vous y verrez pas mal de membres de Framasoft — et la conférence de Pyg : Numérique et effondrement : est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ? (non)

Sous les réseaux sociaux, un monde post-déconnexion

Où je poursuis ma déconnexion en explorant les deux grands types de réseaux sociaux, la manière dont ils nous rendent dépendants et comment ils corrompent les plus grands esprits de ce siècle.
Dans l’étude de mon addiction aux réseaux sociaux, je me suis rendu compte qu’il en existait deux types : les réseaux symétriques et ceux qui sont asymétriques.
Dans les réseaux symétriques, comme Facebook ou Linkedin, une connexion est toujours partagée d’un commun accord. Une des personnes doit faire une demande, l’autre doit l’accepter. Le résultat est que chacun voit ce que poste l’autre. Même s’il existe des mécanismes pour « cacher » certains de vos amis ou « voir moins de posts de cette personne », il est implicitement acquis que « Si je vois ce qu’il poste, il voit ce que je poste ». Ce fallacieux postulat donne l’impression d’un lien social. Le fait de recevoir une demande de connexion est donc source d’une décharge de dopamine. « Youpie ! Quelqu’un veut être en relation avec moi ! ». Mais également source de surcharge cognitive : dois-je accepter cette personne ? Où tracer la frontière entre ceux que j’accepte et les autres ? Que va-t-elle penser si je ne l’accepte pas ? Je l’aime bien, mais pas au point de l’accepter, etc.

Solidarité avec les profs de Paris 13 remplacés par Google

Lundi matin, La Quadrature du Net est intervenue aux côtés d’enseignant·es de l’université de Paris 13 pour interrompre une dizaine de minutes la formation de 4 jours donnée par Google à une centaine d’étudiant·es.
Cette formation de Google est un exemple de plus où l’État désinvestit le service public pour le déléguer à des acteurs privés, faisant directement écho à nos principaux dossiers en cours – où l’État délègue la censure du Net aux GAFAM dans le règlement de censure terroriste et où certaines villes confient leur politique sécuritaire à des technologies privées.
Le cas de Paris 13 est criant : alors que l’université manque considérablement de moyens pour fournir des cours à ses étudiant·es, elle accueille à bras ouvert Google, qui vient gratuitement expliquer aux élèves comment devenir complices de sa surveillance économique de masse (récemment reconnue illégale par la CNIL suite à l’une de nos plaintes collectives).
Nous reproduisons ci-dessous et nous nous associons au communiqué des membres du personnel de Paris 13 luttant contre cette privatisation de l’enseignement public.

BONUS :

GNU/Linux : après plus de 25 ans d’existence, retour sur l’histoire mouvementée de l’OS libre

Linux est, au sens restreint, le noyau de système d’exploitation Linux, et au sens large, tout système d’exploitation fondé sur le noyau Linux. Créé en 1991 par Linus Torvalds, c’est un logiciel libre destiné en premier lieu pour les ordinateurs personnels compatibles PC, qui avec des logiciels GNU devait constituer un système d’exploitation à part entière.

Autour du 20 mars, découvrez le Logiciel Libre partout en France !

Libre en fête

Initiée et coordonnée par l’April, l’initiative Libre en Fête est relancée pour la dix-huitième année consécutive : pour accompagner l’arrivée du printemps, des événements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposés partout en France autour du 20 mars, dans une dynamique conviviale et festive. Les dates retenues pour Libre en Fête 2019 sont du samedi 2 mars au dimanche 7 avril inclus.
Au travers de ces événements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.
Pour cette édition 2019, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle « la priorité au logiciel libre au quotidien ».https://libre-en-fete.net/2019/

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #5

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon cinquième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Les GAFAM ont gagné, que faire ?

