Voyager (18.04 LTS & 18.04 GS / 18.10 GE & 19.04 GE / 9.4)

À l’heure ou la nouvelle version d’Ubuntu 19.04 viens de sortir, je voulais vous rappeler l’existence de LA distribution que j’utilise depuis bien des années : Voyager !

Aujourd’hui, je vous présente les différentes variantes (basées sur Xubuntu… mais aussi su Debian!) :

  • Voyager 18.04 LTS : Une variante basée sur (X)Ubuntu 18.04 (Bionic Beaver) avec le bureau XFCE et la version 4.18 kernel stack du noyau Linux.
  • Voyager GS 18.04 LTS – Gamers : Ont été rajouté pour la GS la plateforme jeux Steam couplé avec login steam pour linux et l’émulateur Wine 3.13 stage (old 3.7) + Gallium Nine optimisé pour D3D9Winetricks pour l’émulation avec des scripts de configurations. Gnome Twitch est aussi de la partie pour les vidéos Gamers. Lutris, plateforme libre de jeux linux. Le but c’est d’offrir clé en main la possibilité de démarrer ses jeux en Steam linux ou par l’émulateur Wine-Staging Gallium Nine avec la dernière mise à jour, aussi facilement que possible.
  • Voyager GE 18.10 : pour la première fois, Voyager est basé sur le bureau Gnome Shell et Ubuntu 18.10 (Cosmic Cuttlefish). Pourquoi Gnome Shell maintenant ? Parce que Voyager avait abandonné le bureau Gnome Shell il y a 10 ans pour xfce, en raison de sa jeunesse et surtout d’un manque de souplesse et d’extensions, problématique à l’époque. Maintenant, après plusieurs tests, la conclusion est qu’une partie du système Gnome Shell est à nouveau ergonomique, modifiable et plus souple qu’à ses débuts.
  • Voyager GE 19.04 : Cette version (basée sur la dernière Xubuntu 19.04) devrait sortir prochainement. Pour faire patienter, voici une petite vidéo :
  • Voyager 9.4 Debian Stretch : C’est une variante basée sur Debian Stretch 9.4 Hybrid avec firmware nonfree et free construite autour du bureau XFCE et la version 4.9 du noyau Linux. Toute la structure interne de Debian 9.4 est laissée par défaut afin d’éviter tous problèmes de sécurités et de packages.

La prochaine version de Voyager 10 Buster est en préparation (également avec le bureau gnome-shell) :

Bonnes découvertes…

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WordPress

Pour continuer cette série d’articles concernant les logiciels libres, je me devais de présenter également ce logiciel que j’utilise régulièrement depuis bien longtemps déjà …

WordPress est un système de gestion de contenu (SGC ou content management system (CMS) en anglais) gratuit, libre et open-source. Ce logiciel écrit en PHP repose sur une base de données MySQL et est distribué par l’entreprise américaine Automattic. Les fonctionnalités de WordPress lui permettent de créer et gérer différents types de sites Web : blogue, site de vente en ligne, site vitrine ou encore portfolio. Il est distribué selon les termes de la licence GNU GPL version 2. Le logiciel est aussi à l’origine du service WordPress.com.
En avril 2018, WordPress est utilisé par 30,6 % des sites web dans le monde, ses concurrents directs sont à 3,1 % (Joomla) et à 2,1 % (Drupal) tandis que 48,1 % des sites n’utilisent pas de SGC .

Comme vous le savez c’est le logiciel que l’utilise pour le présent site

Genèse :

WordPress trouve ses origines dans le logiciel b2 développé par Michel Valdrighi en 2001, un logiciel de publication de blog open-source reposant sur une base de données (MySQL). Michel ajoute de nombreuses fonctionnalités avant d’arrêter le développement du logiciel pour des raisons personnelles fin 2002.
En janvier 2003, Matthew Mullenweg (PDG fondateur en 2005 de la startup d’édition de logiciel Automattic) et Mike Little se lancent dans la correction des bogues de b2 et continuent d’ajouter des fonctionnalités. Cela donne naissance à B2evolution, baptisé WordPress par une amie de Matthew. Le 27 mai 2003, WordPress (version 0.7) devient officiellement le successeur du logiciel b2. Michel Valdrighi finit par rejoindre l’équipe de développement.
Depuis la version 1.0 sortie en janvier 2004, chaque version majeure de WordPress porte le nom de grandes vedettes du jazz.

Dernière évolution :

Avec la récente publication de WordPress 5.0 Bebo, Le fonctionnement de l’éditeur de contenu a été complètement repensé. Le nouvel éditeur nommé Gutenberg d’après Johannes Gutenberg, inventeur de l’imprimerie, propose une interface et une édition plus conviviale et intuitive. Cet éditeur introduit le concept de blocs de contenu et permet d’ajouter, de configurer et de positionner différents types de blocs afin de constituer le contenu des pages.

Gestion & fonctionnalités :

WordPress est réputé pour ses nombreuses fonctionnalités permettant à des utilisateurs avancés ou non de créer un site Internet et de le personnaliser. Ces fonctionnalités sont conçues dans le but de rendre l’expérience de publication la plus simple possible et accessible à tous.

Je ne vais donc pas vous présenter toutes ces fonctionnalités, car elles sont trop nombreuses. Ce que je peux vous dire c’est que :

  • Pour la gestion & l’administration du site : L’installation ainsi que les mises à jour de WordPress se veulent simples et rapides. Le site Internet peut être géré et administré par plusieurs utilisateurs, chacun pouvant s’il le souhaite se créer un profil en renseignant plusieurs informations. Il est possible de restreindre la possibilité de créer et modifier du contenu pour un utilisateur en modifiant ses droits.
  • Pour la création de contenus : WordPress permet la création de pages et d’articles avec de nombreuses fonctionnalités. Il est possible d’anticiper la publication d’un article en modifiant la date de publication, de couper un article en plusieurs pages si celui-ci est trop long, d’insérer des fichiers multimédias et de créer des miniatures, ou encore d’insérer des émoticônes14. Afin de rendre les pages plus attractives, il existe de nombreux plugins de formatage de texte pour enrichir le contenu et gérer la typographie. WordPress permet de sauvegarder des articles inachevés en tant que brouillons, permettant à l’utilisateur de les compléter plus tard et de les publier lorsqu’il le souhaite. Les articles peuvent être organisés en catégories et sous-catégories. Nota : Avant publication ou mise à jour d’un article, il est possible d’utiliser l’outil de prévisualisation pour avoir un aperçu de l’article ou de la page.
  • Personnalisation du design (via des extensions) : Afin d’aider les utilisateurs à la construction de leur site Internet, WordPress met à disposition de nombreux thèmes (gratuits et payants) prêts à l’emploi. WordPress met également à disposition des plugins (gratuits et payants) qui permettent d’ajouter de nouvelles fonctionnalités au site Internet. Il est même possible de créer & gérer un blogroll !

Sites WordPress :

Les sites wordpress.org et wordpress.com proposent tous les deux la possibilité de créer un site WordPress mais ne sont cependant pas liés. Il y a des différences concernant les frais, la gratuité, les limitations et la maintenance. Le choix dépend du type de site que l’utilisateur souhaite développer, de ses compétences et des responsabilités qu’il souhaite avoir.

Ça tombe bien, j’utilise les deux depuis quelques années déjà ! En effet :

  • WordPress.org est le site officiel du CMS en question depuis lequel il est possible de télécharger la version open-source de WordPress, des thèmes et des extensions. Avant le téléchargement, l’utilisateur doit choisir un nom de domaine et trouver un hébergeur s’il souhaite mettre son site en ligne. Installer WordPress depuis wordpress.org permet d’avoir accès à l’intégralité des fichiers du site Internet et de modifier ce dernier sans restrictions. C’est en revanche à l’utilisateur d’effectuer la maintenance technique.
  • WordPress.com est une plateforme d’hébergement pour les sites WordPress, créée, hébergée et maintenue par la société Automattic. Avec un service de base gratuit, Automattic propose des extensions payantes afin d’apporter plus de fonctionnalités aux utilisateurs : offre personnel, offre premium et offre entreprise. Le service gratuit convient très bien à un utilisateur débutant et lui permet de créer rapidement son site Internet sans se soucier de la maintenance technique (sauvegardes, mises à jour, sécurité) qui est gérée par Automattic. En revanche, il y a plusieurs limitations : pas d’accès aux fichiers FTP du site, espace de stockage et personnalisation du design limités, publicité sur le site.

