L’actu des GAFAM #8

Vous trouverez dans ce huitième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

L’actualité du mois écoulé à également été chargé (et pas que dans le domaine abordé dans ce blog)… et j’ai découvert de nouvelles sources libres en lien avec les logiciels libres (NUMETOPIA & LE CRABE INFO, que vous découvrirez dans certains des extraits ci-après)…

Le Parlement européen valide la censure de masse (Règlement antiterroriste)

La Commission LIBE (pour « Libertés civiles ») vient d’adopter le rapport sur le règlement de censure antiterroriste. Ce rapport sera le texte discuté dans quelques jours par l’ensemble du Parlement européen.

Exploitation des données personnelles par Facebook : l’usager est-il complice ?

En terme de protection des données personnelles des usagers des applications mobiles, Facebook n’a pas la meilleure réputation. Ainsi, le fait que certaines applications (utilisées sous Android) partagent les données privées des individus avec ce réseau social sans un consentement clair de leur part n’est pas surprenant. Ce fut le résultat une étude récente réalisée par Privacy International. MyFitnessPal, Indeed, Shazam ou TripAdvisor ne sont que quelques-unes des nombreuses applications Android qui envoient des données sensibles à Facebook.
Privacy International a réalisé une analyse détaillée de chacune de ces applications incriminées.

Comment j’ai choisi mon système d’exploitation

Le Moyen Âge et la Renaissance avaient leurs guerres de religion, où l’on avait tout loisir de partir en croisade pour fracasser allègrement le crâne de tous les incroyants et, plus généralement, de tous ceux qui avaient le malheur de ne pas souscrire à la même religion. De nos jours, les guerres saintes et autres contrariétés ne s’organisent plus que de façon épisodique et sporadique. Le phénomène semble plutôt s’être déplacé vers les forums d’utilisateurs de systèmes d’exploitation, à en juger par le ton qui règne parfois entre individus de croyances différentes ou, pire encore, entre individus de chapelles voisines, mais dont les obédiences divergent un tant soit peu.

Peut-on dire qu’Apple est une marque de luxe ?

La question du statut de marque de luxe d’Apple est régulièrement posée. Il est vrai que la firme de Cupertino a marqué ses clients, dont certains lui vouent un quasi-culte, de son audace créative permanente, source de produits aussi esthétiques, ergonomiques et élégants que faciles à utiliser, créant à travers eux un écosystème exclusif, un accès à un monde à part, à une autre façon de vivre.

Mon Chromebook est libre, mais la route fut longue

Lors de ma vidéo de démontage du Chromebook, il était dans un mauvais état : mes tentatives pour me débarrasser de ChromeOS s’étaient soldées par des échecs cuisants, je m’étais donc tourné vers un professionnel de la libération de matériel, Denis alias GNUtoo. Mais ses premiers essais avaient mis la machine en PLS. Rien n’était cependant définitif, et j’ai donc laissé le patient dans les mains du toubib, qui a mis du temps, mais il y est arrivé.
Ce qu’il faut savoir, c’est que les Chromebook sont des machines qui exploitent un « firmware » basé sur Coreboot. Coreboot c’est bien, c’est censé être ouvert, mais dans le cas précis présent, tout a été fait pour détourner la philosophie première de l’outil pour verrouiller le plus possible la machine afin que seul ChromeOS démarre, depuis le stockage interne uniquement. Mais vraiment, si certains Chromebook laissent facilement les développeurs et bidouilleurs dégommer ChromeOS (commandes logicielles ou switch matériel), dans mon cas rien n’y a fait.

Avec le RGPD, la fin des dérives et des scandales ?

Depuis quelques années, l’actualité est régulièrement secouée par des scandales liés à l’utilisation illicite ou abusive de données numériques. Le cas Facebook-Cambridge Analytica a particulièrement marqué les esprits. Plus que les précédentes affaires, il a mis en avant la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des données qu’elle détient. En effet, ce ne sont pas tant les pratiques de Cambridge Analytica qui ont été dénoncées, mais bien l’incapacité du célèbre réseau social à protéger ses utilisateurs. Convoqué par les hautes instances américaines et européennes, Mark Zuckerberg a reconnu sa responsabilité dans cette affaire et s’est publiquement excusé.

«Le mobile, je l’appelle le rêve de Staline»

De passage en Suisse pour des conférences, Richard Stallman, le pape du logiciel libre, encourage à se détourner progressivement des «logiciels privateurs».

Intelligence artificielle : des limites de l’éthique aux promesses de la régulation

L’Union européenne vient de publier un ensemble de recommandations et de règles (voir le rapport) pour développer des applications d’intelligence artificielle éthiques et responsables. Ce travail réalisé par un groupe d’une cinquantaine d’experts se révèle assez convenu, rappelant de grands principes éthiques pour orienter le secteur. Comme ironise The Verge, la plupart des propositions sont finalement un peu abstraites et en restent à des principes un peu flous et généraux.

Sortie de Firefox Send, un service sécurisé et gratuit de transfert de fichiers

Deux ans après avoir commencé à le tester, la fondation Mozilla vient de sortir pour le grand public Firefox Send, un service gratuit de transfert de fichiers chiffrés.

Firefox Send se veut comme une alternative à Wetransfert, Dropbox et autre… Et comme beaucoup de services et applications proposés par Mozilla, le respect de la vie privée et la sécurité est au centre de Firefox Send.

OnlyOffice une suite bureautique libre et gratuite

Vous cherchez une alternative Open-Source à Microsoft Office autre que LibreOffice ? Voici OnlyOffice une suite bureautique libre, gratuite, simple et multi-plateforme.