Petite réflexion personnelle. Je vois partout cette tribune de Tarik Krim. Elle fait causer. Je suis, en grande partie, d’accord avec ce qu’il dit. Les GAFAM sont partout, depuis longtemps. Depuis les administrations jusqu’aux particuliers. Malgré de belles paroles de nos politiques, le libre est bien peu utilisé et les contrats avec les géants américains sont encore très présents (éducation notamment). Malgré des associations qui se bougent (Framasoft pour ne pas la citer, malgré mes divers désaccords avec eux), des projets vraiment bien comme Qwant, Net-C ou encore /e/ dont je vous parle régulièrement, le commun des mortels, les citoyens, sont sur fessebouc et utilisent les services de Google à toutes les sauces. Et les administrations qui envoient des documents via Google Doc. Consternant…
La faute en revient à qui ?

Les données que récolte Google, document complet

Ces dernières semaines nous avons publié par chapitres successifs notre traduction de Google Data Collection, l’étude élaborée par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt.
Vous trouverez ci-dessous en un seul document sous deux formats (.odt et .pdf) non seulement l’ensemble des chapitres publiés précédemment mais aussi les copieuses annexes qui référencent les recherches menées par l’équipe ainsi que les éléments qui ne pouvaient être détaillés dans les chapitres précédents.
Traduction Framalang pour l’ensemble du document :
Alain, Barbara, Bullcheat, Côme, David_m, fab, Fabrice, FranBAG, Goofy, jums, Khrys, Mika, Obny, Penguin, Piup, Serici. Remerciements particuliers à Cyrille.
Nous avons fait de notre mieux, mais des imperfections de divers ordres peuvent subsister, n’hésitez pas à vous emparer de la version en .odt pour opérer les rectifications que vous jugerez nécessaires.


.PDF Version 3.2 (2,6 Mo)
.ODT Version 3.2 (3,3 Mo)

GAFAM : Logiciels libres et éducation

À l’occasion du vote en juillet 2013 de la loi dite d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, les partisanes et partisans des logiciels libres ont vu leurs espoirs s’évanouir. Heureusement, ici et ailleurs, des résistances s’organisent.

Le Web d’aujourd’hui serait-il le même sans Google ?

On a beau dire que Google est devenu le mal à cause de son fonctionnement basé sur le profilage de la population à des fins mercantiles (et aussi d’espionnage, les USA s’étant doté des lois pour pomper toutes les données collectées), je pense que personne ne se rend vraiment compte à quel point il est devenu incontournable pour le Web actuel. J’aimerai donc mettre en lumière quelques points pas très visibles mais essentiels je pense pour comprendre comment on est arrivé là.
Le Web a existé avant Google. Huit ans sans lui pour être exact. Et c’était…

Comment la France s’est vendue aux Gafam

Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise.

Facebook, le début de la fin ?

Quelque 2,27 milliards d’utilisateurs actifs (donc) contributeurs chaque mois, dont 1,49 milliard au quotidien, et un bénéfice net encore confortable, ne mettent absolument pas à l’abri des menaces, ni endogènes ni exogènes. Pour le leader des réseaux sociaux, Facebook, les nuages semblent en effet s’amonceler aussi bien à court terme (moins d’un an) qu’à moyen (moins de cinq ans) et long terme. C’est l’objet de l’article, certes plutôt alarmiste, qui va suivre.

Surveillance à domicile avec les assistants personnels

Titre : Décryptualité du 14 janvier 2019 – Surveillance à domicile avec les assistants personnels
Intervenants : Christian – Magali – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 14 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 2 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Setreset, Silhouette or caricature of a 50’s spy, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Description :
Les assistants personnels sont le nouveau produit que les GAFAM tentent d’imposer. Outils de surveillance, faille de sécurité potentielle pour la vie privée, il est comme toujours important de maîtriser son informatique plutôt que d’être maîtrisé par elle.

Microsoft intègre un “Décodex” dans son navigateur Internet

Sans surprise, on voit que les GAFAM sont un des grands dangers de ce siècle…
Rappelons aussi que le problème de base de ces Décodex est bien de créer des listes “officielles” de sites proscrits a priori – peu importe si peu de gens utilisent l’extension.
Cela vise en effet clairement à détruire la réputation de ces sites dans les grands médias, chez les éditeurs, sur Wikipédia, etc. – et souvent leur financement. Alors que se prononcer sur une information précise est déjà plus défendable – mais ce n’est évidemment pas le but recherché.

