Mageia

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’une des autres distribution « grand public » :

Mageia /maʒeja/ est le nom d’une distribution Linux éditée par une association française à but non lucratif : Mageia.Org.

Le terme mageia — μαγεία en grec — signifie magie en français. C’est un clin d’œil à Mandrake le magicien dont s’inspirait le nom de la distribution Mandriva Linux.

En effet :

C’est une distribution issue de l’ancienne Mandriva Linux qui s’adresse à tous, utilisateurs débutants comme avertis. De création récente (2011) et offrant la plupart des environnements graphiques (Gnome, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon, Mate, Enlightenment, razor-QT) elle s’est rapidement montrée apte à toucher un large public.

Objectifs :

  • faire un système d’exploitation GNU/Linux facile à utiliser pour tout le monde ;
  • fournir des outils intégrés de configuration du système ;
  • garder un haut niveau d’intégration entre le système de base, l’environnement de bureau (KDE / GNOME) et les applications, et surtout améliorer l’intégration des logiciels tiers (qu’ils soient libres ou propriétaires) ;
  • prendre en charge de nouvelles architectures ;
  • améliorer la compréhension informatique des utilisateurs de cette distribution.

Je vous informe que la version 7 devrait sortir prochainement…

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows …& à MacOSX !


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L’actu des GAFAM #6

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon sixième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Comme vous vous en doutez, la sélection des articles que je vous propose n’est pas facile a établir (et chronophage).

Par le passé, j’utilisais mon « shaarli » pour ce type de billets @ sweetux.org. Désormais, j’utilisemon compte wallabag !

Urgent, mobilisez-vous, contactez les député⋅e⋅s pour la priorité au logiciel libre dans l’éducation

L’examen en séance publique du projet de loi pour une école de la confiance va démarrer lundi 11 février 2019 à partir de 16h. Deux amendements déposés par les membres du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) proposent que les logiciels mis à disposition des élèves dans le cadre du service public de l’enseignement soient en priorité des logiciels libres. L’April appelle chacun et chacune à contacter dès maintenant les député⋅e⋅s pour soutenir ces propositions. L’examen de ces amendements pourrait avoir lieu dès lundi 11 février ou mardi 12 février.

Legal by design : des icônes pour rendre le droit lisible par les humains et les machines ?

Le constat est ancien. Personne ne lit les Conditions générales d’utilisation (CGU) des services en ligne, ces contrats unilatéraux que nous devons accepter pour les utiliser. Mais si personne ne les lit, pourquoi continuent-ils à être la colonne vertébrale légale d’internet ?, s’interroge un éditorial du New York Times. Il faut approximativement 9 heures pour lire les conditions d’utilisation d’Amazon… Et ce n’est pas mieux de tous les autres services que nous utilisons. Pour le New York Times, nous sommes dans une « fiction juridique » du consentement (cf. « Du consentement en ses limites »). Les gens acceptent les conditions sans se rendre compte de ce à quoi ils donnent accès : l’utilisation de leurs données certes, mais aussi leurs observation et interprétation comportementales, c’est-à-dire leur traitement.
Devons-nous vivre dans un monde régi par les termes et conditions des plateformes ?

Les « contes de fée » sur les réseaux sociaux peuvent miner votre confiance, mais vous pouvez aussi en rire!

Si les réseaux sociaux étaient une personne, vous l’éviteriez probablement.
Facebook, Twitter et Instagram débordent de photos de personnes voyageant vers des destinations exotiques, paraissant comme si elles allaient figurer à la une de Vogue, et semblant vivre une existence de conte de fées. Et, comme tous les contes de fées, ces histoires ont toutes les allures de la fiction.
Quand vous comparez la « réalité projetée » à votre expérience vécue, il est facile de conclure que vous ne faites pas le poids. La recherche démontre que les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables face à ce phénomène.
Nous avons également examiné cette tendance chez les étudiants diplômés, notre prochaine génération d’universitaires : eux aussi se comparent implicitement à leurs pairs, parfois automatiquement. Nous sommes socialement formés à faire cela tel que démontré par une litanie d’études de recherche explorant nos relations avec les images projetées des autres .
Ces comparaisons implicites peuvent menacer vos besoins psychologiques innés : autonomie, compétence et appartenance. Pas seulement l’une d’entre elles. Chacune d’entre elles.. Et de telles comparaisons ont aiguillé la vie en ligne vers une compétition perdue d’avance.
Nous sommes dépassés par les autres et leurs messages, et cela peut nous rendre nettement malheureux si nous laissons faire. Il n’a jamais été plus facile de douter de nous-mêmes et de nos réalisations en raison du torrent omniprésent de « nouvelles » affichées par des gens généralement bien intentionnés en quête de communication et d’approbation.

Glyn Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi

La directive sur Copyright de l’Union Européenne est maintenant en phase d’achèvement au sein du système législatif européen. Étant donné la nature avancée des discussions, il est déjà très surprenant que le comité des affaires juridiques (JURI), responsable de son pilotage à travers le Parlement Européen, ait récemment publié une session de « Questions et Réponses » sur la proposition de « Directive au sujet du Copyright numérique ». Mais il n’est pas difficile de deviner pourquoi ce document a été publié maintenant. De plus en plus de personnes prennent conscience que la directive sur le Copyright en général, et l’Article 13 en particulier, vont faire beaucoup de tort à l’Internet en Europe. Cette session de Q & R tente de contrer les objections relevées et d’étouffer le nombre grandissant d’appels à l’abandon de l’Article 13.

Glyn Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés

Le feuilleton à suspense de l’article 13 se poursuit. Les désaccords entre la France et l’Allemagne sur les exemptions à l’obligation d’utiliser des filtres de téléchargement ont stoppé la progression vers la mise au point de la nouvelle législation et permis d’espérer que les graves dommages causés par l’article 13 à Internet pourraient être évités à la dernière minute.

[LesDecrypteurs] Qu’est-ce qui arrêtera Facebook ?

