Unity

Pour continuer cette série d’articles concernant les environnements de bureaux et/ou gestionnaires de fenêtres, je me devais de vous présenter l’un des plus connus (que j’utilise au travail, bien qu’il ne soit pas mon favoris) : Unity.

Unity est un environnement de bureau développé par Canonical Ltd pour son système d’exploitation Ubuntu. Unity fut inclus tout d’abord dans la Netbook Edition d’Ubuntu 10.10. Il est prévu à l’origine pour utiliser de manière plus efficace le peu d’espace écran disponible sur les netbooks en incluant, par exemple, un lanceur d’application vertical. Au travers de son tableau de bord, Unity permet de faire de la recherche de contenu à la fois localement et en ligne.

Naissance & fin d’Unity en tant qu’environnement de bureau par défaut de la variante principale d’Ubuntu :

En effet, Ubuntu utilise Unity comme bureau par défaut à la place de GNOME Shell, à partir d’avril 2011, avec Ubuntu Natty Narwhal (11.04)., et jusqu’à la version 17.04 (à partir de 17.10, c’est GNOME Shell qui est utilisé).

En effet :

Unity était l’interface préconisée et mise en avant par le projet Ubuntu et par Canonical (l’entreprise qui soutient le développement d’Ubuntu). L’objectif était de mieux utiliser l’espace de travail que les interfaces traditionnelles et prendre en compte les dispositifs tactiles : c’était l’un des éléments principaux du projet de convergence entre les diverses plate-formes informatiques (ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, netbook, tablettes, téléphones intelligents, téléviseurs, etc.).

Bien qu’aujourd’hui moins bien maintenu, Unity reste un environnement installable sur les versions récentes d’Ubuntu.


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Voyager (18.04 LTS & 18.04 GS / 18.10 GE & 19.04 GE / 9.4)

À l’heure ou la nouvelle version d’Ubuntu 19.04 viens de sortir, je voulais vous rappeler l’existence de LA distribution que j’utilise depuis bien des années : Voyager !

Aujourd’hui, je vous présente les différentes variantes (basées sur Xubuntu… mais aussi su Debian!) :

  • Voyager 18.04 LTS : Une variante basée sur (X)Ubuntu 18.04 (Bionic Beaver) avec le bureau XFCE et la version 4.18 kernel stack du noyau Linux.
  • Voyager GS 18.04 LTS – Gamers : Ont été rajouté pour la GS la plateforme jeux Steam couplé avec login steam pour linux et l’émulateur Wine 3.13 stage (old 3.7) + Gallium Nine optimisé pour D3D9Winetricks pour l’émulation avec des scripts de configurations. Gnome Twitch est aussi de la partie pour les vidéos Gamers. Lutris, plateforme libre de jeux linux. Le but c’est d’offrir clé en main la possibilité de démarrer ses jeux en Steam linux ou par l’émulateur Wine-Staging Gallium Nine avec la dernière mise à jour, aussi facilement que possible.
  • Voyager GE 18.10 : pour la première fois, Voyager est basé sur le bureau Gnome Shell et Ubuntu 18.10 (Cosmic Cuttlefish). Pourquoi Gnome Shell maintenant ? Parce que Voyager avait abandonné le bureau Gnome Shell il y a 10 ans pour xfce, en raison de sa jeunesse et surtout d’un manque de souplesse et d’extensions, problématique à l’époque. Maintenant, après plusieurs tests, la conclusion est qu’une partie du système Gnome Shell est à nouveau ergonomique, modifiable et plus souple qu’à ses débuts.
  • Voyager GE 19.04 : Cette version (basée sur la dernière Xubuntu 19.04) devrait sortir prochainement. Pour faire patienter, voici une petite vidéo :
  • Voyager 9.4 Debian Stretch : C’est une variante basée sur Debian Stretch 9.4 Hybrid avec firmware nonfree et free construite autour du bureau XFCE et la version 4.9 du noyau Linux. Toute la structure interne de Debian 9.4 est laissée par défaut afin d’éviter tous problèmes de sécurités et de packages.