Résistons à la pub sur Internet #bloquelapubnet

Aujourd’hui Framasoft (parmi d’autres) montre son soutien à l’association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) ainsi qu’à la Quadrature du Net qui lancent une campagne de sensibilisation et d’action pour lutter contre les nuisances publicitaires non-consenties sur Internet.

#BloquelapubNet : un site pour expliquer comment se protéger
Les lectrices et lecteurs de ce blog sont probablement déjà équipé⋅e⋅s de bloqueurs de pub et autres dispositifs de filtrage. Il faut dire que le tracking publicitaire est un des outils essentiels aux  géants du web, à tel point qu’ils nous créent une dystopie histoire que des gens cliquent sur des pubs, et ce malgré des initiatives se voulant respectueuses comme celle de NextINpact ou trollesques comme notre Framadsense.

http://bloquelapub.net/

Si vous, vous savez comment vous prémunir de cette pollution informationnelle… avez-vous déjà songé à aider vos proches, collègues et connaissances ? C’est compliqué de tout bien expliquer avec des mots simples, hein ? C’est justement à ça que sert le site bloquelapub.net  : un tutoriel à suivre qui permet, en quelques clics, d’apprendre quelques gestes essentiels pour notre hygiène numérique. Voilà un site utile, à partager et communiquer autour de soi avec enthousiasme, sans modération et accompagné du mot clé #bloquelapubnet !

Opération « Bloque la pub sur Internet »

À l’occasion de la journée européenne de protection des données, ce lundi 28 janvier 2019, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et La Quadrature du Net, soutenues par d’autres associations, lancent une opération Bloque la pub sur Internet et passe le bloqueur à tes voisin·es.
Cette opération continue de mettre en évidence les effets négatifs de la publicité en ligne et les outils pour s’en prémunir !

“Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde” par France 2

Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ? La question est posée dans Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde, le documentaire réalisé par Yannick Adam de Villiers et proposé par Laurent Delahousse.
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.

Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur

Titre : Décryptualité du 28 janvier 2019 – Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 28 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 4 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Giandrea, Wikimedia Commmons, Logo non officiel de l’Union européenne. Public domain.


Description :
Après l’échec des négociations du texte final de la directive sur la réforme du droit d’auteur, la bataille contre les articles 11 et 13 semble gagnée. Retour sur une tentative des ayants droit de mettre la main sur l’argent de Google en piétinant les libertés de tous.

Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ?

Titre : Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ? Le rendez-vous avec Pouhiou
Intervenants : Pouhiou – Éric Ferrari – Marie-Jo Arrighi Landini – Célia Petroni
Lieu : France 3 Corse . Via Stella
Date : septembre 2018
Durée : 26 min
Visionner l’émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : L.L. de Mars, Flypenguin. Licence Art Libre.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 29 janvier 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Vincent Calame, April – Anne-Catherine Lorrain, Parlement européen – Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia France – Patrick Creusot, April – Étienne Gonnu, April – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 29 janvier 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco.


Bonus :

Première sanction contre Google suite à nos plaintes collectives

Le 28 mai dernier, La Quadrature du Net déposait devant la CNIL, au nom de 12 000 personnes, cinq plaintes contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Depuis, la CNIL a décidé de traiter elle-même la plainte contre Google, alors que les autres sont parties devant les autorités irlandaise et luxembourgeoise (lire notre explication). À cela s’ajoutait une autre plainte déposée elle aussi devant la CNIL par nos amis de l’association autrichienne NOYB contre Android.
Aujourd’hui, la CNIL vient de sanctionner Google à hauteur de 50 millions d’euros, considérant que le ciblage publicitaire qu’il réalise sur son système d’exploitation Android n’est pas conforme au règlement général pour la protection des données (RGPD), la nouvelle loi européenne entrée en application le 25 mai 2018. Cependant, cette sanction n’est qu’une toute première partie de la réponse à notre plainte contre Google, qui dénonçait surtout le ciblage publicitaire imposé sur Youtube, Gmail et Google Search en violation de notre consentement.