Vous trouverez ci-après les liens vers mes nombreux blogs wordpress :

Vous trouverez ci-après également les liens vers les blogs wordpress du groupe d’association ECONET (dont j’ai longtemps été membre du bureau de l’association Finistérienne):

Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #7

Vous trouverez dans ce septième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Ce mois-ci, j’ai l’impression que l’actualité est un peu plus chargée qu’à l’ordinaire… la sélection du jour est donc un peu plus complexe…

Google s’insère de manière violente et douce à la fois

Titre : Google s’insère de manière violente et douce à la fois
Intervenants : Xavier Coadic – Antoine Gouritin
Lieu : Rencontres Désinspirantes de Disruption protestante
Date : février 2019
Durée : 43 min
Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim

Désabonnez-moi !

Bonjour,
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
Bien à vous,

Le Web a 30 ans

Il y a 30 ans aujourd’hui, naissait le Web. Je ne l’ai découvert que quelques années plus tard, et j’ai été ébahi par son potentiel. Soudain, l’Internet devenait utilisable par beaucoup plus de gens : il suffisait d’avoir un navigateur et de cliquer sur les liens bleus soulignés. C’était à la portée de tous !

Jusqu’où sommes-nous épiés ?

Toutes les opérations que nous effectuons sur nos écrans sont méticuleusement analysées par les entreprises à l’initiative des plates-formes que nous consultons ou que nous utilisons pour effectuer nos achats.
Suivis, traqués, surveillés… comment rester sereins ?
L’un des principaux acteurs de la société de l’information dans laquelle nous évoluons est bien sûr Google.

Les données personnelles

Titre : Décryptualité du 10 mars 2019 – Les données personnelles
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 10 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 10 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Libre peut-il faire le poids ?

Dans un article assez lucide de son blog que nous reproduisons ici, Dada remue un peu le fer dans la plaie.
Faiblesse économique du Libre, faiblesse encore des communautés actives dans le développement et la maintenance des logiciels et systèmes, manque de visibilité hors du champ de perception de beaucoup de DSI. En face, les forces redoutables de l’argent investi à perte pour tuer la concurrence, les forces tout aussi redoutables des entreprises-léviathans qui phagocytent lentement mais sûrement les fleurons du Libre et de l’open source…
Lucide donc, mais aussi tout à fait convaincu depuis longtemps de l’intérêt des valeurs du Libre, Dada appelle de ses vœux l’émergence d’entreprises éthiques qui permettraient d’y travailler sans honte et d’y gagner sa vie décemment. Elles sont bien trop rares semble-t-il.
D’où ses interrogations, qu’il nous a paru pertinent de vous faire partager. Que cette question cruciale soit l’occasion d’un libre débat : faites-nous part de vos réactions, observations, témoignages dans les commentaires qui comme toujours sont ouverts et modérés. Et pourquoi pas dans les colonnes de ce blog si vous désirez plus longuement exposer vos réflexions.
L’économie du numérique et du Libre
par Dada
Republication de l’article original publié sur son blog

Faut-il menacer les GAFA de bloquer leurs services en Europe ?

C’est un passage qui a été peu relevé dans la tribune d’Emmanuel Macron à destination des Européens, qui me paraît pourtant très important. Le Président de la République y énonce la possibilité que l’Union européenne, non seulement « sanctionne », mais carrément « interdise » des services qui violeraient allègrement le RGPD :
« Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. « 
Une telle position est, je crois, un discours nouveau dans une Europe qui n’a jamais osé brandir aussi explicitement cette menace, sans doute d’abord parce que sa culture libérale (au bon sens du terme) l’empêche de la formuler, et ensuite par crainte légitime d’être assimilée à la Chine et au côté obscur des régimes autoritaires.

Des alternatives pour éviter les GAFAM

Voici un petit billet pour présenter, rapidement, quelques alternatives aux GAFAM, c’est géants du numérique, américains (il y a aussi les BATX Chinois) qui centralisent aujourd’hui internet dans leurs silos propriétaires. Tout passe par eux, qu’on le veuille ou non, et même sans avoir de compte chez eux.

Podcast : Avec Stadia, Google va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Google a annoncé, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars, le lancement de sa plate-forme de jeux, Stadia, courant 2019. Sur celle-ci, les jeux sont 100 % dématérialisés et accessibles en streaming via abonnement. Comme Deezer pour la musique, ou Netflix pour les films et les séries. En créant une forme de récurrence de revenu, ou encore en économisant sur le coût de production des consoles, la firme de Mountain View opte pour une stratégie qui la démarque clairement de ses concurrents sur ce marché gigantesque. Au point de provoquer une révolution dans le monde du jeu vidéo ?

Le Parlement européen se soumet aux lobbys des ayants droit

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la Directive sur le droit d’auteur. Cédant au lobbying intense et fallacieux des industries de la presse et de la culture, ainsi qu’à la pression de plusieurs gouvernements européens (avec la France en première ligne) l’Union européenne vient d’institutionnaliser la censure automatisée et la surveillance de masse pratiquées par les géants du Web.
Aujourd’hui, en quelques minutes à peine, le Parlement européen a adopté le texte de la Directive Copyright (par 348 voix contre 274). Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire (comme nous le dénonçons depuis plusieurs mois) de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. Les manifestations de ce week-end, les pétitions, les tribunes et autres campagnes organisées par des associations de défense des libertés à travers toute l’Europe n’auront donc eu que peu de poids face à la campagne frénétique et mensongère menée par les promoteurs de ce texte …

Les 30 ans du Web

Titre : Décryptualité du 18 Mars 2019 – Les 30 ans du Web
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 18 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 11 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Parlement européen valide la généralisation de la censure automatisée

Mardi 26 mars 2019, journée noire pour les libertés sur Internet et pour tous ceux et celles qui agissent au quotidien pour promouvoir un Internet libre et ouvert, neutre et acentré, donc contre l’emprise technologique des GAFAM. 348 parlementaires européens (contre 274) ont adopté la généralisation du filtrage automatisé des contenus mis en ligne. Le coup est dur mais l’April restera mobilisée pour la transposition future du texte en droit national et pour la probable révision à venir de la directive E-commerce, dont les principes structurants ont été profondément mis à mal par la directive droit d’auteur.

Google France et l’évasion fiscale

Il ne vous aura pas échappé que Google est passé à l’offensive médiatique pour envahir la France.
Google a construit des espaces de promotion partout en France (ateliers Google) et s’assure le soutien de l’Etat dans cette démarche en apportant de l’argent et de l’activité là où l’Etat peine faute de moyen à prendre place.
Google à quand même réussi à diffuser son discours en monologue depuis le compte Twitter officiel de l’Elysée. Du jamais vu.
Pourtant, si Google participait à la société en payant ses impôts, l’Etat ne ferait pas la manche.

Comment les réseaux sociaux font commerce de la nostalgie

La nostalgie est étymologiquement une maladie. Ce terme vient des deux mots grecs nostos et algia, qui signifient le retour et la maladie. La nostalgie est alors l’ennui créé par le désir du retour au passé ou dans son pays. La plus ancienne description connue de cette maladie est celle du médecin Gerbois le 29 prairial, an 11.

Règlement terroriste : derniers jours pour s’opposer à la censure d’Internet

Lundi 8 avril, le projet de règlement sur la censure antiterroriste sera voté en commission LIBE au Parlement européen. Après déjà plusieurs reports du vote, les députés, toujours sous la pression de la Commission européenne et de certains États membres, devraient cette fois adopter ce texte. Il ne reste donc que quelques jours pour les appeler et leur demander de le rejeter.

Elle veut casser les GAFAM… vraiment ?