Lucie Ronfaut (Le Figaro Tech), Alexandre des Isnards (observateur des réseaux sociaux) et Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) décryptent le phénomène Facebook, 15 ans après sa création.
NDLRP – L’intervention de Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) :

[embedded content]
NDLRP : L’émission complète avec le débat de 2e partie est à suvire sur le lien original.
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/qu-est-ce-qui-arretera-facebook/5998653409001/

Médias sociaux au travail: quel type d’utilisateurs êtes-vous?

Les relations avec les collègues, superviseurs et autres contacts professionnels sur des réseaux sociaux en ligne prennent de l’ampleur à mesure que le monde devient de plus en plus connecté.
On estime ainsi que 58% des employés sont connectés sur Facebook avec leurs collègues, et 40% avec leurs superviseurs.
Certains de ces réseaux en ligne, tels que Facebook ou Twitter, sont des espaces sociaux où les relations peuvent être à la fois personnelles et professionnelles. Il en résulte une collision potentielle des sphères privées et professionnelles qui peut être source d’opportunités mais également de difficultés.

Une lettre ouverte adressée à… Facebook

Mozilla, Access Now, Reporters Sans Frontières et plus de 30 associations viennent de signer une lettre ouverte à Facebook demandant des actes forts pour « protéger les utilisateurs lors des élections européennes. »

L’initiative entend marquer les esprits à la veille de la tenue des prochaines élections européennes. Dans le cahier des doléances, on trouve notamment la disponibilité d’une « API d’archivage des publicités fonctionnelle et ouverte qui permet une recherche avancée et le développement d’outils d’analyse des publicités politiques diffusées aux utilisateurs européens de Facebook ».

Faire tomber l’anonymat : une bonne idée ?

Cela fait de nombreuses années que le législateur s’interroge sur la légitimité de l’anonymat en ligne. Internet a pris de l’ampleur : tous les citoyens s’expriment en ligne, profitant de ce nouvel espace de liberté.
La liberté d’expression sur le net a été une révolution pour l’ensemble des sphères politiques, médiatiques, économiques et sociales.
Là, un blogueur parle avec passion de ses hobbies, mieux qu’un journal spécialisé. Là, un professionnel parle de son métier avec un angle différent et amène de nouvelles perspectives. Là, une personne révèle des faits cachés et prend involontairement la posture de lanceur d’alertes et aide les acteurs publiques à prendre conscience d’un problème. Là, une pétition par son ampleur fait émerger une question importante au sein de la société. Et là, un individu mal intentionné insulte des personnes ou un groupe de journalistes, de graphistes et de publicitaires parisiens organise un harcèlement  systématique envers des cibles identifiées.
Les plateformes de médias sociaux comme Twitter et Facebook sont un terrain de jeu mondial. Chacun s’inscrit et s’exprime en postant ce qu’il veut : sa vie, son avis, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sans filtre, ni censure (ni réflexion ?) et à regrets quelques fois par la suite. Le pire étant atteint quand des utilisateurs se regroupent pour poster volontairement des mensonges, des fausses nouvelles, des contre-vérités et des insultes à caractère discriminatoire (sexiste, homophobe, raciste).
C’est à ce moment là que la plateforme doit agir : elle est responsable du contenu posté chez elle, dans le respect des lois du pays concerné.
Malgré les moyens technologiques et financiers disponibles, Twitter et Facebook semblent ne pas agir assez rapidement (certains diraient « semblent ne pas agir du tout ») pour suspendre les comptes coupables d’un propos tombant sous le coup de la loi.

Glyn Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire

Dans un éditorial précédent, j’ai souligné qu’il existe un gros mensonge au cœur de l’Article 13 de la proposition de directive européenne au sujet du droit d’auteur : il est possible de vérifier les téléversements de matériels non-autorisés sans pouvoir inspecter chaque fichier. L’UE s’est retrouvée dans cette position absurde car elle sait que de nombreux parlementaires européens rejetteraient l’idée d’imposer une obligation de suivi général sur les services en ligne, ne serait-ce que parce que la directive sur le commerce en ligne l’interdit de manière explicite. Au lieu de cela, le texte de l’article 13 prétend simplement que des alternatives techniques peuvent être trouvées, sans les préciser. La session parue récemment de « Q & R sur la proposition de directive au sujet du Copyright numérique » par le Parlement Européen explique encore que si les services ne sont pas assez intelligents pour trouver des solutions et utiliser des filtres sur les téléversements de contenu, c’est forcément de leur faute.

L’Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.
Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’Internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

Windows 10 : plongée en eaux troubles

Vous avez sans doute remarqué que lorsque les médias grand public évoquent les entreprises dominantes du numérique on entend « les GAFA » et on a tendance à oublier le M de Microsoft. Et pourtant…

On sait depuis longtemps à quel point Microsoft piste ses utilisateurs, mais des mesures précises faisaient défaut. Le bref article que Framalang vous propose évoque les données d’une analyse approfondie de tout ce que Windows 10 envoie vers ses serveurs pratiquement à l’insu de ses utilisateurs…


Article original : 534 Ways that Windows 10 Tracks You – From German Cyber Intelligence
Traduction Framalang : Khrys, goofy, draenog, Sphinx.

Règlement terroriste

En septembre 2018, sous l’influence de la France et de l’Allemagne, la Commission européenne a proposé un règlement « relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste ».
Ce nouveau règlement imposera à tout acteur du Web (hébergeurs de blog ou de vidéos, sites de presse, petits forums ou grands réseaux sociaux) de :
Bloquer en une heure n’importe quel contenu signalé comme « terroriste » par la police (sans l’autorisation préalable d’un juge), et donc se tenir à sa disposition 24h/24 et 7j/7.
– Devancer les demandes de la police en détectant lui-même les contenus illicites à l’aide d’outils de filtrage automatisé.
Si un site ne respecte pas ces règles, il risque une amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires.
Délégation de la censure aux géants du Web

Déclaration commune : se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias

La Quadrature du Net partage la déclaration ci-dessous avec une dizaine d’associations et une trentaine de média. La méfiance envers les « média dominants » (presse, TV, radio) a toujours été une opportunité de réappropriation de nos moyens de communication, où Internet joue tout son rôle. Ainsi, en plus d’interroger la place de ces média, il faut lutter pour qu’Internet reste entre nos mains.
Repoussons sa mise sous tutelle par la police et par l’alliance de nos gouvernements aux Facebook et Google de ce monde. Repoussons urgemment le règlement terroriste (notre site de campagne) ainsi que les ambitions du gouvernement dans sa future loi prétendument « anti-haine » (notre analyse).

Pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux – Décryptualité du 11 février 2019

Titre : Décryptualité du 11 février 2019 – La pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 11 février 2019
Durée : 15 min 50
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 6 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Soporte Técnico Informatico. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
En réaction à un article de la semaine dernière où un chirurgien américain critique les effets d’une solution logiciel de gestion d’hôpital sur la pratique de la médecine1, Décryptualité évoque toute l’étendue de la nécessité de maîtriser son informatique, notamment dans un milieu professionnel.

Voici comment faire du téléphone intelligent son allié, en classe !

Dans les salles de classe, nombre d’enseignants considèrent le téléphone intelligent comme une arme de distraction massive et en sont venus à la conclusion que téléphone intelligent et école ne font pas bon ménage.
En effet, avec un téléphone intelligent, les élèves peuvent échanger avec tous leurs amis et avec des millions d’étrangers dans un vaste monde virtuel d’applications monopolisatrices d’attention.
Or, bien que certaines préoccupations sur l’usage du téléphone intelligent en classe soient légitimes, il reste que ces appareils font partie intégrante de la vie des jeunes d’aujourd’hui.
Dans un tel contexte, préconiser une utilisation éclairée des téléphones intelligents dans les salles de classe pourrait se révéler une stratégie plus efficace que l’interdiction pure et simple de ce type d’appareil dans les écoles.
Je crois que les enseignants peuvent exercer une influence positive sur le comportement quotidien des jeunes en intégrant les téléphones intelligents de manière réfléchie et créative dans leurs activités à l’intérieur comme à l’extérieur des salles de cours.
Je fais partie d’une équipe de recherche dont les travaux portent sur l’utilisation en classe des appareils mobiles, tels que les téléphones intelligents et les tablettes, comme outils d’enseignement et d’apprentissage des arts.
Chercheur, mais aussi artiste, j’ai entrevu les possibilités d’apprentissage qu’ouvrent les téléphones intelligents à la suite de mes propres explorations sonores.

Si un logiciel est financé avec des fonds publics, son code source devrait être ouvert

C’est peut-être parce que beaucoup de développeurs de logiciels libres ont été des marginaux et des rebelles qu’on leur accorde moins d’attention dans les administrations publiques que dans d’autres contextes. Mais c’est un combat important, notamment parce qu’il y a une dynamique particulière en jeu et de nombreuses bonnes raisons d’exiger des logiciels libres. Il est malheureux que la tentative la plus célèbre de convertir un système informatique public du code propriétaire à l’open source – la ville de Munich – ait été une expérience si difficile. Bien que l’année dernière il ait été décidé de revenir à Windows, il semble que ce soit plutôt un échec de la gestion informatique, que du code lui-même. Par ailleurs, il faut rappeler que le projet de Munich a débuté en 2003, alors qu’il était pionnier.

Vers l’automatisation de la censure politique

Pour vous opposer à l’automatisation de la censure imposée par le règlement terroriste, rendez-vous sur notre page de campagne et contactez les députés européens jusqu’au 21 mars
Nous sommes à un tournant de la longue histoire de la censure. Ce tournant, c’est celui de la censure privée et automatisée. Il acte une rupture radicale avec les garanties associées à la liberté d’expression que les luttes démocratiques du XIXème siècle nous avaient léguées en héritage.

Lobbying

La corruption c’est quand tu donnes de la tune. Le lobbying c’est quand t’en dépenses. Un commentaire sur Next INpact.
Les dépenses en lobbying des GAFAM en millions d’euros à Bruxelles.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 19 février 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 19 février 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Stéphane Bortzmeyer, Cyberstructure. Internet, un espace politique – Aliette Lacroix, Pacte pour la Transition – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 19 février 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

En attendant les robots – Antonio Casilli – Arts et métiers

Titre : En attendant les robots
Intervenants : Antonio Casilli – Thomas Baumgartner
Lieu : Conférences et débats – Paroles d’auteurs – Musée des arts et métiers
Date : janvier 2019
Durée : 1 h 30 min 34
Visionner la conférence sur le site du musée ou ici
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Antonio Casilli, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
Qu’est-ce que le
digital labor?
Comment « ce travail tâcheronnisé et datafié qui sert à entraîner les systèmes automatiques » s’oppose-t-il à l’idée de progrès induite par l’intelligence artificielle ? Le livre d’Antonio A. Casilli explore la face cachée de l’innovation numérique dans laquelle l’homme est mis au service de la machine. De Uber à Amazon en passant par Google et Airbnb, les différentes plateformes numériques commercialisent les données avec l’aide de leurs usagers et des travailleurs du clic. Antonio A. Casilli nous offre une vue d’ensemble, analytique et critique, d’un dispositif opaque auquel nous participons à notre insu.

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse

Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

Jusqu’où peut aller la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

Cet article est tiré de l’article de recherche : Pereira, B (2017), « Entreprise, loyauté et liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux numériques », Gérer et Comprendre, no. 130, décembre, pp.67-75.

La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et fait l’objet d’une consécration internationale et nationale (Déclaration universelle des droits de l’homme, ONU, 1948 ; Convention européenne des droits de l’homme, 1950 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). Elle s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

Vivre ensemble dans un monde transformé par les technologies

Le livre Future Politics : Living Together in a World Transformed by Tech de Jamie Susskind, ou comment aborder la vie dans un mode transformé par la technique. Un livre passionnant qui pose un nombre certain de questions. Parmi celles-ci :
Comment la technologie, digitale ou intelligence artificielle (AI) transforme-t-elle notre vie quotidienne ?
Comment cette technologie peut-elle être utilisée par les grands groupes (les GAFA chez nous ou les BATX en Chine) ?
Quels sont les implications sur les notions de démocratie, de répartition des ressources et richesses, sur le pouvoir en général ?
Comment la pensée politique passée peut-elle nous renseigner sur celle du futur ?

Permaculture et logiciels libres ?