La prochaine version de Voyager 10 Buster est en préparation (également avec le bureau gnome-shell) :

Bonnes découvertes…

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WordPress

Pour continuer cette série d’articles concernant les logiciels libres, je me devais de présenter également ce logiciel que j’utilise régulièrement depuis bien longtemps déjà …

WordPress est un système de gestion de contenu (SGC ou content management system (CMS) en anglais) gratuit, libre et open-source. Ce logiciel écrit en PHP repose sur une base de données MySQL et est distribué par l’entreprise américaine Automattic. Les fonctionnalités de WordPress lui permettent de créer et gérer différents types de sites Web : blogue, site de vente en ligne, site vitrine ou encore portfolio. Il est distribué selon les termes de la licence GNU GPL version 2. Le logiciel est aussi à l’origine du service WordPress.com.
En avril 2018, WordPress est utilisé par 30,6 % des sites web dans le monde, ses concurrents directs sont à 3,1 % (Joomla) et à 2,1 % (Drupal) tandis que 48,1 % des sites n’utilisent pas de SGC .

Comme vous le savez c’est le logiciel que l’utilise pour le présent site

Genèse :

WordPress trouve ses origines dans le logiciel b2 développé par Michel Valdrighi en 2001, un logiciel de publication de blog open-source reposant sur une base de données (MySQL). Michel ajoute de nombreuses fonctionnalités avant d’arrêter le développement du logiciel pour des raisons personnelles fin 2002.
En janvier 2003, Matthew Mullenweg (PDG fondateur en 2005 de la startup d’édition de logiciel Automattic) et Mike Little se lancent dans la correction des bogues de b2 et continuent d’ajouter des fonctionnalités. Cela donne naissance à B2evolution, baptisé WordPress par une amie de Matthew. Le 27 mai 2003, WordPress (version 0.7) devient officiellement le successeur du logiciel b2. Michel Valdrighi finit par rejoindre l’équipe de développement.
Depuis la version 1.0 sortie en janvier 2004, chaque version majeure de WordPress porte le nom de grandes vedettes du jazz.

Dernière évolution :

Avec la récente publication de WordPress 5.0 Bebo, Le fonctionnement de l’éditeur de contenu a été complètement repensé. Le nouvel éditeur nommé Gutenberg d’après Johannes Gutenberg, inventeur de l’imprimerie, propose une interface et une édition plus conviviale et intuitive. Cet éditeur introduit le concept de blocs de contenu et permet d’ajouter, de configurer et de positionner différents types de blocs afin de constituer le contenu des pages.

Gestion & fonctionnalités :

WordPress est réputé pour ses nombreuses fonctionnalités permettant à des utilisateurs avancés ou non de créer un site Internet et de le personnaliser. Ces fonctionnalités sont conçues dans le but de rendre l’expérience de publication la plus simple possible et accessible à tous.

Je ne vais donc pas vous présenter toutes ces fonctionnalités, car elles sont trop nombreuses. Ce que je peux vous dire c’est que :