Le rejet des GAFAM fait son chemin y compris dans leur fief, aux U.S.A, pourrait-on se réjouir en constatant par exemple que Google est mis à nu (article en anglais) par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis.
Il est même question à la fin de cet article de protéger par des lois et d’encadrer plus strictement les usages numériques des mineurs. Quelque chose serait-il en train de changer au pays de la libre-entreprise ?
On pourrait de même se réjouir de voir Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidence et farouche opposante de Trump, publier un appel récent au titre ravageur et programmatique : « Voici comment nous pouvons briser les Big tech ».
Cependant, comme va l’exposer de façon documentée Christophe Masutti ci-dessous, il y a loin de la critique des GAFAM qu’elle articule à la remise en question du système libéral qui pourrait en être la conséquence logique…

L’intelligence artificielle dans nos vies, au travail: s’adapter ou périr?

À l’ère de la quatrième révolution industrielle, entreprises et travailleurs courent le même risque d’extinction. Pour y faire face, ils doivent faire preuve d’initiative et savoir s’adapter.
À la suite de mes recherches sur le passage de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement, j’avance qu’une formation permettant de développer nos connaissances et notre savoir-faire est nécessaire à l’adaptation à l’âge de l’intelligence artificielle (IA).
Mais elle ne suffira pas. Un milieu empathique et empreint de soutien ainsi qu’un apprentissage de soi sont également cruciaux.

Au nom de la lutte anti-terroriste, l’Europe menace de censurer Internet

Depuis les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme est devenue un sujet majeur dans le jeu de la politique. Dans un pays où les élites se plaignent d’une défiance de plus en plus grande du peuple à l’égard des dirigeants et des médias, « 
le terroriste »
représente l’ennemi commun idéal contre lequel se serrer les coudes. Du Parti socialiste au Rassemblement national, une grande partie du spectre politique surfe sur cette vague de peur, entretenue par certains médias généralistes, proposant coup sur coup : déchéance de nationalité, inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, fermeture des frontières, interdictions de manifestation, assignations à résidence…
En mai prochain auront lieu les élections européennes, occasion pour ces « 
antiterroristes »
de tous bords de se réveiller et de faire la démonstration de leur capacité à lutter farouchement contre l’insécurité. Emmanuel Macron n’est pas en reste, en poussant une loi européenne de censure de contenus terroristes sur Internet. À la suite de cet appel du pied, la Commission européenne a donc publié en septembre dernier une proposition de règlement — c’est-à-dire une loi directement applicable dans les États membres de l’union — « 
relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste »
. Le texte est actuellement en discussion au Parlement, le vote décisif aura lieu le 1er avril.
Il n’a pas échappé aux Gafam qu’un gigantesque marché de la modération s’ouvrait

BONUS 1 :

Désinformation, le rapport – 1

La traduction suivante est la brève présentation initiale du long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation.
Ce rapport interpelle les plus hauts responsables politiques du Royaume-Uni sur de nombreux sujets d’actualité qu’il aborde sans concessions :
Le profilage et l’utilisation des données d’utilisateur de service
La non-régulation des géants d’Internet dont Facebook
Les scandales liés au Brexit, Aggregate IQ, SCL et Cambridge Analytica
Les publicités politiques et la manipulation d’élections
La campagne de désinformation de la Russie
Les lacunes des citoyens dans leurs pratiques et compétences numériques, voire leur illectronisme.
Le groupe Framalang a entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo) : https://publications.parliament.uk/pa/cm201719/cmselect/cmcumeds/1791/1791.pdf

La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui qui veulent bien participer : Penguin, Lumibd, goofy, maximefolschette, Maestox, Mika, Khrys, serici, Barbara, Cyrilus, simon

Désinformation, le rapport – 2

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport  » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.

Il s’agit cette fois de poser le décor. Participants, méthodes de travail, acteurs audités. Une bonne mise en bouche qui vous rendra impatient⋅e de lire les articles suivants.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Lumibd, maximefolschette, Alio, wazabyl, Khrys, serici, Barbara + 1 anonyme

Désinformation, le rapport – 3

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.
Maintenant que le décor est posé, on aborde les questions réglementaires. Après avoir clairement défini ce qu’est une fake news, que nous avons traduit par « infox » et que les auteurs regroupent sous le terme plus précis de « désinformation », il est question de définir une nouvelle catégorie de fournisseurs de service pour caractériser leur responsabilité dans les préjudices faits à la société ainsi que des solutions pour protéger le public et financer l’action des structures de contrôle.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Traducteurs : Khrys, Lumibd, Maestox, simon, Fabrice, serici, Barbara, Angie, Fabrice, simon

BONUS 2 :

Se passer de Google, Facebook et autres big brothers 2.0 #1 — Les moteurs de recherche

Merci aux participants de cette dépêche collective, c.-à-d. ack, Adrien Dorsaz, alendroi, Anthony Jaguenaud, BAud, baud123, Bruce Le Nain, deor, etbim, fabienwang, Florent Zara, frayd, gUI, HLFH, j, jcr83, jeberger, Jiehong, Laurent Pointecouteau, lenod, M5oul, Mildred, Nicolive, nullard3d, Nÿco, olivierweb, palm123, SidStyler, SKy, tetraf, Thom, titiii, tux-tn, ver2terre, Viish, Vincent Gay, vlamy, Xinfe et Yves Bourguignon
Aujourd’hui, le net est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette série décrit (et critique) des alternatives soit utilisables en auto-hébergement, soit via des services basés sur des logiciels libres. Dans cette première dépêche, nous allons nous intéresser aux moteurs de recherche. Les commentaires sont là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

Se passer de Google, Facebook et autres Big Brothers 2.0 #2 — Le courriel

Aujourd’hui, Internet est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette dépêche fait suite à celle sur les moteurs de recherche. Cette série décrit (et critique) des solutions de remplacement qui sont soit utilisables en auto‐hébergement, soit via des services établis sur des logiciels libres. Dans cette deuxième dépêche, nous allons nous intéresser au courrier électronique, donc à ce qui est lié aux protocoles IMAP, POP et SMTP. Les commentaires sont aussi là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

BONUS 3 :

Khrys’presso, une revue des actualités

Des revues de presse / lettres de veille et autres podcasts ou vlogs sur les thématiques intéressant le(s) public(s) de LinuxFr.org, il en existe de nombreux : on peut citer la revue de presse de l’April, ainsi que l’émission radio/podcast Libre à Vous !, le Courrier du Hacker, le podcast No Limit Secu, le podcast CPU, le En Vrac du lundi du Standblog, la Lettre d’actualité XMPP, l’EDRI‐gram (en anglais), les revues de presse de La Quadrature du Net (par exemple, sur les données personnelles), etc.
Toutes ces revues/lettres ont déjà été mentionnées et/ou fait l’objet de dépêches. J’en oublie sûrement, et il en existe sûrement plein d’autres (que vous ne manquerez pas de mentionner en commentaires), mais il en est une que je trouve particulièrement notable et qui n’a pas été citée jusqu’ici : le Khrys’presso publié sur le Framablog (par exemple : le 1er avril).
C’est une revue régulière, pérenne, longue, riche, illustrée, variée, et elle fait même le café.
Régulière : elle est publiée chaque lundi, régulière comme une tâche cron.
Pérenne : la revue a commencé sur le blog de Khrys en novembre 2017, puis a rejoint le blog Framasoft en juin 2018.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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MATE

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des plus connus & léger qui rencontre un grand succès (car il est dans la lignée de Gnome 2) :

MATE (prononcer maté à l’espagnole) est un environnement de bureau libre utilisant (dans un premier temps) la boîte à outils GTK+ 3.x et destiné aux systèmes d’exploitation apparentés à UNIX.
Il consiste en un fork de GNOME 2 et son nom vient du yerba maté dont les feuilles sont utilisées pour préparer une boisson stimulante en Amérique latine.
Afin de permettre une installation sans conflit avec les composants de GNOME 3, plusieurs applications ont été renommées. Ainsi, MATE et GNOME 3 peuvent être installés en parallèle, ce qui n’était pas possible entre GNOME 2 et GNOME 3.

Un peu d’histoire :

À la suite d’un nouvel habillage de bureau (notamment avec la refonte des menus en écran « activités ») prise par GNOME 3, les archives contenant le code source de la dernière version de GNOME 2 (version 2.32) ont été reprises par un développeur d’Arch Linux afin de conserver la métaphore traditionnelle du bureau. Progressivement, d’autres développeurs ont rejoint cet effort qui s’est transformé en un projet indépendant avec l’ouverture d’un site Internet, la mise en place d’un dépôt de code source sur GitHub, d’un environnement de travail pour les traducteurs sur Transifex (en) et de dépôts de téléchargement.