À la base, OnlyOffice est une suite bureautique collaborative en ligne. Elle se veut une alternative à Google Docs ou Microsoft Office Online.
Mais OnlyOffice existe aussi en client de bureau. Ainsi, la suite peut s’installer sous Windows, Linux ou mac. Alors, il n’est plus nécessaire d’avoir une connexion internet pour l’utiliser…
Aussi, son code est disponible sous licence open-source sur Github.

Tchap, la messagerie sécurisée française officiellement lancée

Il y a un an, je vous parlais de la volonté du gouvernement d’avoir sa propre messagerie sécurisée. Ainsi, il ne dépendrait plus de solutions étrangères comme WhatsApp ou Telegram et regagnerait la souveraineté sur ses communications. C’est chose faite. Aujourd’hui, l’application Tchap sort officiellement et est disponible sur Google Play ou l’App Store.

L’Open Source comme levier de souveraineté numérique – Table ronde – POSS 2018

Titre : Table ronde : l’Open Source comme levier de souveraineté numérique
Intervenants : Paula Forteza – Véronique Torner – Bernard Duverneuil – Vincent Strubel – Henri Verdier – Jean-Noël de Galzain – Frédéric Simottel
Lieu : Paris Open Source Summit
Date : décembre 2018
Durée : 49 min
Visionner la table ronde
Licence de la transcription : Verbatim

Google accusé d’avoir mis des bâtons dans les pattes de Firefox

Titre : Décryptualité du 22 avril 2019 – Google accusé d’avoir mis des bâtons dans les pattes de Firefox
Intervenants : Mag – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 22 avril 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger l’enregistrement
Revue de presse pour la semaine 16 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Mon nouveau smartphone Android dégooglisé

Voilà plusieurs mois que j’ai pour projet de changer mon portable vieillissant. Après avoir lu plusieurs articles sur LinuxFR, je fais un retour sur la solution que j’ai choisi. Le journal est assez long, si vous êtes pressés, mes conclusions sont en bas de page.

“Big Data” et intelligence artificielle : comprendre sans expliquer (et réciproquement).

La conférence d’Hubert Krivine autour de son livre “Comprendre sans prévoir, prévoir sans comprendre“, suivie d’un débat fort instructif et très bien informé sur les questions des “Big data” , des “réseaux de neurones artificiels et des problèmes posés par la dérive actuelle des techniques désormais désignées comme relevant de l’Intelligence Artificielle…

Règlement terroriste : premier bilan et prochaines étapes

Mercredi 17 avril, l’ensemble du Parlement européen a adopté en première lecture le règlement de censure des « contenus terroristes » en ligne. Par une très faible majorité, il a refusé de nous défendre contre la censure politique ou de protéger le Web libre et ouvert européen.
Le texte prévoit toujours qu’un juge ou que la police puisse demander à n’importe quelle plateforme de supprimer un contenu en une heure, ce qu’aucune plateforme ne pourra faire sans utiliser les outils de filtrage automatisé développés par Google et Facebook.
Heureusement, la lutte n’est pas finie : le texte pourra encore être modifié en seconde lecture par le nouveau Parlement qui sera élu lors des prochaines élections européennes. Ce sera la décision de ces futurs députés qui marquera la fin de la guerre. Et nous ne manquons pas de raisons d’espérer qu’au final, ce sont nos libertés qui l’emporteront.
Pour préparer cette dernière bataille, faisons d’abord le bilan de celle qui s’est achevée.

vouloir faire « cavalier seul », maladie du logiciel libre ?

Attention, « article vieux con qui pensait que c’était mieux il y a une quinzaine d’années » à suivre. Maintenant que l’annonce a été faite, attaquons le coeur du problème.
Depuis une grosse quinzaine d’années, j’ai pu constater la montée en puissance d’un individualisme qui est contraire à un des fondements du monde libre : la coopération, remplacée par la concurrence à tout crin.
En clair, tout l’opposé qui avait permis au noyau Linux de connaitre sa première version en moins de trois ans après le lancement du projet. J’ai déjà eu l’occasion de parler ad-nauseam des forks compulsifs qui donneront naissance à des projets qui ne vivront parfois que quelques semaines ou quelques mois.

Faire installer /e/ sur votre smartphone, ce sera bientôt possible.

Installer un système d’exploitation alternatif sur un smartphone n’est pas à la portée de tout le monde. La dernière idée du projet /e/ ? Le faire à votre place, par courrier, à l’ancienne. Un sondage est lancé.

Des Framapads plus beaux, grâce à une belle contribution

Framapad, c’est un de nos plus anciens services. C’est une page d’écriture, en ligne, ou vos ami·e·s peuvent venir collaborer en direct à la rédaction d’un texte. Un « Google docs », mais sans Google, sans pistage et même sans inscription !

Quel système d’exploitation je recommanderais ?

En fait, cette question n’est qu’une partie d’un message reçu récemment sur Twitter, celle qui de plus me semble la plus compliquée à traiter. Parce que si le choix est une des forces qui anime le monde de l’open-source et du libre, c’est aussi une de ses plus grandes faiblesses pour les nouveaux arrivants.
Pour rentre à César ce qui lui appartient, voici le tweet en question :
Pour le système d’exploitation que j’utilise moi-même, j’évacue tout de suite, c’est Manjaro Linux, avec le bureau Cinnamon sur mon laptop principal, et XFCE sur le Chromebook récemment ressuscité ainsi que dans la machine virtuelle que j’utilise sur mon installation Windows pour gérer mes connexions SSH sans avoir à changer de machine. Mais c’est un système d’exploitation basé sur ArchLinux, qui demande quand même de solides connaissances au quotidien, surtout lorsqu’il s’agit de sortir des clous. Et pour les visiteurs les plus récents sur le blog, j’avais relaté tout le parcours initiatique qui m’a mené à la découverte de cette distribution dont je suis tombé amoureux.