Vous ne voyez pas le rapport ? Eh bien eux, si. La petite association allemande qui anime le projet Permaculture Commons a de modestes ambitions :  changer le monde.

Voici les objectifs que se donnent ses membres :
 » Nous voulons soutenir la transformation de la société vers une culture plus durable.
En collaboration avec une vaste communauté, nous aimerions rendre les modes de vie durables et la permaculture aussi accessibles que possible.
Nous croyons que la permaculture est la voie à suivre et que les outils numériques, les licences libres et la collaboration mondiale sont la voie à suivre pour diffuser le message. »

Oui c’est rafraîchissant et un poil utopique diront les plus sceptiques. Mais après tout, chez Framasoft, nous voulons aussi changer le monde un octet à la fois et nous aimons présenter les CHATONS que nous sommes comme « des AMAP du logiciel libre ». De sorte qu’au-delà de l’analogie, ce rapprochement entre les militants écologistes et la culture libre a éveillé l’attention du groupe Framalang.
Ah et puis, vous avez vu le thème des Journées du Logiciel Libre cette année ? Oui, vous y verrez pas mal de membres de Framasoft — et la conférence de Pyg : Numérique et effondrement : est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ? (non)

Sous les réseaux sociaux, un monde post-déconnexion

Où je poursuis ma déconnexion en explorant les deux grands types de réseaux sociaux, la manière dont ils nous rendent dépendants et comment ils corrompent les plus grands esprits de ce siècle.
Dans l’étude de mon addiction aux réseaux sociaux, je me suis rendu compte qu’il en existait deux types : les réseaux symétriques et ceux qui sont asymétriques.
Dans les réseaux symétriques, comme Facebook ou Linkedin, une connexion est toujours partagée d’un commun accord. Une des personnes doit faire une demande, l’autre doit l’accepter. Le résultat est que chacun voit ce que poste l’autre. Même s’il existe des mécanismes pour « cacher » certains de vos amis ou « voir moins de posts de cette personne », il est implicitement acquis que « Si je vois ce qu’il poste, il voit ce que je poste ». Ce fallacieux postulat donne l’impression d’un lien social. Le fait de recevoir une demande de connexion est donc source d’une décharge de dopamine. « Youpie ! Quelqu’un veut être en relation avec moi ! ». Mais également source de surcharge cognitive : dois-je accepter cette personne ? Où tracer la frontière entre ceux que j’accepte et les autres ? Que va-t-elle penser si je ne l’accepte pas ? Je l’aime bien, mais pas au point de l’accepter, etc.

Solidarité avec les profs de Paris 13 remplacés par Google

Lundi matin, La Quadrature du Net est intervenue aux côtés d’enseignant·es de l’université de Paris 13 pour interrompre une dizaine de minutes la formation de 4 jours donnée par Google à une centaine d’étudiant·es.
Cette formation de Google est un exemple de plus où l’État désinvestit le service public pour le déléguer à des acteurs privés, faisant directement écho à nos principaux dossiers en cours – où l’État délègue la censure du Net aux GAFAM dans le règlement de censure terroriste et où certaines villes confient leur politique sécuritaire à des technologies privées.
Le cas de Paris 13 est criant : alors que l’université manque considérablement de moyens pour fournir des cours à ses étudiant·es, elle accueille à bras ouvert Google, qui vient gratuitement expliquer aux élèves comment devenir complices de sa surveillance économique de masse (récemment reconnue illégale par la CNIL suite à l’une de nos plaintes collectives).
Nous reproduisons ci-dessous et nous nous associons au communiqué des membres du personnel de Paris 13 luttant contre cette privatisation de l’enseignement public.

BONUS :

GNU/Linux : après plus de 25 ans d’existence, retour sur l’histoire mouvementée de l’OS libre

Linux est, au sens restreint, le noyau de système d’exploitation Linux, et au sens large, tout système d’exploitation fondé sur le noyau Linux. Créé en 1991 par Linus Torvalds, c’est un logiciel libre destiné en premier lieu pour les ordinateurs personnels compatibles PC, qui avec des logiciels GNU devait constituer un système d’exploitation à part entière.

Autour du 20 mars, découvrez le Logiciel Libre partout en France !

Libre en fête

Initiée et coordonnée par l’April, l’initiative Libre en Fête est relancée pour la dix-huitième année consécutive : pour accompagner l’arrivée du printemps, des événements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposés partout en France autour du 20 mars, dans une dynamique conviviale et festive. Les dates retenues pour Libre en Fête 2019 sont du samedi 2 mars au dimanche 7 avril inclus.
Au travers de ces événements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.
Pour cette édition 2019, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle « la priorité au logiciel libre au quotidien ».https://libre-en-fete.net/2019/

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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KDE

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des deux plus connus & utilisés avec Gnome (présenté dernièrement) :

KDE est un projet de logiciel libre historiquement centré autour d’un environnement de bureau pour systèmes UNIX. Ce projet a évolué en un ensemble de programmes :
KDE Framework, bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme ;
Plasma, environnement de bureau ;
KDE Applications, ensemble complet d’applications.
L’ensemble est utilisé principalement avec les systèmes d’exploitation Linux et BSD. Le projet est également disponible avec un support variable, mais croissant[réf. souhaitée], sous : Mac OS X, quelques autres UNIX (Solaris notamment), ainsi que Windows. Pour sa version 4, l’équipe KDE propose sa version pour Windows via un simple installeur. Les exécutables Windows et Plasma devraient donc pouvoir s’ouvrir sur cette plateforme.
KDE est inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux populaires. Il est l’environnement de bureau par défaut de certaines comme openSUSE, Mageia ou encore Kaspersky Rescue Disk. D’origine allemande (mais ses développeurs sont actuellement répartis sur tout le globe), KDE est traduit en plus de 100 langues.
KDE est avec GNOME la principale alternative libre et grand public aux interfaces des systèmes d’exploitation plus répandus (c’est-à-dire Windows et Mac OS X). Ses logiciels sont généralement publiés sous la licence GNU GPL, et ses bibliothèques sous la GNU LGPL.
La mascotte du projet est un dragon vert appelé Konqi.