Adoption rapide :

En avril 2012, MATE est inclus dans Linux Mint et est l’environnement par défaut de Linux Mint Debian Edition. La distribution Salix OS a également une version contenant MATE 1.8.1, ce qui offre aux utilisateurs de Slackware la possibilité d’utiliser ces dépôts. En septembre 2012, openSUSE en version 12.2 le propose à son tour. En avril 2015, Ubuntu MATE devient l’une des versions officiellement soutenue d’Ubuntu (à partir de la version 15.04). Pour les distributions Debian, Fedora et Arch Linux, des dépôts à ajouter sont fournis sur le site de MATE. Ce dernier est également proposé dans Mageia 4, sortie en février 2014. En juillet 2015, Calculate Linux offre une image d’installation avec MATE.

En effet:

MATE est un fork de GNOME 2. Il fournit un environnement de bureau attractif et intuitif en se basant sur les métaphores traditionnelles pour GNU/Linux et d’autres systèmes d’exploitation similaires à Unix.
MATE connaît un développement soutenu pour ajouter le support des technologies nouvelles tout en préservant l’expérience d’un bureau traditionnel.

Liste des distributions supportant MATE :


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Faire connaître & promouvoir les alternatives aux GAFAMs

Telle est la devise de mon site constituée de multiples composantes :

Que signifie donc ce sigle de 5 carractères ? D’après Wikipedia :

GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui sont les cinq grandes firmes américaines (nées dans les dernières années du XXe siècle ou au début du XXIe siècle, sauf Microsoft créé en 1975 et Apple en 1976) qui dominent le marché du numérique, parfois également nommées les Big Four, les Big Five, ou encore « The Five ».

Cet acronyme correspond au sigle GAFA initial, auquel le M signifiant Microsoft a été ajouté.

Leur puissance tend à être contestée par les Natu (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) ;

Voir aussi BATX, qui désigne les géants du Web chinois Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

On trouve aussi le terme GAFAMI ajoutant IBM à Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Faut-il aller plus loin pour vous présenter un peu plus ces géants du Web ?

Je ne le penses pas (puisque vous avez ici tous les liens utiles) … par contre, je peux vous présenter différentes associations qui promeuvent des valeurs qui me tiennent à coeur :

Framasoft (Site officiel)

« Changer le monde, un octet à la fois. »

Framasoft est un réseau d’éducation populaire créé en novembre 2001 par Alexis Kauffmann, Paul Lunetta, et Georges Silva, et soutenu depuis 2004 par l’association homonyme. Consacré principalement au logiciel libre, il s’organise en trois axes sur un mode collaboratif : promotion, diffusion et développement de logiciels libres, enrichissement de la culture libre et offre de services libres en ligne.
Espace d’orientation, d’informations, d’actualités, d’échanges et de projets, Framasoft est une porte d’entrée francophone du logiciel libre. Sa communauté d’utilisateurs est créatrice de ressources et apporte assistance et conseil à ceux qui découvrent et font leurs premiers pas avec les logiciels libres. Elle accompagne ceux qui désirent remplacer leurs logiciels propriétaires par des logiciels libres en attachant une attention toute particulière au processus de migration du système d’exploitation Microsoft Windows vers GNU/Linux.
L’intégralité de la production de Framasoft est placée sous licence libre afin de favoriser la participation et de garantir que chacun puisse en bénéficier, sans appropriation.

April (Site officiel)

« Promouvoir et défendre le logiciel libre »

April est la principale association de promotion et de défense du logiciel libre dans l’espace francophone. Elle entretient depuis ses débuts des rapports étroits avec la Free Software Foundation, et est chargée de la traduction de la section philosophie du projet GNU.

AFUL (Site officiel)

« Promouvoir les logiciels libres ainsi que l’utilisation de standards ouverts. »

L’Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres (AFUL) a pour principal objectif de promouvoir, directement ou indirectement, les logiciels libres et notamment les systèmes d’exploitation libres comme GNU/Linux ou les systèmes BSD libres, ainsi que l’usage des standards ouverts. L’AFUL est une association française à but non lucratif de type loi de 1901 qui regroupe des utilisateurs, des professionnels du logiciel libre, des entreprises commerciales ainsi que d’autres associations, installés dans une dizaine de pays ou de régions francophones (France, Belgique, Suisse, Québec, Afrique francophone).
L’AFUL a été fondée en 1998 par Stéfane Fermigier, Bernard Lang, Jean-Pierre Laisné, Nat Makarevitch et Thierry Stœhr. Jusqu’au 31 janvier 2009, date du vote du changement de nom long de l’association en assemblée générale, AFUL signifiait Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres

La Quadrature du Net (Site officiel)

 » La Quadrature du Net promeut et défend les libertés fondamentales dans l’environnement numérique. L’association lutte contre la censure et la surveillance, que celles-ci viennent des États ou des entreprises privées. Elle questionne la façon dont le numérique et la société s’influencent mutuellement. Elle œuvre pour un Internet libre, décentralisé et émancipateur.  »

La Quadrature du Net (abrégé LQDN) est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet fondée en 2008. Elle intervient dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications, ou encore le respect de la vie privée sur Internet. En France, La Quadrature du Net s’est notamment fait connaître par sa forte opposition aux lois HADOPI et LOPPSI. À l’échelle européenne et mondiale, son action a porté en particulier sur le Paquet Télécom, le traité ACTA, et plus récemment sur les questions de filtrage d’Internet et de neutralité des réseaux.
Ses principaux buts sont :
Faire avancer l’idée d’un internet libre et ouvert et que les modèles basés sur l’accès à la connaissance sont supérieurs à ceux basés sur le contrôle et la fermeture,
Permettre aux citoyens de saisir les enjeux des processus législatifs mettant en danger les libertés individuelles sur Internet, en leur permettant de participer aux débats au travers d’outils divers (PiPhone, Memopol, etc.).

French Data Network (Site officiel & site de la fédération)

 » La fédération FDN regroupe des Fournisseurs d’Accès à Internet associatifs se reconnaissant dans des valeurs communes : bénévolat, solidarité, fonctionnement démocratique et à but non lucratif; défense et promotion de la neutralité du Net.

À ce titre, la fédération FDN se donne comme mission de porter la voix de ses membres dans les débats concernant la liberté d’expression et la neutralité du Net.

Elle fournit à ses membres les outils pour se développer et répondre aux problématiques qui concernent l’activité de fournisseur d’accès à Internet. « 

French Data Network (FDN) est une association française (association loi de 1901 – sans but lucratif) fondée le 2 juin 1992. Son but est : « la promotion, l’utilisation et le développement des réseaux Internet et Usenet dans le respect de leur éthique, en favorisant en particulier les utilisations à des fins de recherche et d’éducation sans volonté commerciale ». Sa présidente actuelle est Blackmoor, depuis le 24 mars 2018.
C’est le plus ancien fournisseur d’accès à Internet en France encore en activité. Il donne accès à Internet depuis sa création en 1992, Wanadoo (filiale de France Télécom, maintenant appelée Orange) ayant proposé sa première offre en 1996. Il propose des accès ADSL depuis septembre 2005.
FDN est, par ailleurs, membre fondateur du GIE Gitoyen, devenu l’association du même nom, opérateur de communications sur Internet.
En mars 2009, le fournisseur SFR (anciennement Neuf Telecom) a résilié le contrat de FDN et donné seulement 3 mois de préavis pour trouver une solution au moment même où FDN prenait position contre la loi HADOPI. « La coïncidence de dates est troublante », explique Benjamin Bayart. FDN a réussi à trouver un autre fournisseur de collecte, Nerim, qui remplacera donc SFR. L’annonce publique n’a été faite qu’en juillet 2009.
Le 6 mai 2010, FDN dépose un recours auprès du Conseil d’État concernant un décret de la loi HADOPI en référence au code des postes et des communications électroniques disposant que « L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre. », la consultation de l’ARCEP n’ayant eu lieu. Le 19 octobre 2011, le Conseil d’État, statuant que la consultation n’était pas obligatoire, donne tort à FDN et rejette l’intégralité de ses recours.
Lors des mouvements contestataires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, lorsque le réseau ADSL a été éteint dans ces pays, FDN a mis à disposition un accès bas débit gratuit (hors prix de la communication).
FDN est membre fondateur de la Fédération FDN.
Depuis janvier 2015, FDN a entamé une série de recours et de contentieux devant les juridictions et les autorités administratives françaises et européennes pour attaquer les lois et règlements permettant la surveillance généralisée des utilisateurs d’Internet et d’autres services de communications ou permettant la censure administrative secrète de sites Web, via un groupe de travail juridique commun avec La Quadrature du Net et la Fédération FDN.