La France frappe Google d’une amende de 50 millions d’euros

La CNIL vient d’adopter une amende record de 50 millions d’euros contre Google pour violation du droit à la protection des données. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) rapporte ainsi plus que la « taxe GAFA » préconisée par la France !
Une amende historique
Si vous pensez qu’il y a un zéro de trop, ce n’est pas le cas. C’est la première fois au monde qu’une autorité de contrôle des données inflige une sanction d’une telle ampleur. Le RGPD permet en effet d’adopter de lourdes amendes et la CNIL a décidé d’imposer une sanction pécuniaire de 4 % du chiffre d’affaires de Google. Ce texte de droit européen dont l’application est mondiale garantit que les GAFA et autres BATX (acronyme qui désigne les géants du Web chinois : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) respectent leurs usagers.
En l’occurrence la CNIL reproche à Google d’imposer à ses utilisateurs un manque de transparence sur les finalités de collecte de leurs données, leur durée de conservation, les catégories de données utilisées pour la personnalisation de la publicité. En effet, toutes ces informations sont disséminées dans plusieurs documents et il faudrait que chaque utilisateur clique sur cinq ou six liens pour enfin les découvrir, ce qui n’est naturellement presque jamais le cas !
La preuve est donc faite de l’efficacité de la protection offerte par le droit européen en dehors de son territoire et à l’encontre d’un acteur majeur du monde numérique.
Quel bilan tirer de l’application du RGPD huit mois après ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #1

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon premier billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Définition : GAFAM

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (fondées entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ». Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Bien que dans certains secteurs une partie des cinq entreprises peuvent être en concurrence directe, elles offrent globalement des produits ou services différents tout en présentant quelques caractéristiques en commun qui méritent de les réunir sous un même acronyme : de part leur taille, elles sont particulièrement influentes sur le Web américain et européen tant au niveau économique, politique et social et sont régulièrement l’objet de critiques ou de poursuites sur le plan fiscal, d’abus de position dominante et pour malmener la vie privée des internautes.

D’autres régions du monde possèdent leurs propres géants locaux, comme la Russie avec Yandex et VKontakte ou la Chine avec les BATX, acronyme faisant références à Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

L’usage bien réel de la position dominante des GAFAM – Transcription Décryptualité du 28 mai 2018

Titre : Décryptualité du 28 mai 2018 – De l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM
Intervenants : Mag – Nico – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : mai 2018
Durée : 13 min 30
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 21 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Golden lion Wikimedia Commons ; Licence Creative Commons BY-SA 3.0.
NB : transcription réalisée par nos soins. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

Augmentation de tarifs, report de responsabilité sur le RGPD sur des plus petits, l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM

Le standard européen des libertés, un bouclier juridique

Évoquer un « standard européen » des libertés revient à s’interroger sur l’existence et le développement d’un système normatif commun à l’ensemble des États de l’espace concerné.

On se plaît souvent à saluer l’émergence d’un droit que l’on pourrait qualifier de « continental », dont l’une des caractéristiques essentielles est de promouvoir un haut niveau d’exigence en matière de libertés, d’autant qu’il se caractérise par son évolution constante.

Cette satisfaction ne doit, cependant, pas cacher de réels motifs d’inquiétude, car l’émergence de ce standard européen se heurte à des oppositions actives, aussi bien extérieures qu’intérieures.

De la démocratie aux médiarchies

Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre rapport aux médias, à la manière d’une archéologie, qui déplierait, comme on le fait d’un oignon, les différentes strates qui composent ce régime qui nous gouverne, celui des médias.

RGPD : l’Union européenne entre de plain-pied dans l’ère du numérique

RGPD : ces quatre lettres désignent le règlement général sur la protection des données entré en application le 25 mai 2018. Volumineux texte de 87 pages, il crée un cadre réglementaire global et unifié au niveau européen pour la protection des données à caractère personnel, qu’il définit comme « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». En dépit des nombreuses obligations qu’il impose, à la suite du scandale Cambridge Analytica, il a été qualifié de « très positif » par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.

