L’actu des GAFAM #7

Vous trouverez dans ce septième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Ce mois-ci, j’ai l’impression que l’actualité est un peu plus chargée qu’à l’ordinaire… la sélection du jour est donc un peu plus complexe…

Google s’insère de manière violente et douce à la fois

Titre : Google s’insère de manière violente et douce à la fois
Intervenants : Xavier Coadic – Antoine Gouritin
Lieu : Rencontres Désinspirantes de Disruption protestante
Date : février 2019
Durée : 43 min
Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim

Désabonnez-moi !

Bonjour,
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
Bien à vous,

Le Web a 30 ans

Il y a 30 ans aujourd’hui, naissait le Web. Je ne l’ai découvert que quelques années plus tard, et j’ai été ébahi par son potentiel. Soudain, l’Internet devenait utilisable par beaucoup plus de gens : il suffisait d’avoir un navigateur et de cliquer sur les liens bleus soulignés. C’était à la portée de tous !

Jusqu’où sommes-nous épiés ?

Toutes les opérations que nous effectuons sur nos écrans sont méticuleusement analysées par les entreprises à l’initiative des plates-formes que nous consultons ou que nous utilisons pour effectuer nos achats.
Suivis, traqués, surveillés… comment rester sereins ?
L’un des principaux acteurs de la société de l’information dans laquelle nous évoluons est bien sûr Google.

Les données personnelles

Titre : Décryptualité du 10 mars 2019 – Les données personnelles
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 10 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 10 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Libre peut-il faire le poids ?

Dans un article assez lucide de son blog que nous reproduisons ici, Dada remue un peu le fer dans la plaie.
Faiblesse économique du Libre, faiblesse encore des communautés actives dans le développement et la maintenance des logiciels et systèmes, manque de visibilité hors du champ de perception de beaucoup de DSI. En face, les forces redoutables de l’argent investi à perte pour tuer la concurrence, les forces tout aussi redoutables des entreprises-léviathans qui phagocytent lentement mais sûrement les fleurons du Libre et de l’open source…
Lucide donc, mais aussi tout à fait convaincu depuis longtemps de l’intérêt des valeurs du Libre, Dada appelle de ses vœux l’émergence d’entreprises éthiques qui permettraient d’y travailler sans honte et d’y gagner sa vie décemment. Elles sont bien trop rares semble-t-il.
D’où ses interrogations, qu’il nous a paru pertinent de vous faire partager. Que cette question cruciale soit l’occasion d’un libre débat : faites-nous part de vos réactions, observations, témoignages dans les commentaires qui comme toujours sont ouverts et modérés. Et pourquoi pas dans les colonnes de ce blog si vous désirez plus longuement exposer vos réflexions.
L’économie du numérique et du Libre
par Dada
Republication de l’article original publié sur son blog

Faut-il menacer les GAFA de bloquer leurs services en Europe ?

C’est un passage qui a été peu relevé dans la tribune d’Emmanuel Macron à destination des Européens, qui me paraît pourtant très important. Le Président de la République y énonce la possibilité que l’Union européenne, non seulement « sanctionne », mais carrément « interdise » des services qui violeraient allègrement le RGPD :
« Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. « 
Une telle position est, je crois, un discours nouveau dans une Europe qui n’a jamais osé brandir aussi explicitement cette menace, sans doute d’abord parce que sa culture libérale (au bon sens du terme) l’empêche de la formuler, et ensuite par crainte légitime d’être assimilée à la Chine et au côté obscur des régimes autoritaires.

Des alternatives pour éviter les GAFAM

Voici un petit billet pour présenter, rapidement, quelques alternatives aux GAFAM, c’est géants du numérique, américains (il y a aussi les BATX Chinois) qui centralisent aujourd’hui internet dans leurs silos propriétaires. Tout passe par eux, qu’on le veuille ou non, et même sans avoir de compte chez eux.

Podcast : Avec Stadia, Google va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Google a annoncé, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars, le lancement de sa plate-forme de jeux, Stadia, courant 2019. Sur celle-ci, les jeux sont 100 % dématérialisés et accessibles en streaming via abonnement. Comme Deezer pour la musique, ou Netflix pour les films et les séries. En créant une forme de récurrence de revenu, ou encore en économisant sur le coût de production des consoles, la firme de Mountain View opte pour une stratégie qui la démarque clairement de ses concurrents sur ce marché gigantesque. Au point de provoquer une révolution dans le monde du jeu vidéo ?

Le Parlement européen se soumet aux lobbys des ayants droit

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la Directive sur le droit d’auteur. Cédant au lobbying intense et fallacieux des industries de la presse et de la culture, ainsi qu’à la pression de plusieurs gouvernements européens (avec la France en première ligne) l’Union européenne vient d’institutionnaliser la censure automatisée et la surveillance de masse pratiquées par les géants du Web.
Aujourd’hui, en quelques minutes à peine, le Parlement européen a adopté le texte de la Directive Copyright (par 348 voix contre 274). Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire (comme nous le dénonçons depuis plusieurs mois) de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. Les manifestations de ce week-end, les pétitions, les tribunes et autres campagnes organisées par des associations de défense des libertés à travers toute l’Europe n’auront donc eu que peu de poids face à la campagne frénétique et mensongère menée par les promoteurs de ce texte …

Les 30 ans du Web

Titre : Décryptualité du 18 Mars 2019 – Les 30 ans du Web
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 18 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 11 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Parlement européen valide la généralisation de la censure automatisée

Mardi 26 mars 2019, journée noire pour les libertés sur Internet et pour tous ceux et celles qui agissent au quotidien pour promouvoir un Internet libre et ouvert, neutre et acentré, donc contre l’emprise technologique des GAFAM. 348 parlementaires européens (contre 274) ont adopté la généralisation du filtrage automatisé des contenus mis en ligne. Le coup est dur mais l’April restera mobilisée pour la transposition future du texte en droit national et pour la probable révision à venir de la directive E-commerce, dont les principes structurants ont été profondément mis à mal par la directive droit d’auteur.

Google France et l’évasion fiscale

Il ne vous aura pas échappé que Google est passé à l’offensive médiatique pour envahir la France.
Google a construit des espaces de promotion partout en France (ateliers Google) et s’assure le soutien de l’Etat dans cette démarche en apportant de l’argent et de l’activité là où l’Etat peine faute de moyen à prendre place.
Google à quand même réussi à diffuser son discours en monologue depuis le compte Twitter officiel de l’Elysée. Du jamais vu.
Pourtant, si Google participait à la société en payant ses impôts, l’Etat ne ferait pas la manche.

Comment les réseaux sociaux font commerce de la nostalgie

La nostalgie est étymologiquement une maladie. Ce terme vient des deux mots grecs nostos et algia, qui signifient le retour et la maladie. La nostalgie est alors l’ennui créé par le désir du retour au passé ou dans son pays. La plus ancienne description connue de cette maladie est celle du médecin Gerbois le 29 prairial, an 11.

Règlement terroriste : derniers jours pour s’opposer à la censure d’Internet

Lundi 8 avril, le projet de règlement sur la censure antiterroriste sera voté en commission LIBE au Parlement européen. Après déjà plusieurs reports du vote, les députés, toujours sous la pression de la Commission européenne et de certains États membres, devraient cette fois adopter ce texte. Il ne reste donc que quelques jours pour les appeler et leur demander de le rejeter.

Elle veut casser les GAFAM… vraiment ?

Le rejet des GAFAM fait son chemin y compris dans leur fief, aux U.S.A, pourrait-on se réjouir en constatant par exemple que Google est mis à nu (article en anglais) par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis.
Il est même question à la fin de cet article de protéger par des lois et d’encadrer plus strictement les usages numériques des mineurs. Quelque chose serait-il en train de changer au pays de la libre-entreprise ?
On pourrait de même se réjouir de voir Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidence et farouche opposante de Trump, publier un appel récent au titre ravageur et programmatique : « Voici comment nous pouvons briser les Big tech ».
Cependant, comme va l’exposer de façon documentée Christophe Masutti ci-dessous, il y a loin de la critique des GAFAM qu’elle articule à la remise en question du système libéral qui pourrait en être la conséquence logique…

L’intelligence artificielle dans nos vies, au travail: s’adapter ou périr?

À l’ère de la quatrième révolution industrielle, entreprises et travailleurs courent le même risque d’extinction. Pour y faire face, ils doivent faire preuve d’initiative et savoir s’adapter.
À la suite de mes recherches sur le passage de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement, j’avance qu’une formation permettant de développer nos connaissances et notre savoir-faire est nécessaire à l’adaptation à l’âge de l’intelligence artificielle (IA).
Mais elle ne suffira pas. Un milieu empathique et empreint de soutien ainsi qu’un apprentissage de soi sont également cruciaux.