Vous l’aurez compris, toutes ces thématiques sont abordés dans le présent blog … 

La périodicité des publications y est d’ailleurs relativement régulière depuis quelque temps !

Faire connaître & promouvoir la culture libre

Telle est la devise de mon autre site SWEETUX.ORG, constitué de multiples composantes :

Vous y trouverez sans doute tout ce que vous recherchez concernant les sujets suivants :

  • les Distributions GNU/Linux & les Logiciels Libres ;
  • les alternatives politiques & économiques ;
  • les licences & les matériels Libres.

Blogroll (Gafam’Autonews)

Tous les flux au format OPML


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Mageia

Pour continuer cette série d’articles concernant les Distributions GNU/Linux, je me devais de vous présenter également l’une des autres distribution « grand public » :

Mageia /maʒeja/ est le nom d’une distribution Linux éditée par une association française à but non lucratif : Mageia.Org.

Le terme mageia — μαγεία en grec — signifie magie en français. C’est un clin d’œil à Mandrake le magicien dont s’inspirait le nom de la distribution Mandriva Linux.

En effet :

C’est une distribution issue de l’ancienne Mandriva Linux qui s’adresse à tous, utilisateurs débutants comme avertis. De création récente (2011) et offrant la plupart des environnements graphiques (Gnome, KDE, Xfce, LXDE, Cinnamon, Mate, Enlightenment, razor-QT) elle s’est rapidement montrée apte à toucher un large public.

Objectifs :

  • faire un système d’exploitation GNU/Linux facile à utiliser pour tout le monde ;
  • fournir des outils intégrés de configuration du système ;
  • garder un haut niveau d’intégration entre le système de base, l’environnement de bureau (KDE / GNOME) et les applications, et surtout améliorer l’intégration des logiciels tiers (qu’ils soient libres ou propriétaires) ;
  • prendre en charge de nouvelles architectures ;
  • améliorer la compréhension informatique des utilisateurs de cette distribution.

Je vous informe que la version 7 devrait sortir prochainement…

Je ne peux donc que vous encourager à utiliser également cette alternative à Microsoft Windows …& à MacOSX !


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Mastodon

Pour continuer cette série d’articles concernant les logiciels libres, je me devais de présenter également ce logiciel que j’utilise occasionnellement depuis quelque temps déjà …

Mastodon est à la fois un logiciel libre de microblogage, et un réseau social décentralisé, créé en 2016, qui permet de publier des messages appelés « pouets » (ou toots dans d’autres langues dont l’anglais).

Contrairement aux réseaux sociaux fermés, Mastodon ne dépend pas d’un système monopolistique. Il est constitué d’une fédération d’instances indépendantes, capables de communiquer entre elles. Comme pour les adresses de courriel, chaque compte est lié à une instance spécifique (@utilisateur@instance) choisie par l’utilisateur.
Le réseau est le plus souvent présenté dans les médias par ses différences vis-à-vis de Twitter. Alors que sur Twitter, les messages ont été longtemps limités à 140 caractères (280 caractères depuis le 8 novembre 2017), ils peuvent atteindre 500 caractères sur Mastodon (ou plus selon la configuration de l’instance). L’absence de publicités est aussi mise en avant. Le fait de pouvoir créer sa propre instance du service, pouvant se connecter à l’ensemble du réseau, permet également de garder le contrôle de ses propres données
Mastodon propose deux fils d’actualités : un fil public local qui présente les messages des utilisateurs de l’instance de l’utilisateur, un fil public global qui présente les messages des utilisateurs de toutes les instances fédérées.

Je vous invite bien évidemment à utiliser l’Instance publique de Mastodon maintenue par l’association Française FRAMASOFT, j’ai nommé Framaspiaf !

Vous pourrez m’y retouver à l’occasion @ https://framapiaf.org/@sam7

(Sur mon téléphone, j’utilise de temps à autres le logiciel Mastalab, qui ne semble plus être disponible sur f-droid : il y aurait maintenant Fedilab !)

Le réseau social qui vous redonne le contrôle
Suivez vos proches et rencontrez de nouvelles personnes parmi plus de 2M d’utilisateur·ice·s. Publiez ce que vous voulez : des liens, des photos, du texte, des vidéos… Tout ça sur une plateforme appartenant à la communauté et sans publicité.

Comme vous devez vous en douter, ce réseau social est une très belle alternative à Twitter !


SOURCES & + D’INFOS @

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L’actu des GAFAM #6

Pour continuer sur ma lancée de ces derniers mois, vous trouverez ici mon sixième billet mensuel concernant l’actualité des GAFAM !
Dans ce billet, vous trouverez donc ma petite sélection d’articles qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Comme vous vous en doutez, la sélection des articles que je vous propose n’est pas facile a établir (et chronophage).

Par le passé, j’utilisais mon « shaarli » pour ce type de billets @ sweetux.org. Désormais, j’utilisemon compte wallabag !

Urgent, mobilisez-vous, contactez les député⋅e⋅s pour la priorité au logiciel libre dans l’éducation

L’examen en séance publique du projet de loi pour une école de la confiance va démarrer lundi 11 février 2019 à partir de 16h. Deux amendements déposés par les membres du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) proposent que les logiciels mis à disposition des élèves dans le cadre du service public de l’enseignement soient en priorité des logiciels libres. L’April appelle chacun et chacune à contacter dès maintenant les député⋅e⋅s pour soutenir ces propositions. L’examen de ces amendements pourrait avoir lieu dès lundi 11 février ou mardi 12 février.

Legal by design : des icônes pour rendre le droit lisible par les humains et les machines ?

Le constat est ancien. Personne ne lit les Conditions générales d’utilisation (CGU) des services en ligne, ces contrats unilatéraux que nous devons accepter pour les utiliser. Mais si personne ne les lit, pourquoi continuent-ils à être la colonne vertébrale légale d’internet ?, s’interroge un éditorial du New York Times. Il faut approximativement 9 heures pour lire les conditions d’utilisation d’Amazon… Et ce n’est pas mieux de tous les autres services que nous utilisons. Pour le New York Times, nous sommes dans une « fiction juridique » du consentement (cf. « Du consentement en ses limites »). Les gens acceptent les conditions sans se rendre compte de ce à quoi ils donnent accès : l’utilisation de leurs données certes, mais aussi leurs observation et interprétation comportementales, c’est-à-dire leur traitement.
Devons-nous vivre dans un monde régi par les termes et conditions des plateformes ?

Les « contes de fée » sur les réseaux sociaux peuvent miner votre confiance, mais vous pouvez aussi en rire!

Si les réseaux sociaux étaient une personne, vous l’éviteriez probablement.
Facebook, Twitter et Instagram débordent de photos de personnes voyageant vers des destinations exotiques, paraissant comme si elles allaient figurer à la une de Vogue, et semblant vivre une existence de conte de fées. Et, comme tous les contes de fées, ces histoires ont toutes les allures de la fiction.
Quand vous comparez la « réalité projetée » à votre expérience vécue, il est facile de conclure que vous ne faites pas le poids. La recherche démontre que les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables face à ce phénomène.
Nous avons également examiné cette tendance chez les étudiants diplômés, notre prochaine génération d’universitaires : eux aussi se comparent implicitement à leurs pairs, parfois automatiquement. Nous sommes socialement formés à faire cela tel que démontré par une litanie d’études de recherche explorant nos relations avec les images projetées des autres .
Ces comparaisons implicites peuvent menacer vos besoins psychologiques innés : autonomie, compétence et appartenance. Pas seulement l’une d’entre elles. Chacune d’entre elles.. Et de telles comparaisons ont aiguillé la vie en ligne vers une compétition perdue d’avance.
Nous sommes dépassés par les autres et leurs messages, et cela peut nous rendre nettement malheureux si nous laissons faire. Il n’a jamais été plus facile de douter de nous-mêmes et de nos réalisations en raison du torrent omniprésent de « nouvelles » affichées par des gens généralement bien intentionnés en quête de communication et d’approbation.