Gafam : et si la concurrence était le problème plutôt que la solution ?

Pour atténuer les nombreux effets néfastes des grandes plateformes technologiques, certains gouvernements cherchent les moyens pour réintroduire de la concurrence dans les monopoles qu’imposent les plateformes. Nombreux sont ceux qui cherchent ainsi les moyens pour démanteler les Gafa, comme si la concurrence était le « mécanisme magique qui apprivoisera les géants, libérera l’innovation et réparera notre monde numérique », explique le philosophe Nick Srnicek (@n_srnck) dans une tribune pour le Guardian. L’auteur du Manifeste accélérationniste (2013) et du Capitalisme de plateforme (2018) (voir « Des plateformes en leurs limites ») nous questionne : et si « la concurrence était le problème plutôt que la solution ? »

Nouveaux détails sur Fenix, le futur de Firefox sur Android

Les jours de Firefox Mobile sont comptés. Fenix, son successeur, est en plein développement et des détails sont livrés peu à peu sur la feuille de route. Objectif 2020.

Facebook m’a rendu injoignable

Ne pas être sur Facebook ou le quitter est souvent sujet au débat : « Mais comment vont faire les gens pour te contacter ? Comment vas-tu rester en contact ? ». Tout semble se réduire au choix cornélien : préserver sa vie privée ou bien être joignable par le commun des mortels.
Je viens de me rendre compte qu’il s’agit d’un faux débat. Tout comme Facebook offre l’illusion de popularité et d’audience à travers les likes, la disponibilité en ligne est illusoire. Pire ! J’ai découvert qu’être sur Facebook m’avait rendu moins joignable pour toute une catégorie de lecteurs de mon blog !

Fedora 30

En ce mardi 30 avril 2019, les utilisateurs du projet Fedora seront ravis d’apprendre la disponibilité de la version 30 de Fedora.
Fedora est une distribution GNU/Linux communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour cette multinationale, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Une entrée en bourse est toujours prévue pour Canonical (Ubuntu)

Si le chiffre d’affaires de Canonical est dopé par l’IoT et le cloud, la distribution Ubuntu Linux de bureau génère des revenus de plus en plus importants. D’ailleurs, l’IPO est toujours sur la table pour Shuttleworth.

Google propose la suppression automatique de l’historique

Google chercherait-il à rassurer ses utilisateurs sur la manière dont-il gère les données personnelles ? Quoi qu’il en soit, Google va proposer très prochainement une nouvelle fonctionnalité pour supprimer automatiquement votre historique d’activité.

Amazon, des robots avec des êtres humains

Peur des robots qui nous remplacent ? Pas forcément, mais comment vivre et travailler avec les robots ?Une des craintes fort répandues à propos de la robotisation consiste à envisager qu’un grand nombre de professions, et pas seulement parmi les moins qualifiées, pourraient être à court ou moyen terme remplacées par des robots, du moins des systèmes automatisés que les progrès relatifs de l’intelligence artificielle rendraient plus performants que les humains dans l’accomplissement de leurs tâches.
Nul n’ignore pour l’instant ce qui va survenir effectivement mais une chose est d’ores et déjà établie : les systèmes robotisés sont déjà là, et plutôt qu’être remplacés, pour l’instant les travailleurs les côtoient, entrent avec eux dans des interactions déjà problématiques. On lira par exemple ce témoignage sur la gestion des livreurs à vélo où le donneur d’ordres et donc de travail est un système informatique qui piste « ses » employés autant que les clients.
À une tout autre échelle, le géant Amazon impose déjà la présence de robots dans ses immenses entrepôts au sein du travail humain, et comme le développe le texte ci-dessous, ce sont les êtres humains qui y travaillent qui doivent s’efforcer de s’adapter à leur présence ! L’anthropologue qui signe l’article que nous avons traduit pour vous analyse ce que représente pour les humains la perte de leur latitude d’action, voire de leur liberté d’initiative, dans une environnement où les robots sont omniprésents.
Les pratiques de l’entreprise Amazon, détestables pour les conditions de travail, sont par ailleurs assez révélatrices d’une dérive qui nous mène peut-être à renoncer peu à peu à notre liberté, pour nous en remettre aux systèmes automatisés dans tous les instants de notre quotidien.
Article original : How much are we sacrificing for automation ?
Traduction Framalang : salelodenouye, goofy

BONUS :

Collectif des Hebergeurs Alternatifs Transparents Ouverts Neutres et Solidaires

CHATONS est un collectif initié par l’association Framasoft suite au succès de sa campagne « Dégooglisons Internet » . Le projet vise à rassembler des acteurs proposant des services en ligne libres, éthiques, décentralisés et solidaires afin de permettre aux utilisateurs de trouver rapidement des alternatives aux produits des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) mais respectueux de leurs données et de leur vie privée.
Vous connaissez le principe des AMAP ? Ces associations qui proposent aux habitants des villes des paniers de légumes (ou autres denrées) issus de la production agricole locale (et souvent biologique) ? Eh bien vous pouvez voir CHATONS comme « un réseau d’AMAP du service en ligne ». Là où les GAFAM représenteraient l’industrie agro-alimentaire, les membres de CHATONS seraient des « paysans informatiques » proposant des services en ligne « bio ».
Lien officiel
Langue: 
Français, English