Origine du nom :

KDE était le sigle de « K Desktop Environment », le K n’ayant pas vraiment de signification. Aux débuts de KDE, le mot « Kool » a été utilisé, mais les développeurs du projet ont renoncé à ce mot. Ils se sont alors contentés de remarquer que dans l’alphabet latin, le K est voisin du L de Linux. Ce nom évoque CDE (pour Common Desktop Environment), l’environnement graphique très répandu sur les machines Unix des années 1990. Finalement, la communauté KDE annonce en 2009 que ce terme ne recouvre plus de signification particulière. L’explication donnée est que qualifier KDE d’environnement de bureau est ambigu, obsolète, voire source de confusion : KDE est devenu un écosystème complet bien au-delà d’un environnement de bureau, et pouvant s’exécuter sur de nombreuses plateformes y compris mobile4.

Un peu d’histoire :

Le projet KDE a été lancé en octobre 1996 par Matthias Ettrich, qui souhaitait offrir aux utilisateurs de systèmes Unix une interface unifiée, gommant les différences entre les nombreuses boîtes à outils graphiques en usage sous le système X Window. Le choix de la bibliothèque Qt, qui à l’époque n’était pas libre, et dans une moindre mesure l’importance du langage C++ dans le développement de KDE, ont conduit à la création du projet concurrent GNOME en août 1997.
L’année suivante, KDE 1.0 est sorti.

Nouvelle organisation des projets KDE :

En juillet 2014, KDE redéfinit ses projets ainsi :
Plasma, l’environnement de bureau ; Une sortie est prévue tous les 3 mois.
KDE Applications, l’ensemble complet d’applications ; Une sortie est prévue tous les 4 mois.
KDE Framework, les bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme. Une sortie est prévue par mois.
Le terme KDE définit maintenant la communauté.

KDE et GNOME :

KDE et GNOME ont une approche différente de ce que doit être une interface graphique :

  • KDE se veut complet dans l’intégration et les possibilités de configuration (collecte de toutes les applications installées au moment du lancement, afin de n’en oublier aucune).
  • GNOME se veut épuré et met en avant certaines applications et fonctionnalités

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Fedora

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’un des plus grand « rival » à Debian (présenté dernièrement) :

Fedora est un système d’exploitation libre et une distribution GNU/Linux communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par l’entreprise Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora est prompte à inclure des nouveautés et peut être considérée comme une vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, auquel elle contribue largement via les projets amont tels que le noyau Linux, GNOME, NetworkManager, PackageKit, PulseAudio, Wayland, la célèbre suite de compilateurs GCC et bien d’autres. Tous les six mois une nouvelle version sort ; elle est maintenue treize mois.

Comme précisé sur le site francophone de cette distribution :

Fedora est une distribution Linux basée sur le système d’exploitation GNU/Linux servant de vitrine aux logiciels libres les plus récents.
Fedora est libre : tout le monde peut l’utiliser, la modifier et la distribuer. Elle est construite de par le monde par des personnes regroupées autour d’une communauté : le Projet Fedora.
Le Projet Fedora est un projet ouvert, tout le monde peut participer.
Le Projet Fedora est leader dans le développement de logiciels et contenus libres.

Quelques précisions complémentaires :

Fedora est orientée pour les développeurs et a la réputation d’être à la pointe de l’innovation. Elle intègre rapidement les nouvelles technologies et travaille en étroite collaboration avec les communautés du logiciel libre4.

Fedora serait un système d’exploitation efficace pour le devops car il est fourni avec tout ce qui est nécessaire, une disponibilité des derniers paquets et bibliothèques et qu’il est la base de la distribution RHEL, qui est utilisée par les entreprises.

Rawhide est une branche de développement de Fedora. Il s’agit d’une copie complète de la distribution Fedora où les nouvelles applications sont ajoutées et testées avant leurs inclusions dans la prochaine version stable. La branche Rawhide possède généralement plus de fonctionnalités que la version stable.

Comme Debian, Fedora sert également de base à d’autres ditributions :

* Korora – distribution complète et simple d’utilisation pour de l’informatique de base ;
* One Laptop per Child – pour les ordinateurs One Laptop per Child ;
* Red Hat Enterprise Linux – distribution pour entreprises qui dérive de l’actuelle base de Fedora et dont le support est apporté par Red Hat ;
* CentOS – distribution orientée serveur basée sur RHEL.
* Viperr – basée sur le gestionnaire de fenêtres Openbox.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows …& à MacOSX !


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L’actu des GAFAM #5

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon cinquième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Les GAFAM ont gagné, que faire ?

Petite réflexion personnelle. Je vois partout cette tribune de Tarik Krim. Elle fait causer. Je suis, en grande partie, d’accord avec ce qu’il dit. Les GAFAM sont partout, depuis longtemps. Depuis les administrations jusqu’aux particuliers. Malgré de belles paroles de nos politiques, le libre est bien peu utilisé et les contrats avec les géants américains sont encore très présents (éducation notamment). Malgré des associations qui se bougent (Framasoft pour ne pas la citer, malgré mes divers désaccords avec eux), des projets vraiment bien comme Qwant, Net-C ou encore /e/ dont je vous parle régulièrement, le commun des mortels, les citoyens, sont sur fessebouc et utilisent les services de Google à toutes les sauces. Et les administrations qui envoient des documents via Google Doc. Consternant…
La faute en revient à qui ?

Les données que récolte Google, document complet

Ces dernières semaines nous avons publié par chapitres successifs notre traduction de Google Data Collection, l’étude élaborée par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt.
Vous trouverez ci-dessous en un seul document sous deux formats (.odt et .pdf) non seulement l’ensemble des chapitres publiés précédemment mais aussi les copieuses annexes qui référencent les recherches menées par l’équipe ainsi que les éléments qui ne pouvaient être détaillés dans les chapitres précédents.
Traduction Framalang pour l’ensemble du document :
Alain, Barbara, Bullcheat, Côme, David_m, fab, Fabrice, FranBAG, Goofy, jums, Khrys, Mika, Obny, Penguin, Piup, Serici. Remerciements particuliers à Cyrille.
Nous avons fait de notre mieux, mais des imperfections de divers ordres peuvent subsister, n’hésitez pas à vous emparer de la version en .odt pour opérer les rectifications que vous jugerez nécessaires.