Glyn Moody sur l’article 13 – Mensonges et mauvaise foi

La directive sur Copyright de l’Union Européenne est maintenant en phase d’achèvement au sein du système législatif européen. Étant donné la nature avancée des discussions, il est déjà très surprenant que le comité des affaires juridiques (JURI), responsable de son pilotage à travers le Parlement Européen, ait récemment publié une session de « Questions et Réponses » sur la proposition de « Directive au sujet du Copyright numérique ». Mais il n’est pas difficile de deviner pourquoi ce document a été publié maintenant. De plus en plus de personnes prennent conscience que la directive sur le Copyright en général, et l’Article 13 en particulier, vont faire beaucoup de tort à l’Internet en Europe. Cette session de Q & R tente de contrer les objections relevées et d’étouffer le nombre grandissant d’appels à l’abandon de l’Article 13.

Glyn Moody sur l’article 13 – Les utilisateurs oubliés

Le feuilleton à suspense de l’article 13 se poursuit. Les désaccords entre la France et l’Allemagne sur les exemptions à l’obligation d’utiliser des filtres de téléchargement ont stoppé la progression vers la mise au point de la nouvelle législation et permis d’espérer que les graves dommages causés par l’article 13 à Internet pourraient être évités à la dernière minute.

[LesDecrypteurs] Qu’est-ce qui arrêtera Facebook ?

Lucie Ronfaut (Le Figaro Tech), Alexandre des Isnards (observateur des réseaux sociaux) et Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) décryptent le phénomène Facebook, 15 ans après sa création.
NDLRP – L’intervention de Benjamin Sonntag (co-fondateur de la Quadrature du Net) :

[embedded content]
NDLRP : L’émission complète avec le débat de 2e partie est à suvire sur le lien original.
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/qu-est-ce-qui-arretera-facebook/5998653409001/

Médias sociaux au travail: quel type d’utilisateurs êtes-vous?

Les relations avec les collègues, superviseurs et autres contacts professionnels sur des réseaux sociaux en ligne prennent de l’ampleur à mesure que le monde devient de plus en plus connecté.
On estime ainsi que 58% des employés sont connectés sur Facebook avec leurs collègues, et 40% avec leurs superviseurs.
Certains de ces réseaux en ligne, tels que Facebook ou Twitter, sont des espaces sociaux où les relations peuvent être à la fois personnelles et professionnelles. Il en résulte une collision potentielle des sphères privées et professionnelles qui peut être source d’opportunités mais également de difficultés.

Une lettre ouverte adressée à… Facebook

Mozilla, Access Now, Reporters Sans Frontières et plus de 30 associations viennent de signer une lettre ouverte à Facebook demandant des actes forts pour « protéger les utilisateurs lors des élections européennes. »

L’initiative entend marquer les esprits à la veille de la tenue des prochaines élections européennes. Dans le cahier des doléances, on trouve notamment la disponibilité d’une « API d’archivage des publicités fonctionnelle et ouverte qui permet une recherche avancée et le développement d’outils d’analyse des publicités politiques diffusées aux utilisateurs européens de Facebook ».

Faire tomber l’anonymat : une bonne idée ?

Cela fait de nombreuses années que le législateur s’interroge sur la légitimité de l’anonymat en ligne. Internet a pris de l’ampleur : tous les citoyens s’expriment en ligne, profitant de ce nouvel espace de liberté.
La liberté d’expression sur le net a été une révolution pour l’ensemble des sphères politiques, médiatiques, économiques et sociales.
Là, un blogueur parle avec passion de ses hobbies, mieux qu’un journal spécialisé. Là, un professionnel parle de son métier avec un angle différent et amène de nouvelles perspectives. Là, une personne révèle des faits cachés et prend involontairement la posture de lanceur d’alertes et aide les acteurs publiques à prendre conscience d’un problème. Là, une pétition par son ampleur fait émerger une question importante au sein de la société. Et là, un individu mal intentionné insulte des personnes ou un groupe de journalistes, de graphistes et de publicitaires parisiens organise un harcèlement  systématique envers des cibles identifiées.
Les plateformes de médias sociaux comme Twitter et Facebook sont un terrain de jeu mondial. Chacun s’inscrit et s’exprime en postant ce qu’il veut : sa vie, son avis, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sans filtre, ni censure (ni réflexion ?) et à regrets quelques fois par la suite. Le pire étant atteint quand des utilisateurs se regroupent pour poster volontairement des mensonges, des fausses nouvelles, des contre-vérités et des insultes à caractère discriminatoire (sexiste, homophobe, raciste).
C’est à ce moment là que la plateforme doit agir : elle est responsable du contenu posté chez elle, dans le respect des lois du pays concerné.
Malgré les moyens technologiques et financiers disponibles, Twitter et Facebook semblent ne pas agir assez rapidement (certains diraient « semblent ne pas agir du tout ») pour suspendre les comptes coupables d’un propos tombant sous le coup de la loi.

Glyn Moody sur l’article 13 – Une aberration judiciaire

Dans un éditorial précédent, j’ai souligné qu’il existe un gros mensonge au cœur de l’Article 13 de la proposition de directive européenne au sujet du droit d’auteur : il est possible de vérifier les téléversements de matériels non-autorisés sans pouvoir inspecter chaque fichier. L’UE s’est retrouvée dans cette position absurde car elle sait que de nombreux parlementaires européens rejetteraient l’idée d’imposer une obligation de suivi général sur les services en ligne, ne serait-ce que parce que la directive sur le commerce en ligne l’interdit de manière explicite. Au lieu de cela, le texte de l’article 13 prétend simplement que des alternatives techniques peuvent être trouvées, sans les préciser. La session parue récemment de « Q & R sur la proposition de directive au sujet du Copyright numérique » par le Parlement Européen explique encore que si les services ne sont pas assez intelligents pour trouver des solutions et utiliser des filtres sur les téléversements de contenu, c’est forcément de leur faute.

L’Internet français : vers une assignation à… « bien penser » ?

Tout le monde garde en mémoire la censure par Facebook de L’Origine du Monde qui a conduit à la désactivation du compte de l’utilisateur. Qu’importe le jugement que l’on porte sur ce tableau sulfureux de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995. Facebook initiait la censure puritaine de l’art on line. Nul doute que ce tableau continuera à faire parler et à hystériser on- et off-line. L’identité du modèle ayant été récemment révélée, résolvant une énigme de 152 ans voilà du nouveau grain à moudre pour les polémistes.
Cette cyber-censure pourrait presque prêter à sourire, elle n’est rien, au regard de ce qui se met progressivement – et mondialement – en place au niveau d’Internet. L’Internet français à ce titre est loin d’être en reste. La France est une élève de la censure d’Internet qui se montre paradoxalement (cf. nos valeurs culturelles de liberté) très assidue ces dernières années. Notre pays est aujourd’hui particulièrement bien doté en matière d’outils de censure existants et annoncés…

Windows 10 : plongée en eaux troubles

Vous avez sans doute remarqué que lorsque les médias grand public évoquent les entreprises dominantes du numérique on entend « les GAFA » et on a tendance à oublier le M de Microsoft. Et pourtant…

On sait depuis longtemps à quel point Microsoft piste ses utilisateurs, mais des mesures précises faisaient défaut. Le bref article que Framalang vous propose évoque les données d’une analyse approfondie de tout ce que Windows 10 envoie vers ses serveurs pratiquement à l’insu de ses utilisateurs…


Article original : 534 Ways that Windows 10 Tracks You – From German Cyber Intelligence
Traduction Framalang : Khrys, goofy, draenog, Sphinx.

Règlement terroriste

En septembre 2018, sous l’influence de la France et de l’Allemagne, la Commission européenne a proposé un règlement « relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste ».
Ce nouveau règlement imposera à tout acteur du Web (hébergeurs de blog ou de vidéos, sites de presse, petits forums ou grands réseaux sociaux) de :
Bloquer en une heure n’importe quel contenu signalé comme « terroriste » par la police (sans l’autorisation préalable d’un juge), et donc se tenir à sa disposition 24h/24 et 7j/7.
– Devancer les demandes de la police en détectant lui-même les contenus illicites à l’aide d’outils de filtrage automatisé.
Si un site ne respecte pas ces règles, il risque une amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires.
Délégation de la censure aux géants du Web

Déclaration commune : se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias

La Quadrature du Net partage la déclaration ci-dessous avec une dizaine d’associations et une trentaine de média. La méfiance envers les « média dominants » (presse, TV, radio) a toujours été une opportunité de réappropriation de nos moyens de communication, où Internet joue tout son rôle. Ainsi, en plus d’interroger la place de ces média, il faut lutter pour qu’Internet reste entre nos mains.
Repoussons sa mise sous tutelle par la police et par l’alliance de nos gouvernements aux Facebook et Google de ce monde. Repoussons urgemment le règlement terroriste (notre site de campagne) ainsi que les ambitions du gouvernement dans sa future loi prétendument « anti-haine » (notre analyse).

Pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux – Décryptualité du 11 février 2019

Titre : Décryptualité du 11 février 2019 – La pertinence du libre face à l’informatique qui nuit au fonctionnement des hôpitaux
Intervenants : Christian – Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 11 février 2019
Durée : 15 min 50
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 6 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Soporte Técnico Informatico. Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
En réaction à un article de la semaine dernière où un chirurgien américain critique les effets d’une solution logiciel de gestion d’hôpital sur la pratique de la médecine1, Décryptualité évoque toute l’étendue de la nécessité de maîtriser son informatique, notamment dans un milieu professionnel.

Voici comment faire du téléphone intelligent son allié, en classe !

Dans les salles de classe, nombre d’enseignants considèrent le téléphone intelligent comme une arme de distraction massive et en sont venus à la conclusion que téléphone intelligent et école ne font pas bon ménage.
En effet, avec un téléphone intelligent, les élèves peuvent échanger avec tous leurs amis et avec des millions d’étrangers dans un vaste monde virtuel d’applications monopolisatrices d’attention.
Or, bien que certaines préoccupations sur l’usage du téléphone intelligent en classe soient légitimes, il reste que ces appareils font partie intégrante de la vie des jeunes d’aujourd’hui.
Dans un tel contexte, préconiser une utilisation éclairée des téléphones intelligents dans les salles de classe pourrait se révéler une stratégie plus efficace que l’interdiction pure et simple de ce type d’appareil dans les écoles.
Je crois que les enseignants peuvent exercer une influence positive sur le comportement quotidien des jeunes en intégrant les téléphones intelligents de manière réfléchie et créative dans leurs activités à l’intérieur comme à l’extérieur des salles de cours.
Je fais partie d’une équipe de recherche dont les travaux portent sur l’utilisation en classe des appareils mobiles, tels que les téléphones intelligents et les tablettes, comme outils d’enseignement et d’apprentissage des arts.
Chercheur, mais aussi artiste, j’ai entrevu les possibilités d’apprentissage qu’ouvrent les téléphones intelligents à la suite de mes propres explorations sonores.

Si un logiciel est financé avec des fonds publics, son code source devrait être ouvert

C’est peut-être parce que beaucoup de développeurs de logiciels libres ont été des marginaux et des rebelles qu’on leur accorde moins d’attention dans les administrations publiques que dans d’autres contextes. Mais c’est un combat important, notamment parce qu’il y a une dynamique particulière en jeu et de nombreuses bonnes raisons d’exiger des logiciels libres. Il est malheureux que la tentative la plus célèbre de convertir un système informatique public du code propriétaire à l’open source – la ville de Munich – ait été une expérience si difficile. Bien que l’année dernière il ait été décidé de revenir à Windows, il semble que ce soit plutôt un échec de la gestion informatique, que du code lui-même. Par ailleurs, il faut rappeler que le projet de Munich a débuté en 2003, alors qu’il était pionnier.

Vers l’automatisation de la censure politique

Pour vous opposer à l’automatisation de la censure imposée par le règlement terroriste, rendez-vous sur notre page de campagne et contactez les députés européens jusqu’au 21 mars
Nous sommes à un tournant de la longue histoire de la censure. Ce tournant, c’est celui de la censure privée et automatisée. Il acte une rupture radicale avec les garanties associées à la liberté d’expression que les luttes démocratiques du XIXème siècle nous avaient léguées en héritage.

Lobbying

La corruption c’est quand tu donnes de la tune. Le lobbying c’est quand t’en dépenses. Un commentaire sur Next INpact.
Les dépenses en lobbying des GAFAM en millions d’euros à Bruxelles.

Libre à vous ! Radio Cause Commune – Transcription de l’émission du 19 février 2019

Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 19 février 2019 sur radio Cause Commune
Intervenants : Stéphane Bortzmeyer, Cyberstructure. Internet, un espace politique – Aliette Lacroix, Pacte pour la Transition – Frédéric Couchet, April
Lieu : Radio Cause Commune
Date : 19 février 2019
Durée : 1 h 30 min
Écouter ou télécharger le podcast
Page des références utiles concernant cette émission
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Bannière radio Libre à vous – Antoine Bardelli ; licence CC BY-SA 2.0 FR ou supérieure ; licence Art Libre 1.3 ou supérieure et General Free Documentation License V1.3 ou supérieure. Logo radio Cause Commune, avec l’accord de Olivier Grieco
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

En attendant les robots – Antonio Casilli – Arts et métiers

Titre : En attendant les robots
Intervenants : Antonio Casilli – Thomas Baumgartner
Lieu : Conférences et débats – Paroles d’auteurs – Musée des arts et métiers
Date : janvier 2019
Durée : 1 h 30 min 34
Visionner la conférence sur le site du musée ou ici
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Antonio Casilli, Wikimedia Commons – Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l’April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description
Qu’est-ce que le
digital labor?
Comment « ce travail tâcheronnisé et datafié qui sert à entraîner les systèmes automatiques » s’oppose-t-il à l’idée de progrès induite par l’intelligence artificielle ? Le livre d’Antonio A. Casilli explore la face cachée de l’innovation numérique dans laquelle l’homme est mis au service de la machine. De Uber à Amazon en passant par Google et Airbnb, les différentes plateformes numériques commercialisent les données avec l’aide de leurs usagers et des travailleurs du clic. Antonio A. Casilli nous offre une vue d’ensemble, analytique et critique, d’un dispositif opaque auquel nous participons à notre insu.

Cybersécurité : nous attaquons la surveillance de masse

Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.

Jusqu’où peut aller la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

Cet article est tiré de l’article de recherche : Pereira, B (2017), « Entreprise, loyauté et liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux numériques », Gérer et Comprendre, no. 130, décembre, pp.67-75.

La liberté d’expression est intimement liée à l’État de droit et fait l’objet d’une consécration internationale et nationale (Déclaration universelle des droits de l’homme, ONU, 1948 ; Convention européenne des droits de l’homme, 1950 ; Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789). Elle s’exerce sous toutes ses formes, et en conséquence à travers les réseaux sociaux numériques.

Vivre ensemble dans un monde transformé par les technologies

Le livre Future Politics : Living Together in a World Transformed by Tech de Jamie Susskind, ou comment aborder la vie dans un mode transformé par la technique. Un livre passionnant qui pose un nombre certain de questions. Parmi celles-ci :
Comment la technologie, digitale ou intelligence artificielle (AI) transforme-t-elle notre vie quotidienne ?
Comment cette technologie peut-elle être utilisée par les grands groupes (les GAFA chez nous ou les BATX en Chine) ?
Quels sont les implications sur les notions de démocratie, de répartition des ressources et richesses, sur le pouvoir en général ?
Comment la pensée politique passée peut-elle nous renseigner sur celle du futur ?

Permaculture et logiciels libres ?

Vous ne voyez pas le rapport ? Eh bien eux, si. La petite association allemande qui anime le projet Permaculture Commons a de modestes ambitions :  changer le monde.