Le World Wide Web, il y a trente ans…

Le Web est né en 1989. Il a fêté ses 30 ans. Seulement 30 ans et il a déjà véritablement transformé nos vies. On peut faire partie des fans de la première heure comme nous, continuer à croire à toutes ses promesses mais en même temps s’inquiéter de ses dérives. Quand ses plus grands pionniers comme Tim Berners-Lee lancent des alertes, on peut légitimement se poser des questions. Le Web que nous avons connu, celui que nous avons rêvé, n’existe plus. Que va t-il advenir du Web ? Une collection de plaques contrôlées par des États ? Des silos gérés par des oligopoles ? Nous voulons croire qu’il sera autre, qu’il sera ce que, collectivement, nous choisirons. Pour y voir plus clair, nous avons demandé à Jean-François Abramatic, un pionnier de cette belle histoire, ancien Président du World Wide Web Consortium (W3C), de nous parler du Web. Dans un premier article, il nous parle du passé. Dans un second, il nous fera partager sa vision du futur. Serge Abiteboul & Pascal Guitton.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


Me soutenir

Si vous aimez ce que je (re)diffuse & si vous voulez me soutenir : Vous pouvez m’aider à continuer en me faisant un don en Ğ1

L’actu des GAFAM #7

Vous trouverez dans ce septième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Ce mois-ci, j’ai l’impression que l’actualité est un peu plus chargée qu’à l’ordinaire… la sélection du jour est donc un peu plus complexe…

Google s’insère de manière violente et douce à la fois

Titre : Google s’insère de manière violente et douce à la fois
Intervenants : Xavier Coadic – Antoine Gouritin
Lieu : Rencontres Désinspirantes de Disruption protestante
Date : février 2019
Durée : 43 min
Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim

Désabonnez-moi !

Bonjour,
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
Bien à vous,

Le Web a 30 ans

Il y a 30 ans aujourd’hui, naissait le Web. Je ne l’ai découvert que quelques années plus tard, et j’ai été ébahi par son potentiel. Soudain, l’Internet devenait utilisable par beaucoup plus de gens : il suffisait d’avoir un navigateur et de cliquer sur les liens bleus soulignés. C’était à la portée de tous !

Jusqu’où sommes-nous épiés ?

Toutes les opérations que nous effectuons sur nos écrans sont méticuleusement analysées par les entreprises à l’initiative des plates-formes que nous consultons ou que nous utilisons pour effectuer nos achats.
Suivis, traqués, surveillés… comment rester sereins ?
L’un des principaux acteurs de la société de l’information dans laquelle nous évoluons est bien sûr Google.

Les données personnelles

Titre : Décryptualité du 10 mars 2019 – Les données personnelles
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 10 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 10 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Libre peut-il faire le poids ?

Dans un article assez lucide de son blog que nous reproduisons ici, Dada remue un peu le fer dans la plaie.
Faiblesse économique du Libre, faiblesse encore des communautés actives dans le développement et la maintenance des logiciels et systèmes, manque de visibilité hors du champ de perception de beaucoup de DSI. En face, les forces redoutables de l’argent investi à perte pour tuer la concurrence, les forces tout aussi redoutables des entreprises-léviathans qui phagocytent lentement mais sûrement les fleurons du Libre et de l’open source…
Lucide donc, mais aussi tout à fait convaincu depuis longtemps de l’intérêt des valeurs du Libre, Dada appelle de ses vœux l’émergence d’entreprises éthiques qui permettraient d’y travailler sans honte et d’y gagner sa vie décemment. Elles sont bien trop rares semble-t-il.
D’où ses interrogations, qu’il nous a paru pertinent de vous faire partager. Que cette question cruciale soit l’occasion d’un libre débat : faites-nous part de vos réactions, observations, témoignages dans les commentaires qui comme toujours sont ouverts et modérés. Et pourquoi pas dans les colonnes de ce blog si vous désirez plus longuement exposer vos réflexions.
L’économie du numérique et du Libre
par Dada
Republication de l’article original publié sur son blog

Faut-il menacer les GAFA de bloquer leurs services en Europe ?

C’est un passage qui a été peu relevé dans la tribune d’Emmanuel Macron à destination des Européens, qui me paraît pourtant très important. Le Président de la République y énonce la possibilité que l’Union européenne, non seulement « sanctionne », mais carrément « interdise » des services qui violeraient allègrement le RGPD :
« Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. « 
Une telle position est, je crois, un discours nouveau dans une Europe qui n’a jamais osé brandir aussi explicitement cette menace, sans doute d’abord parce que sa culture libérale (au bon sens du terme) l’empêche de la formuler, et ensuite par crainte légitime d’être assimilée à la Chine et au côté obscur des régimes autoritaires.

Des alternatives pour éviter les GAFAM

Voici un petit billet pour présenter, rapidement, quelques alternatives aux GAFAM, c’est géants du numérique, américains (il y a aussi les BATX Chinois) qui centralisent aujourd’hui internet dans leurs silos propriétaires. Tout passe par eux, qu’on le veuille ou non, et même sans avoir de compte chez eux.

Podcast : Avec Stadia, Google va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Google a annoncé, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars, le lancement de sa plate-forme de jeux, Stadia, courant 2019. Sur celle-ci, les jeux sont 100 % dématérialisés et accessibles en streaming via abonnement. Comme Deezer pour la musique, ou Netflix pour les films et les séries. En créant une forme de récurrence de revenu, ou encore en économisant sur le coût de production des consoles, la firme de Mountain View opte pour une stratégie qui la démarque clairement de ses concurrents sur ce marché gigantesque. Au point de provoquer une révolution dans le monde du jeu vidéo ?