Le RGPD participe de la volonté de la Commission européenne de créer un marché unique numérique et, plus largement, « une économie européenne fondée sur les données », parce que les technologies et les communications numériques sont devenues omniprésentes dans l’ensemble des aspects de la vie humaine. Les données personnelles sont, par conséquent, dorénavant essentielles pour la croissance économique, la création d’emplois ou encore le progrès sociétal.

Cette économie fondée sur les données – celles-ci apparaissant comme la monnaie de l’économie numérique – pourrait, selon la Commission, représenter 643 milliards d’euros d’ici 2020, soit 3,17 % du PIB global de l’UE. Ce chiffre permet de mieux mesurer les enjeux qui s’attachent à la protection des données à caractère personnel, pour les citoyens, les entreprises, mais également pour l’Union européenne et son fonctionnement.

Les Communs numériques sont-il condamnés à devenir des « Communs du capital » ?

La semaine dernière, Katherine Maher, la directrice exécutive de la Wikimedia Foundation, a publié sur le site Wired un article assez surprenant, intitulé : «Facebook et Google devraient faire plus pour soutenir Wikipédia». Le point de départ de son raisonnement est de faire remarquer que les contenus de Wikipédia sont de plus en plus utilisés par les géants du numérique, comme Facebook ou Google :

Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés

Le journal Libération m’a demandé une tribune à propos du rejet par le Parlement européen du projet de directive sur le droit d’auteur qui a eu lieu la semaine dernière. En voici le texte ci-dessous, qui revient sur les raisons ayant conduit à cette issue, ainsi que sur les perspectives qui se dessinent pour le nouvel examen du texte qui doit avoir lieu en septembre prochain.

Google : une amende record… mais un problème concurrentiel (très) loin d’être résolu

L’amende infligée à Google par la Commission européenne a beau avoir atteint le montant record de plus de 4,3 milliards d’euros, elle nous apparaît comme un cautère appliqué sur une jambe de bois tant elle semble dérisoire au regard des effets anticoncurrentiels des pratiques visées par la décision. Pour bien en saisir toute la portée, il nous faut revenir sur les trois fondements de la décision.

Pass Culture : cet obscur objet (d’administration) du désir…

500 euros pour tous les jeunes de 18 ans à dépenser pour des biens et services culturels : c’était une des promesses de campagne du candidat Macron qui va commencer à se concrétiser en septembre avec une première expérimentation lancée dans quatre départements. Si un certain flou entoure encore la réalisation de ce projet, on sait déjà que c’est par le biais d’une application mobile présentée comme un « GPS culturel » que les jeunes accéderont à l’offre du Pass Culture.

Entretien avec Kévin Boucaud-Victoire sur Orwell

George Orwell est mort en 1950, dans une Europe hantée par le fascisme et le stalinisme. En quoi peut-il nous aider à comprendre l’époque présente ?

L’époque présente n’a en effet que peu à voir avec celle d’Orwell, malgré la focalisation, parfois hystérique, sur les années 1930. La mondialisation, la société de consommation, les GAFAM, l’emprise technologique, le djihadisme, l’effondrement du marxisme et la victoire du néolibéralisme rendent notre époque unique. De toute manière, l’histoire se caricature parfois – comme l’a remarqué Karl Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte –, mais ne se répète jamais. Alors pourquoi lire Orwell ?

Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ?

Le vrai titre de l’article est : Colonisation numérique de l’Europe et de l’Afrique : peut-on contourner les GAFAMA ? Entretien avec le président de MEZA | lab.

Publié notamment sur un site de géostratégie, il évoque tout autant les problèmes du GAFAM VS Libre, mais aussi les problèmes du Libre, ainsi que les problèmes matériels de l’Afrique et bien sur les opportunités de s’y prendre autrement autant en Afrique qu’en Europe !

A vous de lire, et vous faire votre avis !

Mais déjà je voudrais faire quelques remarques :

Étonnamment peu de retour, et même quasiment aucun du monde libriste, ce qui est bien dommage.