Au nom de la lutte anti-terroriste, l’Europe menace de censurer Internet

Depuis les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme est devenue un sujet majeur dans le jeu de la politique. Dans un pays où les élites se plaignent d’une défiance de plus en plus grande du peuple à l’égard des dirigeants et des médias, « 
le terroriste »
représente l’ennemi commun idéal contre lequel se serrer les coudes. Du Parti socialiste au Rassemblement national, une grande partie du spectre politique surfe sur cette vague de peur, entretenue par certains médias généralistes, proposant coup sur coup : déchéance de nationalité, inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, fermeture des frontières, interdictions de manifestation, assignations à résidence…
En mai prochain auront lieu les élections européennes, occasion pour ces « 
antiterroristes »
de tous bords de se réveiller et de faire la démonstration de leur capacité à lutter farouchement contre l’insécurité. Emmanuel Macron n’est pas en reste, en poussant une loi européenne de censure de contenus terroristes sur Internet. À la suite de cet appel du pied, la Commission européenne a donc publié en septembre dernier une proposition de règlement — c’est-à-dire une loi directement applicable dans les États membres de l’union — « 
relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste »
. Le texte est actuellement en discussion au Parlement, le vote décisif aura lieu le 1er avril.
Il n’a pas échappé aux Gafam qu’un gigantesque marché de la modération s’ouvrait

BONUS 1 :

Désinformation, le rapport – 1

La traduction suivante est la brève présentation initiale du long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation.
Ce rapport interpelle les plus hauts responsables politiques du Royaume-Uni sur de nombreux sujets d’actualité qu’il aborde sans concessions :
Le profilage et l’utilisation des données d’utilisateur de service
La non-régulation des géants d’Internet dont Facebook
Les scandales liés au Brexit, Aggregate IQ, SCL et Cambridge Analytica
Les publicités politiques et la manipulation d’élections
La campagne de désinformation de la Russie
Les lacunes des citoyens dans leurs pratiques et compétences numériques, voire leur illectronisme.
Le groupe Framalang a entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo) : https://publications.parliament.uk/pa/cm201719/cmselect/cmcumeds/1791/1791.pdf

La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui qui veulent bien participer : Penguin, Lumibd, goofy, maximefolschette, Maestox, Mika, Khrys, serici, Barbara, Cyrilus, simon

Désinformation, le rapport – 2

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport  » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.

Il s’agit cette fois de poser le décor. Participants, méthodes de travail, acteurs audités. Une bonne mise en bouche qui vous rendra impatient⋅e de lire les articles suivants.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Lumibd, maximefolschette, Alio, wazabyl, Khrys, serici, Barbara + 1 anonyme

Désinformation, le rapport – 3

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.
Maintenant que le décor est posé, on aborde les questions réglementaires. Après avoir clairement défini ce qu’est une fake news, que nous avons traduit par « infox » et que les auteurs regroupent sous le terme plus précis de « désinformation », il est question de définir une nouvelle catégorie de fournisseurs de service pour caractériser leur responsabilité dans les préjudices faits à la société ainsi que des solutions pour protéger le public et financer l’action des structures de contrôle.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Traducteurs : Khrys, Lumibd, Maestox, simon, Fabrice, serici, Barbara, Angie, Fabrice, simon

BONUS 2 :

Se passer de Google, Facebook et autres big brothers 2.0 #1 — Les moteurs de recherche

Merci aux participants de cette dépêche collective, c.-à-d. ack, Adrien Dorsaz, alendroi, Anthony Jaguenaud, BAud, baud123, Bruce Le Nain, deor, etbim, fabienwang, Florent Zara, frayd, gUI, HLFH, j, jcr83, jeberger, Jiehong, Laurent Pointecouteau, lenod, M5oul, Mildred, Nicolive, nullard3d, Nÿco, olivierweb, palm123, SidStyler, SKy, tetraf, Thom, titiii, tux-tn, ver2terre, Viish, Vincent Gay, vlamy, Xinfe et Yves Bourguignon
Aujourd’hui, le net est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette série décrit (et critique) des alternatives soit utilisables en auto-hébergement, soit via des services basés sur des logiciels libres. Dans cette première dépêche, nous allons nous intéresser aux moteurs de recherche. Les commentaires sont là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

Se passer de Google, Facebook et autres Big Brothers 2.0 #2 — Le courriel

Aujourd’hui, Internet est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette dépêche fait suite à celle sur les moteurs de recherche. Cette série décrit (et critique) des solutions de remplacement qui sont soit utilisables en auto‐hébergement, soit via des services établis sur des logiciels libres. Dans cette deuxième dépêche, nous allons nous intéresser au courrier électronique, donc à ce qui est lié aux protocoles IMAP, POP et SMTP. Les commentaires sont aussi là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

BONUS 3 :

Khrys’presso, une revue des actualités

Des revues de presse / lettres de veille et autres podcasts ou vlogs sur les thématiques intéressant le(s) public(s) de LinuxFr.org, il en existe de nombreux : on peut citer la revue de presse de l’April, ainsi que l’émission radio/podcast Libre à Vous !, le Courrier du Hacker, le podcast No Limit Secu, le podcast CPU, le En Vrac du lundi du Standblog, la Lettre d’actualité XMPP, l’EDRI‐gram (en anglais), les revues de presse de La Quadrature du Net (par exemple, sur les données personnelles), etc.
Toutes ces revues/lettres ont déjà été mentionnées et/ou fait l’objet de dépêches. J’en oublie sûrement, et il en existe sûrement plein d’autres (que vous ne manquerez pas de mentionner en commentaires), mais il en est une que je trouve particulièrement notable et qui n’a pas été citée jusqu’ici : le Khrys’presso publié sur le Framablog (par exemple : le 1er avril).
C’est une revue régulière, pérenne, longue, riche, illustrée, variée, et elle fait même le café.
Régulière : elle est publiée chaque lundi, régulière comme une tâche cron.
Pérenne : la revue a commencé sur le blog de Khrys en novembre 2017, puis a rejoint le blog Framasoft en juin 2018.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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Faire connaître & promouvoir les alternatives aux GAFAMs

Telle est la devise de mon site constituée de multiples composantes :

Que signifie donc ce sigle de 5 carractères ? D’après Wikipedia :

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (nées dans les dernières années du XXe siècle ou au début du XXIe siècle, sauf Microsoft créé en 1975 et Apple en 1976) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ».

Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Leur puissance tend à être contestée par les Natu (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) ;

Voir aussi BATX, qui désigne les géants du Web chinois Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

On trouve aussi le terme GAFAMI ajoutant IBM à Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Faut-il aller plus loin pour vous présenter un peu plus ces géants du Web ?

Je ne le penses pas (puisque vous avez ici tous les liens utiles) … par contre, je peux vous présenter différentes associations qui promeuvent des valeurs qui me tiennent à coeur :

Framasoft (Site officiel)

« Changer le monde, un octet à la fois. »

Framasoft est un réseau d’éducation populaire créé en novembre 2001 par Alexis Kauffmann, Paul Lunetta, et Georges Silva, et soutenu depuis 2004 par l’association homonyme. Consacré principalement au logiciel libre, il s’organise en trois axes sur un mode collaboratif : promotion, diffusion et développement de logiciels libres, enrichissement de la culture libre et offre de services libres en ligne.
Espace d’orientation, d’informations, d’actualités, d’échanges et de projets, Framasoft est une porte d’entrée francophone du logiciel libre. Sa communauté d’utilisateurs est créatrice de ressources et apporte assistance et conseil à ceux qui découvrent et font leurs premiers pas avec les logiciels libres. Elle accompagne ceux qui désirent remplacer leurs logiciels propriétaires par des logiciels libres en attachant une attention toute particulière au processus de migration du système d’exploitation Microsoft Windows vers GNU/Linux.
L’intégralité de la production de Framasoft est placée sous licence libre afin de favoriser la participation et de garantir que chacun puisse en bénéficier, sans appropriation.

April (Site officiel)

« Promouvoir et défendre le logiciel libre »

April est la principale association de promotion et de défense du logiciel libre dans l’espace francophone. Elle entretient depuis ses débuts des rapports étroits avec la Free Software Foundation, et est chargée de la traduction de la section philosophie du projet GNU.

AFUL (Site officiel)

« Promouvoir les logiciels libres ainsi que l’utilisation de standards ouverts. »

L’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres (AFUL) a pour principal objectif de promouvoir, directement ou indirectement, les logiciels libres et notamment les systèmes d’exploitation libres comme GNU/Linux ou les systèmes BSD libres, ainsi que l’usage des standards ouverts. L’AFUL est une association française à but non lucratif de type loi de 1901 qui regroupe des utilisateurs, des professionnels du logiciel libre, des entreprises commerciales ainsi que d’autres associations, installés dans une dizaine de pays ou de régions francophones (France, Belgique, Suisse, Québec, Afrique francophone).
L’AFUL a été fondée en 1998 par Stéfane Fermigier, Bernard Lang, Jean-Pierre Laisné, Nat Makarevitch et Thierry Stœhr. Jusqu’au 31 janvier 2009, date du vote du changement de nom long de l’association en assemblée générale, AFUL signifiait Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres

La Quadrature du Net (Site officiel)

 » La Quadrature du Net promeut et défend les libertés fondamentales dans l’environnement numérique. L’association lutte contre la censure et la surveillance, que celles-ci viennent des États ou des entreprises privées. Elle questionne la façon dont le numérique et la société s’influencent mutuellement. Elle œuvre pour un Internet libre, décentralisé et émancipateur.  »

La Quadrature du Net (abrégé LQDN) est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet fondée en 2008. Elle intervient dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications, ou encore le respect de la vie privée sur Internet. En France, La Quadrature du Net s’est notamment fait connaître par sa forte opposition aux lois HADOPI et LOPPSI. À l’échelle européenne et mondiale, son action a porté en particulier sur le Paquet Télécom, le traité ACTA, et plus récemment sur les questions de filtrage d’Internet et de neutralité des réseaux.
Ses principaux buts sont :
Faire avancer l’idée d’un internet libre et ouvert et que les modèles basés sur l’accès à la connaissance sont supérieurs à ceux basés sur le contrôle et la fermeture,
Permettre aux citoyens de saisir les enjeux des processus législatifs mettant en danger les libertés individuelles sur Internet, en leur permettant de participer aux débats au travers d’outils divers (PiPhone, Memopol, etc.).

French Data Network (Site officiel & site de la fédération)

 » La fédération FDN regroupe des Fournisseurs d’Accès à Internet associatifs se reconnaissant dans des valeurs communes : bénévolat, solidarité, fonctionnement démocratique et à but non lucratif; défense et promotion de la neutralité du Net.