Le Parlement européen se soumet aux lobbys des ayants droit

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la Directive sur le droit d’auteur. Cédant au lobbying intense et fallacieux des industries de la presse et de la culture, ainsi qu’à la pression de plusieurs gouvernements européens (avec la France en première ligne) l’Union européenne vient d’institutionnaliser la censure automatisée et la surveillance de masse pratiquées par les géants du Web.
Aujourd’hui, en quelques minutes à peine, le Parlement européen a adopté le texte de la Directive Copyright (par 348 voix contre 274). Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire (comme nous le dénonçons depuis plusieurs mois) de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. Les manifestations de ce week-end, les pétitions, les tribunes et autres campagnes organisées par des associations de défense des libertés à travers toute l’Europe n’auront donc eu que peu de poids face à la campagne frénétique et mensongère menée par les promoteurs de ce texte …

Les 30 ans du Web

Titre : Décryptualité du 18 Mars 2019 – Les 30 ans du Web
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 18 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 11 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Parlement européen valide la généralisation de la censure automatisée

Mardi 26 mars 2019, journée noire pour les libertés sur Internet et pour tous ceux et celles qui agissent au quotidien pour promouvoir un Internet libre et ouvert, neutre et acentré, donc contre l’emprise technologique des GAFAM. 348 parlementaires européens (contre 274) ont adopté la généralisation du filtrage automatisé des contenus mis en ligne. Le coup est dur mais l’April restera mobilisée pour la transposition future du texte en droit national et pour la probable révision à venir de la directive E-commerce, dont les principes structurants ont été profondément mis à mal par la directive droit d’auteur.

Google France et l’évasion fiscale

Il ne vous aura pas échappé que Google est passé à l’offensive médiatique pour envahir la France.
Google a construit des espaces de promotion partout en France (ateliers Google) et s’assure le soutien de l’Etat dans cette démarche en apportant de l’argent et de l’activité là où l’Etat peine faute de moyen à prendre place.
Google à quand même réussi à diffuser son discours en monologue depuis le compte Twitter officiel de l’Elysée. Du jamais vu.
Pourtant, si Google participait à la société en payant ses impôts, l’Etat ne ferait pas la manche.

Comment les réseaux sociaux font commerce de la nostalgie

La nostalgie est étymologiquement une maladie. Ce terme vient des deux mots grecs nostos et algia, qui signifient le retour et la maladie. La nostalgie est alors l’ennui créé par le désir du retour au passé ou dans son pays. La plus ancienne description connue de cette maladie est celle du médecin Gerbois le 29 prairial, an 11.

Règlement terroriste : derniers jours pour s’opposer à la censure d’Internet

Lundi 8 avril, le projet de règlement sur la censure antiterroriste sera voté en commission LIBE au Parlement européen. Après déjà plusieurs reports du vote, les députés, toujours sous la pression de la Commission européenne et de certains États membres, devraient cette fois adopter ce texte. Il ne reste donc que quelques jours pour les appeler et leur demander de le rejeter.

Elle veut casser les GAFAM… vraiment ?

Le rejet des GAFAM fait son chemin y compris dans leur fief, aux U.S.A, pourrait-on se réjouir en constatant par exemple que Google est mis à nu (article en anglais) par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis.
Il est même question à la fin de cet article de protéger par des lois et d’encadrer plus strictement les usages numériques des mineurs. Quelque chose serait-il en train de changer au pays de la libre-entreprise ?
On pourrait de même se réjouir de voir Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidence et farouche opposante de Trump, publier un appel récent au titre ravageur et programmatique : « Voici comment nous pouvons briser les Big tech ».
Cependant, comme va l’exposer de façon documentée Christophe Masutti ci-dessous, il y a loin de la critique des GAFAM qu’elle articule à la remise en question du système libéral qui pourrait en être la conséquence logique…

L’intelligence artificielle dans nos vies, au travail: s’adapter ou périr?

À l’ère de la quatrième révolution industrielle, entreprises et travailleurs courent le même risque d’extinction. Pour y faire face, ils doivent faire preuve d’initiative et savoir s’adapter.
À la suite de mes recherches sur le passage de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement, j’avance qu’une formation permettant de développer nos connaissances et notre savoir-faire est nécessaire à l’adaptation à l’âge de l’intelligence artificielle (IA).
Mais elle ne suffira pas. Un milieu empathique et empreint de soutien ainsi qu’un apprentissage de soi sont également cruciaux.

Au nom de la lutte anti-terroriste, l’Europe menace de censurer Internet

Depuis les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme est devenue un sujet majeur dans le jeu de la politique. Dans un pays où les élites se plaignent d’une défiance de plus en plus grande du peuple à l’égard des dirigeants et des médias, « 
le terroriste »
représente l’ennemi commun idéal contre lequel se serrer les coudes. Du Parti socialiste au Rassemblement national, une grande partie du spectre politique surfe sur cette vague de peur, entretenue par certains médias généralistes, proposant coup sur coup : déchéance de nationalité, inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, fermeture des frontières, interdictions de manifestation, assignations à résidence…
En mai prochain auront lieu les élections européennes, occasion pour ces « 
antiterroristes »
de tous bords de se réveiller et de faire la démonstration de leur capacité à lutter farouchement contre l’insécurité. Emmanuel Macron n’est pas en reste, en poussant une loi européenne de censure de contenus terroristes sur Internet. À la suite de cet appel du pied, la Commission européenne a donc publié en septembre dernier une proposition de règlement — c’est-à-dire une loi directement applicable dans les États membres de l’union — « 
relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste »
. Le texte est actuellement en discussion au Parlement, le vote décisif aura lieu le 1er avril.
Il n’a pas échappé aux Gafam qu’un gigantesque marché de la modération s’ouvrait

BONUS 1 :