Agir avant le 12 septembre pour sauver Internet du filtrage généralisé des contenus

Mercredi 12 septembre 2018 se tiendra un vote déterminant pour la défense d’un Internet libre et ouvert, neutre et acentré : le Parlement européen réuni en formation plénière va amender et voter la proposition de révision de la directive droit d’auteur de la Commission européenne dont l’article 13 imposerait aux plates‐formes de partage le filtrage des contenus mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices. Une mesure liberticide que les parlementaires doivent absolument rejeter. Il est donc fondamental de se mobiliser pour garantir ce vote de rejet.

Technologie : l’âge sombre

L’artiste et essayiste James Bridle (@jamesbridle) s’intéresse depuis longtemps aux dysfonctionnements de notre monde moderne. Il observe ce qui ne fonctionne pas : les bugs, les glitchs, les ratés de notre développement technologique… Longtemps, il a regardé les espaces de friction entre technologie et société comme le lieu d’expression et de production de nouvelles formes culturelles. C’était ce qu’il appelait « la nouvelle esthétique », celle produite au croisement de la technologie et de la réalité, ces « irruptions visuelles du monde numérique dans le monde physique ». Il en a joué plus que tout autre, en produisant des dispositifs pour interroger la manière même dont nous produisons notre monde moderne. L’un des exemples les plus célèbres – parmi d’autres – étant certainement le piège à voiture autonome qu’il imagina, comme une mise en abîme des limites de la soi-disant intelligence artificielle qu’on pouvait prendre au piège comme un enfant… On avait évoqué rapidement, au printemps, la sortie de son dernier livre Le nouvel âge sombre : la technologie et la fin du futur (Verso Books, 2018, en anglais)… Il est temps d’y revenir.

Europe : des robocopyrights et des droits voisins pour la presse | Reflets.info

L’essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d’auteur dans le marché unique ». L’article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d’auteur. L’article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l’industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n’hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d’être à l’origine d’un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l’Internet, l’artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel

Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public. En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre.

Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, Facebook et consorts) recourent à des outils de ­filtrage automatisés. Le but ? Repérer les ­contenus ­publiés par les internautes et bloquer ceux ­incluant des œuvres couvertes par le droit d’auteur. Une forme de censure préalable, automatisée et privatisée.

Rien de bien nouveau, donc. En effet, depuis le milieu des années 1990, les industries culturelles (musique, cinéma, édition…) n’ont eu de cesse d’exiger des législateurs et des tribunaux la « collaboration » forcée des fournisseurs ­d’accès à Internet et des hébergeurs pour lutter ­contre l’échange gratuit d’œuvres culturelles sur les réseaux.

Directive sur le droit d’auteur

Vous ne le savez peut-être pas mais le Parlement européen a finalement adopté (après un premier rejet en juin dernier), mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Et c’est grave ! D’autre en parle bien mieux que moi mais je souhaite néanmoins évacuer cette colère.

Cette directive comporte notamment deux articles (le 11 et le 13) qui vont profondément changer la face d’Internet.

La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert !

Qu’est-ce  qu’une victoire et qu’est-ce qu’une défaite ?  En un peu plus de 10 ans de militantisme pour les libertés dans  l’environnement numérique, j’ai souvent eu l’occasion  de me poser cette question. Et elle surgit à nouveau de la plus cruelle des manières, suite au vote du Parlement européen en faveur de la directive sur le Copyright, alors même que le précédent scrutin en juillet avait fait naître l’espoir d’une issue différente.

dWeb : vers un web (à nouveau) décentralisé ?

La journaliste Zoë Corbyn, pour le Guardian est revenue sur le Sommet pour un web décentralisé (vidéos), qui se tenait début août à San Francisco.

Les partisans du web décentralisé, explique Corbyn, souhaitent promouvoir et développer un web qui ne dépendrait plus des grandes entreprises qui amassent nos données pour en tirer profit. Pour ses promoteurs (parmi lesquels on trouve Tim Berners-Lee, Brewster Kahle ou Ted Nelson…), l’enjeu est de revenir à un web originel, avant qu’il ne soit perverti par les grandes plateformes qui ont émergé avec le web 2.0. Redistribuer le web afin que les utilisateurs gardent le contrôle de leurs données, interagissent et échangent des messages directement avec les autres membres du réseau sans passer par des services centralisés : tel est l’enjeu du dWeb.

dApps : le boom des alternatives décentralisées ?