  • Pour la gestion & l’administration du site : L’installation ainsi que les mises à jour de WordPress se veulent simples et rapides. Le site Internet peut être géré et administré par plusieurs utilisateurs, chacun pouvant s’il le souhaite se créer un profil en renseignant plusieurs informations. Il est possible de restreindre la possibilité de créer et modifier du contenu pour un utilisateur en modifiant ses droits.
  • Pour la création de contenus : WordPress permet la création de pages et d’articles avec de nombreuses fonctionnalités. Il est possible d’anticiper la publication d’un article en modifiant la date de publication, de couper un article en plusieurs pages si celui-ci est trop long, d’insérer des fichiers multimédias et de créer des miniatures, ou encore d’insérer des émoticônes14. Afin de rendre les pages plus attractives, il existe de nombreux plugins de formatage de texte pour enrichir le contenu et gérer la typographie. WordPress permet de sauvegarder des articles inachevés en tant que brouillons, permettant à l’utilisateur de les compléter plus tard et de les publier lorsqu’il le souhaite. Les articles peuvent être organisés en catégories et sous-catégories. Nota : Avant publication ou mise à jour d’un article, il est possible d’utiliser l’outil de prévisualisation pour avoir un aperçu de l’article ou de la page.
  • Personnalisation du design (via des extensions) : Afin d’aider les utilisateurs à la construction de leur site Internet, WordPress met à disposition de nombreux thèmes (gratuits et payants) prêts à l’emploi. WordPress met également à disposition des plugins (gratuits et payants) qui permettent d’ajouter de nouvelles fonctionnalités au site Internet. Il est même possible de créer & gérer un blogroll !

Sites WordPress :

Les sites wordpress.org et wordpress.com proposent tous les deux la possibilité de créer un site WordPress mais ne sont cependant pas liés. Il y a des différences concernant les frais, la gratuité, les limitations et la maintenance. Le choix dépend du type de site que l’utilisateur souhaite développer, de ses compétences et des responsabilités qu’il souhaite avoir.

Ça tombe bien, j’utilise les deux depuis quelques années déjà ! En effet :

  • WordPress.org est le site officiel du CMS en question depuis lequel il est possible de télécharger la version open-source de WordPress, des thèmes et des extensions. Avant le téléchargement, l’utilisateur doit choisir un nom de domaine et trouver un hébergeur s’il souhaite mettre son site en ligne. Installer WordPress depuis wordpress.org permet d’avoir accès à l’intégralité des fichiers du site Internet et de modifier ce dernier sans restrictions. C’est en revanche à l’utilisateur d’effectuer la maintenance technique.
  • WordPress.com est une plateforme d’hébergement pour les sites WordPress, créée, hébergée et maintenue par la société Automattic. Avec un service de base gratuit, Automattic propose des extensions payantes afin d’apporter plus de fonctionnalités aux utilisateurs : offre personnel, offre premium et offre entreprise. Le service gratuit convient très bien à un utilisateur débutant et lui permet de créer rapidement son site Internet sans se soucier de la maintenance technique (sauvegardes, mises à jour, sécurité) qui est gérée par Automattic. En revanche, il y a plusieurs limitations : pas d’accès aux fichiers FTP du site, espace de stockage et personnalisation du design limités, publicité sur le site.

Vous trouverez ci-après les liens vers mes nombreux blogs wordpress :

Vous trouverez ci-après également les liens vers les blogs wordpress du groupe d’association ECONET (dont j’ai longtemps été membre du bureau de l’association Finistérienne):

Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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L’actu des GAFAM #7

Vous trouverez dans ce septième billet mensuel ma petite sélection d’articles concernant l’actualité des GAFAM qui ont été publiés dernièrement … Je vous invite bien évidemment à en prendre connaissance afin de vous forger votre opinion !

Ce mois-ci, j’ai l’impression que l’actualité est un peu plus chargée qu’à l’ordinaire… la sélection du jour est donc un peu plus complexe…

Google s’insère de manière violente et douce à la fois

Titre : Google s’insère de manière violente et douce à la fois
Intervenants : Xavier Coadic – Antoine Gouritin
Lieu : Rencontres Désinspirantes de Disruption protestante
Date : février 2019
Durée : 43 min
Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim

Désabonnez-moi !

Bonjour,
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
Bien à vous,

Le Web a 30 ans

Il y a 30 ans aujourd’hui, naissait le Web. Je ne l’ai découvert que quelques années plus tard, et j’ai été ébahi par son potentiel. Soudain, l’Internet devenait utilisable par beaucoup plus de gens : il suffisait d’avoir un navigateur et de cliquer sur les liens bleus soulignés. C’était à la portée de tous !

