diaspora*

Pour continuer cette série d’articles concernant les logiciels libres, je me devais de présenter également ce logiciel que j’utilise régulièrement depuis quelque temps déjà …

diaspora* (initialement typographié DIASPORA*) est à la fois une application web de réseau social, et le réseau social distribué qui repose sur cette application. Chaque utilisateur du réseau peut choisir de s’inscrire sur un des serveurs (appelés pods) diaspora* déjà existants ou de créer le sien. Ce nouveau serveur forme ainsi, avec l’ensemble des autres serveurs, la fédération diaspora*. L’application de serveur est distribuée sous licence libre (AGPL).

La première version publique du code source du logiciel a été diffusée le 15 septembre 2010 (en version alpha), et le premier déploiement public initialement prévu pour octobre 20104, a été repoussé vers la fin 2012. La première version publique du réseau est lancée en octobre 2012 sous le numéro de version 0.0.1.0 (numérotation qui remplace les notations alpha et bêta utilisées auparavant)5. L’application connaît depuis des mises à jour régulières. Depuis la version 0.5.0.0, la communauté produit des mises à jour toutes les six semaines6.

Je vous invite bien évidemment à utiliser l’Instance publique de Diaspora* maintenue par l’association Française FRAMASOFT, j’ai nommé Framasphère !

Vous pourrez m’y retouver @ https://framasphere.org/u/sam7

( Sur mon téléphone, j’utilise le logiciel dandelion* disponible sur f-droid )

Additif du 14/05/19 : Je viens d’ouvrir un autre compte Diaspora* sur le pod fessebouc.fr : @ https://www.fessebouc.fr/u/sam7

Comme vous devez vous en douter, ce réseau social est une très belle alternative à Facebook !


SOURCES & + D’INFOS @

Me soutenir

Si vous aimez ce que je (re)diffuse & si vous voulez me soutenir : Vous pouvez m’aider à continuer en me faisant un don en Ğ1

Linux Mint

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’une des plus connu depuis quelques années …

Linux Mint est un système d’exploitation GNU/Linux gratuit, basé sur Ubuntu, et conçu pour les ordinateurs individuels au même titre que Windows ou Mac OS. Il s’affirme comme un « système moderne, élégant et confortable. À la fois puissant et facile d’utilisation. »4. Linux Mint est depuis 2011 la distribution Linux la plus recherchée sur le site DistroWatch5.

La devise de la distribution est « From freedom came elegance », ce qu’on peut adapter en français par : « De la liberté naquit l’élégance ».

La particularité de cette distribution Linux réside dans le fait qu’elle inclut des logiciels propriétaires, et donc ne fait pas partie des distributions recommandées par la Free Software Foundation.

Linux Mint suit les cycles de mises à niveau d’Ubuntu LTS. La dernière mise à jour en date se nomme Linux Mint 19.1 « Tessa », sortie le 19 décembre 2018.

Un peu d’histoire :

La première version de Linux Mint est apparue en août 2006 sous le nom de code « Ada ». Cette version était basée sur la distribution Kubuntu. En décembre 2006, soit trois mois plus tard, sort la version 2.0 nommée « Barbara », cette version sera la première basée sur Ubuntu, laquelle utilise l’environnement de bureau GNOME 2.

Le prochain changement majeur survient en juin 2007 lors de la sortie de la version 4 nommée « Daryna ». En effet, la distribution adopte le même cycle de sortie que celui d’Ubuntu, c’est-à-dire une nouvelle version tous les six mois. Auparavant, les sorties des versions étaient inégales et de trois mois maximum.

À partir de décembre 2008 et la sortie de la version 6 nommée « Felicia », Linux Mint est complètement basé sur la dernière version d’Ubuntu.

En 2011, GNOME passe en version 3. Cette évolution a soulevé de nombreuses critiques au sein de la communauté du libre, notamment à cause de la nouvelle interface GNOME Shell, celle-ci étant jugée trop compliquée et peu pratique.
Afin de répondre aux nombreuses déceptions des utilisateurs de GNOME Shell et Unity, Linux Mint décide de développer sa propre interface, Cinnamon. Basée sur GNOME 3, celle-ci se veut simple d’utilisation et s’inspire des systèmes traditionnels en reprenant le concept de la barre des tâches et du menu démarrer. D’autre part, Linux Mint choisit de soutenir l’interface MATE, basée sur la dernière version de GNOME 2 : moins puissante, celle-ci permet d’être utilisée sur des ordinateurs à configuration modeste.

Variante :

Une autre version de Linux Mint existe depuis 2010, mais elle est destinée à un public plus averti. Il s’agit de la version LMDE. Celle-ci n’est pas basée sur Ubuntu, mais sur la distribution Debian Stable.

* Contrairement à Ubuntu, l’évolution de LMDE n’est plus liée à une entreprise privée commerciale (Canonical en l’occurrence), Debian étant uniquement maintenue par la communauté et n’appartenant à personne. LMDE a ses propres dépôts de logiciels fournis par Debian et vise à tester la viabilité d’une version de Mint sans Ubuntu, en proposant un environnement presque identique à celui des autres versions de Linux Mint.

* Basée sur les dépôts Debian Testing, LMDE est de ce fait une distribution bénéficiant de mise à jour continue. Mint et les composant du bureau bénéficient aussi de mises à jour continues.