Réguler Internet par la décentralisation

27 septembre 2018 – La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

Qwant, on ne l’arrête plus !

Qwant, ce « petit » moteur de recherche alternatif ne cesse plus de grandir. Il multiplie les annonces, partenariats et initiatives. Même si, évidemment, 8%, c’est encore bien peu, il ne cesse de grandir et de s’affirmer comme un moteur crédible, une possible alternative à Google. On peut voir que les annonces s’accumulent depuis quelques mois, et c’est vraiment bien. Depuis France Télévisions, Vivaldi ou encore Brave, Qwant se retrouve partout. Même, prochainement, à l’Assemblée nationale. Et sa Charte éthique trouve de plus en plus d’écho, avec plus d’une trentaine de signataires (dont Net-c, le fournisseur européen d’email/calendrier/contacts respectueux de la vie privée).

Il est même cité par le gouvernement comme une alternative aux services des GAFAM (avec Mastodon également, le réseau libre et décentralisé, ou encore certains outils de Framasoft).

Champion européen du numérique

Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherches développé en France, dans le but déclaré d’offrir une solution alternative à Google. Une solution européenne pour réduire la dépendance des internautes au géant américain. Une alternative qui offre un avantage comparatif : contrairement à Google, Qwant n’enregistre pas nos données personnelles ou les traces de nos requêtes sur l’Internet – et ne les transmet pas aux services secrets d’une grande puissance étrangère. Qwant est donc un instrument à la fois de concurrence et de souveraineté.

Rappelons au passage que Google jouit en Europe d’une position encore plus dominante (environ 90 %) qu’aux États-Unis (78 %), tandis qu’elle n’a que des parts mineures de marché en Chine et en Russie, où dominent respectivement Baidu et Yandex. Google est hégémonique en Inde (94 % des requêtes).

 

Vous l’aurez constaté, pour ce premier numéros, certains articles ne datent pas du mois écoulé … mais ça devrais être le cas pour les suivants !

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


ACTION DE GROUPE CONTRE LES GAFAM

Attaquons les GAFAM et leur monde

17 avril 2018 – Nous avons lancé hier notre campagne d’actions de groupe contre les GAFAM. Jusqu’au 25 mai (jour du dépôt des plaintes devant la CNIL) toute personne vivant en France peut nous rejoindre sur gafam.laquadrature.net. C’est sur la base de ces premières actions que nous pourrons, sur le temps long, déconstruire méthodiquement le monde qu’ils tentent de nous imposer.

ACTION DE GROUPE CONTRE LES GAFAM

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) nous font payer leurs services avec nos libertés.
Notre liberté de conscience, les laissant accéder aux détails de notre esprit pour nous manipuler de façon individualisée et automatisée. Notre vie privée et notre intimité, sans laquelle nous ne pouvons plus nous construire nous-mêmes.
Ce contrat est illicite : en démocratie, personne ne peut vendre ses libertés fondamentales. Ainsi, le droit interdit désormais qu’un service soit rémunéré par des données personnelles.

Pour récupérer nos libertés, le 25 mai, La Quadrature du Net engagera une action collective contre chacun des GAFAM.

Pourquoi attaquer Facebook ?

19 avril 2018 – Notre campagne d’actions de groupe commence par Facebook, qui est l’illustration la plus flagrante du modèle que nous dénonçons : rémunérer un service en échange de notre vie privée et de notre liberté de conscience. Détaillons aujourd’hui les conséquences de ses activités.

Pourquoi attaquer Google ?

03 Mai 2018 – Deuxième titan de l’Internet que nous attaquons, Google est plus subtil dans sa surveillance. La stratégie est différente de celle de Facebook mais tout autant contraire à nos libertés. Démystifions cela.

Pourquoi attaquer Apple ?