Jusqu’où sommes-nous épiés ?

Toutes les opérations que nous effectuons sur nos écrans sont méticuleusement analysées par les entreprises à l’initiative des plates-formes que nous consultons ou que nous utilisons pour effectuer nos achats.
Suivis, traqués, surveillés… comment rester sereins ?
L’un des principaux acteurs de la société de l’information dans laquelle nous évoluons est bien sûr Google.

Les données personnelles

Titre : Décryptualité du 10 mars 2019 – Les données personnelles
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 10 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 10 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Libre peut-il faire le poids ?

Dans un article assez lucide de son blog que nous reproduisons ici, Dada remue un peu le fer dans la plaie.
Faiblesse économique du Libre, faiblesse encore des communautés actives dans le développement et la maintenance des logiciels et systèmes, manque de visibilité hors du champ de perception de beaucoup de DSI. En face, les forces redoutables de l’argent investi à perte pour tuer la concurrence, les forces tout aussi redoutables des entreprises-léviathans qui phagocytent lentement mais sûrement les fleurons du Libre et de l’open source…
Lucide donc, mais aussi tout à fait convaincu depuis longtemps de l’intérêt des valeurs du Libre, Dada appelle de ses vœux l’émergence d’entreprises éthiques qui permettraient d’y travailler sans honte et d’y gagner sa vie décemment. Elles sont bien trop rares semble-t-il.
D’où ses interrogations, qu’il nous a paru pertinent de vous faire partager. Que cette question cruciale soit l’occasion d’un libre débat : faites-nous part de vos réactions, observations, témoignages dans les commentaires qui comme toujours sont ouverts et modérés. Et pourquoi pas dans les colonnes de ce blog si vous désirez plus longuement exposer vos réflexions.
L’économie du numérique et du Libre
par Dada
Republication de l’article original publié sur son blog

Faut-il menacer les GAFA de bloquer leurs services en Europe ?

C’est un passage qui a été peu relevé dans la tribune d’Emmanuel Macron à destination des Européens, qui me paraît pourtant très important. Le Président de la République y énonce la possibilité que l’Union européenne, non seulement « sanctionne », mais carrément « interdise » des services qui violeraient allègrement le RGPD :
« Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. « 
Une telle position est, je crois, un discours nouveau dans une Europe qui n’a jamais osé brandir aussi explicitement cette menace, sans doute d’abord parce que sa culture libérale (au bon sens du terme) l’empêche de la formuler, et ensuite par crainte légitime d’être assimilée à la Chine et au côté obscur des régimes autoritaires.

Des alternatives pour éviter les GAFAM

Voici un petit billet pour présenter, rapidement, quelques alternatives aux GAFAM, c’est géants du numérique, américains (il y a aussi les BATX Chinois) qui centralisent aujourd’hui internet dans leurs silos propriétaires. Tout passe par eux, qu’on le veuille ou non, et même sans avoir de compte chez eux.

Podcast : Avec Stadia, Google va-t-il révolutionner le jeu vidéo ?

Google a annoncé, dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 mars, le lancement de sa plate-forme de jeux, Stadia, courant 2019. Sur celle-ci, les jeux sont 100 % dématérialisés et accessibles en streaming via abonnement. Comme Deezer pour la musique, ou Netflix pour les films et les séries. En créant une forme de récurrence de revenu, ou encore en économisant sur le coût de production des consoles, la firme de Mountain View opte pour une stratégie qui la démarque clairement de ses concurrents sur ce marché gigantesque. Au point de provoquer une révolution dans le monde du jeu vidéo ?