* LMDE 2 était disponible pour les plates-formes i386 ainsi que x64 avec les interfaces MATE ou bien Cinnamon. L’environnement Xfce n’étant désormais plus proposé, il faut se tourner vers la distribution Solyd1 pour en obtenir l’équivalent, nommé SolydX, ou opter pour la version KDE : SolydK.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows !


SOURCES & + D’INFOS @


Me soutenir

Si vous aimez ce que je (re)diffuse & si vous voulez me soutenir : Vous pouvez m’aider à continuer en me faisant un don en Ğ1

L’actu des GAFAM #4

Pour débuter la nouvelle année, vous trouverez ici mon quatrième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ? – Pierre-Yves Gosset – RMLL2018

Titre : Contributopia : Dégoogliser ne suffit pas ! Peut-on faire du libre sans vision politique ?
Intervenant : Pierre-Yves Gosset
Lieu : Rencontres mondiales du logiciel libre 2018 – Strasbourg
Date : juillet 2018
Durée : 1 h 29 min 40
Visualiser la vidéo sur PeerTube
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : David Revoy Contributopia – Accueil – Licence  Creative Commons By 4.0

Le naufrage moral de Facebook

C’est le nouveau scandale Facebook : comment les patrons du réseau social ont tout fait pour ne pas porter le chapeau suite aux multiples scandales dans lesquels la firme était impliquée. Le New York Times balance, et ça fait mal !

  • Nier puis cacher l’utilisation par la Russie de Facebook en vue d’influencer la présidentielle américaine de 2016 avant de la minimiser ;
  • Refuser d’adresser la situation au Myanmar qui a mené au génocide des Rohingyas (l’ONU parle de “dizaines de milliers d’individus tués, violés ou agressés”) ;
  • Tenter de minimiser l’affaire Cambridge Analytica (ça n’a pas marché !) ;
  • Embaucher une agence de communication aux pratiques douteuses, Definers, en vue de dire du mal des concurrents pour dévier l’attention de Facebook, quitte à publier des mensonges. Definers a aussi accusé George Soros d’attaquer Facebook ;
  • Faire du lobbying de façon à ce que les concurrents Google et Twitter soient aussi entendus au Sénat de façon à ce que Facebook soit plus noyé dans la masse.

Parallèlement à cela, je tombe sur un article dont le titre est Facebook propose aux publicitaires de cibler les utilisateurs croyant au « génocide blanc ». Ca me rappelle quelque chose, je fais des recherches (dans Qwant !) et je retombe sur cet article de ProPublica de septembre 2017 : Facebook a permis à des annonceurs publicitaires de cibler des gens détestant les juifs (et aussi des gens voulant savoir “comment bruler des juifs”, entre autres). Très embarrassés par ces faits, les dirigeants de Facebook ont “promis de mieux surveiller la chose”. Tu parles Charles ! 14 mois après avoir fait des promesses, ils recommencent la même erreur et continuent à s’enrichir en vendant de la pub aux gens ciblant des racistes. Les mots me manquent.

Gafams : et si la révolution venait de l’intérieur ?

Présenter de vraies excuses nécessite d’apporter une modification réelle à ce qui a provoqué le problème à l’origine de son remords. Mais pour les entreprises de technologie, présenter des excuses tient plutôt du stratagème pour ne rien faire. C’est ce que dit en substance Josh Constine (@joshconstine) sur TechCrunch, qui n’est pas vraiment la publication la plus critique de l’innovation.

Les modèles commerciaux des entreprises sont souvent en conflit avec la façon dont nous souhaitons qu’elles agissent, explique Constine. Nous voulons plus de confidentialité, mais elles tirent leurs revenus de la revente de nos données personnelles. Nous voulons contrôler notre attention, mais elles gagnent de l’argent en nous accaparant notre temps libre et en le monétisant par la publicité. Nous voulons des appareils plus sûrs, construits d’une manière responsable, mais elles font leurs marges d’une fabrication bon marché… « Même si leurs dirigeants souhaitaient sincèrement apporter des changements significatifs pour réparer leurs torts, leurs mains sont liées par des modèles d’affaires à court terme qui objectivent les résultats trimestriels ».

Voilà des années que Mark Zuckerberg n’a de cesse de s’excuser, comme le soulignait une infographie du Washington Post : ça n’empêche pas Facebook de continuer à enchaîner problème après problème.

Quand Magali boycotte Facebook

Titre : Décryptualité du 26 novembre 2018 – Quand Magali boycotte Facebook
Intervenants : Luc – Mag – Manu – Christian – Lucile
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : novembre 2018
Durée : 13 min 25
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 47 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Magali Garnero Trombinoscope de l’April – Licence LAL version 1.3 ou ultérieure, CC-BY-SA version 2.0 ou ultérieure et GNU FDL version 1.3 ou ultérieure, en savoir plus.

Au nom de la lutte anti-terroriste, un projet de règlement européen pourrait tuer l’internet indépendant

Un texte déposé par la Commission européenne en septembre, sur demande de la France et de l’Allemagne au nom de la « lutte antiterroriste », pourrait être adopté rapidement. Peu médiatisé, ce projet fait pourtant peser une lourde menace sur la liberté d’expression et les outils internet indépendants de Google, Facebook, Twitter et consorts. Sous prétexte de bloquer les contenus considérés comme terroristes, un pouvoir de censure sera confié au secteur privé et aux États, même les plus arbitraires. Certains défenseurs des libertés jugent que la survie des messageries chiffrées est également en jeu.

Reprendre le pouvoir sur ce qui nous rassemble

Nous voulons façonner les outils que les géants du Web ne peuvent ni ne veulent créer. Pour y parvenir, nous avons besoin de votre soutien.

Concevoir le logiciel MobiliZon (car ce sera son nom), c’est reprendre le pouvoir qui a été capté par les plateformes centralisatrices des géants du Web. Prendre le pouvoir aux GAFAM pour le remettre entre les mains de… de nous, des gens, des humains, quoi. Nous allons nous inspirer de l’aventure PeerTube, et penser un logiciel réellement émancipateur…

Pour une école libérée des Gafam

En novembre 2015, le ministère de l’Éducation nationale signait une convention de dix-huit mois avec Microsoft afin de « développer le plan numérique à l’école ». Deux ans plus tard, on apprenait qu’Apple organisait des visites scolaires dans ses Apple Stores. Dans la logique capitaliste, tout est marché, même et surtout les enfants.

Le prix du numérique

Tout est gratuit avec le numérique ! Ou pas.  Nous savons bien que « quand c’est gratuit, c’est nous le produit ». Mais au delà de ce constat, prenons le temps de lire ces quelques lignes pour comprendre plus profondément quel est le prix de ce numérique qui envahit notre quotidien, grâce à Serge Abiteboul.

Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres

Titre : Décryptualité du 10 décembre 2018 – Edge passe à chromium, quelles conséquences pour les navigateurs libres
Intervenants : Nolwenn – Christian – Nico – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : décembre 2018
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 49 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Logo Chromium Wikipédia – Licence Creative Commons Attribution 2.5 Generic license.

Bientôt une v1 pour le système libre /e/

Les choses avancent bien pour le système d’exploitation pour smartphone libre initié par Gael Duval, /e/, dont je vous avais déjà parlé. La beta évolue et une version 1.0 devrait normalement voir le jour en début d’année 😉

Le magasin d’applications va être un peu modifier, et il y aura un score de vie privée pour les applications. De plus, les applications par défaut devraient pouvoir être désinstallées. De nouveaux appareils sont régulièrement supportés, c’est évidemment important pour rendre ce système accessible au plus grand nombre.

Et ce n’est que la v1. D’autres projets sont en cours. Vraiment bien pour une initiative qui n’a qu’un an environ.

Beaucoup de travail a été accomplit, c’est une bonne chose pour ce projet utile qui vise à redonner la maîtrise de son outils et de ses données aux utilisateurs, sans dépendre des GAFAM.

Vox Machines (1/2) : « Si les assistants vocaux sont la solution, quel est le problème ? »

Les interfaces vocales sont en plein boom, mais leurs modalités s’imposent souvent à nous sans que nous, utilisateurs, ayons beaucoup d’espaces pour les interroger. Dans le cadre d’une journée d’étude organisée par le Master Design transdisciplinaire, cultures et territoires de l’université de Toulouse, designers et chercheurs ont exploré des voies pour remettre la voix en contexte, pour interroger le rapport entre la parole et sa transcription, tels que les proposent les nouvelles modalités d’interaction des assistants vocaux. Retour sur cette journée de séminaire pour mieux saisir les promesses et limites des interactions vocales à l’heure où elles se préparent à envahir nos relations…

Vox Machines (2/2) : À qui les interfaces vocales s’adaptent-elles ?

Estelle Hary (@EstelleHary) est cofondatrice du studio Design Friction et designer au Linc, le laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (qui a d’ailleurs réalisé un très riche dossier sur la question des assistants vocaux). Après nous avoir fait un rappel historique du rôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et des grands principes de régulation qui encadre son action, Estelle Hary précise que la voix est plus qu’une donnée personnelle, c’est une donnée biométrique, c’est-à-dire qu’elle permet de reconnaître un individu. Les données biométriques sont uniques et permanentes et la voix est une donnée biologique et comportementale. Au regard de la loi informatique et libertés, la voix appartient à une catégorie particulière de données personnelles, dont le traitement est interdit par défaut, sauf dans certains cas, notamment parce que la voix permet d’inférer beaucoup de choses d’une personne : comme l’identité, l’âge, le sexe, l’origine géographique, la classe sociale, l’état de santé…

Contre le pouvoir des plateformes, établir une portabilité sociale des données

L’année 2018 aura été marquée par une longue litanie de scandales impliquant le réseau social Facebook, à tel point que le Guardian en a tiré un Best Of (ou Worst Of…) assez croustillant.

Cette semaine encore, le New York Time a révélé sur la base de documents confidentiels que la plateforme de Mark Zuckerberg avait conclu des accords secrets pour donner accès aux données de ses utilisateurs à des firmes comme Apple, Microsoft, Yahoo ou Amazon, autorisant même Netflix et Spotify à lire des messages privés…

Bonnes résolutions : et si nous assumions notre empreinte numérique ?

On le sait, le numérique a un coût énergétique et environnemental : l’ADEME y consacre d’ailleurs un petit guide très complet. Mais avez-vous déjà pensé à l’empreinte que vous exerciez sur l’environnement numérique lui-même ? Sans doute pas : les universités elles-mêmes tardent à prendre leur responsabilité en la matière. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur pour la résilience de nos sociétés, tant elles dépendent des dispositifs numériques pour s’informer et communiquer.

 


Bonus :

  1. Ce que récolte Google : revue de détail
  2. Les données que récolte Google – Ch.2
  3. Les données que récolte Google – Ch.3
  4. Les données que récolte Google – Ch.4
  5. Les données que récolte Google – Ch.5
  6. Les données que récolte Google – Ch.6
  7. Les données que récolte Google – Ch.7 et conclusion

Merci à l’équipe de traduction du Framablog … et à l’équipe du professeur Douglas C. Schmidt, spécialiste des systèmes logiciels, chercheur et enseignant à l’Université Vanderbilt pour cette belle série d’articles & pour le dossier « Google Data Collection« .

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


Debian

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’autre système d’exploitation que j’utilise régulièrement depuis quelques années … pour être plus précis, depuis la version 6 (Squeeze) !

Debian (/de.bjan/) est une distribution GNU/Linux non commerciale, lancée en 1993 par Ian Murdock avec le soutien de la Free Software Foundation ; elle a pour principal but de fournir un système d’exploitation composé uniquement de logiciels libres. Debian se prononce « Débiane ». Ce nom trouve son origine dans la contraction de deux prénoms : Debra, la femme du créateur du projet, et Ian, le créateur lui-même.

Le projet Debian s’organise autour de trois piliers :

  1. un contrat social passé avec la communauté du logiciel libre définit de grands principes auxquels les développeurs adhèrent ;
  2. les principes du logiciel libre selon Debian (ou DFSG) définissent précisément le sens du mot « libre » pour les développeurs de Debian ;
  3. une constitution décrit le fonctionnement interne du projet, les méthodes de prise de décisions et les rôles des différents acteurs : le chef du projet, le secrétaire, les développeurs, etc. La démocratie Internet utilise une méthode de vote par pondération par classement : la méthode Schulze (une méthode Condorcet).

Juridiquement, Debian est le projet d’une association à but non lucratif nommée SPI (Software in the Public Interest).

Debian est en fait le nom de l’organisation, mais est souvent utilisé pour désigner la distribution, fruit de l’organisation.

Un peu de philosophie :

Debian se distingue de la plupart des distributions fondées sur elle par son caractère non commercial et par le mode de gouvernance coopératif de l’association qui gère la distribution.

En effet :

Debian (/de.bjan/) est une organisation communautaire et démocratique, dont le but est le développement de systèmes d’exploitation basés exclusivement sur des logiciels libres.

Chaque système, lui-même nommé Debian, réunit autour d’un noyau de système d’exploitation de nombreux éléments pouvant être développés indépendamment les uns des autres, pour plusieurs architectures matérielles. Ces éléments, programmes de base complétant le noyau et logiciels applicatifs, se présentent sous forme de « paquets » qui peuvent être installés en fonction des besoins (voir Distribution des logiciels). L’ensemble système d’exploitation plus logiciels s’appelle une distribution.

Précisions complémentaires :

On assimile généralement ces systèmes d’exploitation au système Debian GNU/Linux, la distribution GNU/Linux de Debian, car jusqu’en 2009 c’était la seule branche parfaitement fonctionnelle. Mais d’autres distributions Debian sont en cours de développement en 2013 : Debian GNU/Hurd et Debian GNU/kFreeBSD. La version Debian « Squeeze » est la première à être distribuée avec le noyau kFreeBSD en plus du noyau Linux.

Debian est utilisée comme base de nombreuses autres distributions telles que Knoppix et Ubuntu qui rencontrent un grand succès.

&

Debian est toujours disponible en trois versions (trois branches) qui sont :

  • stable : version figée où les seules mises à jour sont des correctifs de sécurité ;
  • testing : future version stable où seuls les paquets suffisamment murs peuvent rentrer ;
  • unstable : surnommée Sid, il s’agit d’une version en constante évolution, alimentée sans fin par de nouveaux paquets ou de mises à jour de paquets déjà existants (on parle de rolling release).

Outre le dépôt de paquets nommé backports, il existe un dépôt nommé experimental, qui contient des paquets expérimentaux de logiciels dont l’utilisation pourrait dégrader le système. Cependant, le dépôt experimental ne contient pas tous les paquets disponibles dans les branches stable, testing et unstable. Voilà pourquoi il n’est pas considéré comme une branche à part entière.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows !


SOURCES & + D’INFOS @


Ubuntu

Pour débuter cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de commencer par celle que j’utilise le plus au quotidien depuis des années … pour être plus précis, depuis la version 6.06 LTS !

Ubuntu (prononciation : /u.bun.tu/) est un système d’exploitation GNU/Linux basé sur la distribution Linux Debian. Il est développé, commercialisé et maintenu pour les ordinateurs individuels par la société Canonical.

Ubuntu se définit comme « un système d’exploitation utilisé par des millions de PC à travers le monde » et avec une interface « simple, intuitive, et sécurisée ». Elle est la distribution la plus consultée sur Internet d’après le site Alexa, et le système d’exploitation le plus utilisé sur les systèmes Cloud ainsi que sur les serveurs informatiques.

Ubuntu se divise en deux branches :

  • la branche principale stable dit LTS. Avec mise à niveau tous les six mois et mise à jour majeure tous les 2 ans. La dernière version 18.04, nom de code « Bionic Beaver », est sortie le  ;

  • la branche secondaire instable avec mise à jour majeure tous les six mois. La dernière version en date est la 18.10, nom de code « Cosmic Cuttlefish » est sortie le .

Comme beaucoup d’autres distributions GNU/Linux, Ubuntu est un système d’exploitation intuitif et sécurisé, idéal pour les ordinateurs de bureau, les serveurs, les netbooks et les ordinateurs portables. Ubuntu est libre, gratuit, et est composé de logiciels qui le sont également.

Des milliers d’applications, des millions d’utilisateurs,
une nouvelle façon d’utiliser votre ordinateur !

Un peu d’histoire :

Devenu multimillionnaire après la vente de sa précédente entreprise (Thawte), le sud-africain Mark Shuttleworth (ancien développeur Debian) souhaite une version facile d’accès et grand public de la distribution Debian : le projet Ubuntu est lancé en 2004.

Le 5 mars 2004, il crée la société Canonical afin de concrétiser ce projet. Le 1er juillet 2005, il crée la Ubuntu Foundation (association à but non lucratif) comme filet de sécurité, en cas d’échec de Canonical. Cette dernière y injecte 10 millions de dollars de réserves.

Le nom de code du projet secret est : no-name-yet (pas encore de nom). Le nom de la distribution va s’organiser alors d’une manière précise : [adjectif] [animal]. Une nouvelle version tous les six mois et des cycles de développement de deux ans sont alors annoncés (détails dans Versions).

Sur le portail (Launchpad) chargé entre autres de lister les bugs d’Ubuntu, le premier bug constaté est resté célèbre : Mark Shuttleworth dénonce le fait que Microsoft ait une part de marché écrasante, et qu’il soit difficilement possible d’acquérir un ordinateur dans un magasin sans Windows préinstallé. Ce bug a été confirmé dans de nombreux pays, notamment en Belgique, au Canada, en France et en Suisse, et c’est un des buts d’Ubuntu de le réparer, selon les termes mêmes de Mark Shuttleworth.

Pour terminer , un peu de philosophie …

Ubuntu, notion humaniste originaire du Sud de l’Afrique qui pourrait être traduite par « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ».

En effet :

Le mot ubuntu provient d’un ancien mot bantou (famille de langues africaines) qui désigne une personne qui prend conscience que son « moi » est intimement lié à ce que sont les autres. C’est un concept fondamental de la « philosophie de la réconciliation » développée par Desmond Mpilo Tutu avec l’abolition de l’apartheid. Ubuntu signifie par ailleurs en kinyarwanda (langue rwandaise) et en kirundi (langue burundaise) « humanité », « générosité » ou « gratuité ». On dit d’une chose qu’elle est k’ubuntu si elle est obtenue gratuitement.

En informatique, on considère qu’une distribution existe aux travers des apports des différentes communautés Linux. Et tel qu’il se trouve expliqué dans le travail de la Commission de la vérité et de la réconciliation. Elles permettent de mieux saisir par exemple la mission de la Fondation Shuttleworth relayée en France par les travaux de philosophes comme Barbara Cassin et Philippe-Joseph Salazar.

Dans cet esprit, les groupes d’utilisateurs Linux informent, aident techniquement et bénévolement les utilisateurs de logiciels libres. Ubuntu organise des événements mondiaux appelés Ubuntu Party sous forme de conférences, démonstrations, ateliers et stands assurés par les GUL et tous les développeurs d’open source volontaires. L’Ubuntu Party de Paris a lieu semestriellement régulièrement depuis 2006.

Pour aller plus loin :

Il est conseillé de prendre connaissance du guide du débutant et de parcourir la documentation.

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows !

Obtenir Ubuntu


SOURCES & + D’INFOS @


L’actu des GAFAM #1

Comme annoncé dans mon dernier Edito du 21/09/2018 @ gafam’blog, vous trouverez ici mon premier billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Définition : GAFAM

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (fondées entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ». Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Bien que dans certains secteurs une partie des cinq entreprises peuvent être en concurrence directe, elles offrent globalement des produits ou services différents tout en présentant quelques caractéristiques en commun qui méritent de les réunir sous un même acronyme : de part leur taille, elles sont particulièrement influentes sur le Web américain et européen tant au niveau économique, politique et social et sont régulièrement l’objet de critiques ou de poursuites sur le plan fiscal, d’abus de position dominante et pour malmener la vie privée des internautes.

D’autres régions du monde possèdent leurs propres géants locaux, comme la Russie avec Yandex et VKontakte ou la Chine avec les BATX, acronyme faisant références à Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

L’usage bien réel de la position dominante des GAFAM – Transcription Décryptualité du 28 mai 2018

Titre : Décryptualité du 28 mai 2018 – De l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM
Intervenants : Mag – Nico – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : mai 2018
Durée : 13 min 30
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 21 de l’année 2018
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Golden lion Wikimedia Commons ; Licence Creative Commons BY-SA 3.0.
NB : transcription réalisée par nos soins. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

Augmentation de tarifs, report de responsabilité sur le RGPD sur des plus petits, l’usage bien réel de la position dominante des GAFAM

Le standard européen des libertés, un bouclier juridique

Évoquer un « standard européen » des libertés revient à s’interroger sur l’existence et le développement d’un système normatif commun à l’ensemble des États de l’espace concerné.

On se plaît souvent à saluer l’émergence d’un droit que l’on pourrait qualifier de « continental », dont l’une des caractéristiques essentielles est de promouvoir un haut niveau d’exigence en matière de libertés, d’autant qu’il se caractérise par son évolution constante.

Cette satisfaction ne doit, cependant, pas cacher de réels motifs d’inquiétude, car l’émergence de ce standard européen se heurte à des oppositions actives, aussi bien extérieures qu’intérieures.

De la démocratie aux médiarchies

Comme le remarquait Nicolas Vanbremeersch (@versac), directeur du Tank et co-organisateur de la 23e édition des rencontres Aux sources du numérique, le dernier livre d’Yves Citton, Médiarchies, est un livre qui fabrique de la théorie. C’est même un manuel de médiologie ajouterais-je, qui saisit les différentes couches qui organisent notre rapport aux médias, à la manière d’une archéologie, qui déplierait, comme on le fait d’un oignon, les différentes strates qui composent ce régime qui nous gouverne, celui des médias.

RGPD : l’Union européenne entre de plain-pied dans l’ère du numérique

RGPD : ces quatre lettres désignent le règlement général sur la protection des données entré en application le 25 mai 2018. Volumineux texte de 87 pages, il crée un cadre réglementaire global et unifié au niveau européen pour la protection des données à caractère personnel, qu’il définit comme « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». En dépit des nombreuses obligations qu’il impose, à la suite du scandale Cambridge Analytica, il a été qualifié de « très positif » par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.

Le RGPD participe de la volonté de la Commission européenne de créer un marché unique numérique et, plus largement, « une économie européenne fondée sur les données », parce que les technologies et les communications numériques sont devenues omniprésentes dans l’ensemble des aspects de la vie humaine. Les données personnelles sont, par conséquent, dorénavant essentielles pour la croissance économique, la création d’emplois ou encore le progrès sociétal.

Cette économie fondée sur les données – celles-ci apparaissant comme la monnaie de l’économie numérique – pourrait, selon la Commission, représenter 643 milliards d’euros d’ici 2020, soit 3,17 % du PIB global de l’UE. Ce chiffre permet de mieux mesurer les enjeux qui s’attachent à la protection des données à caractère personnel, pour les citoyens, les entreprises, mais également pour l’Union européenne et son fonctionnement.

Les Communs numériques sont-il condamnés à devenir des « Communs du capital » ?

La semaine dernière, Katherine Maher, la directrice exécutive de la Wikimedia Foundation, a publié sur le site Wired un article assez surprenant, intitulé : «Facebook et Google devraient faire plus pour soutenir Wikipédia». Le point de départ de son raisonnement est de faire remarquer que les contenus de Wikipédia sont de plus en plus utilisés par les géants du numérique, comme Facebook ou Google :

Débat de la dernière chance au Parlement européen pour réconcilier le droit d’auteur et les libertés

Le journal Libération m’a demandé une tribune à propos du rejet par le Parlement européen du projet de directive sur le droit d’auteur qui a eu lieu la semaine dernière. En voici le texte ci-dessous, qui revient sur les raisons ayant conduit à cette issue, ainsi que sur les perspectives qui se dessinent pour le nouvel examen du texte qui doit avoir lieu en septembre prochain.

Google : une amende record… mais un problème concurrentiel (très) loin d’être résolu

L’amende infligée à Google par la Commission européenne a beau avoir atteint le montant record de plus de 4,3 milliards d’euros, elle nous apparaît comme un cautère appliqué sur une jambe de bois tant elle semble dérisoire au regard des effets anticoncurrentiels des pratiques visées par la décision. Pour bien en saisir toute la portée, il nous faut revenir sur les trois fondements de la décision.

Pass Culture : cet obscur objet (d’administration) du désir…

500 euros pour tous les jeunes de 18 ans à dépenser pour des biens et services culturels : c’était une des promesses de campagne du candidat Macron qui va commencer à se concrétiser en septembre avec une première expérimentation lancée dans quatre départements. Si un certain flou entoure encore la réalisation de ce projet, on sait déjà que c’est par le biais d’une application mobile présentée comme un « GPS culturel » que les jeunes accéderont à l’offre du Pass Culture.

Entretien avec Kévin Boucaud-Victoire sur Orwell

George Orwell est mort en 1950, dans une Europe hantée par le fascisme et le stalinisme. En quoi peut-il nous aider à comprendre l’époque présente ?

L’époque présente n’a en effet que peu à voir avec celle d’Orwell, malgré la focalisation, parfois hystérique, sur les années 1930. La mondialisation, la société de consommation, les GAFAM, l’emprise technologique, le djihadisme, l’effondrement du marxisme et la victoire du néolibéralisme rendent notre époque unique. De toute manière, l’histoire se caricature parfois – comme l’a remarqué Karl Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte –, mais ne se répète jamais. Alors pourquoi lire Orwell ?

Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ?

Le vrai titre de l’article est : Colonisation numérique de l’Europe et de l’Afrique : peut-on contourner les GAFAMA ? Entretien avec le président de MEZA | lab.

Publié notamment sur un site de géostratégie, il évoque tout autant les problèmes du GAFAM VS Libre, mais aussi les problèmes du Libre, ainsi que les problèmes matériels de l’Afrique et bien sur les opportunités de s’y prendre autrement autant en Afrique qu’en Europe !

A vous de lire, et vous faire votre avis !

Mais déjà je voudrais faire quelques remarques :

Étonnamment peu de retour, et même quasiment aucun du monde libriste, ce qui est bien dommage.

Agir avant le 12 septembre pour sauver Internet du filtrage généralisé des contenus

Mercredi 12 septembre 2018 se tiendra un vote déterminant pour la défense d’un Internet libre et ouvert, neutre et acentré : le Parlement européen réuni en formation plénière va amender et voter la proposition de révision de la directive droit d’auteur de la Commission européenne dont l’article 13 imposerait aux plates‐formes de partage le filtrage des contenus mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices. Une mesure liberticide que les parlementaires doivent absolument rejeter. Il est donc fondamental de se mobiliser pour garantir ce vote de rejet.

Technologie : l’âge sombre

L’artiste et essayiste James Bridle (@jamesbridle) s’intéresse depuis longtemps aux dysfonctionnements de notre monde moderne. Il observe ce qui ne fonctionne pas : les bugs, les glitchs, les ratés de notre développement technologique… Longtemps, il a regardé les espaces de friction entre technologie et société comme le lieu d’expression et de production de nouvelles formes culturelles. C’était ce qu’il appelait « la nouvelle esthétique », celle produite au croisement de la technologie et de la réalité, ces « irruptions visuelles du monde numérique dans le monde physique ». Il en a joué plus que tout autre, en produisant des dispositifs pour interroger la manière même dont nous produisons notre monde moderne. L’un des exemples les plus célèbres – parmi d’autres – étant certainement le piège à voiture autonome qu’il imagina, comme une mise en abîme des limites de la soi-disant intelligence artificielle qu’on pouvait prendre au piège comme un enfant… On avait évoqué rapidement, au printemps, la sortie de son dernier livre Le nouvel âge sombre : la technologie et la fin du futur (Verso Books, 2018, en anglais)… Il est temps d’y revenir.

Europe : des robocopyrights et des droits voisins pour la presse | Reflets.info

L’essentiel des débats se cristallise autour de deux articles de la directive « Droit d’auteur dans le marché unique ». L’article 13 entend imposer aux plus grandes plateformes un filtrage automatisé des contenus mis en ligne par les utilisateurs afin de protéger le sacro-saint droit d’auteur. L’article 11, quant à lui, entend mettre en œuvre un droit voisin pour les éditeurs de presse. Jamais avares en matière de paille et de poutre, les ayant-droits de l’industrie culturelle et certains éditeurs de presse, comme cette agence de presse tout à sa neutralité qui n’hésite pas à faire passer sa propagande pour une « actualité » ou à faire dans le pathos, accusent les « GAFA » d’être à l’origine d’un lobbying intense contre le projet de directive. Les arguments des défenseurs des libertés sur Internet et, de façon plus générale, ceux des opposants sont, au mieux, ignorés. Au pire, ils sont assimilés à des idiots utiles des géants de l’Internet, l’artifice réthorique visant à réduire le débats à une oppositions entre méchants GAFA et gentils créateurs et journalistes.

Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel

Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public. En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre.

Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, Facebook et consorts) recourent à des outils de ­filtrage automatisés. Le but ? Repérer les ­contenus ­publiés par les internautes et bloquer ceux ­incluant des œuvres couvertes par le droit d’auteur. Une forme de censure préalable, automatisée et privatisée.

Rien de bien nouveau, donc. En effet, depuis le milieu des années 1990, les industries culturelles (musique, cinéma, édition…) n’ont eu de cesse d’exiger des législateurs et des tribunaux la « collaboration » forcée des fournisseurs ­d’accès à Internet et des hébergeurs pour lutter ­contre l’échange gratuit d’œuvres culturelles sur les réseaux.

Directive sur le droit d’auteur

Vous ne le savez peut-être pas mais le Parlement européen a finalement adopté (après un premier rejet en juin dernier), mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Et c’est grave ! D’autre en parle bien mieux que moi mais je souhaite néanmoins évacuer cette colère.

Cette directive comporte notamment deux articles (le 11 et le 13) qui vont profondément changer la face d’Internet.

La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert !

Qu’est-ce  qu’une victoire et qu’est-ce qu’une défaite ?  En un peu plus de 10 ans de militantisme pour les libertés dans  l’environnement numérique, j’ai souvent eu l’occasion  de me poser cette question. Et elle surgit à nouveau de la plus cruelle des manières, suite au vote du Parlement européen en faveur de la directive sur le Copyright, alors même que le précédent scrutin en juillet avait fait naître l’espoir d’une issue différente.

dWeb : vers un web (à nouveau) décentralisé ?

La journaliste Zoë Corbyn, pour le Guardian est revenue sur le Sommet pour un web décentralisé (vidéos), qui se tenait début août à San Francisco.

Les partisans du web décentralisé, explique Corbyn, souhaitent promouvoir et développer un web qui ne dépendrait plus des grandes entreprises qui amassent nos données pour en tirer profit. Pour ses promoteurs (parmi lesquels on trouve Tim Berners-Lee, Brewster Kahle ou Ted Nelson…), l’enjeu est de revenir à un web originel, avant qu’il ne soit perverti par les grandes plateformes qui ont émergé avec le web 2.0. Redistribuer le web afin que les utilisateurs gardent le contrôle de leurs données, interagissent et échangent des messages directement avec les autres membres du réseau sans passer par des services centralisés : tel est l’enjeu du dWeb.

dApps : le boom des alternatives décentralisées ?

Réguler Internet par la décentralisation

27 septembre 2018 – La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

Qwant, on ne l’arrête plus !

Qwant, ce « petit » moteur de recherche alternatif ne cesse plus de grandir. Il multiplie les annonces, partenariats et initiatives. Même si, évidemment, 8%, c’est encore bien peu, il ne cesse de grandir et de s’affirmer comme un moteur crédible, une possible alternative à Google. On peut voir que les annonces s’accumulent depuis quelques mois, et c’est vraiment bien. Depuis France Télévisions, Vivaldi ou encore Brave, Qwant se retrouve partout. Même, prochainement, à l’Assemblée nationale. Et sa Charte éthique trouve de plus en plus d’écho, avec plus d’une trentaine de signataires (dont Net-c, le fournisseur européen d’email/calendrier/contacts respectueux de la vie privée).

Il est même cité par le gouvernement comme une alternative aux services des GAFAM (avec Mastodon également, le réseau libre et décentralisé, ou encore certains outils de Framasoft).

Champion européen du numérique

Lancé en 2013, Qwant est un moteur de recherches développé en France, dans le but déclaré d’offrir une solution alternative à Google. Une solution européenne pour réduire la dépendance des internautes au géant américain. Une alternative qui offre un avantage comparatif : contrairement à Google, Qwant n’enregistre pas nos données personnelles ou les traces de nos requêtes sur l’Internet – et ne les transmet pas aux services secrets d’une grande puissance étrangère. Qwant est donc un instrument à la fois de concurrence et de souveraineté.

Rappelons au passage que Google jouit en Europe d’une position encore plus dominante (environ 90 %) qu’aux États-Unis (78 %), tandis qu’elle n’a que des parts mineures de marché en Chine et en Russie, où dominent respectivement Baidu et Yandex. Google est hégémonique en Inde (94 % des requêtes).

 

Vous l’aurez constaté, pour ce premier numéros, certains articles ne datent pas du mois écoulé … mais ça devrais être le cas pour les suivants !

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


Framagames

Des jeux libres pour jouer en ligne ou déconnecté.

Retrouver une sélection de jeux sous licence libre, à jouer en ligne ou à installer sur son ordinateur (alternative à Kongregate).

  • 1597 : Fork de 2048 avec la suite de Fibonacci
  • 2048 Frama : 2048 aux couleurs de Framasoft
  • 2048 : On ne présente plus 2048 !
  • e-Tris : Classique et indémodable Tétris
  • Pappu Pakia : Un flappy bird like
  • Esviji : Dégommez des chiffres
  • Orbium : Un jeu de boules pour tous les âges
  • Roundball : Intervertissez des boules pour les aligner
  • SokoJS : Rangez des caisses
  • Solitaire : Du très classique
  • SudokuJS : Placez les nombres de 1 à 9
  • Zlizer : Ajoutez ou séparez des bulles

Amusez-vous bien durant la « pause estivale » …


SOURCES & + d’infos @

Framaestro

Orchestrez vos projets collaboratifs

Rassembler un pad, une vidéo-conférence et bien d’autres outils en une seule fenêtre et seule une adresse web : idéal pour les réunions.

Framaestro vous permet d’afficher sur une même page différents sites web ou outils collaboratifs en ligne.
Vous pouvez ainsi présenter, communiquer et travailler à plusieurs sur différents documents en même temps. Exemples d’utilisation :

Vous pouvez ainsi :

  1. Créez un projet
  2. Ajoutez les différents outils et sites que vous voulez utiliser
  3. Invitez vos collaborateurs à vous rejoindre en leur envoyant par courriel l’adresse du projet.

Framaestro est développé par Framasoft et fait appel à plusieurs bibliothèques JavaScript, notamment jsPanel et TogetherJS.

Le logiciel est sous licence MIT.

Pour participer au développement du logiciel, proposer des améliorations ou simplement le télécharger, rendez-vous sur le site de développement.

Si vous souhaitez installer ce logiciel pour votre propre usage et ainsi gagner en autonomie, l’équipe de Framasoft vous aides @ http://framacloud.org/cultiver-son-jardin/installation-de-framaestro/


SOURCES & + d’infos @

Framapic

Partagez des images de façon confidentielle

Envoyer ses images en ligne, pour les partager seules avec un seul lien, ou en faire une galerie (alternative à Img.ur).

Framapic est un service en ligne libre qui permet de partager des images de manière confidentielle.

  1. Collez l’image à transmettre.
  2. Si besoin, définissez sa durée de conservation en ligne.
  3. Partagez ensuite avec vos correspondants le lien qui vous est donné.

Framapic est une instance parmi d’autres du logiciel Lutim développé par Luc Didry.

Lutim est sous licence libre AGPL.

Pour participer au développement du logiciel, proposer des améliorations ou simplement le télécharger, rendez-vous sur le site de développement.

Les sources du thème Framapic sont disponibles sur la forge logicielle de  l’équipe de Framasoft.

Si vous souhaitez installer ce logiciel pour votre propre usage et ainsi gagner en autonomie, l’équipe de Framasoft vous aides @ http://framacloud.org/cultiver-son-jardin/installation-de-lutim/


SOURCES & + d’infos @