Désinformation, le rapport – 1

La traduction suivante est la brève présentation initiale du long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation.
Ce rapport interpelle les plus hauts responsables politiques du Royaume-Uni sur de nombreux sujets d’actualité qu’il aborde sans concessions :
Le profilage et l’utilisation des données d’utilisateur de service
La non-régulation des géants d’Internet dont Facebook
Les scandales liés au Brexit, Aggregate IQ, SCL et Cambridge Analytica
Les publicités politiques et la manipulation d’élections
La campagne de désinformation de la Russie
Les lacunes des citoyens dans leurs pratiques et compétences numériques, voire leur illectronisme.
Le groupe Framalang a entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo) : https://publications.parliament.uk/pa/cm201719/cmselect/cmcumeds/1791/1791.pdf

La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui qui veulent bien participer : Penguin, Lumibd, goofy, maximefolschette, Maestox, Mika, Khrys, serici, Barbara, Cyrilus, simon

Désinformation, le rapport – 2

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport  » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.

Il s’agit cette fois de poser le décor. Participants, méthodes de travail, acteurs audités. Une bonne mise en bouche qui vous rendra impatient⋅e de lire les articles suivants.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Lumibd, maximefolschette, Alio, wazabyl, Khrys, serici, Barbara + 1 anonyme

Désinformation, le rapport – 3

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.
Maintenant que le décor est posé, on aborde les questions réglementaires. Après avoir clairement défini ce qu’est une fake news, que nous avons traduit par « infox » et que les auteurs regroupent sous le terme plus précis de « désinformation », il est question de définir une nouvelle catégorie de fournisseurs de service pour caractériser leur responsabilité dans les préjudices faits à la société ainsi que des solutions pour protéger le public et financer l’action des structures de contrôle.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Traducteurs : Khrys, Lumibd, Maestox, simon, Fabrice, serici, Barbara, Angie, Fabrice, simon

BONUS 2 :

Se passer de Google, Facebook et autres big brothers 2.0 #1 — Les moteurs de recherche

Merci aux participants de cette dépêche collective, c.-à-d. ack, Adrien Dorsaz, alendroi, Anthony Jaguenaud, BAud, baud123, Bruce Le Nain, deor, etbim, fabienwang, Florent Zara, frayd, gUI, HLFH, j, jcr83, jeberger, Jiehong, Laurent Pointecouteau, lenod, M5oul, Mildred, Nicolive, nullard3d, Nÿco, olivierweb, palm123, SidStyler, SKy, tetraf, Thom, titiii, tux-tn, ver2terre, Viish, Vincent Gay, vlamy, Xinfe et Yves Bourguignon
Aujourd’hui, le net est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette série décrit (et critique) des alternatives soit utilisables en auto-hébergement, soit via des services basés sur des logiciels libres. Dans cette première dépêche, nous allons nous intéresser aux moteurs de recherche. Les commentaires sont là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

Se passer de Google, Facebook et autres Big Brothers 2.0 #2 — Le courriel

Aujourd’hui, Internet est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette dépêche fait suite à celle sur les moteurs de recherche. Cette série décrit (et critique) des solutions de remplacement qui sont soit utilisables en auto‐hébergement, soit via des services établis sur des logiciels libres. Dans cette deuxième dépêche, nous allons nous intéresser au courrier électronique, donc à ce qui est lié aux protocoles IMAP, POP et SMTP. Les commentaires sont aussi là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

BONUS 3 :

Khrys’presso, une revue des actualités

Des revues de presse / lettres de veille et autres podcasts ou vlogs sur les thématiques intéressant le(s) public(s) de LinuxFr.org, il en existe de nombreux : on peut citer la revue de presse de l’April, ainsi que l’émission radio/podcast Libre à Vous !, le Courrier du Hacker, le podcast No Limit Secu, le podcast CPU, le En Vrac du lundi du Standblog, la Lettre d’actualité XMPP, l’EDRI‐gram (en anglais), les revues de presse de La Quadrature du Net (par exemple, sur les données personnelles), etc.
Toutes ces revues/lettres ont déjà été mentionnées et/ou fait l’objet de dépêches. J’en oublie sûrement, et il en existe sûrement plein d’autres (que vous ne manquerez pas de mentionner en commentaires), mais il en est une que je trouve particulièrement notable et qui n’a pas été citée jusqu’ici : le Khrys’presso publié sur le Framablog (par exemple : le 1er avril).
C’est une revue régulière, pérenne, longue, riche, illustrée, variée, et elle fait même le café.
Régulière : elle est publiée chaque lundi, régulière comme une tâche cron.
Pérenne : la revue a commencé sur le blog de Khrys en novembre 2017, puis a rejoint le blog Framasoft en juin 2018.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


Me soutenir

Si vous aimez ce que je (re)diffuse & si vous voulez me soutenir : Vous pouvez m’aider à continuer en me faisant un don en Ğ1

L’actu des GAFAM #2

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon second billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

L’Arcep veut réguler les GAFAM

Titre : Décryptualité du 1er octobre 2018 – L’Arcep veut réguler les GAFAM
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : octobre 2018
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 39 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : shadow-man-hand-up Openclipart Licence Creative Commons Zero 1.0 Public Domain

Rebooter le web sans changer de logiciel économique ?

Il y a dix jours, Tim Berners-Lee a publié un billet intitulé « One Small Step for the Web » dans lequel il annonce qu’il se met en retrait de ses fonctions au W3C. Il y déclare avoir pris cette décision pour consacrer l’essentiel de son temps au projet Solid (Social Linked Data) qu’il développe depuis plusieurs années en nourrissant l’espoir de rebooter le web sur des bases plus saines. Cette annonce fait suite à une interview donnée cet été à Vanity Fair, dans laquelle Tim Bernes-Lee se disait « effondré » face au constat que « le web a desservi l’humanité au lieu de la servir » :

Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu de servir l’humanité, comme il était censé le faire, et qu’il avait échoué par de nombreux aspects. La centralisation croissante du Web, dit-il, a fini par produire – sans volonté délibérée de ceux qui l’ont conçu – un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain.