Le Parlement européen se soumet aux lobbys des ayants droit

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui la Directive sur le droit d’auteur. Cédant au lobbying intense et fallacieux des industries de la presse et de la culture, ainsi qu’à la pression de plusieurs gouvernements européens (avec la France en première ligne) l’Union européenne vient d’institutionnaliser la censure automatisée et la surveillance de masse pratiquées par les géants du Web.
Aujourd’hui, en quelques minutes à peine, le Parlement européen a adopté le texte de la Directive Copyright (par 348 voix contre 274). Croyant agir au nom de la défense des auteurs et de la liberté de la presse, l’Union européenne vient au contraire (comme nous le dénonçons depuis plusieurs mois) de renforcer la dépendance de l’industrie de la culture et de la presse aux géants du Web, Google et Facebook en tête. Les manifestations de ce week-end, les pétitions, les tribunes et autres campagnes organisées par des associations de défense des libertés à travers toute l’Europe n’auront donc eu que peu de poids face à la campagne frénétique et mensongère menée par les promoteurs de ce texte …

Les 30 ans du Web

Titre : Décryptualité du 18 Mars 2019 – Les 30 ans du Web
Intervenants : Manu – Luc
Lieu : April – Studio d’enregistrement
Date : 18 mars 2019
Durée : 15 min
Écouter ou télécharger le podcast
Revue de presse pour la semaine 11 de l’année 2019
Licence de la transcription : Verbatim

Le Parlement européen valide la généralisation de la censure automatisée

Mardi 26 mars 2019, journée noire pour les libertés sur Internet et pour tous ceux et celles qui agissent au quotidien pour promouvoir un Internet libre et ouvert, neutre et acentré, donc contre l’emprise technologique des GAFAM. 348 parlementaires européens (contre 274) ont adopté la généralisation du filtrage automatisé des contenus mis en ligne. Le coup est dur mais l’April restera mobilisée pour la transposition future du texte en droit national et pour la probable révision à venir de la directive E-commerce, dont les principes structurants ont été profondément mis à mal par la directive droit d’auteur.

Google France et l’évasion fiscale

Il ne vous aura pas échappé que Google est passé à l’offensive médiatique pour envahir la France.
Google a construit des espaces de promotion partout en France (ateliers Google) et s’assure le soutien de l’Etat dans cette démarche en apportant de l’argent et de l’activité là où l’Etat peine faute de moyen à prendre place.
Google à quand même réussi à diffuser son discours en monologue depuis le compte Twitter officiel de l’Elysée. Du jamais vu.
Pourtant, si Google participait à la société en payant ses impôts, l’Etat ne ferait pas la manche.

Comment les réseaux sociaux font commerce de la nostalgie

La nostalgie est étymologiquement une maladie. Ce terme vient des deux mots grecs nostos et algia, qui signifient le retour et la maladie. La nostalgie est alors l’ennui créé par le désir du retour au passé ou dans son pays. La plus ancienne description connue de cette maladie est celle du médecin Gerbois le 29 prairial, an 11.

Règlement terroriste : derniers jours pour s’opposer à la censure d’Internet

Lundi 8 avril, le projet de règlement sur la censure antiterroriste sera voté en commission LIBE au Parlement européen. Après déjà plusieurs reports du vote, les députés, toujours sous la pression de la Commission européenne et de certains États membres, devraient cette fois adopter ce texte. Il ne reste donc que quelques jours pour les appeler et leur demander de le rejeter.

Elle veut casser les GAFAM… vraiment ?

Le rejet des GAFAM fait son chemin y compris dans leur fief, aux U.S.A, pourrait-on se réjouir en constatant par exemple que Google est mis à nu (article en anglais) par le Comité judiciaire du Sénat des États-Unis.
Il est même question à la fin de cet article de protéger par des lois et d’encadrer plus strictement les usages numériques des mineurs. Quelque chose serait-il en train de changer au pays de la libre-entreprise ?
On pourrait de même se réjouir de voir Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidence et farouche opposante de Trump, publier un appel récent au titre ravageur et programmatique : « Voici comment nous pouvons briser les Big tech ».
Cependant, comme va l’exposer de façon documentée Christophe Masutti ci-dessous, il y a loin de la critique des GAFAM qu’elle articule à la remise en question du système libéral qui pourrait en être la conséquence logique…

L’intelligence artificielle dans nos vies, au travail: s’adapter ou périr?