À ce titre, la fédération FDN se donne comme mission de porter la voix de ses membres dans les débats concernant la liberté d’expression et la neutralité du Net.

Elle fournit à ses membres les outils pour se développer et répondre aux problématiques qui concernent l’activité de fournisseur d’accès à Internet. « 

French Data Network (FDN) est une association française (association loi de 1901 – sans but lucratif) fondée le 2 juin 1992. Son but est : « la promotion, l’utilisation et le développement des réseaux Internet et Usenet dans le respect de leur éthique, en favorisant en particulier les utilisations à des fins de recherche et d’éducation sans volonté commerciale ». Sa présidente actuelle est Blackmoor, depuis le 24 mars 2018.
C’est le plus ancien fournisseur d’accès à Internet en France encore en activité. Il donne accès à Internet depuis sa création en 1992, Wanadoo (filiale de France Télécom, maintenant appelée Orange) ayant proposé sa première offre en 1996. Il propose des accès ADSL depuis septembre 2005.
FDN est, par ailleurs, membre fondateur du GIE Gitoyen, devenu l’association du même nom, opérateur de communications sur Internet.
En mars 2009, le fournisseur SFR (anciennement Neuf Telecom) a résilié le contrat de FDN et donné seulement 3 mois de préavis pour trouver une solution au moment même où FDN prenait position contre la loi HADOPI. « La coïncidence de dates est troublante », explique Benjamin Bayart. FDN a réussi à trouver un autre fournisseur de collecte, Nerim, qui remplacera donc SFR. L’annonce publique n’a été faite qu’en juillet 2009.
Le 6 mai 2010, FDN dépose un recours auprès du Conseil d’État concernant un décret de la loi HADOPI en référence au code des postes et des communications électroniques disposant que « L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre. », la consultation de l’ARCEP n’ayant eu lieu. Le 19 octobre 2011, le Conseil d’État, statuant que la consultation n’était pas obligatoire, donne tort à FDN et rejette l’intégralité de ses recours.
Lors des mouvements contestataires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, lorsque le réseau ADSL a été éteint dans ces pays, FDN a mis à disposition un accès bas débit gratuit (hors prix de la communication).
FDN est membre fondateur de la Fédération FDN.
Depuis janvier 2015, FDN a entamé une série de recours et de contentieux devant les juridictions et les autorités administratives françaises et européennes pour attaquer les lois et règlements permettant la surveillance généralisée des utilisateurs d’Internet et d’autres services de communications ou permettant la censure administrative secrète de sites Web, via un groupe de travail juridique commun avec La Quadrature du Net et la Fédération FDN.

Vous l’aurez compris, toutes ces thématiques sont abordés dans le présent blog … 

La périodicité des publications y est d’ailleurs relativement régulière depuis quelque temps !

Faire connaître & promouvoir la culture libre

Telle est la devise de mon autre site SWEETUX.ORG, constitué de multiples composantes :

Vous y trouverez sans doute tout ce que vous recherchez concernant les sujets suivants :

  • les Distributions GNU/Linux & les Logiciels Libres ;
  • les alternatives politiques & économiques ;
  • les licences & les matériels Libres.

Blogroll (Gafam’Autonews)

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L’actu des GAFAM #5

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon cinquième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Les GAFAM ont gagné, que faire ?

Petite réflexion personnelle. Je vois partout cette tribune de Tarik Krim. Elle fait causer. Je suis, en grande partie, d’accord avec ce qu’il dit. Les GAFAM sont partout, depuis longtemps. Depuis les administrations jusqu’aux particuliers. Malgré de belles paroles de nos politiques, le libre est bien peu utilisé et les contrats avec les géants américains sont encore très présents (éducation notamment). Malgré des associations qui se bougent (Framasoft pour ne pas la citer, malgré mes divers désaccords avec eux), des projets vraiment bien comme Qwant, Net-C ou encore /e/ dont je vous parle régulièrement, le commun des mortels, les citoyens, sont sur fessebouc et utilisent les services de Google à toutes les sauces. Et les administrations qui envoient des documents via Google Doc. Consternant…
La faute en revient à qui ?

Les données que récolte Google, document complet

Ces dernières semaines nous avons publié par chapitres successifs notre traduction de Google Data Collection, l’étude élaborée par l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt.
Vous trouverez ci-dessous en un seul document sous deux formats (.odt et .pdf) non seulement l’ensemble des chapitres publiés précédemment mais aussi les copieuses annexes qui référencent les recherches menées par l’équipe ainsi que les éléments qui ne pouvaient être détaillés dans les chapitres précédents.
Traduction Framalang pour l’ensemble du document :
Alain, Barbara, Bullcheat, Côme, David_m, fab, Fabrice, FranBAG, Goofy, jums, Khrys, Mika, Obny, Penguin, Piup, Serici. Remerciements particuliers à Cyrille.
Nous avons fait de notre mieux, mais des imperfections de divers ordres peuvent subsister, n’hésitez pas à vous emparer de la version en .odt pour opérer les rectifications que vous jugerez nécessaires.


.PDF Version 3.2 (2,6 Mo)
.ODT Version 3.2 (3,3 Mo)

GAFAM : Logiciels libres et éducation

À l’occasion du vote en juillet 2013 de la loi dite d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, les partisanes et partisans des logiciels libres ont vu leurs espoirs s’évanouir. Heureusement, ici et ailleurs, des résistances s’organisent.

Le Web d’aujourd’hui serait-il le même sans Google ?

On a beau dire que Google est devenu le mal à cause de son fonctionnement basé sur le profilage de la population à des fins mercantiles (et aussi d’espionnage, les USA s’étant doté des lois pour pomper toutes les données collectées), je pense que personne ne se rend vraiment compte à quel point il est devenu incontournable pour le Web actuel. J’aimerai donc mettre en lumière quelques points pas très visibles mais essentiels je pense pour comprendre comment on est arrivé là.
Le Web a existé avant Google. Huit ans sans lui pour être exact. Et c’était…

Comment la France s’est vendue aux Gafam

Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise.

Facebook, le début de la fin ?

Quelque 2,27 milliards d’utilisateurs actifs (donc) contributeurs chaque mois, dont 1,49 milliard au quotidien, et un bénéfice net encore confortable, ne mettent absolument pas à l’abri des menaces, ni endogènes ni exogènes. Pour le leader des réseaux sociaux, Facebook, les nuages semblent en effet s’amonceler aussi bien à court terme (moins d’un an) qu’à moyen (moins de cinq ans) et long terme. C’est l’objet de l’article, certes plutôt alarmiste, qui va suivre.

Surveillance à domicile avec les assistants personnels

Titre : Décryptualité du 14 janvier 2019 – Surveillance à domicile avec les assistants personnels
Intervenants : Christian – Magali – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 14 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 2 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Setreset, Silhouette or caricature of a 50’s spy, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.

Description :
Les assistants personnels sont le nouveau produit que les GAFAM tentent d’imposer. Outils de surveillance, faille de sécurité potentielle pour la vie privée, il est comme toujours important de maîtriser son informatique plutôt que d’être maîtrisé par elle.

Microsoft intègre un “Décodex” dans son navigateur Internet

Sans surprise, on voit que les GAFAM sont un des grands dangers de ce siècle…
Rappelons aussi que le problème de base de ces Décodex est bien de créer des listes “officielles” de sites proscrits a priori – peu importe si peu de gens utilisent l’extension.
Cela vise en effet clairement à détruire la réputation de ces sites dans les grands médias, chez les éditeurs, sur Wikipédia, etc. – et souvent leur financement. Alors que se prononcer sur une information précise est déjà plus défendable – mais ce n’est évidemment pas le but recherché.

Résistons à la pub sur Internet #bloquelapubnet

Aujourd’hui Framasoft (parmi d’autres) montre son soutien à l’association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) ainsi qu’à la Quadrature du Net qui lancent une campagne de sensibilisation et d’action pour lutter contre les nuisances publicitaires non-consenties sur Internet.

#BloquelapubNet : un site pour expliquer comment se protéger
Les lectrices et lecteurs de ce blog sont probablement déjà équipé⋅e⋅s de bloqueurs de pub et autres dispositifs de filtrage. Il faut dire que le tracking publicitaire est un des outils essentiels aux  géants du web, à tel point qu’ils nous créent une dystopie histoire que des gens cliquent sur des pubs, et ce malgré des initiatives se voulant respectueuses comme celle de NextINpact ou trollesques comme notre Framadsense.

http://bloquelapub.net/

Si vous, vous savez comment vous prémunir de cette pollution informationnelle… avez-vous déjà songé à aider vos proches, collègues et connaissances ? C’est compliqué de tout bien expliquer avec des mots simples, hein ? C’est justement à ça que sert le site bloquelapub.net  : un tutoriel à suivre qui permet, en quelques clics, d’apprendre quelques gestes essentiels pour notre hygiène numérique. Voilà un site utile, à partager et communiquer autour de soi avec enthousiasme, sans modération et accompagné du mot clé #bloquelapubnet !

Opération « Bloque la pub sur Internet »

À l’occasion de la journée européenne de protection des données, ce lundi 28 janvier 2019, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et La Quadrature du Net, soutenues par d’autres associations, lancent une opération Bloque la pub sur Internet et passe le bloqueur à tes voisin·es.
Cette opération continue de mettre en évidence les effets négatifs de la publicité en ligne et les outils pour s’en prémunir !

“Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde” par France 2

Jusqu’où va le pouvoir des géants du numérique ? La question est posée dans Apple, Google, Facebook… Les nouveaux maîtres du monde, le documentaire réalisé par Yannick Adam de Villiers et proposé par Laurent Delahousse.
Ils s’appellent Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergey Brin ou encore Larry Page. Ces Américains, dont certains n’ont pas encore 40 ans, comptent parmi les hommes les plus riches et les plus puissants de la planète. Leur point commun ? Ils ont créé le monde d’aujourd’hui grâce à une révolution technologique sans précédent : internet et les réseaux sociaux ; et ils possèdent un pouvoir d’un genre nouveau : celui de contrôler les communications de toute la planète et de stocker les informations privées de tout un chacun. Un pouvoir très convoité, qui a pu les entraîner parfois dans des liaisons dangereuses avec les services secrets ou les gouvernements, notamment américains.

Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur

Titre : Décryptualité du 28 janvier 2019 – Échec des négociations sur la réforme du droit d’auteur
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 28 janvier 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 4 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Giandrea, Wikimedia Commmons, Logo non officiel de l’Union européenne. Public domain.


Description :
Après l’échec des négociations du texte final de la directive sur la réforme du droit d’auteur, la bataille contre les articles 11 et 13 semble gagnée. Retour sur une tentative des ayants droit de mettre la main sur l’argent de Google en piétinant les libertés de tous.

Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ?

Titre : Qui sont les nouveaux internautes ? Sommes-libres sur le Net ? Le rendez-vous avec Pouhiou
Intervenants : Pouhiou – Éric Ferrari – Marie-Jo Arrighi Landini – Célia Petroni
Lieu : France 3 Corse . Via Stella
Date : septembre 2018
Durée : 26 min
Visionner l’émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : L.L. de Mars, Flypenguin. Licence Art Libre.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 29 janvier 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 29 janvier 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Vincent Calame, April – Anne-Catherine Lorrain, Parlement européen – Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia France – Patrick Creusot, April – Étienne Gonnu, April – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 29 janvier 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco.


Bonus :

Première sanction contre Google suite à nos plaintes collectives

Le 28 mai dernier, La Quadrature du Net déposait devant la CNIL, au nom de 12 000 personnes, cinq plaintes contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Depuis, la CNIL a décidé de traiter elle-même la plainte contre Google, alors que les autres sont parties devant les autorités irlandaise et luxembourgeoise (lire notre explication). À cela s’ajoutait une autre plainte déposée elle aussi devant la CNIL par nos amis de l’association autrichienne NOYB contre Android.
Aujourd’hui, la CNIL vient de sanctionner Google à hauteur de 50 millions d’euros, considérant que le ciblage publicitaire qu’il réalise sur son système d’exploitation Android n’est pas conforme au règlement général pour la protection des données (RGPD), la nouvelle loi européenne entrée en application le 25 mai 2018. Cependant, cette sanction n’est qu’une toute première partie de la réponse à notre plainte contre Google, qui dénonçait surtout le ciblage publicitaire imposé sur Youtube, Gmail et Google Search en violation de notre consentement.

La France frappe Google d’une amende de 50 millions d’euros

La CNIL vient d’adopter une amende record de 50 millions d’euros contre Google pour violation du droit à la protection des données. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) rapporte ainsi plus que la « taxe GAFA » préconisée par la France !
Une amende historique
Si vous pensez qu’il y a un zéro de trop, ce n’est pas le cas. C’est la première fois au monde qu’une autorité de contrôle des données inflige une sanction d’une telle ampleur. Le RGPD permet en effet d’adopter de lourdes amendes et la CNIL a décidé d’imposer une sanction pécuniaire de 4 % du chiffre d’affaires de Google. Ce texte de droit européen dont l’application est mondiale garantit que les GAFA et autres BATX (acronyme qui désigne les géants du Web chinois : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) respectent leurs usagers.
En l’occurrence la CNIL reproche à Google d’imposer à ses utilisateurs un manque de transparence sur les finalités de collecte de leurs données, leur durée de conservation, les catégories de données utilisées pour la personnalisation de la publicité. En effet, toutes ces informations sont disséminées dans plusieurs documents et il faudrait que chaque utilisateur clique sur cinq ou six liens pour enfin les découvrir, ce qui n’est naturellement presque jamais le cas !
La preuve est donc faite de l’efficacité de la protection offerte par le droit européen en dehors de son territoire et à l’encontre d’un acteur majeur du monde numérique.
Quel bilan tirer de l’application du RGPD huit mois après ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #4

Pour débuter la nouvelle année, vous trouverez ici mon quatrième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ? – Pierre-Yves Gosset – RMLL2018

Titre : Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ?
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 29 min 40
Visualiser la vidéo sur PeerTube
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : David Revoy Contributopia – Accueil – Licence  Creative Commons By 4.0

Le naufrage moral de Facebook

C’est le nouveau scandale Facebook : comment les patrons du réseau social ont tout fait pour ne pas porter le chapeau suite aux multiples scandales dans lesquels la firme était impliquée. Le New York Times balance, et ça fait mal !

  • Nier puis cacher l’utilisation par la Russie de Facebook en vue d’influencer la présidentielle américaine de 2016 avant de la minimiser ;
  • Refuser d’adresser la situation au Myanmar qui a mené au génocide des Rohingyas (l’ONU parle de “dizaines de milliers d’individus tués, violés ou agressés”) ;
  • Tenter de minimiser l’affaire Cambridge Analytica (ça n’a pas marché !) ;
  • Embaucher une agence de communication aux pratiques douteuses, Definers, en vue de dire du mal des concurrents pour dévier l’attention de Facebook, quitte à publier des mensonges. Definers a aussi accusé George Soros d’attaquer Facebook ;
  • Faire du lobbying de façon à ce que les concurrents Google et Twitter soient aussi entendus au Sénat de façon à ce que Facebook soit plus noyé dans la masse.

Parallèlement à cela, je tombe sur un article dont le titre est Facebook propose aux publicitaires de cibler les utilisateurs croyant au « génocide blanc ». Ca me rappelle quelque chose, je fais des recherches (dans Qwant !) et je retombe sur cet article de ProPublica de septembre 2017 : Facebook a permis à des annonceurs publicitaires de cibler des gens détestant les juifs (et aussi des gens voulant savoir “comment bruler des juifs”, entre autres). Très embarrassés par ces faits, les dirigeants de Facebook ont “promis de mieux surveiller la chose”. Tu parles Charles ! 14 mois après avoir fait des promesses, ils recommencent la même erreur et continuent à s’enrichir en vendant de la pub aux gens ciblant des racistes. Les mots me manquent.

Gafams : et si la révolution venait de l’intérieur ?

Présenter de vraies excuses nécessite d’apporter une modification réelle à ce qui a provoqué le problème à l’origine de son remords. Mais pour les entreprises de technologie, présenter des excuses tient plutôt du stratagème pour ne rien faire. C’est ce que dit en substance Josh Constine (@joshconstine) sur TechCrunch, qui n’est pas vraiment la publication la plus critique de l’innovation.

Les modèles commerciaux des entreprises sont souvent en conflit avec la façon dont nous souhaitons qu’elles agissent, explique Constine. Nous voulons plus de confidentialité, mais elles tirent leurs revenus de la revente de nos données personnelles. Nous voulons contrôler notre attention, mais elles gagnent de l’argent en nous accaparant notre temps libre et en le monétisant par la publicité. Nous voulons des appareils plus sûrs, construits d’une manière responsable, mais elles font leurs marges d’une fabrication bon marché… « Même si leurs dirigeants souhaitaient sincèrement apporter des changements significatifs pour réparer leurs torts, leurs mains sont liées par des modèles d’affaires à court terme qui objectivent les résultats trimestriels ».

Voilà des années que Mark Zuckerberg n’a de cesse de s’excuser, comme le soulignait une infographie du Washington Post : ça n’empêche pas Facebook de continuer à enchaîner problème après problème.

Quand Magali boycotte Facebook

Titre : Décryptualité du 26 novembre 2018 – Quand Magali boycotte Facebook
Intervenants : Luc – Mag – Manu – Christian – Lucile
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : novembre 2018
Durée : 13 min 25
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 47 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Magali Garnero Trombinoscope de l’April – Licence LAL version 1.3 ou ultérieure, CC-BY-SA version 2.0 ou ultérieure et GNU FDL version 1.3 ou ultérieure, en savoir plus.

Au nom de la lutte anti-terroriste, un projet de règlement européen pourrait tuer l’internet indépendant

Un texte déposé par la Commission européenne en septembre, sur demande de la France et de l’Allemagne au nom de la « lutte antiterroriste », pourrait être adopté rapidement. Peu médiatisé, ce projet fait pourtant peser une lourde menace sur la liberté d’expression et les outils internet indépendants de Google, Facebook, Twitter et consorts. Sous prétexte de bloquer les contenus considérés comme terroristes, un pouvoir de censure sera confié au secteur privé et aux États, même les plus arbitraires. Certains défenseurs des libertés jugent que la survie des messageries chiffrées est également en jeu.

Reprendre le pouvoir sur ce qui nous rassemble

Nous voulons façonner les outils que les géants du Web ne peuvent ni ne veulent créer. Pour y parvenir, nous avons besoin de votre soutien.

Concevoir le logiciel MobiliZon (car ce sera son nom), c’est reprendre le pouvoir qui a été capté par les plateformes centralisatrices des géants du Web. Prendre le pouvoir aux GAFAM pour le remettre entre les mains de… de nous, des gens, des humains, quoi. Nous allons nous inspirer de l’aventure PeerTube, et penser un logiciel réellement émancipateur…

Pour une école libérée des Gafam

En novembre 2015, le ministère de l’Éducation nationale signait une convention de dix-huit mois avec Microsoft afin de « développer le plan numérique à l’école ». Deux ans plus tard, on apprenait qu’Apple organisait des visites scolaires dans ses Apple Stores. Dans la logique capitaliste, tout est marché, même et surtout les enfants.

Le prix du numérique

Tout est gratuit avec le numérique ! Ou pas.  Nous savons bien que « quand c’est gratuit, c’est nous le produit ». Mais au delà de ce constat, prenons le temps de lire ces quelques lignes pour comprendre plus profondément quel est le prix de ce numérique qui envahit notre quotidien, grâce à Serge Abiteboul.

Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres

Titre : Décryptualité du 10 décembre 2018 – Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres
Intervenants : Nolwenn – Christian – Nico – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : décembre 2018
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 49 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Logo Chromium Wikipédia – Licence Creative Commons Attribution 2.5 Generic license.

Bientôt une v1 pour le système libre /e/

Les choses avancent bien pour le système d’exploitation pour smartphone libre initié par Gael Duval, /e/, dont je vous avais déjà parlé. La beta évolue et une version 1.0 devrait normalement voir le jour en début d’année 😉

Le magasin d’applications va être un peu modifier, et il y aura un score de vie privée pour les applications. De plus, les applications par défaut devraient pouvoir être désinstallées. De nouveaux appareils sont régulièrement supportés, c’est évidemment important pour rendre ce système accessible au plus grand nombre.

Et ce n’est que la v1. D’autres projets sont en cours. Vraiment bien pour une initiative qui n’a qu’un an environ.

Beaucoup de travail a été accomplit, c’est une bonne chose pour ce projet utile qui vise à redonner la maîtrise de son outils et de ses données aux utilisateurs, sans dépendre des GAFAM.

Vox Machines (1/2) : « Si les assistants vocaux sont la solution, quel est le problème ? »

Les interfaces vocales sont en plein boom, mais leurs modalités s’imposent souvent à nous sans que nous, utilisateurs, ayons beaucoup d’espaces pour les interroger. Dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le Master Design transdisciplinaire, cultures et territoires de l’université de Toulouse, designers et chercheurs ont exploré des voies pour remettre la voix en contexte, pour interroger le rapport entre la parole et sa transcription, tels que les proposent les nouvelles modalités d’interaction des assistants vocaux. Retour sur cette journée de séminaire pour mieux saisir les promesses et limites des interactions vocales à l’heure où elles se préparent à envahir nos relations…

Vox Machines (2/2) : À qui les interfaces vocales s’adaptent-elles ?

Estelle Hary (@EstelleHary) est cofondatrice du studio Design Friction et designer au Linc, le laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (qui a d’ailleurs réalisé un très riche dossier sur la question des assistants vocaux). Après nous avoir fait un rappel historique du rôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et des grands principes de régulation qui encadre son action, Estelle Hary précise que la voix est plus qu’une donnée personnelle, c’est une donnée biométrique, c’est-à-dire qu’elle permet de reconnaître un individu. Les données biométriques sont uniques et permanentes et la voix est une donnée biologique et comportementale. Au regard de la loi informatique et libertés, la voix appartient à une catégorie particulière de données personnelles, dont le traitement est interdit par défaut, sauf dans certains cas, notamment parce que la voix permet d’inférer beaucoup de choses d’une personne : comme l’identité, l’âge, le sexe, l’origine géographique, la classe sociale, l’état de santé…

Contre le pouvoir des plateformes, établir une portabilité sociale des données

L’année 2018 aura été marquée par une longue litanie de scandales impliquant le réseau social Facebook, à tel point que le Guardian en a tiré un Best Of (ou Worst Of…) assez croustillant.

Cette semaine encore, le New York Time a révélé sur la base de documents confidentiels que la plateforme de Mark Zuckerberg avait conclu des accords secrets pour donner accès aux données de ses utilisateurs à des firmes comme Apple, Microsoft, Yahoo ou Amazon, autorisant même Netflix et Spotify à lire des messages privés…

Bonnes résolutions : et si nous assumions notre empreinte numérique ?

On le sait, le numérique a un coût énergétique et environnemental : l’ADEME y consacre d’ailleurs un petit guide très complet. Mais avez-vous déjà pensé à l’empreinte que vous exerciez sur l’environnement numérique lui-même ? Sans doute pas : les universités elles-mêmes tardent à prendre leur responsabilité en la matière. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur pour la résilience de nos sociétés, tant elles dépendent des dispositifs numériques pour s’informer et communiquer.

 


Bonus :

  1. Ce que récolte Google : revue de détail
  2. Les données que récolte Google – Ch.2
  3. Les données que récolte Google – Ch.3
  4. Les données que récolte Google – Ch.4
  5. Les données que récolte Google – Ch.5
  6. Les données que récolte Google – Ch.6
  7. Les données que récolte Google – Ch.7 et conclusion

Merci à l’équipe de traduction du Framablog … et à l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt pour cette belle série d’articles & pour le dossier « Google Data Collection« .

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


L’actu des GAFAM #3

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon troisième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ? – Pierre-Yves Gosset – RMLL2018

Titre : Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ?
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 29 min 40
Visualiser la vidéo sur PeerTube
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : David Revoy Contributopia – Accueil – Licence  Creative Commons By 4.0

Le rachat de Redhat par IBM est-il inquiétant – Décryptualité du 5 novembre 2018 – Transcription

Titre : Le rachat de Redhat par IBM est-il inquiétant ? Décryptualité du 5 novembre 2018
Intervenants : Christian – Mag – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : novembre 2018
Durée : 14 min 40
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 44 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Red Hat Future Web Net. Licence Creative Commons Attribuzione 3.0 Italia.

Les GAFAM, géants du Net, sont-ils en règle sur la protection des données ?

Après avoir été reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron, le PDG d’Apple s’exprime ce mercredi au Parlement européen lors d’une conférence sur la confidentialité. L’occasion pour Tim Cook d’évoquer le nouveau RGPD, le règlement général sur la protection des données. Présenté comme une révolution en matière de droits numériques, il contraint les entreprises à obtenir le consentement des internautes européens pour utiliser leurs données personnelles mais les géants du Net sont accusés de ne pas le respecter.

Le naufrage moral de Facebook

C’est le nouveau scandale Facebook : comment les patrons du réseau social ont tout fait pour ne pas porter le chapeau suite aux multiples scandales dans lesquels la firme était impliquée. Le New York Times balance, et ça fait mal !

  • Nier puis cacher l’utilisation par la Russie de Facebook en vue d’influencer la présidentielle américaine de 2016 avant de la minimiser ;

  • Refuser d’adresser la situation au Myanmar qui a mené au génocide des Rohingyas (l’ONU parle de “dizaines de milliers d’individus tués, violés ou agressés”) ;

  • Tenter de minimiser l’affaire Cambridge Analytica (ça n’a pas marché !) ;

  • Embaucher une agence de communication aux pratiques douteuses, Definers, en vue de dire du mal des concurrents pour dévier l’attention de Facebook, quitte à publier des mensonges. Definers a aussi accusé George Soros d’attaquer Facebook ;

  • Faire du lobbying de façon à ce que les concurrents Google et Twitter soient aussi entendus au Sénat de façon à ce que Facebook soit plus noyé dans la masse.

Procédure contre le renseignement français devant les juges de l’UE : aidez-nous à finaliser !

Grace aux procédures engagées par La Quadrature du Net, FFDN, Igwan et FDN, la Cour de justice de l’Union européenne doit évaluer la validité du régime de surveillance français. Il nous reste encore une semaine pour lui envoyer nos arguments : aidez-nous à finaliser notre dossier !

Gafams : et si la révolution venait de l’intérieur ?

Présenter de vraies excuses nécessite d’apporter une modification réelle à ce qui a provoqué le problème à l’origine de son remords. Mais pour les entreprises de technologie, présenter des excuses tient plutôt du stratagème pour ne rien faire. C’est ce que dit en substance Josh Constine (@joshconstine) sur TechCrunch, qui n’est pas vraiment la publication la plus critique de l’innovation.

Les modèles commerciaux des entreprises sont souvent en conflit avec la façon dont nous souhaitons qu’elles agissent, explique Constine. Nous voulons plus de confidentialité, mais elles tirent leurs revenus de la revente de nos données personnelles. Nous voulons contrôler notre attention, mais elles gagnent de l’argent en nous accaparant notre temps libre et en le monétisant par la publicité. Nous voulons des appareils plus sûrs, construits d’une manière responsable, mais elles font leurs marges d’une fabrication bon marché… « Même si leurs dirigeants souhaitaient sincèrement apporter des changements significatifs pour réparer leurs torts, leurs mains sont liées par des modèles d’affaires à court terme qui objectivent les résultats trimestriels ».

Voilà des années que Mark Zuckerberg n’a de cesse de s’excuser, comme le soulignait une infographie du Washington Post : ça n’empêche pas Facebook de continuer à enchaîner problème après problème.

Quand Magali boycotte Facebook – Décryptualité du 26 novembre 2018 – Transcription

Titre : Décryptualité du 26 novembre 2018 – Quand Magali boycotte Facebook
Intervenants : Luc – Mag – Manu – Christian – Lucile
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : novembre 2018
Durée : 13 min 25
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 47 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Magali Garnero Trombinoscope de l’April – Licence LAL version 1.3 ou ultérieure, CC-BY-SA version 2.0 ou ultérieure et GNU FDL version 1.3 ou ultérieure, en savoir plus.

Au nom de la lutte anti-terroriste, un projet de règlement européen pourrait tuer l’internet indépendant

Un texte déposé par la Commission européenne en septembre, sur demande de la France et de l’Allemagne au nom de la « lutte antiterroriste », pourrait être adopté rapidement. Peu médiatisé, ce projet fait pourtant peser une lourde menace sur la liberté d’expression et les outils internet indépendants de Google, Facebook, Twitter et consorts. Sous prétexte de bloquer les contenus considérés comme terroristes, un pouvoir de censure sera confié au secteur privé et aux États, même les plus arbitraires. Certains défenseurs des libertés jugent que la survie des messageries chiffrées est également en jeu.