Régulation des contenus : quelles obligations pour les géants du Web ?

9 octobre 2018 – Il y a 10 jours, nous expliquions que décentraliser le Web offrait l’espoir d’une organisation démocratique de nos échanges en ligne, en solution à l’hégémonie de l’économie de l’attention. En effet, les géants du Web distordent nos échanges pour des raisons économiques en favorisant les propos anxiogènes, caricaturaux, violents ou payés… au détriment des autres, et cela doit être corrigé.

Nos plaintes contres les GAFAM avancent !

10 octobre 2018 – Nous venons de recevoir des nouvelles de la CNIL au sujet de nos plaintes collectives, engagées en mai 2018 contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Ces nouvelles sont encourageantes.

Les plaintes contre Apple, Facebook et Microsoft ont été transmises à l’autorité irlandaise de protection des données, qui a commencé l’instruction des dossiers. Pourquoi est-ce l’autorité irlandaise qui instruira nos plaintes, plutôt que la CNIL française, à qui nos plaintes étaient destinées ?

Comme nous le rappelions déjà en mai dernier, le RGPD a posé un nouveau cadre de coopération entre les différentes « CNIL » européennes : si une entreprise collecte des données dans plusieurs pays européens, les CNIL de tous ces pays doivent collaborer pour contrôler cette entreprise. La CNIL de l’État où l’entreprise a le « centre de ses activités » dans l’Union européenne est désignée « autorité chef de file ». Cette autorité chef de file est chargée de conduire l’instruction et d’animer la coopération entre les autorités. C’est en Irlande que Apple, Facebook et Microsoft ont le centre de leurs activités européennes. La CNIL irlandaise est donc l’autorité chef de file pour instruire nos plaintes.

S’agissant d’Amazon, la plainte a été transmise à l’autorité du Luxembourg – puisque, cette fois-ci, c’est dans ce pays qu’Amazon a le centre de ses activités au sein de l’Union.

Enfin, qu’en est-il de Google ? C’est ici que la situation devient la plus intéressante.

3 ans ⅔ de « Dégooglisation » : bilan, impact et perspectives

Titre : Dégooglisons internet : 3 ans de campagne ou 3 ans ⅔ de « Dégooglisation » : bilan, impact et perspectives.
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 01 min 12
Visualiser la vidéo
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration :diapositive du diaporama support de la présentation

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 2 octobre 2018

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 2 octobre 2018 sur radio Cause Commune
Intervenants : Frédéric Couchet – Xavier Berne – Tangui Morlier – Laurence Comparat – Étienne Gonnu – Béatrice jean-Jean
Lieu : Radio Cause commune
Date : 2 octobre 2018
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustrations : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco

De l’éthique dans les organisations : réduire le fossé entre pratiques et discours

La conférence Ethics by Design (@designethique) qui se tenait à Saint-Denis début octobre était l’occasion de faire le point sur la conception éthique dans ses multiples acceptions. L’un des fils rouges de ces rencontres, interrogeait la question de l’éthique dans les organisations… Retour sur quelques-unes des présentations, pour tenter de cerner les forces et les limites du sujet.

Le droit comme outil d’humanisation du travail des données

J’ai été invité récemment à l’Université d’automne du syndicat CFE-CGC, qui s’intéressait cette année à la question des répercussions des nouvelles technologies sur le travail. On m’avait demandé de traiter le sujet suivant : « Big Data, Intelligence Artificielle : quels outils pour que l’entreprise conserve son humanité ? ». Je poste ci-dessous le texte de l’intervention, illustré par les diapos sur lesquelles je me suis appuyé.

la plateforme de vidéos libre et fédérée

Ce qui nous fait du bien, chez Framasoft, c’est quand nous arrivons à tenir nos engagements. On a beau faire les marioles, se dire qu’on est dans l’associatif, que la pression n’est pas la même, tu parles !

Après le financement participatif réussi du mois de juin 2018, nous avions fait la promesse de sortir la version 1 de Peertube en octobre 2018. Et alors, où en sommes-nous ? Le suspense est insoutenable.

Nous étions confiants. Le salaire du développeur principal, Chocobozzz, était assuré jusqu’à la fin de l’année, nous avions déjà recensé des contributions de qualité, nous avions fait un peu de bruit dans la presse… Cependant, nous avions aussi pris un engagement ferme vis-à-vis de nos donateur·ices, ainsi qu’auprès d’un large public international qui ne nous connaissait pas aussi bien que nos soutiens francophones habituels.

Ne vous faisons pas languir plus longtemps, cette version 1.0, elle est là, elle sort à l’heure dite et elle tient ses promesses, elle aussi. C’est l’occasion de dérouler pour vous un récapitulatif des épisodes précédents, ce qui vous évitera de farfouiller dans le blog pour retrouver vos petits. On sait que c’est pénible, on l’a fait. 🙂

C’est quoi, PeerTube ? Une révolte ? Non, Sire, une révolution

Changer le monde, un octet à la fois

Cette année, comme les précédentes, Framasoft fait appel à votre générosité afin de poursuivre ses actions.