Voici les objectifs que se donnent ses membres :
 » Nous voulons soutenir la transformation de la société vers une culture plus durable.
En collaboration avec une vaste communauté, nous aimerions rendre les modes de vie durables et la permaculture aussi accessibles que possible.
Nous croyons que la permaculture est la voie à suivre et que les outils numériques, les licences libres et la collaboration mondiale sont la voie à suivre pour diffuser le message. »

Oui c’est rafraîchissant et un poil utopique diront les plus sceptiques. Mais après tout, chez Framasoft, nous voulons aussi changer le monde un octet à la fois et nous aimons présenter les CHATONS que nous sommes comme « des AMAP du logiciel libre ». De sorte qu’au-delà de l’analogie, ce rapprochement entre les militants écologistes et la culture libre a éveillé l’attention du groupe Framalang.
Ah et puis, vous avez vu le thème des Journées du Logiciel Libre cette année ? Oui, vous y verrez pas mal de membres de Framasoft — et la conférence de Pyg : Numérique et effondrement : est-il encore temps de faire du libre sans vision politique et écologique ? (non)

Sous les réseaux sociaux, un monde post-déconnexion

Où je poursuis ma déconnexion en explorant les deux grands types de réseaux sociaux, la manière dont ils nous rendent dépendants et comment ils corrompent les plus grands esprits de ce siècle.
Dans l’étude de mon addiction aux réseaux sociaux, je me suis rendu compte qu’il en existait deux types : les réseaux symétriques et ceux qui sont asymétriques.
Dans les réseaux symétriques, comme Facebook ou Linkedin, une connexion est toujours partagée d’un commun accord. Une des personnes doit faire une demande, l’autre doit l’accepter. Le résultat est que chacun voit ce que poste l’autre. Même s’il existe des mécanismes pour « cacher » certains de vos amis ou « voir moins de posts de cette personne », il est implicitement acquis que « Si je vois ce qu’il poste, il voit ce que je poste ». Ce fallacieux postulat donne l’impression d’un lien social. Le fait de recevoir une demande de connexion est donc source d’une décharge de dopamine. « Youpie ! Quelqu’un veut être en relation avec moi ! ». Mais également source de surcharge cognitive : dois-je accepter cette personne ? Où tracer la frontière entre ceux que j’accepte et les autres ? Que va-t-elle penser si je ne l’accepte pas ? Je l’aime bien, mais pas au point de l’accepter, etc.

Solidarité avec les profs de Paris 13 remplacés par Google

Lundi matin, La Quadrature du Net est intervenue aux côtés d’enseignant·es de l’université de Paris 13 pour interrompre une dizaine de minutes la formation de 4 jours donnée par Google à une centaine d’étudiant·es.
Cette formation de Google est un exemple de plus où l’État désinvestit le service public pour le déléguer à des acteurs privés, faisant directement écho à nos principaux dossiers en cours – où l’État délègue la censure du Net aux GAFAM dans le règlement de censure terroriste et où certaines villes confient leur politique sécuritaire à des technologies privées.
Le cas de Paris 13 est criant : alors que l’université manque considérablement de moyens pour fournir des cours à ses étudiant·es, elle accueille à bras ouvert Google, qui vient gratuitement expliquer aux élèves comment devenir complices de sa surveillance économique de masse (récemment reconnue illégale par la CNIL suite à l’une de nos plaintes collectives).
Nous reproduisons ci-dessous et nous nous associons au communiqué des membres du personnel de Paris 13 luttant contre cette privatisation de l’enseignement public.

BONUS :

GNU/Linux : après plus de 25 ans d’existence, retour sur l’histoire mouvementée de l’OS libre

Linux est, au sens restreint, le noyau de système d’exploitation Linux, et au sens large, tout système d’exploitation fondé sur le noyau Linux. Créé en 1991 par Linus Torvalds, c’est un logiciel libre destiné en premier lieu pour les ordinateurs personnels compatibles PC, qui avec des logiciels GNU devait constituer un système d’exploitation à part entière.

Autour du 20 mars, découvrez le Logiciel Libre partout en France !

Libre en fête

Initiée et coordonnée par l’April, l’initiative Libre en Fête est relancée pour la dix-huitième année consécutive : pour accompagner l’arrivée du printemps, des événements de découverte des Logiciels Libres et du Libre en général seront proposés partout en France autour du 20 mars, dans une dynamique conviviale et festive. Les dates retenues pour Libre en Fête 2019 sont du samedi 2 mars au dimanche 7 avril inclus.
Au travers de ces événements, vous pourrez découvrir tous les avantages des Logiciels Libres : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus, etc.
Pour cette édition 2019, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle « la priorité au logiciel libre au quotidien ».https://libre-en-fete.net/2019/

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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KDE

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des deux plus connus & utilisés avec Gnome (présenté dernièrement) :

KDE est un projet de logiciel libre historiquement centré autour d’un environnement de bureau pour systèmes UNIX. Ce projet a évolué en un ensemble de programmes :
KDE Framework, bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme ;
Plasma, environnement de bureau ;
KDE Applications, ensemble complet d’applications.
L’ensemble est utilisé principalement avec les systèmes d’exploitation Linux et BSD. Le projet est également disponible avec un support variable, mais croissant[réf. souhaitée], sous : Mac OS X, quelques autres UNIX (Solaris notamment), ainsi que Windows. Pour sa version 4, l’équipe KDE propose sa version pour Windows via un simple installeur. Les exécutables Windows et Plasma devraient donc pouvoir s’ouvrir sur cette plateforme.
KDE est inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux populaires. Il est l’environnement de bureau par défaut de certaines comme openSUSE, Mageia ou encore Kaspersky Rescue Disk. D’origine allemande (mais ses développeurs sont actuellement répartis sur tout le globe), KDE est traduit en plus de 100 langues.
KDE est avec GNOME la principale alternative libre et grand public aux interfaces des systèmes d’exploitation plus répandus (c’est-à-dire Windows et Mac OS X). Ses logiciels sont généralement publiés sous la licence GNU GPL, et ses bibliothèques sous la GNU LGPL.
La mascotte du projet est un dragon vert appelé Konqi.

Origine du nom :

KDE était le sigle de « K Desktop Environment », le K n’ayant pas vraiment de signification. Aux débuts de KDE, le mot « Kool » a été utilisé, mais les développeurs du projet ont renoncé à ce mot. Ils se sont alors contentés de remarquer que dans l’alphabet latin, le K est voisin du L de Linux. Ce nom évoque CDE (pour Common Desktop Environment), l’environnement graphique très répandu sur les machines Unix des années 1990. Finalement, la communauté KDE annonce en 2009 que ce terme ne recouvre plus de signification particulière. L’explication donnée est que qualifier KDE d’environnement de bureau est ambigu, obsolète, voire source de confusion : KDE est devenu un écosystème complet bien au-delà d’un environnement de bureau, et pouvant s’exécuter sur de nombreuses plateformes y compris mobile4.

Un peu d’histoire :

Le projet KDE a été lancé en octobre 1996 par Matthias Ettrich, qui souhaitait offrir aux utilisateurs de systèmes Unix une interface unifiée, gommant les différences entre les nombreuses boîtes à outils graphiques en usage sous le système X Window. Le choix de la bibliothèque Qt, qui à l’époque n’était pas libre, et dans une moindre mesure l’importance du langage C++ dans le développement de KDE, ont conduit à la création du projet concurrent GNOME en août 1997.
L’année suivante, KDE 1.0 est sorti.

Nouvelle organisation des projets KDE :

En juillet 2014, KDE redéfinit ses projets ainsi :
Plasma, l’environnement de bureau ; Une sortie est prévue tous les 3 mois.
KDE Applications, l’ensemble complet d’applications ; Une sortie est prévue tous les 4 mois.
KDE Framework, les bibliothèques et API fournissant une couche d’abstraction logicielle multiplate-forme. Une sortie est prévue par mois.
Le terme KDE définit maintenant la communauté.

KDE et GNOME :

KDE et GNOME ont une approche différente de ce que doit être une interface graphique :

  • KDE se veut complet dans l’intégration et les possibilités de configuration (collecte de toutes les applications installées au moment du lancement, afin de n’en oublier aucune).
  • GNOME se veut épuré et met en avant certaines applications et fonctionnalités

SOURCES & + D’INFOS @


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