11 Mai 2018 – Le troisième monstre qu’on attaque, c’est Apple. Il est bien différent de ses deux frères déjà traités ici (Google et Facebook), car il ne centre pas ses profits sur l’exploitation de nos données personnelles. Ce géant-là est avant tout un géant de la communication, il sait donc bien se donner une image d’élève modèle alors qu’il n’est pas irréprochable… ni inattaquable !

Contre l’emprise des GAFAM sur nos vies, allez dès maintenant sur gafam.laquadrature.net signer les plaintes collectives que nous déposerons le 25 mai devant la CNIL.

Derrière les assistants vocaux, des humains vous entendent

18 mai 2018 – Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre de Julie, qui a travaillé pour une entreprise chargée d’ « améliorer » le fonctionnement de Cortana, l’assistant vocal de Microsoft, en écoutant une à une diverses paroles captées par la machine (volontairement ou non).

Nous partageons ici son témoignage édifiant, en vidéo ainsi qu’à l’écrit (en fin d’article).

Comme nous le rappelle Antonio Casilli ci-dessous, ce récit souligne exactement les pratiques très « humaines » que l’on retrouve en masse sous les miroirs trompeurs d’une soi-disant « intelligence artificielle ».

Contre l’emprise des GAFAM sur nos vies, signez les plaintes collectives sur gafam.laquadrature.net

Écrivons ensemble les plaintes contre les GAFAM

21 mai 2018 – Depuis plus d’un mois, nous vous invitons à rejoindre les 12 plaintes collectives contre les services des GAFAM. Aujourd’hui, nous vous proposons de rédiger ces plaintes avec nous. Pour laisser le temps aux retardataires de nous rejoindre, nous déposerons la plainte le lundi suivant l’entrée en application du RGPD : le 28 mai.


 


SOURCES & + D’INFOS @

www.gafam.fr

bannière-GAFAM

GAFAM

GAFA désigne Google, Apple, Facebook, Amazon qui qui sont les quatre grandes firmes américaines (nées dans les dernières années du XXe siècle ou au début du XXIe siècle sauf Apple créé en 1976) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four. Cet acronyme, cependant, tend à être abandonné au profit du sigle GAFAM, le M signifiant Microsoft. Leur puissance tend à être contestée par les Natu.

SOURCE & + d’infos @ https://fr.wikipedia.org/wiki/Gafa


Les différentes composantes de ce nouveau site sont les suivantes :

+ d’infos sur cette problématique @ & @,

Ce nouveau site prends la relève du présent blog « wordpress.com » …

Microsoft

Microsoft Corporation est une entreprise d’informatique et de micro-informatique multinationale américaine, fondée par Bill Gateset Paul Allen. Son activité principale consiste à développer et vendre des systèmes d’exploitation et des logiciels. Son revenu annuel a atteint 77,85 milliards de dollars sur l’exercice en 20134 et elle emploie 117 000 personnes dans 107 pays différents.

Le siège social de Microsoft se situe à Redmond, près de Seattle, et ses meilleures ventes sont le système d’exploitation Windowset la suite bureautique Microsoft Office. La société est parfois désignée MSFT, « la firme de Redmond » ou « Redmond » en raison de l’influence qu’a le siège social sur la région.

La stratégie commerciale de Microsoft, reposant sur la vente liée, lui a permis de diffuser son système d’exploitation Windows sur la grande majorité des ordinateurs de bureau. De nos jours, on remarque que la mission originale de Microsoft, c’est-à-dire d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows » est pratiquement accomplie, car Windowsoccupe plus de 90 % de part de marché dans le monde5.

Microsoft possède aujourd’hui une filiale, grâce au rachat de Nokia mobile OY, cette filiale se nomme Microsoft Mobile, elle est responsable de la production et du développement technologique des smartphones de Microsoft comme les Lumia6,7.

Microsoft est présent dans d’autres activités, comme le moteur de recherche Bing, les périphériques (claviers, souris), et différent matériel comme la Xbox.

Affaires et controverses de Microsoft

Microsoft fait l’objet de nombreuses critiques, controverses de son fonctionnement et de ses agissements, faisant régulièrement l’objet d’articles dans les médias.

SOURCES & + d’infos @ https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft

& https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaires_et_controverses_de_Microsoft

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