Depuis 14 ans : promouvoir le logiciel libre et la culture libre

L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons créé l’annuaire francophone de référence des logiciels libres, ouvert une maison d’édition ne publiant que des ouvrages sous licences libres, répondu à d’innombrables questions autour du libre, participé à plusieurs centaines d’événements en France ou à l’étranger, promu le logiciel libre sur DVD puis clé USB, accompagné la compréhension de la culture libre, ou plutôt des cultures libres, au travers de ce blog, traduit plus de 1 000 articles ainsi que plusieurs ouvrages, des conférences, et bien d’autres choses encore !

Depuis 4 ans, décentraliser Internet

En 2014, l’association prenait un virage en tentant de sensibiliser non seulement à la question du libre, mais aussi à celle de la problématique de la centralisation d’Internet. En déconstruisant les types de dominations exercées par les GAFAM (dominations technique, économique, mais aussi politique et culturelle), nous avons pendant plusieurs années donné à voir en quoi l’hyperpuissance de ces acteurs mettait en place une forme de féodalité.

Et comme montrer du doigt n’a jamais mené très loin, il a bien fallu initier un chemin en prouvant que le logiciel libre était une réponse crédible pour s’émanciper des chaînes de Google, Facebook & co. En 3 ans, nous avons donc agencé plus de 30 services alternatifs, libres, éthiques, décentralisables et solidaires. Aujourd’hui, ces services accueillent 400 000 personnes chaque mois. Sans vous espionner. Sans revendre vos données. Sans publicité. Sans business plan de croissance perpétuelle.

Mais Framasoft, c’est une bande de potes, pas la #startupnation. Et nous ne souhaitions pas devenir le « Google du libre ». Nous avons donc en 2016 impulsé le collectif CHATONS, afin d’assurer la résilience de notre démarche, mais aussi afin de « laisser de l’espace » aux expérimentations, aux bricolages, à l’inventivité, à l’enthousiasme, aux avis divergents du nôtre. Aujourd’hui, une soixantaine de chatons vivent leurs vies, à leurs rythmes, en totale indépendance.

Il y a un an : penser au-delà du code libre

Bonnes feuilles : l’intelligence artificielle, le risque de la colonisation numérique

Développer des intelligences artificelles, notamment sur un modèle de deep learning, n’est pas exempt de difficultés, et ce sont les moyens d’y remédier qui vont créer des enjeux bien plus larges que le simple aspect technologique. Une des limites du Deep Learning suppose de prendre en compte la nécessité de disposer d’une base de données dense pour développer des intelligences artificielles.

Sur ce point, il est important de comprendre où se trouvent ces données d’apprentissage car elles représentent la nouvelle ressource de l’ère numérique.

Le libre, oui, mais comment

Petit billet d’humeur suite à quelques échanges avec Framasoft et les Chatons. Voici quelques pensées, un peu en vrac, sur le libre…

Internet : neutre mais pas trop ? La méthode scientifique

Titre : Internet : neutre mais pas trop ?
Intervenants : Serge Abiteboul – Benjamin Bayart – Mathilde Morineaux – Sébastien Soriano – Céline Loozen – Nicolas Martin
Lieu : Émission La méthode scientifique – France Culture
Date : septembre 2018
Durée : 58 min
Écouter sur le site de l’émission ou écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Symbole de la neutralité du réseau – Camilo Sanchez. Domaine public

Crise de l’imagination : l’inventeur du web prend ses responsabilités, et vous ?

Sans lui, le web n’existerait pas. Tim Berners-Lee voulait aider les gens à travailler ensemble, à commencer par ses collègues du CERN. Pour son inventeur, le web a toujours eu la vocation d’être contributif : à chacun de l’enrichir en contenus et en liens. Cet idéal est plus que jamais menacé par le duopole que constituent Google (qui n’a rien d’un service public) et Facebook (qui n’a rien d’un média comme un autre), cela n’a pas échappé au principal intéressé.

L’inventeur du web a annoncé qu’il interrompait ses activités au MIT ainsi qu’à la tête du W3C pour prendre la direction technique d’une startup, Inrupt, vouée à soutenir la diffusion et le développement d’un logiciel open source sur lequel il travaillait depuis quelques années avec son équipe : Solid. L’ambition de ce projet : nous redonner la maîtrise de nos données. En créant son POD (Personnal Online Data Store), chacun pourra choisir où seront stockées ses données personnelles et décider quelles applications auront accès à quelles données… à condition d’opter pour des applications conçues pour ce nouvel écosystème. Par leur initiative, Tim Berners-Lee et ses collaborateurs espèrent contribuer à provoquer le sursaut d’imagination : comme l’affirme désormais l’association Framasoft, dégoogliser Internet ne suffit pas.

« Nous ne sommes pas propriétaires, mais maîtres de nos données »

Titre : Valérie Peugeot : « Nous ne sommes pas propriétaires, mais maîtres de nos données »
Intervenantes : Valérie Peugeot – Caroline Broué
Lieu : France Culture – Émission Les Matins du samedi
Date : février 2018
Durée : 32 min 50 [parties transcrites]
Écouter sur le site de l’émission ou écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : RGPD : Guide sur la sécurité des données personnelles, Martin Bouvron. Quai Alpha. Logo France Culture Wikipédia

La précarité des utilisateurs d’informatique propriétaire quand l’éditeur change de modèle

Titre : La précarité des utilisateurs d’informatique propriétaire quand l’éditeur change de modèle – Décryptualité du 22 octobre 2018
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : octobre 2018
Durée : 14 min 38
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 42 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Cloud Computing Image Wikimedia Commons. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.


Bonus :

Les deux documentaires diffusés le soir du 01/11/18 sur France 2 :

Google, Apple, Facebook, les nouveaux maîtres du Monde

Faut-il avoir peur d’Amazon ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !