Compiz

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des plus originaux (qui devrait plaire à quelques-uns) : Compiz.

Compiz est un gestionnaire de fenêtres composite libre qui a révolutionné l’environnement de bureau du serveur X, et notamment sur les distributions Linux. Compiz permet des effets graphiques avancés comme la transparence, des effets 3D et d’ombres. Compiz compose l’affichage en exploitant l’accélération matérielle disponible sur la carte graphique.

Dès la publication de son code source en février 2006, Compiz est très vite adopté. Mais peu de temps après, la communauté de développeurs se sépare : le projet Beryl commence en septembre de la même année. En mars 2007, la réunification du projet se fait sous le nom de Compiz Fusion, pour finalement revenir à son nom initial en février 2009.

Compiz fournit des effets visuels permettant d’améliorer la convivialité des environnements graphiques. Ce projet vise par conséquent à améliorer la simplicité d’utilisation de l’outil informatique.

Il combine un gestionnaire de fenêtres existant (par exemple Metacity) et un compositeur d’images :

  • Le gestionnaire de fenêtres permet la manipulation de toutes les applications et objets qui sont affichés à l’écran ;
  • Le compositeur d’images assemble des fenêtres et autres graphiques pour former une image composée affichée à l’écran.

Des plugins permettent de profiter des effets graphiques de Compiz sur la plupart des environnements de bureau : GNOME, KDE, Xfce, LXDE, Unity, Enlightenment (Ecomorph)…

Dans la documentation d’Ubuntu, il est précisé que :

Développé pour GNU/Linux et sans équivalent sous d’autres plates-formes, il propose un ensemble d’effets graphiques et visuels.

Son gestionnaire de configuration CCSM (acronyme de CompizConfig Setting Manager), présenté ici, vous permettra de profiter de toutes les possibilités offertes par Compiz: Cube 3D, Effet « Exposition », effets lors du déplacement, ouverture, fermeture de fenêtres, transitions lors de changement de bureau, transparence des fenêtres, déroulement des menus, etc…


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Cinnamon

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je vais vous présenter l’un des autres basés sur GTK+ (qui a ma préférence) : Cinnamon.

Cinnamon est un environnement de bureau, initialement développé par (et pour) Linux Mint. Il s’agit d’un fork de GNOME Shell, qui se veut plus proche de la métaphore du bureau (avec par exemple un menu présentant les applications classées par catégories, plutôt qu’une liste d’icônes) délaissée par GNOME 3.0.

Comme pour chaque environnement, nous avons encore bien sûr quelques applications spécifiques à Cinnamon :

De même, une douzaine de distributions GNU/Linux utilisent Cinnamon… a essayer si vous le désirez !


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Unity

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des plus connus (que j’utilise au travail, bien qu’il ne soit pas mon favoris) : Unity.

Unity est un environnement de bureau développé par Canonical Ltd pour son système d’exploitation Ubuntu. Unity fut inclus tout d’abord dans la Netbook Edition d’Ubuntu 10.10. Il est prévu à l’origine pour utiliser de manière plus efficace le peu d’espace écran disponible sur les netbooks en incluant, par exemple, un lanceur d’application vertical. Au travers de son tableau de bord, Unity permet de faire de la recherche de contenu à la fois localement et en ligne.

Naissance & fin d’Unity en tant qu’environnement de bureau par défaut de la variante principale d’Ubuntu :

En effet, Ubuntu utilise Unity comme bureau par défaut à la place de GNOME Shell, à partir d’avril 2011, avec Ubuntu Natty Narwhal (11.04)., et jusqu’à la version 17.04 (à partir de 17.10, c’est GNOME Shell qui est utilisé).

En effet :

Unity était l’interface préconisée et mise en avant par le projet Ubuntu et par Canonical (l’entreprise qui soutient le développement d’Ubuntu). L’objectif était de mieux utiliser l’espace de travail que les interfaces traditionnelles et prendre en compte les dispositifs tactiles : c’était l’un des éléments principaux du projet de convergence entre les diverses plate-formes informatiques (ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, netbook, tablettes, téléphones intelligents, téléviseurs, etc.).

Bien qu’aujourd’hui moins bien maintenu, Unity reste un environnement installable sur les versions récentes d’Ubuntu.