.PDF Version 3.2 (2,6 Mo)
.ODT Version 3.2 (3,3 Mo)

GAFAM : Logiciels libres et éducation

À l’occasion du vote en juillet 2013 de la loi dite d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, les partisanes et partisans des logiciels libres ont vu leurs espoirs s’évanouir. Heureusement, ici et ailleurs, des résistances s’organisent.

Le Web d’aujourd’hui serait-il le même sans Google ?

On a beau dire que Google est devenu le mal à cause de son fonctionnement basé sur le profilage de la population à des fins mercantiles (et aussi d’espionnage, les USA s’étant doté des lois pour pomper toutes les données collectées), je pense que personne ne se rend vraiment compte à quel point il est devenu incontournable pour le Web actuel. J’aimerai donc mettre en lumière quelques points pas très visibles mais essentiels je pense pour comprendre comment on est arrivé là.
Le Web a existé avant Google. Huit ans sans lui pour être exact. Et c’était…

Comment la France s’est vendue aux Gafam

Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise.

Facebook, le début de la fin ?

Quelque 2,27 milliards d’utilisateurs actifs (donc) contributeurs chaque mois, dont 1,49 milliard au quotidien, et un bénéfice net encore confortable, ne mettent absolument pas à l’abri des menaces, ni endogènes ni exogènes. Pour le leader des réseaux sociaux, Facebook, les nuages semblent en effet s’amonceler aussi bien à court terme (moins d’un an) qu’à moyen (moins de cinq ans) et long terme. C’est l’objet de l’article, certes plutôt alarmiste, qui va suivre.

Surveillance à domicile avec les assistants personnels

Titre : Décryptualité du 14 janvier 2019 – Surveillance à domicile avec les assistants personnels
Intervenants : Christian – Magali – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 14 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 2 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Setreset, Silhouette or caricature of a 50’s spy, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Description :
Les assistants personnels sont le nouveau produit que les GAFAM tentent d’imposer. Outils de surveillance, faille de sécurité potentielle pour la vie privée, il est comme toujours important de maîtriser son informatique plutôt que d’être maîtrisé par elle.

Microsoft intègre un “Décodex” dans son navigateur Internet

Sans surprise, on voit que les GAFAM sont un des grands dangers de ce siècle…
Rappelons aussi que le problème de base de ces Décodex est bien de créer des listes “officielles” de sites proscrits a priori – peu importe si peu de gens utilisent l’extension.
Cela vise en effet clairement à détruire la réputation de ces sites dans les grands médias, chez les éditeurs, sur Wikipédia, etc. – et souvent leur financement. Alors que se prononcer sur une information précise est déjà plus défendable – mais ce n’est évidemment pas le but recherché.

Résistons à la pub sur Internet #bloquelapubnet

Aujourd’hui Framasoft (parmi d’autres) montre son soutien à l’association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) ainsi qu’à la Quadrature du Net qui lancent une campagne de sensibilisation et d’action pour lutter contre les nuisances publicitaires non-consenties sur Internet.

#BloquelapubNet : un site pour expliquer comment se protéger
Les lectrices et lecteurs de ce blog sont probablement déjà équipé⋅e⋅s de bloqueurs de pub et autres dispositifs de filtrage. Il faut dire que le tracking publicitaire est un des outils essentiels aux  géants du web, à tel point qu’ils nous créent une dystopie histoire que des gens cliquent sur des pubs, et ce malgré des initiatives se voulant respectueuses comme celle de NextINpact ou trollesques comme notre Framadsense.

http://bloquelapub.net/

Si vous, vous savez comment vous prémunir de cette pollution informationnelle… avez-vous déjà songé à aider vos proches, collègues et connaissances ? C’est compliqué de tout bien expliquer avec des mots simples, hein ? C’est justement à ça que sert le site bloquelapub.net  : un tutoriel à suivre qui permet, en quelques clics, d’apprendre quelques gestes essentiels pour notre hygiène numérique. Voilà un site utile, à partager et communiquer autour de soi avec enthousiasme, sans modération et accompagné du mot clé #bloquelapubnet !

Opération « Bloque la pub sur Internet »

À l’occasion de la journée européenne de protection des données, ce lundi 28 janvier 2019, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et La Quadrature du Net, soutenues par d’autres associations, lancent une opération Bloque la pub sur Internet et passe le bloqueur à tes voisin·es.
Cette opération continue de mettre en évidence les effets négatifs de la publicité en ligne et les outils pour s’en prémunir !

“Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde” par France 2

Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ? La question est posée dans Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde, le documentaire réalisé par Yannick Adam de Villiers et proposé par Laurent Delahousse.
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.

Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur

Titre : Décryptualité du 28 janvier 2019 – Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 28 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 4 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Giandrea, Wikimedia Commmons, Logo non officiel de l’Union européenne. Public domain.


Description :
Après l’échec des négociations du texte final de la directive sur la réforme du droit d’auteur, la bataille contre les articles 11 et 13 semble gagnée. Retour sur une tentative des ayants droit de mettre la main sur l’argent de Google en piétinant les libertés de tous.

Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ?

Titre : Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ? Le rendez-vous avec Pouhiou
Intervenants : Pouhiou – Éric Ferrari – Marie-Jo Arrighi Landini – Célia Petroni
Lieu : France 3 Corse . Via Stella
Date : septembre 2018
Durée : 26 min
Visionner l’émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : L.L. de Mars, Flypenguin. Licence Art Libre.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 29 janvier 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Vincent Calame, April – Anne-Catherine Lorrain, Parlement européen – Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia France – Patrick Creusot, April – Étienne Gonnu, April – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 29 janvier 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco.


Bonus :

Première sanction contre Google suite à nos plaintes collectives

Le 28 mai dernier, La Quadrature du Net déposait devant la CNIL, au nom de 12 000 personnes, cinq plaintes contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Depuis, la CNIL a décidé de traiter elle-même la plainte contre Google, alors que les autres sont parties devant les autorités irlandaise et luxembourgeoise (lire notre explication). À cela s’ajoutait une autre plainte déposée elle aussi devant la CNIL par nos amis de l’association autrichienne NOYB contre Android.
Aujourd’hui, la CNIL vient de sanctionner Google à hauteur de 50 millions d’euros, considérant que le ciblage publicitaire qu’il réalise sur son système d’exploitation Android n’est pas conforme au règlement général pour la protection des données (RGPD), la nouvelle loi européenne entrée en application le 25 mai 2018. Cependant, cette sanction n’est qu’une toute première partie de la réponse à notre plainte contre Google, qui dénonçait surtout le ciblage publicitaire imposé sur Youtube, Gmail et Google Search en violation de notre consentement.