Faut-il avoir peur des GAFA chinois

Méconnus en France, les géants du web chinois, Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomu (les « BATX ») inquiètent. Comment appréhender l’arrivée de tels mastodontes numériques en Europe ? Leurs pratiques sont-elles plus problématiques que celles de Google, Apple, Facebook et Amazon (les « GAFA ») ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


BONUS @ Gafam’Autonews :


L’actu des GAFAM #2

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon second billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

L’Arcep veut réguler les GAFAM

Titre : Décryptualité du 1er octobre 2018 – L’Arcep veut réguler les GAFAM
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : octobre 2018
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 39 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : shadow-man-hand-up Openclipart Licence Creative Commons Zero 1.0 Public Domain

Rebooter le web sans changer de logiciel économique ?

Il y a dix jours, Tim Berners-Lee a publié un billet intitulé « One Small Step for the Web » dans lequel il annonce qu’il se met en retrait de ses fonctions au W3C. Il y déclare avoir pris cette décision pour consacrer l’essentiel de son temps au projet Solid (Social Linked Data) qu’il développe depuis plusieurs années en nourrissant l’espoir de rebooter le web sur des bases plus saines. Cette annonce fait suite à une interview donnée cet été à Vanity Fair, dans laquelle Tim Bernes-Lee se disait « effondré » face au constat que « le web a desservi l’humanité au lieu de la servir » :

Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu de servir l’humanité, comme il était censé le faire, et qu’il avait échoué par de nombreux aspects. La centralisation croissante du Web, dit-il, a fini par produire – sans volonté délibérée de ceux qui l’ont conçu – un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain.

Régulation des contenus : quelles obligations pour les géants du Web ?

9 octobre 2018 – Il y a 10 jours, nous expliquions que décentraliser le Web offrait l’espoir d’une organisation démocratique de nos échanges en ligne, en solution à l’hégémonie de l’économie de l’attention. En effet, les géants du Web distordent nos échanges pour des raisons économiques en favorisant les propos anxiogènes, caricaturaux, violents ou payés… au détriment des autres, et cela doit être corrigé.

Nos plaintes contres les GAFAM avancent !

10 octobre 2018 – Nous venons de recevoir des nouvelles de la CNIL au sujet de nos plaintes collectives, engagées en mai 2018 contre Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Ces nouvelles sont encourageantes.

Les plaintes contre Apple, Facebook et Microsoft ont été transmises à l’autorité irlandaise de protection des données, qui a commencé l’instruction des dossiers. Pourquoi est-ce l’autorité irlandaise qui instruira nos plaintes, plutôt que la CNIL française, à qui nos plaintes étaient destinées ?

Comme nous le rappelions déjà en mai dernier, le RGPD a posé un nouveau cadre de coopération entre les différentes « CNIL » européennes : si une entreprise collecte des données dans plusieurs pays européens, les CNIL de tous ces pays doivent collaborer pour contrôler cette entreprise. La CNIL de l’État où l’entreprise a le « centre de ses activités » dans l’Union européenne est désignée « autorité chef de file ». Cette autorité chef de file est chargée de conduire l’instruction et d’animer la coopération entre les autorités. C’est en Irlande que Apple, Facebook et Microsoft ont le centre de leurs activités européennes. La CNIL irlandaise est donc l’autorité chef de file pour instruire nos plaintes.

S’agissant d’Amazon, la plainte a été transmise à l’autorité du Luxembourg – puisque, cette fois-ci, c’est dans ce pays qu’Amazon a le centre de ses activités au sein de l’Union.

Enfin, qu’en est-il de Google ? C’est ici que la situation devient la plus intéressante.

3 ans ⅔ de « Dégooglisation » : bilan, impact et perspectives

Titre : Dégooglisons internet : 3 ans de campagne ou 3 ans ⅔ de « Dégooglisation » : bilan, impact et perspectives.
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 01 min 12
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Licence de la transcription : Verbatim
Illustration :diapositive du diaporama support de la présentation

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 2 octobre 2018

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 2 octobre 2018 sur radio Cause Commune
Intervenants : Frédéric Couchet – Xavier Berne – Tangui Morlier – Laurence Comparat – Étienne Gonnu – Béatrice jean-Jean
Lieu : Radio Cause commune
Date : 2 octobre 2018
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustrations : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco

De l’éthique dans les organisations : réduire le fossé entre pratiques et discours

La conférence Ethics by Design (@designethique) qui se tenait à Saint-Denis début octobre était l’occasion de faire le point sur la conception éthique dans ses multiples acceptions. L’un des fils rouges de ces rencontres, interrogeait la question de l’éthique dans les organisations… Retour sur quelques-unes des présentations, pour tenter de cerner les forces et les limites du sujet.

Le droit comme outil d’humanisation du travail des données

J’ai été invité récemment à l’Université d’automne du syndicat CFE-CGC, qui s’intéressait cette année à la question des répercussions des nouvelles technologies sur le travail. On m’avait demandé de traiter le sujet suivant : « Big Data, Intelligence Artificielle : quels outils pour que l’entreprise conserve son humanité ? ». Je poste ci-dessous le texte de l’intervention, illustré par les diapos sur lesquelles je me suis appuyé.

la plateforme de vidéos libre et fédérée

Ce qui nous fait du bien, chez Framasoft, c’est quand nous arrivons à tenir nos engagements. On a beau faire les marioles, se dire qu’on est dans l’associatif, que la pression n’est pas la même, tu parles !

Après le financement participatif réussi du mois de juin 2018, nous avions fait la promesse de sortir la version 1 de Peertube en octobre 2018. Et alors, où en sommes-nous ? Le suspense est insoutenable.

Nous étions confiants. Le salaire du développeur principal, Chocobozzz, était assuré jusqu’à la fin de l’année, nous avions déjà recensé des contributions de qualité, nous avions fait un peu de bruit dans la presse… Cependant, nous avions aussi pris un engagement ferme vis-à-vis de nos donateur·ices, ainsi qu’auprès d’un large public international qui ne nous connaissait pas aussi bien que nos soutiens francophones habituels.

Ne vous faisons pas languir plus longtemps, cette version 1.0, elle est là, elle sort à l’heure dite et elle tient ses promesses, elle aussi. C’est l’occasion de dérouler pour vous un récapitulatif des épisodes précédents, ce qui vous évitera de farfouiller dans le blog pour retrouver vos petits. On sait que c’est pénible, on l’a fait. 🙂

C’est quoi, PeerTube ? Une révolte ? Non, Sire, une révolution

Changer le monde, un octet à la fois

Cette année, comme les précédentes, Framasoft fait appel à votre générosité afin de poursuivre ses actions.

Depuis 14 ans : promouvoir le logiciel libre et la culture libre

L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons créé l’annuaire francophone de référence des logiciels libres, ouvert une maison d’édition ne publiant que des ouvrages sous licences libres, répondu à d’innombrables questions autour du libre, participé à plusieurs centaines d’événements en France ou à l’étranger, promu le logiciel libre sur DVD puis clé USB, accompagné la compréhension de la culture libre, ou plutôt des cultures libres, au travers de ce blog, traduit plus de 1 000 articles ainsi que plusieurs ouvrages, des conférences, et bien d’autres choses encore !

Depuis 4 ans, décentraliser Internet

En 2014, l’association prenait un virage en tentant de sensibiliser non seulement à la question du libre, mais aussi à celle de la problématique de la centralisation d’Internet. En déconstruisant les types de dominations exercées par les GAFAM (dominations technique, économique, mais aussi politique et culturelle), nous avons pendant plusieurs années donné à voir en quoi l’hyperpuissance de ces acteurs mettait en place une forme de féodalité.

Et comme montrer du doigt n’a jamais mené très loin, il a bien fallu initier un chemin en prouvant que le logiciel libre était une réponse crédible pour s’émanciper des chaînes de Google, Facebook & co. En 3 ans, nous avons donc agencé plus de 30 services alternatifs, libres, éthiques, décentralisables et solidaires. Aujourd’hui, ces services accueillent 400 000 personnes chaque mois. Sans vous espionner. Sans revendre vos données. Sans publicité. Sans business plan de croissance perpétuelle.

Mais Framasoft, c’est une bande de potes, pas la #startupnation. Et nous ne souhaitions pas devenir le « Google du libre ». Nous avons donc en 2016 impulsé le collectif CHATONS, afin d’assurer la résilience de notre démarche, mais aussi afin de « laisser de l’espace » aux expérimentations, aux bricolages, à l’inventivité, à l’enthousiasme, aux avis divergents du nôtre. Aujourd’hui, une soixantaine de chatons vivent leurs vies, à leurs rythmes, en totale indépendance.

Il y a un an : penser au-delà du code libre

Bonnes feuilles : l’intelligence artificielle, le risque de la colonisation numérique

Développer des intelligences artificelles, notamment sur un modèle de deep learning, n’est pas exempt de difficultés, et ce sont les moyens d’y remédier qui vont créer des enjeux bien plus larges que le simple aspect technologique. Une des limites du Deep Learning suppose de prendre en compte la nécessité de disposer d’une base de données dense pour développer des intelligences artificielles.

Sur ce point, il est important de comprendre où se trouvent ces données d’apprentissage car elles représentent la nouvelle ressource de l’ère numérique.

Le libre, oui, mais comment

Petit billet d’humeur suite à quelques échanges avec Framasoft et les Chatons. Voici quelques pensées, un peu en vrac, sur le libre…

Internet : neutre mais pas trop ? La méthode scientifique

Titre : Internet : neutre mais pas trop ?
Intervenants : Serge Abiteboul – Benjamin Bayart – Mathilde Morineaux – Sébastien Soriano – Céline Loozen – Nicolas Martin
Lieu : Émission La méthode scientifique – France Culture
Date : septembre 2018
Durée : 58 min
Écouter sur le site de l’émission ou écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Symbole de la neutralité du réseau – Camilo Sanchez. Domaine public

Crise de l’imagination : l’inventeur du web prend ses responsabilités, et vous ?