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MATE

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des plus connus & léger qui rencontre un grand succès (car il est dans la lignée de Gnome 2) :

MATE (prononcer maté à l’espagnole) est un environnement de bureau libre utilisant (dans un premier temps) la boîte à outils GTK+ 3.x et destiné aux systèmes d’exploitation apparentés à UNIX.
Il consiste en un fork de GNOME 2 et son nom vient du yerba maté dont les feuilles sont utilisées pour préparer une boisson stimulante en Amérique latine.
Afin de permettre une installation sans conflit avec les composants de GNOME 3, plusieurs applications ont été renommées. Ainsi, MATE et GNOME 3 peuvent être installés en parallèle, ce qui n’était pas possible entre GNOME 2 et GNOME 3.

Un peu d’histoire :

À la suite d’un nouvel habillage de bureau (notamment avec la refonte des menus en écran « activités ») prise par GNOME 3, les archives contenant le code source de la dernière version de GNOME 2 (version 2.32) ont été reprises par un développeur d’Arch Linux afin de conserver la métaphore traditionnelle du bureau. Progressivement, d’autres développeurs ont rejoint cet effort qui s’est transformé en un projet indépendant avec l’ouverture d’un site Internet, la mise en place d’un dépôt de code source sur GitHub, d’un environnement de travail pour les traducteurs sur Transifex (en) et de dépôts de téléchargement.

Adoption rapide :

En avril 2012, MATE est inclus dans Linux Mint et est l’environnement par défaut de Linux Mint Debian Edition. La distribution Salix OS a également une version contenant MATE 1.8.1, ce qui offre aux utilisateurs de Slackware la possibilité d’utiliser ces dépôts. En septembre 2012, openSUSE en version 12.2 le propose à son tour. En avril 2015, Ubuntu MATE devient l’une des versions officiellement soutenue d’Ubuntu (à partir de la version 15.04). Pour les distributions Debian, Fedora et Arch Linux, des dépôts à ajouter sont fournis sur le site de MATE. Ce dernier est également proposé dans Mageia 4, sortie en février 2014. En juillet 2015, Calculate Linux offre une image d’installation avec MATE.

En effet:

MATE est un fork de GNOME 2. Il fournit un environnement de bureau attractif et intuitif en se basant sur les métaphores traditionnelles pour GNU/Linux et d’autres systèmes d’exploitation similaires à Unix.
MATE connaît un développement soutenu pour ajouter le support des technologies nouvelles tout en préservant l’expérience d’un bureau traditionnel.

Liste des distributions supportant MATE :


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KDE

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des deux plus connus & utilisés avec Gnome (présenté dernièrement) :

KDE est un projet de logiciel libre historiquement centré autour d’un environnement de bureau pour systèmes UNIX. Ce projet a évolué en un ensemble de programmes :
KDE Framework, bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme ;
Plasma, environnement de bureau ;
KDE Applications, ensemble complet d’applications.
L’ensemble est utilisé principalement avec les systèmes d’exploitation Linux et BSD. Le projet est également disponible avec un support variable, mais croissant[réf. souhaitée], sous : Mac OS X, quelques autres UNIX (Solaris notamment), ainsi que Windows. Pour sa version 4, l’équipe KDE propose sa version pour Windows via un simple installeur. Les exécutables Windows et Plasma devraient donc pouvoir s’ouvrir sur cette plateforme.
KDE est inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux populaires. Il est l’environnement de bureau par défaut de certaines comme openSUSE, Mageia ou encore Kaspersky Rescue Disk. D’origine allemande (mais ses développeurs sont actuellement répartis sur tout le globe), KDE est traduit en plus de 100 langues.
KDE est avec GNOME la principale alternative libre et grand public aux interfaces des systèmes d’exploitation plus répandus (c’est-à-dire Windows et Mac OS X). Ses logiciels sont généralement publiés sous la licence GNU GPL, et ses bibliothèques sous la GNU LGPL.
La mascotte du projet est un dragon vert appelé Konqi.

Origine du nom :

KDE était le sigle de « K Desktop Environment », le K n’ayant pas vraiment de signification. Aux débuts de KDE, le mot « Kool » a été utilisé, mais les développeurs du projet ont renoncé à ce mot. Ils se sont alors contentés de remarquer que dans l’alphabet latin, le K est voisin du L de Linux. Ce nom évoque CDE (pour Common Desktop Environment), l’environnement graphique très répandu sur les machines Unix des années 1990. Finalement, la communauté KDE annonce en 2009 que ce terme ne recouvre plus de signification particulière. L’explication donnée est que qualifier KDE d’environnement de bureau est ambigu, obsolète, voire source de confusion : KDE est devenu un écosystème complet bien au-delà d’un environnement de bureau, et pouvant s’exécuter sur de nombreuses plateformes y compris mobile4.