La France frappe Google d’une amende de 50 millions d’euros

La CNIL vient d’adopter une amende record de 50 millions d’euros contre Google pour violation du droit à la protection des données. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) rapporte ainsi plus que la « taxe GAFA » préconisée par la France !
Une amende historique
Si vous pensez qu’il y a un zéro de trop, ce n’est pas le cas. C’est la première fois au monde qu’une autorité de contrôle des données inflige une sanction d’une telle ampleur. Le RGPD permet en effet d’adopter de lourdes amendes et la CNIL a décidé d’imposer une sanction pécuniaire de 4 % du chiffre d’affaires de Google. Ce texte de droit européen dont l’application est mondiale garantit que les GAFA et autres BATX (acronyme qui désigne les géants du Web chinois : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) respectent leurs usagers.
En l’occurrence la CNIL reproche à Google d’imposer à ses utilisateurs un manque de transparence sur les finalités de collecte de leurs données, leur durée de conservation, les catégories de données utilisées pour la personnalisation de la publicité. En effet, toutes ces informations sont disséminées dans plusieurs documents et il faudrait que chaque utilisateur clique sur cinq ou six liens pour enfin les découvrir, ce qui n’est naturellement presque jamais le cas !
La preuve est donc faite de l’efficacité de la protection offerte par le droit européen en dehors de son territoire et à l’encontre d’un acteur majeur du monde numérique.
Quel bilan tirer de l’application du RGPD huit mois après ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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Enlightenment

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’autre environnement que j’utilise régulièrement depuis quelques années…

Enlightenment, aussi appelé E (voire E16, E17, E18 ou E19), est un gestionnaire de fenêtres et un environnement de bureau pour le système d’affichage X Window et Wayland.
C’est un logiciel libre distribué selon les termes d’une licence de type BSD.
Il se distingue des environnements classiques et populaires GNOME et KDE en étant entièrement paramétrable, scriptable et avec une modularité très poussée.
Enlightenment a été conçu pour être utilisé confortablement sur des matériels limités (ex. : téléphone mobile), mais aussi sur les systèmes plus puissants (ex. : ordinateur de dernière génération).
Le projet avance néanmoins relativement lentement, les versions stables sont peu fréquentes et n’apportent pas les lots de nouveautés que les autres environnements populaires proposent. Les dates de sorties tendent tout de même à se rapprocher, après la version E17 qui s’était fait attendre des années, la dernière version, E19, n’est sortie qu’une année après la E18. Le concepteur principal, Rasterman, vise à transformer Enlightenment de gestionnaire de fenêtres (Window Manager) à Desktop Shell. Le développement a été plusieurs fois retardé à cause de nombreuses retouches faites à l’organisation des sources, et Rasterman a plusieurs fois retravaillé de fond en comble le système.
E17 s’appuie sur un jeu de bibliothèques appelées « EFL » pour « Enlightenment Foundation Libraries »

Matériels & systèmes d’exploitation suportés

Enlightenment fonctionne sur différents matériels comme les PC (architecture x86), iMac (x86 ou PowerPC), PS3 (PowerPC), et les téléphones mobiles (architecture ARM).

Enlightenment est prévu pour être portable et peut donc être utilisé sur divers systèmes d’exploitation. Dans la pratique, il est essentiellement utilisé par des distributions Linux et BSD.
Enlightenment est donc disponible sur les grandes distributions Linux. Par contre, son intégration avec l’ensemble des applications est plus soignée sur des distributions plus modestes mais conçues autour de cet environnement de bureau.

Il existe un certain nombre de distributions GNU/Linux actives proposant Enlightenment comme environnement de bureau par défaut, vous en trouverez la liste @ wikipedia

Bien que Enlightenment soit apparu à la même période que les environnements de bureau KDE et Gnome et qu’il apporte de puissantes capacités graphiques pour une faible consommation des ressources matérielles (mémoire, processeur), cet environnement de bureau n’a jamais percé.

En effet :

  • les utilisateurs cherchent soit un environnement de bureau puissant et complet (et optent pour Gnome ou KDE ) , soit environnement de bureau léger (et optent pour Xfce, LXDE ou Razor-qt.)
  • Enlightenment n’est pas un environnement de bureau complet (peu d’applications sont conçues spécifiquement pour EFL) et de ce fait, il est considéré comme simple gestionnaire de fenêtres.
  • son long cycle de développement & l’absence de version stable officielle ne permet pas son adoption par les distributions sérieuses.

Ce qui est bien dommage, car ce logiciel libre a pourtant un potentiel très intéressant…


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Linux Mint

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’une des plus connu depuis quelques années …

Linux Mint est un système d’exploitation GNU/Linux gratuit, basé sur Ubuntu, et conçu pour les ordinateurs individuels au même titre que Windows ou Mac OS. Il s’affirme comme un « système moderne, élégant et confortable. À la fois puissant et facile d’utilisation. »4. Linux Mint est depuis 2011 la distribution Linux la plus recherchée sur le site DistroWatch5.

La devise de la distribution est « From freedom came elegance », ce qu’on peut adapter en français par : « De la liberté naquit l’élégance ».

La particularité de cette distribution Linux réside dans le fait qu’elle inclut des logiciels propriétaires, et donc ne fait pas partie des distributions recommandées par la Free Software Foundation.

Linux Mint suit les cycles de mises à niveau d’Ubuntu LTS. La dernière mise à jour en date se nomme Linux Mint 19.1 « Tessa », sortie le 19 décembre 2018.

Un peu d’histoire :

La première version de Linux Mint est apparue en août 2006 sous le nom de code « Ada ». Cette version était basée sur la distribution Kubuntu. En décembre 2006, soit trois mois plus tard, sort la version 2.0 nommée « Barbara », cette version sera la première basée sur Ubuntu, laquelle utilise l’environnement de bureau GNOME 2.