Sans lui, le web n’existerait pas. Tim Berners-Lee voulait aider les gens à travailler ensemble, à commencer par ses collègues du CERN. Pour son inventeur, le web a toujours eu la vocation d’être contributif : à chacun de l’enrichir en contenus et en liens. Cet idéal est plus que jamais menacé par le duopole que constituent Google (qui n’a rien d’un service public) et Facebook (qui n’a rien d’un média comme un autre), cela n’a pas échappé au principal intéressé.

L’inventeur du web a annoncé qu’il interrompait ses activités au MIT ainsi qu’à la tête du W3C pour prendre la direction technique d’une startup, Inrupt, vouée à soutenir la diffusion et le développement d’un logiciel open source sur lequel il travaillait depuis quelques années avec son équipe : Solid. L’ambition de ce projet : nous redonner la maîtrise de nos données. En créant son POD (Personnal Online Data Store), chacun pourra choisir où seront stockées ses données personnelles et décider quelles applications auront accès à quelles données… à condition d’opter pour des applications conçues pour ce nouvel écosystème. Par leur initiative, Tim Berners-Lee et ses collaborateurs espèrent contribuer à provoquer le sursaut d’imagination : comme l’affirme désormais l’association Framasoft, dégoogliser Internet ne suffit pas.

« Nous ne sommes pas propriétaires, mais maîtres de nos données »

Titre : Valérie Peugeot : « Nous ne sommes pas propriétaires, mais maîtres de nos données »
Intervenantes : Valérie Peugeot – Caroline Broué
Lieu : France Culture – Émission Les Matins du samedi
Date : février 2018
Durée : 32 min 50 [parties transcrites]
Écouter sur le site de l’émission ou écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : RGPD : Guide sur la sécurité des données personnelles, Martin Bouvron. Quai Alpha. Logo France Culture Wikipédia

La précarité des utilisateurs d’informatique propriétaire quand l’éditeur change de modèle

Titre : La précarité des utilisateurs d’informatique propriétaire quand l’éditeur change de modèle – Décryptualité du 22 octobre 2018
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : octobre 2018
Durée : 14 min 38
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 42 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Cloud Computing Image Wikimedia Commons. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.


Bonus :

Les deux documentaires diffusés le soir du 01/11/18 sur France 2 :

Google, Apple, Facebook, les nouveaux maîtres du Monde

Faut-il avoir peur d’Amazon ?

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


L’actu des GAFAM #1

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon premier billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Définition : GAFAM

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (fondées entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ». Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Bien que dans certains secteurs une partie des cinq entreprises peuvent être en concurrence directe, elles offrent globalement des produits ou services différents tout en présentant quelques caractéristiques en commun qui méritent de les réunir sous un même acronyme : de part leur taille, elles sont particulièrement influentes sur le Web américain et européen tant au niveau économique, politique et social et sont régulièrement l’objet de critiques ou de poursuites sur le plan fiscal, d’abus de position dominante et pour malmener la vie privée des internautes.

D’autres régions du monde possèdent leurs propres géants locaux, comme la Russie avec Yandex et VKontakte ou la Chine avec les BATX, acronyme faisant références à Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

L’usage bien réel de la position dominante des GAFAM – Transcription Décryptualité du 28 mai 2018

Titre : Décryptualité du 28 mai 2018 – De l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM
Intervenants : Mag – Nico – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : mai 2018
Durée : 13 min 30
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 21 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Golden lion Wikimedia Commons ; Licence Creative Commons BY-SA 3.0.
NB : transcription réalisée par nos soins. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

Augmentation de tarifs, report de responsabilité sur le RGPD sur des plus petits, l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM

Le standard européen des libertés, un bouclier juridique

Évoquer un « standard européen » des libertés revient à s’interroger sur l’existence et le développement d’un système normatif commun à l’ensemble des États de l’espace concerné.

On se plaît souvent à saluer l’émergence d’un droit que l’on pourrait qualifier de « continental », dont l’une des caractéristiques essentielles est de promouvoir un haut niveau d’exigence en matière de libertés, d’autant qu’il se caractérise par son évolution constante.

Cette satisfaction ne doit, cependant, pas cacher de réels motifs d’inquiétude, car l’émergence de ce standard européen se heurte à des oppositions actives, aussi bien extérieures qu’intérieures.

De la démocratie aux médiarchies

Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre rapport aux médias, à la manière d’une archéologie, qui déplierait, comme on le fait d’un oignon, les différentes strates qui composent ce régime qui nous gouverne, celui des médias.

RGPD : l’Union européenne entre de plain-pied dans l’ère du numérique

RGPD : ces quatre lettres désignent le règlement général sur la protection des données entré en application le 25 mai 2018. Volumineux texte de 87 pages, il crée un cadre réglementaire global et unifié au niveau européen pour la protection des données à caractère personnel, qu’il définit comme « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». En dépit des nombreuses obligations qu’il impose, à la suite du scandale Cambridge Analytica, il a été qualifié de « très positif » par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.

Le RGPD participe de la volonté de la Commission européenne de créer un marché unique numérique et, plus largement, « une économie européenne fondée sur les données », parce que les technologies et les communications numériques sont devenues omniprésentes dans l’ensemble des aspects de la vie humaine. Les données personnelles sont, par conséquent, dorénavant essentielles pour la croissance économique, la création d’emplois ou encore le progrès sociétal.

Cette économie fondée sur les données – celles-ci apparaissant comme la monnaie de l’économie numérique – pourrait, selon la Commission, représenter 643 milliards d’euros d’ici 2020, soit 3,17 % du PIB global de l’UE. Ce chiffre permet de mieux mesurer les enjeux qui s’attachent à la protection des données à caractère personnel, pour les citoyens, les entreprises, mais également pour l’Union européenne et son fonctionnement.

Les Communs numériques sont-il condamnés à devenir des « Communs du capital » ?

La semaine dernière, Katherine Maher, la directrice exécutive de la Wikimedia Foundation, a publié sur le site Wired un article assez surprenant, intitulé : «Facebook et Google devraient faire plus pour soutenir Wikipédia». Le point de départ de son raisonnement est de faire remarquer que les contenus de Wikipédia sont de plus en plus utilisés par les géants du numérique, comme Facebook ou Google :

Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés

Le journal Libération m’a demandé une tribune à propos du rejet par le Parlement européen du projet de directive sur le droit d’auteur qui a eu lieu la semaine dernière. En voici le texte ci-dessous, qui revient sur les raisons ayant conduit à cette issue, ainsi que sur les perspectives qui se dessinent pour le nouvel examen du texte qui doit avoir lieu en septembre prochain.

Google : une amende record… mais un problème concurrentiel (très) loin d’être résolu

L’amende infligée à Google par la Commission européenne a beau avoir atteint le montant record de plus de 4,3 milliards d’euros, elle nous apparaît comme un cautère appliqué sur une jambe de bois tant elle semble dérisoire au regard des effets anticoncurrentiels des pratiques visées par la décision. Pour bien en saisir toute la portée, il nous faut revenir sur les trois fondements de la décision.

Pass Culture : cet obscur objet (d’administration) du désir…

500 euros pour tous les jeunes de 18 ans à dépenser pour des biens et services culturels : c’était une des promesses de campagne du candidat Macron qui va commencer à se concrétiser en septembre avec une première expérimentation lancée dans quatre départements. Si un certain flou entoure encore la réalisation de ce projet, on sait déjà que c’est par le biais d’une application mobile présentée comme un « GPS culturel » que les jeunes accéderont à l’offre du Pass Culture.

Entretien avec Kévin Boucaud-Victoire sur Orwell

George Orwell est mort en 1950, dans une Europe hantée par le fascisme et le stalinisme. En quoi peut-il nous aider à comprendre l’époque présente ?

L’époque présente n’a en effet que peu à voir avec celle d’Orwell, malgré la focalisation, parfois hystérique, sur les années 1930. La mondialisation, la société de consommation, les GAFAM, l’emprise technologique, le djihadisme, l’effondrement du marxisme et la victoire du néolibéralisme rendent notre époque unique. De toute manière, l’histoire se caricature parfois – comme l’a remarqué Karl Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte –, mais ne se répète jamais. Alors pourquoi lire Orwell ?

Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ?

Le vrai titre de l’article est : Colonisation numérique de l’Europe et de l’Afrique : peut-on contourner les GAFAMA ? Entretien avec le président de MEZA | lab.

Publié notamment sur un site de géostratégie, il évoque tout autant les problèmes du GAFAM VS Libre, mais aussi les problèmes du Libre, ainsi que les problèmes matériels de l’Afrique et bien sur les opportunités de s’y prendre autrement autant en Afrique qu’en Europe !

A vous de lire, et vous faire votre avis !

Mais déjà je voudrais faire quelques remarques :

Étonnamment peu de retour, et même quasiment aucun du monde libriste, ce qui est bien dommage.

Agir avant le 12 septembre pour sauver Internet du filtrage généralisé des contenus

Mercredi 12 septembre 2018 se tiendra un vote déterminant pour la défense d’un Internet libre et ouvert, neutre et acentré : le Parlement européen réuni en formation plénière va amender et voter la proposition de révision de la directive droit d’auteur de la Commission européenne dont l’article 13 imposerait aux plates‐formes de partage le filtrage des contenus mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices. Une mesure liberticide que les parlementaires doivent absolument rejeter. Il est donc fondamental de se mobiliser pour garantir ce vote de rejet.