À l’ère de la quatrième révolution industrielle, entreprises et travailleurs courent le même risque d’extinction. Pour y faire face, ils doivent faire preuve d’initiative et savoir s’adapter.
À la suite de mes recherches sur le passage de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement, j’avance qu’une formation permettant de développer nos connaissances et notre savoir-faire est nécessaire à l’adaptation à l’âge de l’intelligence artificielle (IA).
Mais elle ne suffira pas. Un milieu empathique et empreint de soutien ainsi qu’un apprentissage de soi sont également cruciaux.

Au nom de la lutte anti-terroriste, l’Europe menace de censurer Internet

Depuis les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme est devenue un sujet majeur dans le jeu de la politique. Dans un pays où les élites se plaignent d’une défiance de plus en plus grande du peuple à l’égard des dirigeants et des médias, « 
le terroriste »
représente l’ennemi commun idéal contre lequel se serrer les coudes. Du Parti socialiste au Rassemblement national, une grande partie du spectre politique surfe sur cette vague de peur, entretenue par certains médias généralistes, proposant coup sur coup : déchéance de nationalité, inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, fermeture des frontières, interdictions de manifestation, assignations à résidence…
En mai prochain auront lieu les élections européennes, occasion pour ces « 
antiterroristes »
de tous bords de se réveiller et de faire la démonstration de leur capacité à lutter farouchement contre l’insécurité. Emmanuel Macron n’est pas en reste, en poussant une loi européenne de censure de contenus terroristes sur Internet. À la suite de cet appel du pied, la Commission européenne a donc publié en septembre dernier une proposition de règlement — c’est-à-dire une loi directement applicable dans les États membres de l’union — « 
relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste »
. Le texte est actuellement en discussion au Parlement, le vote décisif aura lieu le 1er avril.
Il n’a pas échappé aux Gafam qu’un gigantesque marché de la modération s’ouvrait

BONUS 1 :

Désinformation, le rapport – 1

La traduction suivante est la brève présentation initiale du long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation.
Ce rapport interpelle les plus hauts responsables politiques du Royaume-Uni sur de nombreux sujets d’actualité qu’il aborde sans concessions :
Le profilage et l’utilisation des données d’utilisateur de service
La non-régulation des géants d’Internet dont Facebook
Les scandales liés au Brexit, Aggregate IQ, SCL et Cambridge Analytica
Les publicités politiques et la manipulation d’élections
La campagne de désinformation de la Russie
Les lacunes des citoyens dans leurs pratiques et compétences numériques, voire leur illectronisme.
Le groupe Framalang a entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo) : https://publications.parliament.uk/pa/cm201719/cmselect/cmcumeds/1791/1791.pdf

La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui qui veulent bien participer : Penguin, Lumibd, goofy, maximefolschette, Maestox, Mika, Khrys, serici, Barbara, Cyrilus, simon

Désinformation, le rapport – 2

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport  » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.

Il s’agit cette fois de poser le décor. Participants, méthodes de travail, acteurs audités. Une bonne mise en bouche qui vous rendra impatient⋅e de lire les articles suivants.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Lumibd, maximefolschette, Alio, wazabyl, Khrys, serici, Barbara + 1 anonyme