Le prochain changement majeur survient en juin 2007 lors de la sortie de la version 4 nommée « Daryna ». En effet, la distribution adopte le même cycle de sortie que celui d’Ubuntu, c’est-à-dire une nouvelle version tous les six mois. Auparavant, les sorties des versions étaient inégales et de trois mois maximum.

À partir de décembre 2008 et la sortie de la version 6 nommée « Felicia », Linux Mint est complètement basé sur la dernière version d’Ubuntu.

En 2011, GNOME passe en version 3. Cette évolution a soulevé de nombreuses critiques au sein de la communauté du libre, notamment à cause de la nouvelle interface GNOME Shell, celle-ci étant jugée trop compliquée et peu pratique.
Afin de répondre aux nombreuses déceptions des utilisateurs de GNOME Shell et Unity, Linux Mint décide de développer sa propre interface, Cinnamon. Basée sur GNOME 3, celle-ci se veut simple d’utilisation et s’inspire des systèmes traditionnels en reprenant le concept de la barre des tâches et du menu démarrer. D’autre part, Linux Mint choisit de soutenir l’interface MATE, basée sur la dernière version de GNOME 2 : moins puissante, celle-ci permet d’être utilisée sur des ordinateurs à configuration modeste.

Variante :

Une autre version de Linux Mint existe depuis 2010, mais elle est destinée à un public plus averti. Il s’agit de la version LMDE. Celle-ci n’est pas basée sur Ubuntu, mais sur la distribution Debian Stable.

* Contrairement à Ubuntu, l’évolution de LMDE n’est plus liée à une entreprise privée commerciale (Canonical en l’occurrence), Debian étant uniquement maintenue par la communauté et n’appartenant à personne. LMDE a ses propres dépôts de logiciels fournis par Debian et vise à tester la viabilité d’une version de Mint sans Ubuntu, en proposant un environnement presque identique à celui des autres versions de Linux Mint.

* Basée sur les dépôts Debian Testing, LMDE est de ce fait une distribution bénéficiant de mise à jour continue. Mint et les composant du bureau bénéficient aussi de mises à jour continues.

* LMDE 2 était disponible pour les plates-formes i386 ainsi que x64 avec les interfaces MATE ou bien Cinnamon. L’environnement Xfce n’étant désormais plus proposé, il faut se tourner vers la distribution Solyd1 pour en obtenir l’équivalent, nommé SolydX, ou opter pour la version KDE : SolydK.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows !


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LibreOffice

Pour continuer cette série d’articles concernant les logiciels libres, je me devais de présenter également le logiciel de la Document Fondation que j’utilise au quotidien depuis des années …

LibreOffice (parfois abrégé en LibO ou LO) est une suite bureautique libre et gratuite, dérivée du projet OpenOffice.org, créée et gérée par The Document Foundation4.

LibreOffice est notamment soutenu par la Fondation pour le logiciel libre5et rassemble autour du projet une grande partie de l’ancienne « communauté d’OpenOffice.org ». LibreOffice est intégré au socle interministériel de logiciels libres.

Un peu d’histoire :

À la suite du rachat de Sun Microsystems, propriétaire de la marque OpenOffice.org, par Oracle7 et aux difficultés relationnelles grandissantes entre Oracle et la communauté OpenOffice.org, celle-ci décide, le 28septembre2010, de se détacher d’Oracle et de créer une fondation indépendante, The Document Foundation, pour poursuivre le projet sur une base plus communautaire sous le nom de LibreOffice.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également ce logiciel libre, qui est une belle alternative à la suite bureautique de Microsoft.

Faites plus – facilement, rapidement :

LibreOffice est une suite bureautique puissante ; son interface claire et ses outils avancés libèrent votre créativité et accroissent votre productivité.
LibreOffice intègre plusieurs applications qui en font la suite bureautique Libre & Open Source la plus évoluée du marché.

LibreOffice est un logiciel Libre et Open Source. Le développement est ouvert à de nouveaux talents et de nouvelles idées, et notre logiciel est testé et utilisé quotidiennement par une communauté d’utilisateurs importante et dévouée.

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Xfce

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter celui que j’utilise au quotidien depuis quelques années…

Xfce est un environnement de bureau libre léger utilisant la boîte à outils GTK+ et destiné aux systèmes d’exploitation apparentés à UNIX.

Le Français Olivier Fourdan (en) a démarré le projet Xfce en 1996, souhaitant cloner Common Desktop Environment (CDE). Le nom « XFCE » était le sigle de XForms Common Environment, mais Xfce a été réécrit deux fois depuis et n’utilise plus cette boîte à outils. Le nom n’a plus de signification particulière et s’écrit à présent « Xfce ».

Un peu de philosophie :

Xfce est fondé sur trois principes : rapidité, économie de ressources et simplicité d’utilisation. Son logo, une souris se déplaçant à grande vitesse, exprime ces idées. L’un des autres buts de Xfce est d’être conforme aux normes, plus particulièrement avec les spécifications du Freedesktop.org.

Afin de réaliser ces objectifs, Xfce est fidèle à la philosophie traditionnelle de modularité et de réutilisabilité d’UNIX. Il est constitué de plusieurs composants logiciels qui, assemblés, fournissent toutes les fonctionnalités d’un environnement de bureau. Ces composants sont disponibles séparément, ce qui permet à l’utilisateur de sélectionner ceux dont il a besoin afin de créer l’environnement de travail le plus adapté. Il en va de même pour les applications associées à Xfce.

L’interface graphique est épurée afin d’en faciliter l’utilisation et le choix des fonctionnalités disponibles est rigoureux, mais reste néanmoins souple. Ce principe sera repris aussi bien dans les logiciels du projet Xfce que sur d’autres applications externes au projet. Pour agrémenter son environnement de travail, de nombreux produits dérivés sont disponibles.

Et comme pour tous les environnements de bureaux, vous pouvez très facilement personnaliser votre interface grâce à XFCE-LOOK !


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À toutes fins utiles, voici également quelques liens complémentaires :