Un peu d’histoire :

Le projet KDE a été lancé en octobre 1996 par Matthias Ettrich, qui souhaitait offrir aux utilisateurs de systèmes Unix une interface unifiée, gommant les différences entre les nombreuses boîtes à outils graphiques en usage sous le système X Window. Le choix de la bibliothèque Qt, qui à l’époque n’était pas libre, et dans une moindre mesure l’importance du langage C++ dans le développement de KDE, ont conduit à la création du projet concurrent GNOME en août 1997.
L’année suivante, KDE 1.0 est sorti.

Nouvelle organisation des projets KDE :

En juillet 2014, KDE redéfinit ses projets ainsi :
Plasma, l’environnement de bureau ; Une sortie est prévue tous les 3 mois.
KDE Applications, l’ensemble complet d’applications ; Une sortie est prévue tous les 4 mois.
KDE Framework, les bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme. Une sortie est prévue par mois.
Le terme KDE définit maintenant la communauté.

KDE et GNOME :

KDE et GNOME ont une approche différente de ce que doit être une interface graphique :

  • KDE se veut complet dans l’intégration et les possibilités de configuration (collecte de toutes les applications installées au moment du lancement, afin de n’en oublier aucune).
  • GNOME se veut épuré et met en avant certaines applications et fonctionnalités

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Enlightenment

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’autre environnement que j’utilise régulièrement depuis quelques années…

Enlightenment, aussi appelé E (voire E16, E17, E18 ou E19), est un gestionnaire de fenêtres et un environnement de bureau pour le système d’affichage X Window et Wayland.
C’est un logiciel libre distribué selon les termes d’une licence de type BSD.
Il se distingue des environnements classiques et populaires GNOME et KDE en étant entièrement paramétrable, scriptable et avec une modularité très poussée.
Enlightenment a été conçu pour être utilisé confortablement sur des matériels limités (ex. : téléphone mobile), mais aussi sur les systèmes plus puissants (ex. : ordinateur de dernière génération).
Le projet avance néanmoins relativement lentement, les versions stables sont peu fréquentes et n’apportent pas les lots de nouveautés que les autres environnements populaires proposent. Les dates de sorties tendent tout de même à se rapprocher, après la version E17 qui s’était fait attendre des années, la dernière version, E19, n’est sortie qu’une année après la E18. Le concepteur principal, Rasterman, vise à transformer Enlightenment de gestionnaire de fenêtres (Window Manager) à Desktop Shell. Le développement a été plusieurs fois retardé à cause de nombreuses retouches faites à l’organisation des sources, et Rasterman a plusieurs fois retravaillé de fond en comble le système.
E17 s’appuie sur un jeu de bibliothèques appelées « EFL » pour « Enlightenment Foundation Libraries »

Matériels & systèmes d’exploitation suportés

Enlightenment fonctionne sur différents matériels comme les PC (architecture x86), iMac (x86 ou PowerPC), PS3 (PowerPC), et les téléphones mobiles (architecture ARM).

Enlightenment est prévu pour être portable et peut donc être utilisé sur divers systèmes d’exploitation. Dans la pratique, il est essentiellement utilisé par des distributions Linux et BSD.
Enlightenment est donc disponible sur les grandes distributions Linux. Par contre, son intégration avec l’ensemble des applications est plus soignée sur des distributions plus modestes mais conçues autour de cet environnement de bureau.

Il existe un certain nombre de distributions GNU/Linux actives proposant Enlightenment comme environnement de bureau par défaut, vous en trouverez la liste @ wikipedia

Bien que Enlightenment soit apparu à la même période que les environnements de bureau KDE et Gnome et qu’il apporte de puissantes capacités graphiques pour une faible consommation des ressources matérielles (mémoire, processeur), cet environnement de bureau n’a jamais percé.

En effet :

  • les utilisateurs cherchent soit un environnement de bureau puissant et complet (et optent pour Gnome ou KDE ) , soit environnement de bureau léger (et optent pour Xfce, LXDE ou Razor-qt.)
  • Enlightenment n’est pas un environnement de bureau complet (peu d’applications sont conçues spécifiquement pour EFL) et de ce fait, il est considéré comme simple gestionnaire de fenêtres.
  • son long cycle de développement & l’absence de version stable officielle ne permet pas son adoption par les distributions sérieuses.

Ce qui est bien dommage, car ce logiciel libre a pourtant un potentiel très intéressant…


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Environnement de bureau & Gestionnaire de fenêtres

Comme indiqué dans mon dernier Édito @ gafam’blog , je vais donc commencer par définir ce que sont les environnements de bureau & les gestionnaires de fenêtres (merci Wikipedia):

Environnement de bureau :

En informatique, un environnement de bureau (de l’anglais desktop environment) est un logiciel (ensemble de programmes dédiés) qui permet de manipuler l’ordinateur à travers une interface utilisateur en mode graphique (graphical shell) et qui fait analogie à un bureau. Il s’agit d’un type d’environnement graphique ou le terme « environnement de bureau » provient de la métaphore du bureau sur laquelle sont basés ces produits.

De nombreux systèmes d’exploitation ont un environnement de bureau incorporé. À l’inverse, avec le système de fenêtrage X des systèmes d’exploitation Unix, plusieurs environnements de bureau sont disponibles.

La métaphore du bureau est apparue dans l’ordinateur Xerox Star, construit en 1981. L’idée sous-jacente est qu’utiliser un ordinateur est similaire au travail de bureau. Le contenu de l’ordinateur est alors représenté comme étant des documents et des classeurs, ainsi qu’une corbeille à papier et une calculatrice posées sur la surface d’un bureau2.

Un document peut être ouvert dans une fenêtre, qui affiche une page de ce document.

Les systèmes d’exploitation non compatibles avec Unix (par exemple Windows et MacOS) possèdent un environnement de bureau unique. L’avantage pour l’utilisateur est de retrouver partout un environnement standard et cohérent, et l’inconvénient de ne pas pouvoir l’améliorer à sa guise. Il existe cependant des variations des thèmes et aussi des logiciels tiers pouvant modifier certains éléments de l’interface graphique (comme les fenêtres, les boutons et les icônes) voire de changer complètement l’interface.

Sur les systèmes d’exploitation fonctionnant avec le système de fenêtrage X (compatibles avec Unix), l’environnement de bureau est plus souple pour deux raisons : décomposé en plusieurs éléments, il sépare le système de fenêtrage, le gestionnaire de fenêtres, l’environnement graphique et le gestionnaire de fichiers, chacun interchangeable et personnalisable.

Les principaux environnements de bureau sont fournis avec une configuration de base, et permettent de ce fait à l’utilisateur de travailler tout de suite sans avoir à effectuer de multiples réglages.

GNOME et KDE sont proposés par la plupart des « grandes » distributions. GNOME se fixe d’être simple d’emploi même au prix de ne pas permettre toutes les personnalisations possibles, KDE choisit au contraire de permettre un contrôle plus complet, avec la complexité afférente que cela peut entraîner.

Bien qu’ils utilisent des bibliothèques graphiques différentes, les applications écrites pour chacun des deux fonctionnent en général sur l’autre, les deux bibliothèques étant en ce cas chargées sans que l’utilisateur ait à s’en occuper.

MATE et Cinnamon possèdent un menu à deux niveaux semblable à celui de Windows. La légèreté d’Xfce l’a fait choisir comme environnement par défaut pour des distributions où l’utilisateur se consacrera surtout aux applications et attachera peu d’importance au bureau lui-même.

Pour aller plus loin :

Au fil des mois à venir, ce sont ces environnements que je vais vous présenter …

Gestionnaire de fenêtres :

En système de fenêtrage un « gestionnaire de fenêtres » (« window manager » en anglais) est un logiciel chargé de l’affichage et du placement des fenêtres d’applications. Les plus connus sont ceux utilisés par le système de fenêtrage X (sur les systèmes Unix, Linux et BSD). Il en existe aussi sous Windows (comme LiteStep) et sous OS/2 (le Presentation Manager pouvant être remplacé), mais ces cas sont beaucoup moins répandus du fait, entre autres, de la gratuité de X et de ses spécifications ouvertes. De plus, le découpage en couches de l’interface graphique est moins marqué sous Windows1.

Le gestionnaire de fenêtres constitue l’intermédiaire entre le système de fenêtrage et l’environnement graphique.

Cet article traite plus particulièrement des gestionnaires basés sur le système de fenêtrage X.