Technologie : l’âge sombre

L’artiste et essayiste James Bridle (@jamesbridle) s’intéresse depuis longtemps aux dysfonctionnements de notre monde moderne. Il observe ce qui ne fonctionne pas : les bugs, les glitchs, les ratés de notre développement technologique… Longtemps, il a regardé les espaces de friction entre technologie et société comme le lieu d’expression et de production de nouvelles formes culturelles. C’était ce qu’il appelait « la nouvelle esthétique », celle produite au croisement de la technologie et de la réalité, ces « irruptions visuelles du monde numérique dans le monde physique ». Il en a joué plus que tout autre, en produisant des dispositifs pour interroger la manière même dont nous produisons notre monde moderne. L’un des exemples les plus célèbres – parmi d’autres – étant certainement le piège à voiture autonome qu’il imagina, comme une mise en abîme des limites de la soi-disant intelligence artificielle qu’on pouvait prendre au piège comme un enfant… On avait évoqué rapidement, au printemps, la sortie de son dernier livre Le nouvel âge sombre : la technologie et la fin du futur (Verso Books, 2018, en anglais)… Il est temps d’y revenir.

Europe : des robocopyrights et des droits voisins pour la presse | Reflets.info

L’essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d’auteur dans le marché unique ». L’article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d’auteur. L’article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l’industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n’hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d’être à l’origine d’un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l’Internet, l’artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel

Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public. En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre.

Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, Facebook et consorts) recourent à des outils de ­filtrage automatisés. Le but ? Repérer les ­contenus ­publiés par les internautes et bloquer ceux ­incluant des œuvres couvertes par le droit d’auteur. Une forme de censure préalable, automatisée et privatisée.

Rien de bien nouveau, donc. En effet, depuis le milieu des années 1990, les industries culturelles (musique, cinéma, édition…) n’ont eu de cesse d’exiger des législateurs et des tribunaux la « collaboration » forcée des fournisseurs ­d’accès à Internet et des hébergeurs pour lutter ­contre l’échange gratuit d’œuvres culturelles sur les réseaux.

Directive sur le droit d’auteur

Vous ne le savez peut-être pas mais le Parlement européen a finalement adopté (après un premier rejet en juin dernier), mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Et c’est grave ! D’autre en parle bien mieux que moi mais je souhaite néanmoins évacuer cette colère.

Cette directive comporte notamment deux articles (le 11 et le 13) qui vont profondément changer la face d’Internet.

La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert !

Qu’est-ce  qu’une victoire et qu’est-ce qu’une défaite ?  En un peu plus de 10 ans de militantisme pour les libertés dans  l’environnement numérique, j’ai souvent eu l’occasion  de me poser cette question. Et elle surgit à nouveau de la plus cruelle des manières, suite au vote du Parlement européen en faveur de la directive sur le Copyright, alors même que le précédent scrutin en juillet avait fait naître l’espoir d’une issue différente.

dWeb : vers un web (à nouveau) décentralisé ?

La journaliste Zoë Corbyn, pour le Guardian est revenue sur le Sommet pour un web décentralisé (vidéos), qui se tenait début août à San Francisco.

Les partisans du web décentralisé, explique Corbyn, souhaitent promouvoir et développer un web qui ne dépendrait plus des grandes entreprises qui amassent nos données pour en tirer profit. Pour ses promoteurs (parmi lesquels on trouve Tim Berners-Lee, Brewster Kahle ou Ted Nelson…), l’enjeu est de revenir à un web originel, avant qu’il ne soit perverti par les grandes plateformes qui ont émergé avec le web 2.0. Redistribuer le web afin que les utilisateurs gardent le contrôle de leurs données, interagissent et échangent des messages directement avec les autres membres du réseau sans passer par des services centralisés : tel est l’enjeu du dWeb.

dApps : le boom des alternatives décentralisées ?

Réguler Internet par la décentralisation

27 septembre 2018 – La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

Qwant, on ne l’arrête plus !

Qwant, ce « petit » moteur de recherche alternatif ne cesse plus de grandir. Il multiplie les annonces, partenariats et initiatives. Même si, évidemment, 8%, c’est encore bien peu, il ne cesse de grandir et de s’affirmer comme un moteur crédible, une possible alternative à Google. On peut voir que les annonces s’accumulent depuis quelques mois, et c’est vraiment bien. Depuis France Télévisions, Vivaldi ou encore Brave, Qwant se retrouve partout. Même, prochainement, à l’Assemblée nationale. Et sa Charte éthique trouve de plus en plus d’écho, avec plus d’une trentaine de signataires (dont Net-c, le fournisseur européen d’email/calendrier/contacts respectueux de la vie privée).

Il est même cité par le gouvernement comme une alternative aux services des GAFAM (avec Mastodon également, le réseau libre et décentralisé, ou encore certains outils de Framasoft).

Champion européen du numérique

Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherches développé en France, dans le but déclaré d’offrir une solution alternative à Google. Une solution européenne pour réduire la dépendance des internautes au géant américain. Une alternative qui offre un avantage comparatif : contrairement à Google, Qwant n’enregistre pas nos données personnelles ou les traces de nos requêtes sur l’Internet – et ne les transmet pas aux services secrets d’une grande puissance étrangère. Qwant est donc un instrument à la fois de concurrence et de souveraineté.

Rappelons au passage que Google jouit en Europe d’une position encore plus dominante (environ 90 %) qu’aux États-Unis (78 %), tandis qu’elle n’a que des parts mineures de marché en Chine et en Russie, où dominent respectivement Baidu et Yandex. Google est hégémonique en Inde (94 % des requêtes).

 

Vous l’aurez constaté, pour ce premier numéros, certains articles ne datent pas du mois écoulé … mais ça devrais être le cas pour les suivants !

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


ACTION DE GROUPE CONTRE LES GAFAM

Attaquons les GAFAM et leur monde

17 avril 2018 – Nous avons lancé hier notre campagne d’actions de groupe contre les GAFAM. Jusqu’au 25 mai (jour du dépôt des plaintes devant la CNIL) toute personne vivant en France peut nous rejoindre sur gafam.laquadrature.net. C’est sur la base de ces premières actions que nous pourrons, sur le temps long, déconstruire méthodiquement le monde qu’ils tentent de nous imposer.

ACTION DE GROUPE CONTRE LES GAFAM

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) nous font payer leurs services avec nos libertés.
Notre liberté de conscience, les laissant accéder aux détails de notre esprit pour nous manipuler de façon individualisée et automatisée. Notre vie privée et notre intimité, sans laquelle nous ne pouvons plus nous construire nous-mêmes.
Ce contrat est illicite : en démocratie, personne ne peut vendre ses libertés fondamentales. Ainsi, le droit interdit désormais qu’un service soit rémunéré par des données personnelles.

Pour récupérer nos libertés, le 25 mai, La Quadrature du Net engagera une action collective contre chacun des GAFAM.

Pourquoi attaquer Facebook ?

19 avril 2018 – Notre campagne d’actions de groupe commence par Facebook, qui est l’illustration la plus flagrante du modèle que nous dénonçons : rémunérer un service en échange de notre vie privée et de notre liberté de conscience. Détaillons aujourd’hui les conséquences de ses activités.

Pourquoi attaquer Google ?

03 Mai 2018 – Deuxième titan de l’Internet que nous attaquons, Google est plus subtil dans sa surveillance. La stratégie est différente de celle de Facebook mais tout autant contraire à nos libertés. Démystifions cela.

Pourquoi attaquer Apple ?

11 Mai 2018 – Le troisième monstre qu’on attaque, c’est Apple. Il est bien différent de ses deux frères déjà traités ici (Google et Facebook), car il ne centre pas ses profits sur l’exploitation de nos données personnelles. Ce géant-là est avant tout un géant de la communication, il sait donc bien se donner une image d’élève modèle alors qu’il n’est pas irréprochable… ni inattaquable !

Contre l’emprise des GAFAM sur nos vies, allez dès maintenant sur gafam.laquadrature.net signer les plaintes collectives que nous déposerons le 25 mai devant la CNIL.

Derrière les assistants vocaux, des humains vous entendent

18 mai 2018 – Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre de Julie, qui a travaillé pour une entreprise chargée d’ « améliorer » le fonctionnement de Cortana, l’assistant vocal de Microsoft, en écoutant une à une diverses paroles captées par la machine (volontairement ou non).

Nous partageons ici son témoignage édifiant, en vidéo ainsi qu’à l’écrit (en fin d’article).

Comme nous le rappelle Antonio Casilli ci-dessous, ce récit souligne exactement les pratiques très « humaines » que l’on retrouve en masse sous les miroirs trompeurs d’une soi-disant « intelligence artificielle ».

Contre l’emprise des GAFAM sur nos vies, signez les plaintes collectives sur gafam.laquadrature.net

Écrivons ensemble les plaintes contre les GAFAM

21 mai 2018 – Depuis plus d’un mois, nous vous invitons à rejoindre les 12 plaintes collectives contre les services des GAFAM. Aujourd’hui, nous vous proposons de rédiger ces plaintes avec nous. Pour laisser le temps aux retardataires de nous rejoindre, nous déposerons la plainte le lundi suivant l’entrée en application du RGPD : le 28 mai.


 


SOURCES & + D’INFOS @

Facebook : scandale & vie privée

Vous avez du entendre parler du scandale « Cambridge Analytica » qui a touché Facebook de plein fouet & qui a fait grand bruit dans la presse au cours des dernières semaines …

Si vous souhaitez en savoir un peu plus, je vous invite à lire par exemple ces quelques articles :

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire (#DeleteFacebook

& venez @ framasphere.org  / diaspora-fr / diasporafoundation )!

Qu’est-ce que diaspora* ?

Diaspora* est un réseau social respectueux de ses utilisateurs qui accorde la plus grande importance à la protection de la vie privée : il ne revend aucune information, n’affiche pas de pub, chiffre les données échangées et permet l’utilisation de pseudonymes.