Désinformation, le rapport – 3

La traduction suivante est la suite et la continuation du travail entamé la semaine dernière sur le long rapport final élaboré par le comité « Digital, Culture, Media and Sport » du Parlement britannique, publié le 14 février dernier, sur la désinformation et la mésinformation.
Maintenant que le décor est posé, on aborde les questions réglementaires. Après avoir clairement défini ce qu’est une fake news, que nous avons traduit par « infox » et que les auteurs regroupent sous le terme plus précis de « désinformation », il est question de définir une nouvelle catégorie de fournisseurs de service pour caractériser leur responsabilité dans les préjudices faits à la société ainsi que des solutions pour protéger le public et financer l’action des structures de contrôle.
Le groupe Framalang a en effet entrepris de vous communiquer l’intégralité du rapport en feuilleton suivant l’avancement de la traduction.
Vous trouverez le texte intégral en suivant ce lien vers le PDF original (3,8 Mo).
La traduction est effectuée par le groupe Framalang, avec l’aide de toutes celles et ceux qui veulent bien participer et pour cet opus :
Traducteurs : Khrys, Lumibd, Maestox, simon, Fabrice, serici, Barbara, Angie, Fabrice, simon

BONUS 2 :

Se passer de Google, Facebook et autres big brothers 2.0 #1 — Les moteurs de recherche

Merci aux participants de cette dépêche collective, c.-à-d. ack, Adrien Dorsaz, alendroi, Anthony Jaguenaud, BAud, baud123, Bruce Le Nain, deor, etbim, fabienwang, Florent Zara, frayd, gUI, HLFH, j, jcr83, jeberger, Jiehong, Laurent Pointecouteau, lenod, M5oul, Mildred, Nicolive, nullard3d, Nÿco, olivierweb, palm123, SidStyler, SKy, tetraf, Thom, titiii, tux-tn, ver2terre, Viish, Vincent Gay, vlamy, Xinfe et Yves Bourguignon
Aujourd’hui, le net est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette série décrit (et critique) des alternatives soit utilisables en auto-hébergement, soit via des services basés sur des logiciels libres. Dans cette première dépêche, nous allons nous intéresser aux moteurs de recherche. Les commentaires sont là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

Se passer de Google, Facebook et autres Big Brothers 2.0 #2 — Le courriel

Aujourd’hui, Internet est occupé en grande partie par les services de grosses entreprises privées. Ceci pose de nombreux problèmes : logiciels privateurs, centralisation des données, pistage permanent, censure, exploration de données, dépendance à des tiers, etc.
Cette dépêche fait suite à celle sur les moteurs de recherche. Cette série décrit (et critique) des solutions de remplacement qui sont soit utilisables en auto‐hébergement, soit via des services établis sur des logiciels libres. Dans cette deuxième dépêche, nous allons nous intéresser au courrier électronique, donc à ce qui est lié aux protocoles IMAP, POP et SMTP. Les commentaires sont aussi là pour préciser des oublis ou corriger les éventuelles erreurs.

BONUS 3 :

Khrys’presso, une revue des actualités

Des revues de presse / lettres de veille et autres podcasts ou vlogs sur les thématiques intéressant le(s) public(s) de LinuxFr.org, il en existe de nombreux : on peut citer la revue de presse de l’April, ainsi que l’émission radio/podcast Libre à Vous !, le Courrier du Hacker, le podcast No Limit Secu, le podcast CPU, le En Vrac du lundi du Standblog, la Lettre d’actualité XMPP, l’EDRI‐gram (en anglais), les revues de presse de La Quadrature du Net (par exemple, sur les données personnelles), etc.
Toutes ces revues/lettres ont déjà été mentionnées et/ou fait l’objet de dépêches. J’en oublie sûrement, et il en existe sûrement plein d’autres (que vous ne manquerez pas de mentionner en commentaires), mais il en est une que je trouve particulièrement notable et qui n’a pas été citée jusqu’ici : le Khrys’presso publié sur le Framablog (par exemple : le 1er avril).
C’est une revue régulière, pérenne, longue, riche, illustrée, variée, et elle fait même le café.
Régulière : elle est publiée chaque lundi, régulière comme une tâche cron.
Pérenne : la revue a commencé sur le blog de Khrys en novembre 2017, puis a rejoint le blog Framasoft en juin 2018.

… Bonnes découvertes & bonnes lectures !


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