Étant lui-même un client sur serveur X, le gestionnaire de fenêtres offre des moyens pour déplacer, redimensionner et icônifier les fenêtres affichées par les autres clients. De plus, il ajoute une décoration aux fenêtres qui consiste souvent en un cadre et une barre de titre. La majorité des gestionnaires savent de plus gérer plusieurs bureaux virtuels ainsi que des raccourcis clavier.

Un gestionnaire permet d’offrir plusieurs fonctionnalités (selon le gestionnaire) :

  • des barres des tâches ou un dock d’applications ;
  • des menus, voir des menus fixables (pinnable menus en anglais) ;
  • des bureaux virtuels et donc un workspace manager (application qui permet de passer d’un bureau à l’autre ; il est parfois appelé pager) ;
  • des icônes et donc le support d’un format d’icône (comme le XPM) ;
  • le déplacement, le redimensionnement, l’iconification des fenêtres ;
  • la modification du fond d’écran, des couleurs des tous les éléments visibles, de l’habillage des fenêtres ;
  • une gestion de session qui permet de garder une trace des actions effectuées par un utilisateur.

Il existe deux grands types de gestionnaires de fenêtres :

  • gestionnaire de fenêtres flottant (qui tentent de simuler un bureau réel, les fenêtres représentant des feuilles de papier volantes que l’on place à sa guise, que cela laisse un espace du bureau visible ou que plusieurs d’entre elles se superposent. Il s’agit du paradigme le plus utilisé.);
  • gestionnaire de fenêtres en tuile, ou par pavage (qui visent l’utilisation optimale de l’espace écran. Pour cela, lorsqu’une application requiert une nouvelle fenêtre, le gestionnaire lui créée une place en redimensionnant les autres fenêtres.).

Cependant, rien n’empêche à un unique gestionnaire d’intégrer les deux paradigmes, à divers niveaux.

Pour aller plus loin :

Au fil des mois à venir, ce sont ces gestionnaires que je vais vous présenter …


Afin de mieux comprendre ces notions, je pense utile de vous apporter quelques définitions complémentaires :

Interface graphique :

En informatique, une interface graphique (en anglais GUI pour graphical user interface) ou un environnement graphique est un dispositif de dialogue homme-machine, dans lequel les objets à manipuler sont dessinés sous forme de pictogrammes à l’écran, de sorte que l’usager peut utiliser en imitant la manipulation physique de ces objets avec un dispositif de pointage, le plus souvent une souris.

Ce type d’interface a été créé par les ingénieurs du Xerox PARC à la fin des années 1970, pour remplacer les interfaces en ligne de commande, mis sur le marché avec le Star de Xerox et le Lisa d’Apple, puis popularisé par cette dernière firme avec l’ordinateur Macintosh, commercialisé en 1984.

Les interfaces graphiques sont mises en œuvre par un ensemble de logiciels souvent inclus dans les systèmes d’exploitation (Windows) ou fournis avec eux par les distributions (Linux). Ils sont devenus vers le milieu des années 1990 le standard des appareils informatiques, notamment ordinateurs, tablettes, téléphones, récepteurs GPS et guichets automatiques de billetterie (dont bancaires).

Système de fenêtrage :

Un système de fenêtrage est un logiciel qui permet à l’utilisateur d’un ordinateur d’interagir via un clavier et un dispositif de pointage comme une souris avec plusieurs applications graphiques visibles simultanément. Chaque application s’affiche dans une ou plusieurs fenêtres qui sont des zones rectangulaires de l’écran. Ces fenêtres peuvent se recouvrir les unes les autres. L’utilisateur peut déplacer et redimensionner les fenêtres, les fermer temporairement ou leur faire occuper tout l’écran.

Du point de vue du programmeur, un système de fenêtrage fournit des primitives graphiques telles que le rendu de polices de caractères, le tracé de lignes. Ces primitives sont de plus haut niveau que les abstractions fournies directement par le matériel graphique.

Certains systèmes de fenêtrage, tels que X, proposent la transparence réseau permettant à l’utilisateur de faire tourner l’application sur l’ordinateur distant. Cette application distante est donc cliente du serveur de fenêtrage qui est une application locale. Avec X, le protocole n’est pas dynamiquement extensible et est de bas niveau, nécessitant une bande passante importante. L’alternative, un serveur de fenêtrage programmable comme NeWS n’a pas rencontré de succès commercial.

Voilà, j’espère que ces quelques notions « techniques » vous permettent de mieux comprendre comment fonctionne l’interface « homme/machine »…